Texte validé

Catriona/10

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Catriona (Les Aventures de David Balfour, II)
Traduction par Jean de Naÿ.
Hachette (p. 95-105).


X

L’HOMME À LA TÊTE ROUGE


Il était à peu près trois heures et demie quand j’arrivai à Lang Dykes, mais je n’avais pas d’autre idée en tête que d’aller à Dean. J’aurais dû pourtant m’en garder comme de la dernière imprudence ; la demeure de Catriona, alors que je soupçonnais ses parents, les Mac Gregor, d’être employés contre moi, était un lieu dangereux pour le moment. Mais j’étais jeune, je commençais à être très amoureux, aussi je sacrifiai rapidement la raison à mon désir. Je pris cependant une précaution. Arrivé au haut d’une côte, je me jetai dans un champ d’orge et j’attendis. Au bout d’un moment, un homme passa sur le chemin. Il avait la tournure d’un Highlander, mais je ne l’avais jamais vu. Un moment après, parut Neil à la tête rouge. Puis une charrette de meunier et après cela, plus rien que des paysans. J’en avais assez vu pour changer mes projets, mais mon cœur m’entraînait vers Catriona. Je me persuadai que si Neil se trouvait sur cette route, c’est qu’elle conduisait à la maison de la fille de son chef ; quant à l’autre Highlander, si je devais me troubler à la vue de tous ceux que je rencontrerais, je ne pourrais jamais aller nulle part. Ayant tranché la question, je me hâtai et j’arrivai un peu avant quatre heures chez Mrs Drummond Ogilvy.

Les deux femmes étaient dans la maison ; la porte était ouverte ; en les voyant, j’ôtai mon chapeau :

« Voici un jeune homme qui vient chercher six pence », m’écriai-je, pensant plaire ainsi à la veuve. Catriona accourut au-devant de moi et, à ma grande surprise, la vieille dame fut tout aussi aimable. J’appris plus tard qu’après ma première visite, elle avait dépêché un homme à Rankeillor qu’elle savait voisin de Shaws, et qu’elle avait reçu en réponse une lettre de mon ami pleine d’éloges sur mon compte.

Mais eussé-je lu cette lettre, je n’aurais pas compris davantage les secrets desseins de la dame.

« Il est possible, me dit-elle, que vous ayez été élevé à la campagne, mais vous êtes bien moins campagnard que je ne l’avais cru d’abord. Vous avez les manières du monde. »

Sa façon d’être avec moi était entièrement différente, elle me témoignait presque de l’amitié. Enfin, je compris qu’elle avait envie de me marier à sa cousine, moi, un jeune homme imberbe, mais qui étais quelque chose comme un laird[1], à Lothian !

« Monsieur Six pence soupera avec nous, Catriona, dit-elle, courez le dire aux servantes. »

Lorsque nous fûmes seuls, elle se donna toute la peine possible pour me plaire, s’y prenant habilement et, sous le couvert de la plaisanterie, m’appelant Six pence, mais d’un ton flatteur et aimable.

Quand Catriona revint, son but fut encore plus évident et elle se mit à me vanter les qualités de la jeune fille comme un maquignon ferait pour un cheval. J’étais vexé de voir qu’elle me croyait si nigaud ; je voyais bien que Catriona n’était pour rien dans ce manège, et par moments, je me demandais pourtant si toutes les deux ne seraient pas d’accord pour mettre le grappin sur moi. Je restai sombre et grincheux entre elles.

Enfin, mistress Ogilvy eut la bonne idée de nous laisser seuls ; mes soupçons étaient éveillés et j’avoue qu’il est difficile parfois de les calmer, mais je ne pus jamais regarder Catriona en face sans être certain de sa sincérité.

« Je ne dois pas vous interroger ? demanda-t-elle vivement, dès que sa cousine fut sortie.

— Oh si ! aujourd’hui, je peux parler sans scrupules, je suis délié de ma promesse et après ce qui s’est passé ce matin, je me serais bien gardé de la renouveler.

— Dites vite alors, ma cousine ne sera pas longtemps absente. »

Je lui contai l’histoire du lieutenant depuis le premier mot jusqu’au dernier, la rendant aussi drôle que possible et, vraiment, il y avait matière à plaisanter dans cette sotte aventure.

« Je vois, dit-elle, que vous n’avez pas plus de succès avec les hommes qu’avec les belles dames ! Mais à quoi pensait votre père de ne pas vous avoir appris à manier l’épée ? Je n’ai jamais rien vu de pareil, c’est on ne peut plus roturier !

— C’est on ne peut plus gênant pour moi, en tout cas, et je regrette que mon père, le brave homme ! ait eu l’idée de m’apprendre le latin au lieu de l’escrime. Mais, vous voyez, je fais ce que je peux, je ne bouge pas plus que la femme de Loth et je laisse tirer sur moi.

— Savez-vous ce qui me fait sourire ? dit-elle. Eh bien, voici : telle que je suis faite, je crois que j’aurais dû être un garçon. Dans le secret de mes pensées, c’est toujours ce que je suis. Quand je rêve, je me vois sur le champ de bataille et là, forcément, je m’aperçois que je ne suis qu’une fille et que je ne sais pas tenir une épée, ni m’en servir ; alors, mon rêve est tout à refaire : la bataille est finie et j’ai gagné tout de même, comme vous avec le lieutenant, et je redeviens un beau parleur, toujours comme monsieur David Balfour !

— Vous êtes une jeune fille sanguinaire, dis-je en riant.

— Non ; je sais qu’il faut filer, coudre et broder, mais s’il n’y avait que cela à faire dans le monde, vous conviendrez, je pense, que ce serait peu récréatif ? Ce n’est pas que j’aie envie de tuer, je suppose ! Avez-vous jamais tué quelqu’un, monsieur David ?

— Oui, j’ai tué par force ; deux fois, pas moins ; et je ne suis qu’un enfant, et je devrais être encore sur les bancs de l’école. Pourtant, je n’ai pas eu de remords d’avoir versé le sang.

— Mais qu’avez-vous éprouvé… après ?

— Je me suis assis et j’ai pleuré.

— Cela ne m’étonne pas, s’écria-t-elle, je sais d’où venaient vos larmes. Certes, je ne voudrais pas tuer, mais je voudrais être Catherine Douglas qui passa elle-même son bras dans les tenons du verrou qui devait le briser. N’aimeriez-vous pas à mourir ainsi pour votre roi, monsieur David ?

— Je vous avouerai franchement que mon affection pour mon roi ne va pas jusque-là, et j’ai vu la mort d’assez près déjà pour apprécier un peu la vie.

— Voilà bien le caractère des hommes ! Seulement, il faut apprendre l’escrime, je n’aimerais pas avoir un ami qui ne saurait pas se battre. Ce n’était donc pas avec une épée que vous avez tué ces deux hommes ?

— Non, en vérité, mais avec une paire de pistolets et encore parce que j’étais tout près d’eux, car je ne suis pas plus fort au pistolet qu’à l’épée. »

Elle me fit alors raconter notre bataille sur le brick que j’avais omise dans mon premier récit.

« Oui, dit-elle, vous êtes brave, et quant à votre ami, je l’admire et je l’aime.

— Personne ne peut s’empêcher de l’aimer, m’écriai-je : il a ses défauts comme les autres, mais il est brave et il est bon ; Dieu le bénisse ! Ce serait un triste jour que celui où j’oublierais Alan ! » Son souvenir et la pensée qu’il ne dépendait que de moi de le revoir cette nuit même, m’avait ému.

« Mais je perds la tête ! J’oublie de vous apprendre les nouvelles ! Et elle me parla d’une lettre de son père qui avait obtenu la permission de la voir et lui donnait rendez-vous pour le lendemain au Château, où il avait été transféré ; ses affaires étaient en bonne voie. Cela vous est indifférent, je le vois, ajouta-t-elle, vous avez des préjugés contre mon père sans le connaître.

— J’en suis à mille lieues, et je vous donne ma parole que je me réjouis de vous voir rassurée sur son compte. Si ma figure s’est quelque peu assombrie quand vous avez annoncé que ses affaires s’arrangeaient, c’est que nous sommes plutôt à une époque peu propice aux arrangements. Les personnages au pouvoir sont de trop vilaines gens pour qu’on puisse désirer traiter avec eux. J’ai encore Simon Fraser sur le cœur, vous savez.

— Oh ! s’écria-t-elle, vous n’allez pas comparer ces deux individus ! et vous devez savoir que Prestongrange et mon père sont du même sang.

— Je ne l’ai jamais su.

— Comme vous êtes ignorant ! On appelle les uns Grant et les autres Mac Gregor, mais ils appartiennent au même clan. Ils sont tous descendants d’Appin, dont notre pays tire son nom.

— Quel pays ?

— Mais, le vôtre et le mien, monsieur David.

— C’est le jour des découvertes, à ce qu’il paraît : j’avais toujours cru que mon pays s’appelait « l’Écosse ».

— Écosse est le nom en usage aujourd’hui pour désigner ce pays, répondit-elle, mais le vrai, l’ancien nom de cette terre que nous foulons de nos pieds et dont nos os sont formés, c’est Alban. C’est Alban que nos pères la nommaient quand ils combattaient pour elle contre Rome ; et c’est ainsi qu’on l’appelle encore dans votre propre langue que vous ne parlez plus.

— C’est vrai, dis-je, et que je n’ai jamais parlée et, vraiment, je manque de courage pour l’apprendre.

— Mais vos grands-pères l’ont parlée ! toutes les générations les unes après les autres ; elle était chantée auprès des berceaux alors qu’il n’était question ni de vous ni de moi ! Votre nom la rappelle encore ! Ah ! si vous la saviez, cette langue, vous me trouveriez tout autre pour vous, le cœur parle dans cette langue ! »

Peu après, on se mit à table, le repas fut excellent, servi dans de vieille argenterie et arrosé de bon vin, car Mrs Ogilvy était riche. Nous causâmes gaiement, mais dès que je vis le soleil baisser à l’horizon et les ombres s’allonger de droite et de gauche, je me levai pour prendre congé.

J’étais décidé à revoir Alan et il m’était utile de reconnaître le bois à la lumière du jour. Catriona m’accompagna jusqu’à la grille du jardin.

« Serai-je longtemps sans vous revoir ? demanda-t-elle.

— Je ne puis vous le dire ; je le crains. Jamais peut-être !

— Cela se pourrait,… dit-elle ; le regretteriez-vous ? »

J’inclinai la tête en la regardant.

« Moi aussi, reprit-elle, je ne vous ai pas vu souvent, mais je vous estime ; vous êtes loyal, vous êtes brave ; je suis sûre que vous deviendrez un homme de cœur. Je serai fière d’apprendre vos belles actions. Si vous ne réussissez pas, si ce que vous craignez arrive, oh ! alors, songez que vous avez une amie. Longtemps après votre mort, quand je serai une vieille femme, je raconterai à mes petits-enfants l’histoire de David Balfour et je pleurerai sur vous. Je raconterai comment nous nous sommes séparés ce soir, ce que je vous ai dit,… ce que je vous ai fait… Dieu soit avec vous et vous guide, monsieur Balfour, telle est la prière de votre petite amie. « Oui, voilà ce que je lui ai dit, leur raconterai-je, et voilà ce que je lui ai fait ». En même temps, elle me prit la main et la baisa.

Je fus tellement surpris, que je poussai un cri, comme si elle m’avait brûlé.

La rougeur envahit aussitôt son visage, elle me regarda et fit un signe de tête.

« Oui, monsieur David, dit-elle, voilà ce que je pense de vous, le cœur accompagne les lèvres. »

Je pus lire sur ses traits le courage chevaleresque qui sied aux enfants des braves, mais pas d’autre sentiment ; elle avait baisé ma main comme elle avait baisé celle du prince Charles, avec plus de passion peut-être.

Mais rien auparavant ne m’avait fait sentir à quel point j’étais amoureux, ni combien il me serait difficile de le lui faire comprendre ! Je pouvais me dire pourtant que j’avais avancé mes affaires : son cœur avait battu un instant à l’unisson du mien.

Après l’honneur qu’elle venait de me faire, je ne pouvais plus me contenter de quelques mots de banale politesse, mais j’avais peine à parler, ma voix tremblait et les larmes étaient près de jaillir.

« Je remercie Dieu de votre bonté, ma chérie, lui dis-je à voix basse. Adieu ma petite amie », ajoutai-je, lui donnant le nom qu’elle-même s’était donnée. Puis je saluai et je la laissai.

Le chemin que je devais suivre descendait la vallée de Leith River vers Scotbridge et Silvermills : un sentier conduisait au bas de la colline, le ruisseau chantait dans le fond. Les rayons du soleil couchant frappaient parmi les grandes ombres ; et comme la vallée tournait souvent, c’était comme un nouveau spectacle et un nouveau monde à chaque détour. Le souvenir de Catriona et l’espoir de retrouver Alan me donnaient des ailes ; le paysage, d’ailleurs, l’heure si poétique du soir, le murmure de l’eau, tout me semblait délicieux ; je ralentis à dessein le pas pour avoir le temps de promener mes regards sur tout ce qui m’entourait. La Providence le permit sans doute ainsi, car tout à coup, j’aperçus un peu en arrière de moi une tête rouge parmi les buissons.

La colère me saisit et je revins sur mes pas aussitôt.

Le buisson touchait le chemin, de sorte que je me préparai à une attaque. Rien de pareil n’arriva, personne ne parut et cela me fit craindre pis encore. Il faisait jour, mais l’endroit était extrêmement solitaire ; puisque mes ennemis laissaient passer cette belle occasion de s’emparer de moi, il était clair qu’ils cherchaient un autre gibier que David Balfour. Les vies de James et d’Alan me semblèrent à ce moment peser lourdement sur moi.

Je continuai ma marche et trouvai Catriona encore seule dans le jardin.

« Catriona, dis-je, vous me voyez de retour.

— Et avec un autre visage, fit-elle étonnée.

— Je réponds de la vie de deux hommes en plus de la mienne. Ce serait un péché et une honte de ne pas agir avec prudence. J’avais hésité à venir ici ; il ne faudrait pas que ma visite devînt funeste à mes amis.

— Je sais quelqu’un qui en serait plus désolé que vous, s’écria-t-elle, et qui n’aime guère vous entendre parler ainsi. Qu’ai-je fait pour vous en donner le droit ?

— Oh ! vous, rien ; mais vous n’êtes pas seule, répliquai-je, je viens d’être suivi et je peux vous dire le nom de celui qui me suit ; c’est Neil, fils de Duncan, votre homme ou celui de votre père.

— Vous devez vous tromper ! s’écria-t-elle en pâlissant. Neil est à Édimbourg occupé pour le service de mon père.

— Je ne le sais que trop, mais quant à être à Édimbourg en ce moment, je puis vous prouver le contraire. Vous avez sûrement quelque signal, un signal d’appel pour le faire venir en cas de danger s’il est à portée des yeux ou des oreilles ?

— Comment savez-vous cela ? demanda-t-elle.

— Par un talisman magique que Dieu m’a donné à ma naissance et qui s’appelle le bon sens. Ayez la bonté de faire votre signal et je vous montrerai la tête rouge de Neil. »

Je parlais avec amertume et vivacité, car j’avais le cœur gros ; je me blâmais, je la blâmais aussi et je nous détestais tous les deux : elle, pour la vile troupe dont elle dépendait, moi, pour ma folie d’avoir risqué ma tête dans ce guêpier.

Catriona mit deux doigts à ses lèvres et siffla : une belle note claire aussi pleine que celle qu’aurait pu donner un rude laboureur.

Un moment, nous attendîmes en silence, j’allais lui demander de répéter le signal quand j’entendis du bruit dans le fourré. Je montrai la direction en souriant et presque aussitôt Neil sauta dans le jardin. Ses yeux brillaient et il avait un « couteau noir » (comme on dit dans les Highlands) ouvert à la main. Me voyant à côté de sa maîtresse, il s’arrêta comme foudroyé.

« Il est venu à votre appel, dis-je ; jugez s’il était à Édimbourg et quelle était la nature de son service près de votre père. Demandez-le-lui, du reste. Si nous devons, mes amis et moi, périr de la main d’un homme de votre clan, au moins, que je sache à quoi m’en tenir. »

Elle se mit à lui parler avec émotion, mais en gaélique. En me souvenant de la politesse d’Alan dans les mêmes circonstances, j’étais près de rire tout haut de dépit. Voyant mes soupçons et à un tel moment, elle aurait dû parler anglais.

Ils discutèrent à plusieurs reprises, et je pus voir que, malgré son obséquiosité, Neil était en colère.

Enfin, elle se retourna vers moi.

« Il jure qu’il n’y a pas de complot, dit-elle enfin.

— Catriona, répondis-je, croyez-vous à la parole de cet homme ? »

Elle fit un geste de désespoir, se tordant les mains.

« Comment puis-je savoir ? s’écria-t-elle.

— Mais moi, je dois savoir ! je ne peux continuer à errer dans la nuit avec la responsabilité de la vie de deux hommes. Catriona, essayez de vous mettre à ma place comme j’essaie de me mettre à la vôtre, j’en prends Dieu à témoin ! Voilà des paroles qui n’auraient jamais dû être échangées entre nous, j’en ai le cœur navré ! Voyons, retenez cet homme ici jusqu’à deux heures du matin et je me charge du reste ; nous allons l’éprouver de cette façon. »

Elle se remit à lui parler en gaélique.

« Il assure qu’il a une commission à faire pour mon père », dit-elle.

Elle était plus pâle que jamais et sa voix tremblait malgré elle.

« Tout est clair alors, m’écriai-je, et que Dieu pardonne aux méchants ! »

Elle ne répondit rien et continua à me regarder avec la même figure blême.

« Voilà une belle affaire, repris-je ; suis-je donc destiné à tomber dans ce piège et les deux autres avec moi ?

— Oh ! que dois-je faire ? s’écria-t-elle, puis-je aller contre les ordres de mon père, lui qui est en prison et en péril de la vie ?

— Nous pouvons exagérer, lui dis-je ; c’est aussi un mensonge peut-être, il se peut qu’il n’ait pas d’ordres, tout peut être arrangé par Simon, et votre père n’en rien savoir. »

Elle fondit en larmes entre nous deux et mon cœur battait fort, car je voyais que cette pauvre fille était dans une terrible situation.

« Écoutez, dis-je enfin, gardez-le une heure seulement, et je vais courir la chance, en vous remerciant, encore ! »

Elle me tendit la main.

« Laissez-moi une bonne parole, implora-t-elle avec un sanglot.

— Une heure entière alors ? répondis-je en gardant sa main dans la mienne ; trois vies en dépendent, ma chère !

— Une heure entière », dit-elle, priant Dieu tout haut de lui pardonner.

Je trouvai qu’il n’était que temps de partir et je disparus.



  1. Laird, en écossais, signifie lord, seigneur, propriétaire.