Biographie nationale de Belgique/Tome 1/ADÉLAÏDE, Bienheureuse

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ADÉLAÏDE (Bienheureuse), est vulgairement nommée Alix de Schaerbeek, à cause du lieu de sa naissance. Ce lieu, désigné dans les anciens documents sous le nom de Scharenbeka ou Scharenbecha (ruisseau de la Scara), forme aujourd’hui un des faubourgs les plus importants de Bruxelles. A l’âge de sept ans, Adélaïde fut reçue à l’abbaye de la Cambre pour y être instruite dans les lettres et dans la piété. Sortie à peine de la première enfance, elle se distingua parmi ses compagnes par les plus aimables qualités pèrsonnelles, un esprit pénétrant et une mémoire heureuse, par sa bonté incessante et un vif sentiment de piété. Ayant été admise à la profession religieuse, elle parvint bientôt à un degré eminent de vertu ; mais Dieu, voulant éprouver l’amour qu’elle lui portait, permit qu’elle passât par de longues et dures souffrances. Elle mourut le 15 juin 1250. Sa fête est marquée, sous le 11 juin, dans le Martyrologe de l’ordre de Cîteaux, publié par ordre de Benoît XIV. Une vie écrite par un contemporain anonyme, qui paraît avoir été un religieux de cet ordre, confesseur à l’abbaye de la Cambre, a été imprimée avec des remarques par Papebrochius, dans les Acta SS., Junii, t. II, p. 476. Voyez aussi Henriques, Quinque prudentes Virgines, p. 168, et Raissius, Auct. ad nat. SS. Belgii, p. 94, qui s’est servi d’une vie publiée en français par Jean d’Assignies, abbé du monastère de Nizelles, près de Nivelles, mort en 1642. Une sœur de la bienheureuse Adélaïde, nommée Ide, fut aussi religieuse à la Cambre ; elle lui survécut assez longtemps et s’y distingua par sa piété.

P. F. X. de Ram.