Avadhuta Gita

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Notes de traduction

Avadhuta Gîtâ (Devanagari: अवधूत गीता) est un texte de philosophie non-dualiste qui date probablement du 9ème siècle. Le chanteur en est Dattatreya et ce texte aurait été transcrit pas deux disciples Swami et Kartika. Ce texte est considéré comme un précurseur de la littérature tantrique. La présente traduction est inspirée de la version "Avadhut Gita by Mahatma Dattatreya: Translation and Introduction by Hari Prasad Shastri, London: Shanti Sadan, 1934.", de la version wikisource[1] anglais, de la version de GoldScale[2] et le texte anglais domaine public de Ananda[3]. Pour la traduction française, certains choix ont été faits pour les mots en sanskrit:

  • Jiva est traduit par individualité
  • Atman as Self: Est souvent traduit pas Soi. J'ai choisi de le traduire par Même.
  • Karma est traduit par action
  • Avadhut est traduit par homme libre, parfois on trouve "fou excentrique", ce terme désigne en fait le renonçant désimpliqué qui passe pour fou pour la plupart
  • Buddhi est traduit par Intellect

Chaque chapître décrit une approche de l'unité par la négation multiple et une grande tolérance. Le style du chapître 7 est très différent, plus coercitif et n'est peut-être pas contemporain, mais plus tardif.

Chapitre 1[modifier]

1. Par la grâce de dieu les sages plus que tous autres hommes sont inspirés par la non-dualité qui les libère de la grande peur.

2. Comment puis-je saluer le Même, lui qui est indestructible, lui qui est bonheur parfait, lui qui en lui-même et par lui-même imprègne tout, et lui qui est inséparable de Cela-même.

3. Je suis seul, à jamais libre de toute tache. Le monde existe comme un mirage à l’intérieur de moi. Devant qui m’incliner ? Lecteur, existes tu ?

4. En vérité, l’unique Même est tout, au delà de la différentiation ou de la non-différentiation. Il ne peut être dit « Il est » pas plus qu’ »Il n’est pas ». Quel grand mystère.

5. Ceci est la pleine substance du savoir ; ceci est l’essence de toute connaissance, théorique et intuitive. Je suis l’Atman, par nature impersonnel et emplissant tout.

6.Ce dieu qui est le Même en tout, impassible et invariant, tel un espace autosuffisant, par nature pureté même, en vérité, en vérité c'est bien cela que je suis.

7. Je suis pure connaissance, impérissable, infinie. Je ne connais ni joie ni peine; qui pourraient-elles bien toucher?*

8.Les actes de l'esprit, bons et démoniaques, les actes du corps, bons et mauvais, les actes de la voix, bienfaisants et malfaisants, n'existent pas en moi Atman. Je suis le nectar duquel est faite la connaissance absolue, hors de portée des sens, là je suis.

9. Esprit tel l'Espace, embrassant tout, je suis au delà de l'esprit. Dans la Réalité, l'esprit n'a pas d'existence propre.

10.Comment cela peut-il être dit que le Même est manifeste ? Comment cela peut-il être dit que le Même est limité ? Seul, je suis existence, tout ce monde objectif, je le suis. Plus subtil que l'Espace lui-même, je suis.

11.Connais le Même comme l'infinie conscience, évident par lui-même, au delà de la destruction, illuminant tous les corps d'égale manière, toujours rayonnant. En lui n'est ni jour ni nuit.

12.Connais l'Atman pour être unique, toujours égal, invariant. Comment exprimer: "Je suis le méditant, et ceci est l'objet de méditation"? Comment la perfection pourrait être divisée?

13.Toi, Atman, n'est jamais né, ni jamais mort. Le corps ne fut jamais tien. Les textes souvent disent: "Tout est Brahman"

14. Tu es tout Brahman, libre de tout changement, le même à l'intérieur qu'à l'extérieur, bonheur absolu. Tel un fantôme, tu ne cours pas ça et là.

15. Pas plus l'unité que la séparation n'existent en toi comme en moi. Tout est Atman, seul. "Je" et "Tu" et le monde n'ont pas de réelle existence.

16.Les sensations subtiles de toucher, de gouter, de sentir, formes et sons qui constituent le monde extérieur ne sont pas toi-même, pas plus qu'elles ne sont intérieures à toi. Tu es la grande toute transcendante réalité.

17. Naissance et mort n'existent pas dans l'esprit, ni en toi, de même que les nœuds qui nous lient ou la libération. Bon et mauvais sont dans l'esprit ensemble, et pas en toi. Bien-aimé, pourquoi pleures-tu? Noms et formes ne sont ni en toi ni en moi.

18.Ô mon esprit, pourquoi erres-tu dans l'illusion tel un fantôme? Reconnais donc Atman comme au-dessus de la réalité et sois heureux.

19.Tu es l'essence de la connaissance, indomptable, éternel, toujours libéré des changements. En toi, il n'y a ni attachement ni indifférence. Ne te laisse pas souffrir de l'effet des désirs.

20.Tous les textes désignent Atman comme "sans attributs", toujours pur, impérissable, sans corps, la vérité éternelle. Reconnais que tu es cela toi-même.

21.Reconnais toutes les formes, physiques et subtiles, comme des illusions. La Réalité sous-jacente est éternelle. Celui-là qui vit cette vérité passe au-delà de la naissance et de la mort.

22.Les sages nomment Atman "le toujours égal". En abandonnant ses attaches, l'esprit ne voit ni dualité ni unité.

23.La concentration n'est pas possible ni sur les objets périssables ni sur Atman. "Etre" ou "Ne pas être" ne concernent pas Atman non plus. En Atman, absolue liberté, comment l'état d'union intérieure est-il possible?

24. Jamais né, pur, sans corps, égal, impérissable, Atman, reconnais que tu l'es.*

25. Ainsi donc, comme le chantent les écritures : "Tu es Cela". Du monde d'illusion, né des cinq éléments, les textes disent "Non, ce n'est pas Cela". "Non ce n'est pas Cela"

26.Tout cela est envahi par toi comme Atman. En toi n'es ni le méditant ni l'objet de méditation. Pourquoi, esprit, médites-tu sans honte?

27.Je ne connais pas Shiva, le grand éveil, comment puis-je parler de lui? Qui est Shiva, je ne le sais pas. Comment donc le révérer?

28.Je suis Shiva, l'ultime réalité, par nature Espace absolu. En moi ne résident ni unité ni variété, la cause de l'imagination est également absente en moi.

29.Libre du sujet et de l'objet, Je suis. Comment puis-je être auto-agissant? Infinie étant ma nature, rien d'autre n'existe. La vérité absolue étant ma nature, rien d'autre n'existe.

30.Je suis la réalité suprême, Atman par nature, ni le tueur ni le tué.

31.Par la destruction du contenant, le contenu s'unit avec tout l'espace. En moi et en Shiva, je ne vois nulle différence quand l'esprit est purifié.

32.Brahman seulement est, tel que pure conscience. En vérité, il n'y a ni contenant, ni contenu, ni âme incarnée, ni nature propre.

33.Il n'y a pas de mondes, pas de savoir, pas de dieu, pas de sacrifice, pas de tribu, de famille, de nationalité, de chemin des embrumés, de chemin de lumière.

34.Ici et là certains prisent le non-dualisme, d'autres le dualisme. Ils ne connaissent pas la vérité qui est au dessus des deux.

35.Comment la réalité suprême pourrait-elle être décrite, elle qui n'est ni blanche ni de quelque autre couleur que ce soit, n'a pas de qualité telle que le son, et est au-delà de la voix et de l'esprit.

36."Je mange", "Je donne", "J'agis"; de telles choses ne s'appliquent pas à Atman qui est pureté, jamais né, et impérissable.

37.Là où est le seul Brahman, comment pourrait-il être dit "Ceci est la manifestation du monde" ou "Ceci n'est pas la manifestation du monde", "Ceci est une ombre" ou "Ceci ne l'est pas"

38.Je suis sans commencement et sans fin. Jamais je ne fus lié. Par nature pur, sans tache, je suis le Même. Cela je le sais.

39.De la substance subtile qui fit la création, il n'y a rien d'autre que Brahman, cela je le vois plus clairement. Où est donc la division des castes?

40.Je suis pour toujours le vide absolu et son exact opposé

41.Atman n'est ni mâle ni femelle, ni neutre; il n'est ni bonheur ni souffrance. Comment pourrais-tu l'entacher?

42.Atman n'est pas purifié par les six façons de pratiquer le yoga. L'absence de l'esprit ne le rend pas plus clair. Les enseignements d'un maître ne le révèlent pas. Il est toute pureté en lui-même et par lui-même.

43. Je ne suis ni captif ni libre. Je ne suis pas séparé du Brahman.

44.Je ne fais ni ne subis les fruits du destin. Je ne suis ni l'épandeur ni l'épandu.

45. Tel un volume d'eau versée dans l'eau est inséparablement uni au flot, je perçois que matière et esprit ne font qu'un.

46.Pourquoi qualifierais-tu Atman de personnel ou impersonnel puisque tu n'es ni captif ni libre?

47. Pur, tu es pur et sans corps, libre de l'esprit, au-delà des manifestations du monde. Pourquoi serais-tu honteux de déclarer "Je suis Atman, la réalité suprême".

48.Mon esprit, pourquoi pleures-tu? Ami, considère donc Atman, bois le nectar intemporel de la non-dualité.

49.Je ne suis pas la connaissance née de l'intelligence. Je suis par nature l'éternelle vérité, la perpétuelle immuabilité.

50.Ni informe ni de forme définie, décrit par les Vedas comme "Pas ceci, Pas ceci" [neti neti], libre de la séparation comme de l'union, le suprême Même règne.

51.Il n'y a ni père, ni mère, ni parents, ni fils, ni épouse, ni amis, ni préjudice ni dogme. Pourquoi es-tu inquiet, mon esprit?

52.Pourquoi le sage imaginerait le Brahman désincarné comme ayant un quelconque corps. En lui, il n'y a ni jour ni nuit, ni changement ni établissement.

53.Puisque les imperfections de l'attachement et les choses de même sorte ne sont pas en moi, je suis au delà de la souffrance du corps. Reconnais-moi comme étant infini, tel l'espace, unique Atman.

54.Mon esprit, mon ami, trop de mots ne sont pas nécessaires pour que le monde en prenne presque conscience. En un mot, j'ai dit l'essence de la vérité: "Tu es la vérité, tu es tel l'espace"

55.En quelque endroit, en quelque état que le yogi meure, son esprit est absorbé dans Cela, tel lors de la destruction d'un vase, son espace intérieur s'unit à l'extérieur absolu.

56.Qu'il meure conscient ou dans le comas, dans un saint temple ou dans la maison d'un intouchable, il obtient la libération en devenant le tout-remplissant Brahman.

57.Les yogis respectent la vertu, la prospérité, le désir de paradis et la libération, mais aussi les choses fixes ou mouvantes, aussi bien que la moindre volute.

58.L'homme libre en son inébranlable sérénité, vivant dans le temple saint du néant, marche nu reconnaissant, en tout, Brahman.

59.Là où ne sont ni troisième ni quatrième, là où tout est reconnu comme étant Atman, là où ne sont ni vertu ni vice, comment pourrait-il y avoir contrainte ou libération?

Chapitre 2[modifier]

L'homme libre dit:

1.Ne considère pas l'immature, le crédule, l'idiot, le lent, le dilettante et le déchu comme n'ayant rien de bon en eux. Tous enseignent quelque chose. Apprends d'eux. Assurément, nous ne devons pas abandonner un jeu bien que nous n'en soyons pas les maîtres.

2.Ne pas dédaigner ton maître même s'il manque lettres et leçons. Prends la vérité et ignore le reste. Rappelle-toi qu'un bateau peint et paré te transportera au travers du fleuve aussi bien que s'il était rude et simple.

3. La plus haute des intelligences, qui sans effort embrasse le muable et l'immuable, et qui par nature est toute paix et conscience, cela même, je le suis.

4.Comment la plus suprême des consciences qui, sans effort, commande au vivant comme à l'inerte et envahit toute chose pourrait être autre que moi?

5.Je suis plus subtile que la substance primordiale, au delà des éléments et des composés, libéré de la naissance comme de la mort, au delà de la dualité et de la non-dualité.

6.Les changements des organes internes ne prennent pas part à ce que je suis. Telles des bulles qui s'élèvent et tombent dans la rivière, pensées et vouloirs s'élèvent puis disparaissent dans l'organe intérieur.

7.Ainsi que la douceur n'est pas perceptible indépendamment des objets, ainsi que le sucré n'est pas connaissable indépendamment du miel, ainsi que l'amertume n'est pas sensible en dehors de la feuille de Neem, ainsi que la fluidité et la fraicheur sont la nature de l'eau, le forme primordiale de la matière, appelée la Grande, n'est pas autre chose que le Même, Atman. Ainsi que les rayons du soleil sont indiscernables de l'astre, la matière ne diffère pas de dieu.

8.Comment "Je" ou "Tu" seraient dit de Brahman qui est plus subtil que la Grande, libre de tout attribut, plus grand que tout, d'un ordre supérieur à l'esprit et à l'émotion, sans milieu ni limites, maître de l'univers? Cela ne peut être désigné ni comme statique ni comme dynamique.

9.De la même manière que notre espace ne peut être comparé à nul autre espace, Brahman étant au dessus de toute dualité, ne peut être comparé avec quelque objet que ce soit. Brahman est unique, perfection, sans tache, tout savoir.

10.Cela ne marche pas sur la Terre, le vent ne peut pas l'envoler, l'eau ne peut pas le couvrir, Cela réside en pleine lumière.

11.Cela emplit l'espace-temps quand rien ne le remplit. Pour toujours libre de toutes les limites, éternellement le même, avec rien qui soit en dehors et rien qui soit au dedans, Cela demeure.

12.L'Atman dont parlent les grands yogis, le plus subtil, au-delà de la perception, sans attributs, doit être assimilé pas à pas, non par une soudaine violence.

13.Toujours pratiquant le yoga, indépendant de tout objet, le yogi dissout sa propre conscience dans le Brahman, et devient le Brahman.

14.Il n'est qu'un antidote au poison des passions si hautement toxiques, qui engendrent l'engouement : c'est de retourner vers l'état de Atman. Atman ne s'approche pas par les émotions, il est sans forme et indépendant.

15.Caché dans le champ de la conscience éternelle se tient la cause du monde, qui est Prakriti. Dedans cette cause est Brahman. C'est dans la cosse d'une noix de coco qu'est le monde, la pulpe est prakriti et la douce et fraiche eau enchâssée dans la pulpe est Brahman.

16.Atman est telle la pleine lune. Vois-le dans toute chose. La dualité est le fait d'une mauvaise vue. De même qu'il n'y a qu'une seule lune, il n'y a qu'un seul Atman.

17.Aucune dualité ne peut atteindre le concept de Brahman, car il envahit tout. Le sage qui enseigne cela acquiert une patience sans limite et ses disciples ne le remercieront jamais assez de cela.

18.Le talentueux aussi bien que le sot atteignent l'état où disparaissent les désirs par la connaissance du mystère de l'Atman au travers de la grâce de leur maître spirituel.

19.L'ultime état de conscience est atteint par ceux-là qui sont libres de tout attachement et de toute aversion, toujours engagés à faire le bien à tous les êtres vivants, dont la connaissance est fermement enracinée, et qui sont patients.

20.Le yogi se dissout dans le divin après qu'il ait laissé son corps de même que le contenu d'un vase se fond dans l'espace à la destruction de celui-ci.

21.L'idée que la condition future est déterminée par l'état des pensées au moment de la mort est le fait des profanes, non des initiés.

22.Le connaisseur de Brahman peut laisser son corps dans un lieu saint ou bien dans la maison d'un intouchable, il n'en sera pas moins absorbé dans le Brahman.

23.Quand un yogi assimile la notion de Atman, qui est le vrai Même, sans naissance et au-delà du champ de l'esprit et des émotions, alors le karma et son cycle d'action et de conséquences ne le touchent plus. Il peut faire les rituels ou bien les abandonner. Pour lui, tout est Un.

24.Atman, compris et assimilé, est le maitre de la création, éternel, indestructible, sans forme, sans dimension, absolument indépendant, sans plaisir ni peine, plein de tout les pouvoirs.

25.Le sage découvre que Atman n'est pas vu par l'étude des Vedas, par les initiations, en se rasant la tête, ou en étant Gourou ou assidu disciple. Il n'est pas vu non plus en soignant ses postures.

26.Ce dieu, Atman, par le pouvoir duquel tout l'univers est né, en qui demeure et en qui finalement tout retourne, telles des bulles et des vagues dans l'océan, s'approche par la sagesse.

27.Atman, que le sage approche, n'est pas le but du contrôle du souffle ou des postures yogiques. En cela, il n'y a ni connaissance ni ignorance.

28.Il n'y a ni dualité ni unité en Atman, ni à la fois unité et dualité, ni petitesse ou grandeur, ni vide ni plénitude. Tout cela n'existe que dans l'esprit. Et l'esprit n'est pas Atman.

29.Le professeur ne peut pas enseigner Atman; le disciple ne peut pas l'apprendre

Chapitre 3[modifier]

1.Comment pourrais-je rendre grâce au grand Atman

Qui n'est ni personnel ni impersonnel,

Sans tache, au dessus de l'amour et de la haine, incréé,

Envahissant tout chose, de la même forme que l'Univers,

Qui n'a pas d'attribut sans être encore sans attribut

Tout bonheur parfait, Shiva, Mon Même ?

2.Comment pourrais-je m'incliner à mon propre Même

Dans mon propre Même et par Mon Même ?

Je n'ai pas de couleur, blanche ou jaune;

Je suis l'éternel Shiva

3.Je suis déraciné et sans racine,

Libre de fumée et sans fumée je suis,

Sans lampe et sans lumière je suis,

Impassible je suis tel un soleil toujours levé.

4.Comment puis-je nommer le sans passion, l'Unique sans désir

comme ayant des désirs? L'Absolu ne peut

être décrit en terme de conditions;

Comment puis-je parler de moi-même?

Je ne suis ni doté d'une essence, ni dénué d'une essence.

Tel l'Espace, toute impassibilité Je suis.

5.Comment pourrais-je dire que la non-dualité

est toute cette création, ou ceci, ou bien cela?

Même si la dualité existait, alors de même je ne pourrais pas

lui attribuer création ou dissolution.

Comment l'Eternel, le Tout, peut-il

Être exprimé de quelque manière que ce soit?

Tel l'Espace, je suis bonheur parfait.

6.Ni brut ni subtil, ainsi est mon Atman;

Il ne vient ni ne va

Sans début ni fin

Ni plus haut ni plus bas;

Cette absolue vérité, tel l'Espace,

Connaissance donnant l'immortalité Je [le] suis.

7.Considère bien que tous les sens

sont somme l'Espace, et ainsi aussi sont leurs objets.

Reconnais que l'Unique est sans tache.

L'Unique n'est ni lié ni libre.

Le Shiva pénétrant toute chose et toujours rayonnant de bonheur,

je suis la connaissance qui donne l'immortalité.

8.La connaissance du Même, difficile à obtenir,

le fruit de l'expérience n'est pas Atman;

L'objet de la méditation, sur lequel il est dur de se concentrer

n'est pas Atman;

Ce qui est proche ou loin ou au-delà encore,

n'est pas Atman, tel l'Espace, tout bonheur,

Je suis Shiva, Je suis Shiva.

10.La graine de la plante du monde n'existe pas en moi,

satisfaction et plaisirs n'existent pas en moi;

Attaches et ignorance ne sont pas en moi;

tel l'Espace, je suis le Shiva absolu.

11.Atman n'est pas le connaisseur ni le connu

Il n'est pas accessible à la déduction

Les mots ne peuvent décrire

Cette conscience absolue.

L'esprit est perdu dans se majesté

Comment pourrais-je te l'expliquer?

Je suis tel l'Espace qui donne l'immortalité.

12.En Cela ne sont ni séparation ni unité.

Il n'est ni intérieur ni extérieur,

Il est la transcendante vérité.

Il ne peut être dit "Il était avant tout"

En vérité rien d'autre qu'Atman n'existe.

Et tel l'Espace qui donne l'immortalité

je suis la connaissance.

13.Je suis le principe éternel

libre de l'attachement et de l'aversion

libre des imperfections je suis,

Destin et providence n'existent pas en moi.

Éternellement libre des souffrances du monde,

Vraiment tel l'Espace qui donne l'immortalité je suis la connaissance.

14. De même que les trois états de conscience n'existent pas en Atman,

Comment pourrait-il être le quatrième?

Libre du passé, du présent et du futur

Comment les points cardinaux pourraient exister en lui?

Paix éternelle, transcendant tel l'Espace,

Je suis la vérité.

15.Je n'ai ni père ni mère,

ni épouse ni enfants.

Je ne connais ni naissance ni mort.

Mon esprit n'est pas le mien.

Paix éternelle, transcendant tel l'Espace,

Je suis la paix.

16. Divinités et dieux, tels Indra et Brahma,

n'ont pas de place en Atman.

Ni paradis ni cieux n'existent en Atman.

Seul transcendant et sans tache

Je suis la vérité.

17. Les dits des textes : "Pas Ceci, pas Ceci"

ne s'appliquent pas à Atman.

Comment pourrait il être dit " Quand tout est soutiré,

seul reste Atman"?

Il est symbolique mais n'est pas un symbole;

Même cela ne peut être dit d'Atman.

Tel l'Espace, l'eau de l'immortalité, Je suis.

18.Maya n'est pas ma modification.

Ni ses effort de séduction les miens.

Tromperie et hypocrisie, vérité et mensonge,

n'ont pas de place en moi.

Tel l'Espace, je suis la connaissance

qui donne l'immortalité.

Chapitre 4[modifier]

1.Rien ne peut être ajouté ou soustrait à la conscience universelle. Cela ne peut être invoqué ou adoré par des fleurs et des feuilles. Méditations et mantras ne peuvent l'atteindre. Comment cela pourrait-il être adoré tel Shiva? En lui n'est ni distinction ni unité.

2.Dans l'Unique n'est ni lien ni libération, ni pureté ni impureté. De l'union et de la séparation, l'Unique est libre. Ce semblable à l'Espace, je le suis.

3.Tel qu'en réalité je suis Nirvana, bien que la réalité ou l'irréalité du monde ne me troublent pas du tout.

4.Je suis éternellement libre des taches de l'ignorance, savoir ou illusion ne naissent jamais en moi. Comment puis-je dire lié ou libre?

5.Ni péché ni vertu n'ont jamais existé en moi; par nature, je suis Nirvana. Je ne suis ni l'adoré ni l'adorateur. Il n'y a nuls instruction ou rituel pour moi. Je ne suis pas non plus la connaissance. Par nature, je relève du Nirvana.

6.Je suis le Nirvana sans tache; je ne suis ni le comprenant ni le compris. Ni cause ni effet n'existent en moi.

7.Ni je n'ai de corps ni je ne suis incorporel. L'intellect, l'esprit, les sens ne sont pas miens. Comment pourrais-je parler de l'attachement et du détachement puisque je suis le Nirvana sans tache?

8.En moi, naissance, mort, pureté, impureté, poison ou eau d'immortalité n'existent pas. Vraiment, je suis même libre des traces du Nirvana. Je ne peux pas dire "le troisième" ou "le quatrième"

9.Je ne suis ni un fou ni un lettré, ni silencieux ni loquace; comment pourrais-je parler de raisonner ou d'argumenter puisque je suis libre même des traces du Nirvana?

10.Abandonnant toutes les méditations, toutes les bonnes et les mauvaises actions, buvant l'eau de l'immortalité, le héros sait que je suis libre de l'empreinte du Nirvana.

11. Aucune injonction rituelle ne me lie; l'esprit, siège des anxiétés n'existe pas en moi. Loin, loin de moi est aussi l'égoïsme. Tel l'Espace, je suis la connaissance absolue qui donne l'immortalité.

12.Je ne peux pas dire si le monde est néant ou s'il est en partie réel ou irréel, ou si, telle un fleuve toujours changeant, il n'est en fait réel que pris comme un tout. Tel l'Espace, je suis la connaissance absolue qui donne l'immortalité.

13.Il n'y a pas la moindre ombre de nom ou de forme dans l'infini, non plus d'unité ou de diversité en moi. Mon esprit sans honte, pourquoi crées-tu une confusion? Tel l'Espace, je suis la connaissance absolue qui donne l'immortalité.

14. Mon ami, il n'y a pas de raison d'inquiétude puisque tu n'es pas ce corps. Tu es impérissable et éternel, alors pourquoi pleures-tu? Repose en paix. Tel l'Espace, je suis la connaissance absolue qui donne l'immortalité.

15. Pourquoi es-tu troublé, ami, puisque l'avarice, le désir, l'attachement ne sont pas ce que tu es? Tel une réalisation de l'Espace, je suis la connaissance absolue qui donne l'immortalité.

16.Pourquoi cette envie de pouvoir, compagnon, quand en vérité la prospérité n'est pas ton but? "Le mien" et "le tien" ne sont pas en toi.

17.Dans ton cœur, il n'y a pas de méditant, pas de Samadhi, ni aucune possibilité de méditation en Atman. Temps et causalité n'ont jamais en toi existé.

18.J'ai parlé au disciple de l'essence de la vérité. Il n'y a pas "toi" ou "moi", pas de monde, pas de maître, pas de discipline. Reconnais que par nature je suis la liberté absolue. Je suis la vérité transcendante.

19.Quand Atman, l'existence absolue, est seul à exister et qu'il est moi, alors où est la vérité vraie, où est le bonheur parfait, la connaissance spirituelle ou séculaire?

20.Ignoré du feu, de l'eau et de la terre, sans mouvement, pénétrant toute chose tel l'Espace, la connaissance absolue reconnait l'existence de ton Atman.

21.Renonce, renonce au monde et aussi renonce à la renonciation, et même abandonne l'absence de renonciation. Par nature pénétrant tout comme l'Espace, tu es la connaissance absolue.

Chapitre 5[modifier]

1.La syllabe OM, dite, est l'essence de la plus basse comme de la plus haute connaissance. Cela est Brahman, tel l'Espace. Il n'y a ni existence ni non-existence dans ce monde. Brahman est même libre de la dualité.

2.Tu es cet Atman dont les textes disent "Tu es Cela" [Tat tvam asi]. Comprends que tu es libre de l'illusion. Ne pleure pas esprit, tu es tout.

3. Il n'y a ni plus haut ni plus bas en toi. Tu envahis toute chose d'égale manière, sans intérieur ni extérieur. Alors que pleures-tu, mon esprit? Tout, tout est Brahman.

4.Ni l'imagination ni l'imaginé n'existent en toi; comprends que les causes et les effets ne te touchent pas. Tu es libre des mots est des expressions, éternellement le même. Esprit, ne pleure pas.

5.Savoir qu'il n'y a ni haut ni bas dans Atman est Samadhi; Savoir que Atman est libre du temps et de l'espace est Samadhi. Ne pleure pas, esprit, tout est Brahman.

6.Ainsi il n'y a ni contenant ni contenu. Ainsi il n'y a pas de corps individuel, pas de contenant, il n'y a pas d'individualité. La cause et l'effet qui produisent les conditions n'existent pas en Atman. Alors pourquoi pleures-tu, mon esprit?

7.Il n'y a qu'un tout si nous vivons dans une hutte retirée ou dans une maison pleine de parentèle, Atman est libre de la multitude comme de la solitude. Il est également libre de la connaissance théorique et pratique; Atman étant tout, mon esprit, ne pleure pas.

Chapitre 6[modifier]

1.Tout l'univers est une projection de l'esprit; il y a donc un état d'esprit. La vraie nature de l'esprit est le bonheur parfait et quand l'esprit est apaisé, ce bonheur est révélé.

2. La conscience absolue, étant inconnaissable par l'esprit, comment un discours pourrait l'expliquer?

3.Le Même est libre du jour et de la nuit et donc concevoir son pèlerinage dans le temps et l'espace ne peut être vrai.

4.Nul soleil n'illumine Atman; le feu et la lune ne peuvent briller sur lui. Cela n'est pas impassibilité ni sans désir; comment alors l'action pourrait y exister?

5.Il ne peut pas être dit que Cela puisse être connu par l'absence d'action. Ce n'est ni de l'intérieur ni de l'extérieur. Ce n'est rien d'autre que bonheur absolu.

6.Comment pourrait-il être affirmé que cela est le premier ou bien le dernier, puisque ce n'est ni élémentaire ni composé, ni vide ni plein? Éternel et toujours le même, l'essence de tout est Shiva.

7.L'état dans lequel Atman se tient est descriptible et indescriptible. Il n'est ni le connaisseur ni le connu. Il ne peut pas être imaginé ou défini. Comment pourrait-il être dit qu'il a un esprit ou quelque autre sens?

8.Espace, temps, eau, feu, terre, constituants du monde, sont un pur mirage. En vérité, l'Unique, impérissable, toujours plein de bonheur, est le seul à exister. Il n'y a ni nuage ni eau en lui.

9.Comme il n'y a pas de possibilité de naissance ou de mort en lui, aucune conception de droit ou déni de droit ne peuvent s'appliquer à lui. Cela, indifférencié, éternel, envahissant tout est Shiva seul.

10.Les modifications de la matière primordiale et de la conscience individualisée sont dans le champ des causes et des effets. Quand il y a seulement l'éternel et tout-pénétrant Shiva, comment pourrait-il y avoir matière ou esprit?

11.Il n'y a pas de souffrance en Cela, ni possibilité de souffrance, parce qu'il est libre de tout attribut.

12.Il n'y a pas de dualité en Cela. Comment pourrait-il y avoir de vieillissement, de jeunesse ou d'enfance en ce principe éternel et unique?

13.Atman ne dépend de rien et est illimité. La loi des causes et des effets ne le touche pas. Comment l'intellect, qui opère seulement de manière duale, et qui est périssable, pourrait-il le discerner?

14.Il ne saisit rien, ni n'est saisi. Il n'est pas né ni ne fut produit. Nous ne pouvons que dire qu'il n'y a pas de destruction possible.

15.En Atman, il n'y a ni féminité ni virilité, car de tels concepts n'existent pas dans l'éternité.

16.Il n'y a pas de plaisir en lui, ni faculté de jouir du plaisir, puisqu'il est libre de tels défauts comme l'attachement. Également libre des doutes et souffrances, Shiva est un et éternel et donc, les concepts de "Je" et "mien" ne s'appliquent pas à lui.

17. Il n'y a ni Brahman en lui ni absence de Brahman. Puisque lui seul existe et est éternité, il résulte qu'il est libre de peine et aussi libéré de peine.

18.Il n'y a ni gain ni peine. Engouement et sagesse matérielle n'ont pas de place en lui. Quand seule la conscience éternelle existe, comment la discrimination ou la sagesse pourraient-elle être contenues en elle?

19.En Cela il n'y a ni "Tu" ni "Je", donc famille et caste n'existent pas en Lui. Cela n'est ni vrai ni non-vrai. Ce n'est ni de ce monde ni du suivant. Comment quelqu'un pourrait-il le prier?

20. Illusoire est la connexion entre l'élève et le maître. Enseignement et contemplation, quand ils sont vus, ne sont pas admissibles. "Vraiment, Je suis Shiva". Ceci seul est la pleine vérité. Comment puis-je prier ou adorer Cela?

21. Le corps lui-même est imaginé en Atman comme un plein univers. Atman est libre de différentiations. Alors, puisque je suis Shiva, il ne peut y avoir d'idée de prière ou d'adoration.

22.La conscience absolue n'a pas de corps. Elle ne peut pas être désignée comme sans corps ou attributs. Tout ce qui peut être dit est que Cela est bonheur absolu. Ceci est le sommet de l'adoration, le point culminant de toute prière.

23.L'homme libre qui a réalisé le mystère de tous les mystères, et s'est élevé à l'état de bonheur absolu et incessant, circule au dessus des foules si peu concernées, irradiant le bonheur et une plus haute connaissance.

24.Il est vêtu d'un habit vieux et usé. Il marche dans un chemin libre de mérites religieux et de péchés. Il vit dans le temple du vide absolu. Son âme est nue et libre de toute tâche ou illusion par Maya faites.

25. L'homme libre n'a pas d'idéal, ni ne s'efforce d'atteindre un idéal. Ayant perdu son identité en Atman, libre des limites imposées par Maya, libre aussi des perfections du yoga, ainsi marche l'homme libre. Il ne débat avec personne, il n'est pas concerné par quiconque ou quelque objet que ce soit.

26.Libre des pièges des attentes et des espoirs, il a repoussé les oripeaux de pureté, vertu et tous les idéaux. Son chemin est libre de telles considérations. Il peut seulement être dit de lui qu'il est pureté absolue, et qu'il est loin, loin au dessus des nuages de Maya et de l'ignorance.

27.Il n'a nulle pensée telle que "Je ne suis pas dans le corps" ou "Je ne suis pas le corps". Il n'a pas d'aversion, d'attachement, d'engouement pour aucun objet ou personne. Pur comme l'espace, il marche, immergé dans le bonheur immaculé de son état naturel.

28.L'homme libre peut être comparé à l'espace démesuré. Il est éternité. En lui ne sont ni pureté ni impureté. Il n'y a ni variété ni unité en lui, ni liens ni absence de lien.

29.Libre de séparation et d'union, libre de plaisir ou d'absence de plaisir, il va calme et tranquille de part le monde. Ayant abandonné toute activité de l'esprit, il est dans son état normal d'indescriptible joie.

30.Atman, avec lequel l'homme libre a trouvé son unité naturelle, est sans limite et inconcevable. Il est inconnaissable par l'esprit. Il n'est ni une partie ni ne peut être divisé. Il ne peut pas être dit, "jusqu'ici vont ses provinces et pas plus loin". En vérité, Cela est difficile à décrire et difficile à obtenir.

31.L'homme libre n'est pas concerné par les choses de ce monde car son état d'autoréalisation rend tout autre chose insignifiante. Mort et naissance n'ont pas de sens; il ne médite pas ni ne prie.

32.Tout ce monde est un spectacle magique, comme un mirage dans le désert. Le bonheur concentré, seul et sans second, est Shiva et Cela est l'homme libre.

33.Le sage ne s'efforce de rien, pas même du Dharma ou de la libération. Il est libre de toutes actions ou mouvements et aussi du désir et de la renonciation

34.Que savent-ils, les lettrés, de lui? Même les Vedas ne parlent pas parfaitement de lui. Ce bonheur absolu, à jamais indestructible, mais source de bonheur pour tous, est l'homme libre.

Chapitre 7[modifier]

1.Quand en tant que pèlerin, je commence mon voyage vers Toi, mes petites notions du tout-pénétrant Atman meurent.

2.Alors mon esprit commence à méditer à ton propos, il perd tout intérêt dans les objets. Quand ma langue commence à te prier, elle perd le pouvoir de prier d'autres. J'oublie les trois grand péchés.

3.Celui dont l'intellect n'est plus attiré par les désirs et les plaisirs, dont la nature devient joie et compassion, qui, même en son cœur, n'a pas d'idée de possessions, qui est toujours en paix et le plus tempéré en toute chose et qui n'est pas dérangé par ce qui arrive ou par les événements, ce maître védique prend refuge en Atman. Toujours vigilant, solennel comme l'océan et plein de patience.

4.Celui qui a conquis les sensations de plaisir, la colère, l'avarice, l'attachement, la vanité et l'aversion, celui-là est en paix avec lui-même et libre de toute fierté.

5.Efficace dans ses engagements, plein de compassion est le renonçant; il a pitié de tous, n'a d'inimitié envers personne.

6.Il supporte avec patience le chaud et le froid, voyant l'Unique Même illuminer tous les corps. Il marche seul tel un rhinocéros. Il est devenu un océan de vérité et est à jamais engagé dans le travail de clémence. Tel est l'homme libre, libre de naissance et de mort.

7.Les connaisseurs de dieu connaitront le sens des mots "homme libre" par les quatre lettres qui le forment A, V, Dh, T.

8."A" vient dire la libération des pièges de l'espoir et des attentes, pure au commencement, au milieu et à la fin, immergée dans l'auto-joie.

9."V" vient dire le déracinement de tous les désirs après le plaisir, subtil ou matériel, et pour la vie dans le présent comme auto-suffisant, le présent devenu éternité

10."Dh" est le corps physique, couvert de crasse et de poussière, mais à l'esprit toujours pur et le cœur toujours en paix, au delà de la contemplation et de la méditation.

11."T" est l'incessante contemplation de l'éternelle vérité, et l'indifférence envers les activités de l'esprit et des sens. Il parle aussi de la libération de l'égoïsme et de la fierté.

12.Malheur à qui abandonne la connaissance en la sagesse d'Atman, qui lui-même constitue la liberté et la joie éternelles au travers de tous les mondes, et [qui] retourne au champ des plaisirs limités et de l'ignorance.

13.Ceux qui désirent acquérir le bonheur éternel et le communiquer aux autres par leur enseignement, doivent abandonner tout plaisir des sens et plus spécialement celui qui est issu de l'union sexuelle.

14.Le corps est fait d'éléments impurs, de sang, de chair, d'os ou autre. Malheur à ceux qui s'y attachent et sont indifférents au constant bonheur d'Atman.

15. Il y a trois types de vins, produit du sirop, du grain ou du miel. Mais il en est un quatrième, le plus sombre de tous, le vin du sexe qui a intoxiqué le monde entier.

16.Quand l'esprit est incontrôlé, alors le corps, qui est un objet d'affection pour l'ignorant, souffre aussi, et quand l'esprit est contrôlé, le corps reste en bon état.

17.Ainsi, tous les amoureux de la sagesse, protègent leur esprit des sensations de plaisirs, et s'engagent dans la sagesse spirituelle.

18.Ceci est la chanson du grand Dattatreya Avadhut. Ceux qui le lisent et l'entendent dans une respectueuse attention, ne sont pas nés à nouveau sur cette Terre. "Je suis béni, je suis libre, je suis l'infini dans mon âme, je ne peux trouver ni début ni fin. Tout est mon Même"


<references>

  1. http://en.wikisource.org/wiki/Avadhuta_Gita
  2. http://oaks.nvg.org/pv6bk7.html
  3. http://sanskrit-texts.blogspot.com/2006/06/avadhoota-gita.html