Bourassa et l’Anti-Laurierisme/M. Bourassa diplomate, répu et salarié

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L’œil ouvert ! (p. 33-38).

M. BOURASSA DIPLOMATE, REPU, SALARIÉ.


M. Bourassa n’a que mépris et insultes pour ses adversaires, lorsqu’ils reçoivent de légitimes honoraires pour les services qu’ils rendent au gouvernement et de raisonnables compensations pour les travaux qu’ils exécutent ou les charges qu’ils remplissent

À son avis, ce sont des REPUS, des SALARIÉS, etc., etc.

Il leur reproche les fonctions dont ils ont été chargés, et surtout il jalouse leurs succès.

Et cependant M. Bourassa, à ses débuts, se complaisait dans l’ombre du premier ministre, suivait son sillage et ATTENDAIT QUELQUE CHOSE DE BON.

En attendant, la grosse prise, il se contentait de ce qui se présentait.

FAUTE DE GRIVES, IL MANGEAIT DES MERLES.

C’est ainsi qu’en 1898, il accepta d’être secrétaire de la Commission Internationale mixte, chargée de discuter avec les États-Unis les questions en litige entre le Canada et la République Américaine.

Naturellement, ce rôle, dans une commission dont les parties essentielles étaient la Grande-Bretagne et les États-Unis et où nous n’avions pas encore la latitude que possède actuellement le Сanada pour la négociation de ses traités était PUREMENT ACCESSOIRE.

Tout le travail fut fait par les secrétaires des deux nations officiellement contractantes et M. Bourassa remplissait ce que l’on appelle en terme de théâtre d’emploi de GRANDE INUTILITÉ.

Mais il se fit payer tout de même, comme on va le voir.

Voici la déclaration faite par M. Bourassa, dans son discours à la Chambre des Communes, le 1er mai 1900, (Débats, page 4342) :

Tant que j’ai agi en qualité de secrétaire conjoint nommé en vertu de la même commission et dans les mêmes conditions que les secrétaires anglais et américains, je n’ai jamais supposé un seul instant que le gouvernement eût quelque chose à voir l’auditeur généses.

(C’est ce qu’on appelle l’œil fermé et la main ouverte.)

Des avances d’argent me furent faites par le trésorier du gouvernement canadien dans la соmmission, M. Joseph Pope et j’ai tenu un état de mes dépenses mais je n’ai PAS CONSERVÉ DE COMPTES SPÉCIAUX ET DÉTAILLÉS, NI DE PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Vous voyez que M. Bourassa ne garde pas de comptes des dépenses qu’il fait au nom du gouvernement.

Rapprochez cela des cris qu’il jette, parce qu’on n’a pas fourni à une livre près la quantité de peinture mélangée pour la maison de M. Lanctôt.

Quelle paille au lieu de cette poutre.

Mais, allons plus loin et examinons encore l’outrecuidance de M. Bourassa :

N’oublions pas qu’il s’agit de $2,200.

Écoutez encore M. Bourassa :

Dans le courant de l’hiver dernier, j’ai rencontré l’auditeur-général, M. McDougall, qui m’a demandé si je pouvais lui donner des détails. Je lui répondis dans la négative, ayant toujours été sous l’impression que la commission règlerait ces affaires elle-même, et que je serais placé sur le même pied que les autres secrétaires. Cependant, j’ai envoyé à l’auditeur général un état certifié de l’argent que j’avais dépensé, ainsi qu’une balance de $1.10 restant sur les montants que j’avais reçus. (Débats 4343.)

Ainsi, M. Bourassa reçoit $2,200 ;

On lui demande des comptes en détail ;

Il refuse, il n’a pas de compte à rendre ;

Mais, il envoie un compte en bloc et il restitue ($1.10), une piastre dix.

Quant au reste, il est trop gros personnage pour s’astreindre aux mêmes obligations que tout le monde.

IL NE REND PAS DE COMPTES.

Comme on peut le penser, la Chambre ne se contenta pas des grands airs de CE REPUS ET DE CE SALARIÉ.

Elle l’appela devant le comité des Comptes Publics, en sommant M. Bourassa d’apporter SES COMPTES ET SES PIÈCES JUSTIFICATIVES.

Après des péripéties et des échappatoires sans nombre, après des tentatives audacieuses de M. Bourassa POUR ESQUIVER L’ENQUÊTE, il fut obligé de comparaître et les débats de cette émouvante comparution devant le comité des comptes publics, ont été publiés comme document sessionnel. (Annexe No 2a — 63 Vict. A. 1900).

Il y a des choses ineffables, que nous reproduisons textuellement :

M. Bourassa est interrogé, ( page 2) :

Il se livre à une insolence préliminaire pour expliquer ses tergiversations et ses échappatoires :

De fait, je ne reconnais pas au comité le droit de me questionner, mais, d’autre part, comme je n’ai rien à cacher, s’il y a quelque renseignement que je puisse donner, j’y suis disposé.

Voyez-vous les cris que pousserait aujourd’hui M. Bourassa, si MM. Lanctôt ou Oliver avaient pris cette attitude devant leurs comités !

Et c’est l’homme qui clame à la souveraineté du peuple, des représentants du peuple.

On voit la mesure dans laquelle il s’en inquiète quand sa sécurité est en jeu.

Examinez maintenant comment M. Bourassa établissait la comptabilité de ses dépenses.

M. Clancey, ancien député d’Elgin, maintenant disparu, l’interroge :

Q. Deviez-vous rendre compte ? — R. Oui, je comprenais que la commission devait rendre compte et nous demander un certificat du montant des dépenses. LES COMMISSAIRES N’ÉTANT PAS DES HOMMES MESQUINS, il était à supposer qu’ils nous demanderaient un certificat de la somme dépensée pour les fins de la commission, ce que j’étais prêt à fournir. Je savais très bien ce que je dépensais pour les fins de la commission, et chaque fois que je dépensais quelque chose pour mon compte personnel, je le marquais à part.

Q. Alors, comment pouviez-vous faire la distinction pour être à même de rendre compte exact de vos dépenses ? — R. Non. Je ne tenais pas de comptes en détail je marquais seulement chaque semaine la somme de mes dépenses durant cette semaine-là.

Q. Comment faisiez-vous votre calcul ? — R. Je calculais la chose en bloc. Je ne marquais pas les détails. Je me servais tout simplement d’un carnet, et, à tous les dix ou quinze jours, j’inscrivais mes dépenses. Lorsque la commission a interrompu son travail, j’ai fait l’addition de mes dépenses. Elles s’élevaient à $2, 198.90.

Q. Et dans ce carnet que vous mentionnez, entriez-vous chaque item de dépense ? — R. Oh ! non ; tout simplement, à tous les dix ou quinze jours, j’inscrivais ce que j’avais dépensé dans l’intervalle.

Q. Vous vous fiiez à votre mémoire ? — R. Non. Mais la chose était des plus simples. Comme je vous l’ai déjà dit, chaque fois que je dépensais quelque chose pour mes fins personnelles, je l’inscrivais à part ; quant aux dépenses diverses pour voitures, ou pension, ou papeterie, ou quoi que ce soit en rapport avec la commission, je laissais courir la dépense et en inscrivais le total tous les dix ou quinze jours.

Se figure-t-on un commissaire du gouvernement tenant des comptes de ce genre.

Quels cris dans le « Devoir » !

Q. Vous n’avez jamais tenu compte des détails ? — R. Non.

Q. Et n’avez-vous pas gardé de pièces justificatives ? — R. Comme je vous l’ai dit, c’était inscrit dans mon petit carnet.

Q. Alors, comment pouviez-vous faire la distinction entre les dépenses personnelles et celles de la commission ? — R. Parce que, ainsi que je vous l’ai déjà dit deux fois, chaque fois que je dépensais quelque chose pour moi-même, j’en faisais une entrée spéciale, et je déduisais mes dépenses personnelles du total de mes dépenses.

Q. À combien se sont élevées vos dépenses personnelles ? — R. JE NE SAIS.

Q. Vous n’avez jamais pensé qu’il fût nécessaire de tenir un compte ? — R. Non.

Q. Comptiez-vous avoir à rendre compte en détail à qui que ce soit, ou simplement à dire, à la personne à qui vous auriez à rendre compte, que vous aviez dépensé une telle somme ? — R. Précisément, je ne me suis jamais attendu à ce que l’on me demandât des détails.

Q. Pourquoi en êtes-vous venu à cette conclusion ? — R. Parce qu’il m’a semblé que mes collègues en agissaient de même. Nous n’avons jamais pensé que l’on nous demanderait de combien de papier nous nous sommes servis, ou combien de jours nous avons passé à notre hôtel.

Toujours grand seigneur, avec l’argent des autres.

Songez qu’il avait reçu $2,000.

Nous avons toujours compris que la commission dans ses relations avec nous partirait de ce point de départ qu’elle savait avoir affaire à trois personnes honnêtes, des hommes d’honneur qui ne prendraient pas l’argent public.

Voici maintenant l’aristocrate.

Q. La nature de vos fonctions ne vous donnait pas le droit de prendre une position de ce genre ? — R. Oui. Je pense que l’on ne doit pas s’attendre à ce que le secrétaire diplomatique d’un corps de cette nature, fournisse les mêmes détails qu’un employé au gouvernement, comme, par exemple, les autres personnes dont on a mentionné les noms, car elles avaient été appelées par leur gouvernement et non par la commission.

Q. Mais comment le saviez-vous ? — R. Je le croyais, parce que c’est de sens commun.

(Page 8).

Q. De quelle nature étaient vos dépenses ? — R. Les dépenses ordinaires d’un homme qui voyage et qui occupe la position que j’occupais.

Q. Je n’ai pas bien saisi votre réponse ? — R. Je dis toutes les dépenses que doit nécessairement faire en voyageant, une personne occupant la position que j’occupais alors.

Q. Étes-vous certain d’avoir dépensé $2, 200 ? — R. Je suis certain d’avoir dépensé $2, 198.90.

Q. Comment avez-vous fait le calcul de votre part de ces dépenses ? — R. Tout simplement en additionnant la somme que j’ai reçue et la somme que j’ai dépensée, et en soustrayant le montant que j’ai dépensé pour mon propre compte, et le découvert constituait cе que j’ai dépensé pour le compte de la commission ; c’était bien clair.

Comptabilité facile, n’est-ce pas ?

Q. Vous en teniez le compte ? — R. Oui.

Q. Voulez-vous nous produire ce compte ? — R. Quel compte ?

Q. Vous nous avez dit que vous teniez un compte de vos dépenses personnelles ? — R. COMME JE VOUS L’AI DÉJÀ DIT, JE TENAIS UN COMPTE, MAIS JE NE L’AI PAS ICI. Cependant, je puis déclarer positivement que j’ai inscrit le montant d’argent que j’avais lors de mon départ de Québec, et le montant de mes dépenses personnelles, et j’ai chargé à la commission les sommes que j’ai dépensées pour elle et j’ai remboursé $1.10.

(Page 9).

C’est encore bien honnête de sa part.

Q. AVEZ-VOUS CES NOTES DANS LE MOMENT ? — R. Non.

Q. Existent-elle ? — R. ELLES DOIVENT SE TROUVER DANS CE CARNET, SI JE PEUX LE TROUVER.

Q. Pourriez-vous le produire devant le comité ? — R. Je suppose que oui, mais je ne suis pas obligé de le faire ; il contient tout cе qui se rapporte à mes affaires personnelles, et je ne le produirai pas.

(Page 10).

Pas de compte à rendre.

Il rend $1.10 et c’est tout.

Sir Chs. Hibbert Tupper insiste, et voici les réponses qu’il reçoit :

(Par sir Charles Hibbert Tupper) :

Q. Lors de votre séjour à Québec, avez-vous fait vous-mêmes vos arrangements avee le Château Frontenac quant à vos frais d’hôtel ? — R. Oh ! oui. J’ai tout réglé moi-même.

Q. Vous avez soldé votre compte à même les $2, 200 ? — R. Oui.

Q. Avez-vous reçu des pièces justificatives ? — R. Je le crois ; mais je ne garde jamais les reçus des hôtels où je loge quand je voyage.

Q. Vous ne vous rappelez pas si vous avez eu les pièces justificatives ou non ? — R. Oui.

Q. Vous le rappelez-vous ? — R. Oui, je pense que oui.

Q. Quand les avez-vous détruites ? — R. Immédiatement. J’en agis toujours ainsi.

Q. La même chose a eu lieu à Washington ? — R. Oui.

Q. Et à même les $2, 200 vous avez soldé votre compte d’hôtel ? — R. Oh ! oui ; tout.

Q. Et vous avez eu un reçu ? — R. Oui

Q. Et l’avez déchiré ? — R. Oui.

Q. Et vous avez eu un reçu ? — R. Oui.

Q. Et vous l’avez déchiré, et avez payé vos propres frais de voyage ? — R. Oh ! oui ; les chars et tout. C’est de la même source que j’ai pris ce qu’il fallait pour la série entière des dépenses.

(Page 13).

Jolie façon de tenir ses livres.

Heureusement que vers la fin, M. Bourassa a consenti à produire deux petits comptes du Frontenac ; nous les produisons comme type :


« Pièce No 1 »
Québec, 10 septembre 1898.

M. Henri Bourassa,Chambres A et B.


CHÂTEAU FRONTENAC. Dt.
Pension, 18 août au 2 sept. 1898, 16 jours à $10 par jour 
$160 00
Vin 
28 85
Buanderie 
3 90
Messagerie 
0 25
Télégrammes 
0 50

$192 50
Acquitté, 10 septembre 1898.


« Pièce No 2 »
Québec, 12 octobre 1898.

M. Henri Bourassa,Chambres A et B.


CHÂTEAU FRONTENAC. Dt.
Pension, 4 septembre au 12 octobre 1898 
$370 00
Vin 
38 25
Repas extr 
3 00
Repas servis dans les chambres — Extras 
2 85
Buanderie 
2 30
Messagerie 
0 55
Télégrammes 
1 35

$418 30
Acquitté, 12 octobre 1898.

Nous ne voulons pas faire de démagogie.

Mais relisez-en le « Devoir » et figurez-vous ses exclamations s’il s’agissait d’un député libéral actuel.

$38.25 de vin. $27.85 de vin en plus d’une pension somptueuse.

Tout cela avec une pension à $10 par jour.

En voilà un repus !

AVEC $38.25 UN HABITANT ACHÈTE DU WHISKEY POUR TOUT SON HIVER.

Les membres du comité ont voulut avoir quelques détails sur ce que M. Bourassa considérait des dépenses de la commission et des dépenses personnelles.

С’est encore M. Chancy qui l’interroge :

Q. Qu’aviez-vous à faire ? — R. J’étais obligé de recevoir à peu près de la même manière que les autres secrétaires, et d’occuper des chambres plus spacieuses, parce qu’il venait souvent des personnes désirant voir les commissaires. Toute personne voulant rencontrer les commissaires, s’adressait à moi, tandis que les autres fonctionnaires publics s’y trouvaient pour les fins du gouvernement canadien.

Q. Oui. Alors vous déclarez qu’une certaine partie au moins de cet argent a été employée par vous à des frais de réception ? — R. Je n’appellerais pas cela frais de réception. Comme je l’ai déjà dit, tant à Québec qu’à Washington, j’ai dû prendre deux chambres, une chambre à coucher et un petit salon, et recevoir beaucoup de personnes qui venaient me voir en ma qualité de secrétaire de la commission.

Q Avez-vous donné quelques réceptions ? — R. Probablement de temps à autre une petite réception. J’AI PROBABLEMENT INVITÉ AU GOUTER ET AU DINER QUELQUES-UNS DES DÉLÉGUÉS VENANT DEVANT LA COMMISSION, DE MÊME QUE QUELQUES-UNES DES PERSONNES ATTACHÉES À LA COMMISSION.

Q. Et ces réceptions entrent pour une part dans la dépense de deux mille cent ? — R. Certainement. Toutes Les dépenses que j’ai faites pour la commission font partie de cette somme. Je n’ai pas pris de l’argent venant de source extérieure, mais je n’en ai pas contribué du mien.

Q. Avez-vous dépensé de votre argent pour les soins de ces réceptions ? — R. Non, quand c’était pour la commission ; non, surtout vu que je ne recevais pas un centin de salaire. Je n’ai pas cru devoir faire la charité aux gouvernements britannique et canadien. ( Page 13).

Très généreux, M. Bourassa, aux frais de la princesse.

L’hon. Foster, insiste :

Q. Vous ne saisissez pas ma question. Je ne veux pas mentionner vos dépenses personnelles. Vous avez dépensé $2,200 et vous justifiez cette dépense à titre de dépense spéciale en raison du poste de secrétaire que vous occupiez ? — R. D’une manière générale, elle a consisté à recevoir, par exemple, à Québec et à Washington, les personnes qui désiraient s’entretenir avec les commissaires, et, en conséquence, il fallait fixer une date pour les audiences avec lord Herschell ou sir Wilfrid Laurier.

Q. Cela état-il dispendieux ? — R. Il me fallait en conséquence avoir deux chambres. De plus, j’étais obligé de les recevoir, et, dans certains cas, les inviter au goûter ou au dîner.

Q. Cela constituait une très forte partie de votre dépense ? — R. Cela comptait pour quelque chose au Château Frontenac et à l’hôtel Gordon.

Q. Quelque chose, mais était-ce une très forte partie de votre dépense ? — R. Je suppose que cela pourrait figurer pour environ trois ou quatre cents dollars.

Q. Avez-vous tenu quelques notes en rapport avec cela ? — R. Oh ! non, pas d’item.

Q. Vous ne pensiez pas que ce fût nécessaire ? — R. (Pas de réponse.) (Page 17).

Et voilà toute l’histoire !

M. Bourassa a été secrétaire accessoire de la commission.

Q. Et lord Hershell ayant amené M. Cartwright, vous n’étiez plus requis ? — R. Bien, l’on décida qu’il valait mieux (je ne sais pour quelle raison) qu’il y eût un secrétaire canadien, à cause des nombreuses délégations se rendant auprès de la commission. (Page 15).

En somme, il était chargé de faire dîner et boire les délégués, et de les amuser.

Il a reçu pour cette fin, $2,200.

On lui a demandé des comptes.

Il a refusé d’en rendre.

MAIS IL A RESTITUÉ $1.10.

Comme repu, je crois que celui-là atteint la limite !

Voici l’homme qui se drape dans sa dignité, qui traite ses adversaires de repus, de voleurs, d’affamés.

Il se goberge aux frais du Canada, il offre des dîners et du vin, et quand on lui demande quelques détails, il refuse.

Il est trop grand pour d’abaisser devant un comité composé de REPRÉSENTANTS DU PEUPLE.

Le voilà l’homme qui veut tout soumettre au peuple, sauf les dépenses qu’il fait à même l’argent de ce pauvre peuple qui sue et peine pour le gagner.


LE PROGRÈS ET L’OBSTRUCTION


L'œil ouvert ! - Bourassa et l'Anti-Laurierisme, 1911, illust 14.jpg
L’Opposition aura beau faire, le gouvernement libéral continuera, après avoir reçu une nouvelle approbation du peuple, sa marche vers le progrès.

LE TRUST


L'œil ouvert ! - Bourassa et l'Anti-Laurierisme, 1911, illust 15.jpg
BOURASSA. — Qu’est-ce que t’as, Monk, t’as l’air bеn jongleux ?
MONK. — J’ai dans l’idée que si on entreprend une tournée avec c’te ménagerie-là, on clairera tant seulement pas nos dépenses !