Mozilla.svg

Catriona/18

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
Catriona (Les Aventures de David Balfour, II)
Traduction par Jean de Naÿ.
Hachette (p. 181-191).


XVIII

UNE BALLE BIEN PLACÉE


Le lendemain, placé dans la Chambre du Conseil où le public ne pouvait me voir, j’entendis le jugement et le verdict. Les paroles du duc me sont restées dans la mémoire et, puisque ce fameux document a été le sujet de violentes discussions, je puis le rapporter ici. Ayant fait allusion à l’année 1745, le chef des Campbell, comme président des Assises, s’adressa ainsi à l’infortuné Stewart : « Si vous aviez réussi dans cette révolte, vous seriez maintenant à ma place et je pourrais être à la vôtre. Nous, qui sommes aujourd’hui vos juges, nous aurions pu être traduits devant une de vos ridicules Cours de justice ; alors, vous auriez pu vous saouler du sang de l’ennemi héréditaire. »

C’était laisser voir le bout de l’oreille ; aussi l’impression fut générale ; l’audience était à peine finie, que les jeunes avocats s’étaient déjà emparés de ce discours pour le tourner en ridicule ; il n’y eut plus un repas sans que quelqu’un s’écriât : « Alors, vous auriez pu vous saouler ? » Des chansons circulèrent partout qui sont bien oubliées maintenant. L’une d’elles commençait ainsi :

Quel sang voulez-vous ? Quel sang ?
Celui d’un homme ou celui d’un clan ?
Ou bien est-ce d’un chef de Hieland,
Qu’il vous faut le sang, le sang ?

Une autre se chantait sur mon air favori : « La maison d’Airlie » :

Un jour le duc d’Argyle siégeant au tribunal,
Commande qu’on lui serve un Stewart à dîner.

On y trouvait ces vers :

Le duc ayant alors mandé son cuisinier :
« Je ne puis, lui dit-il, souffrir que l’on me pense
Capable de vouloir jamais nourrir ma panse
Du sang de cette race et de m’en saouler ! »

Quoi qu’il en soit, James était condamné à mort et on pouvait le tenir pour aussi bien perdu que si le duc avait pris un canon et l’avait braqué sur lui. Pour moi, qui savais d’avance le dénouement, les détails du procès avaient moins d’intérêt ; mais le public, qui n’était pas dans les confidences, fut vivement choqué des scandales qui se déroulèrent au cours de la procédure. D’abord, cette exclamation d’un juré interrompant la plaidoirie de Colstoun : « Je vous en prie, monsieur, soyez bref, nous sommes tous fatigués,… » qui sembla le comble de la naïveté et du cynisme.

Mais les hommes de loi furent encore plus choqués d’une innovation qui avait discrédité et vicié les débats : l’un des témoins n’avait pas été cité. Son nom figurait pourtant sur la liste, on pouvait le voir à la quatrième page : « James Drummond, alias Mac Gregor, alias James More, ancien fermier à Inveronachile » ; sa déposition avait été prise, selon l’usage, par écrit, « il s’était souvenu de faits » (on les avait inventés, Dieu lui pardonne !) qui ne pouvaient qu’augmenter les charges contre James Stewart et qui, je le devinais, allaient grandement diminuer celles qui existaient contre lui-même. Il était donc très avantageux de porter son témoignage à la connaissance de la Cour, sans pour cela exposer l’homme lui-même à des contradictions publiques.

D’une manière aussi nouvelle qu’habile, ce fut atteint. La déposition de James More fut passée à la Cour en pleine séance, de là, aux mains du jury, où elle fit son œuvre et elle disparut alors comme par hasard avant d’être arrivée à la défense. On jugea cet expédient comme il le méritait et j’eus honte pour Catriona que le nom de son père fût mêlé à cette infamie.

Le jour suivant, de bonne heure, lord Prestongrange monta à cheval et je le suivis avec une nombreuse escorte. Une fois à Glasgow, nous y séjournâmes quelque temps à ma grande impatience et j’y passai de longues journées partagées entre les affaires et les plaisirs. Je logeai dans la maison du lord, qui ne cherchait qu’à me faire entrer davantage dans son intimité ; j’avais ma place dans toutes les parties de plaisir, j’étais présenté à tous les personnages et on me faisait plus d’honneur que n’en méritaient mon âge et ma situation. J’en étais même honteux pour Prestongrange et ce que j’avais vu du monde pendant ces derniers mois, avait jeté une ombre sur mon humeur. J’avais fréquenté bien des gens, quelques-uns étaient chefs en Israël, et combien parmi eux avaient les mains nettes ? Quant aux Brown, aux Miller et compagnie, je connaissais maintenant leurs mobiles secrets, je ne pouvais plus avoir d’estime pour eux. Lord Prestongrange était parmi les meilleurs, il m’avait sauvé ou plutôt épargné, quand les autres lui demandaient ma vie ; mais le sang de James pesait sur lui et je ne pouvais lui pardonner son hypocrisie actuelle avec moi. Il affectait, en effet, de prendre un plaisir infini à ma société et à ma conversation. Je l’observais souvent avec un mépris à peine contenu. « Ah ! mon ami, mon ami ! pensais-je, si vous étiez délivré de cette affaire du Mémoire, comme vous me chasseriez à coups de pied jusque dans la rue ! »

En cela, j’étais injuste, l’avenir l’a prouvé, et je crois qu’il était alors plus sincère, mais aussi encore plus comédien que je ne le supposais.

Le spectacle de la duplicité générale me rendait sceptique. L’entourage de Prestongrange, composé surtout de jeunes avocats, m’avait inspiré d’abord une grande méfiance. J’excitais leur jalousie à cause des attentions dont j’étais l’objet. Mais deux jours n’étaient pas passés, que leur tactique avait changé et ils m’accablaient d’éloges et de flatteries. J’étais pourtant le même jeune homme qu’ils avaient dédaigné un mois auparavant, et maintenant, il n’y avait pas de civilités assez grandes pour moi, il n’était pas jusqu’au surnom qu’ils me donnèrent qui ne me fît juger de leurs vues intéressées. Me voyant en si bonne posture auprès de l’avocat général, et persuadés que je devais aller loin et haut, ils avaient emprunté un terme de golf et m’appelaient : « La balle bien placée »[1].

« Vous êtes maintenant des nôtres, » me disaient-ils ; leur assurance égalait leur dissimulation et l’un d’eux ne craignit pas de me rappeler, un jour, qu’il m’avait rencontré à Hope Park. Je lui répondis que je n’avais pas l’heur de m’en souvenir.

« Comment ! c’est miss Grant elle-même qui nous avait présentés l’un à l’autre, je suis un tel.

— Cela est fort possible, monsieur, lui répliquai-je, mais je n’en ai pas gardé le moindre souvenir. »

Cette période de ma vie ne vaut pas la peine qu’on s’y attarde. J’étais écœuré de toute cette politique et je préférais encore la société de lord Prestongrange. Avec lui, je me départais quelque peu de ma raideur et j’adoucissais ma rudesse. Il s’apercevait de la différence et me conseillait d’être plus de mon âge et plus sociable avec mes camarades.

Je lui répondis que, par caractère, j’étais lent à me faire des amis.

« Je vous renvoie la balle, dit-il, mais il y a ce proverbe : « Belle soirée prépare beau lendemain. » Monsieur David, vous êtes destiné à retrouver ces jeunes gens dans la vie ; si vous persévérez dans vos manières arrogantes, je crains que vous ne vous attiriez bien des difficultés.

— À quoi bon faire une bourse de soie avec une oreille de truie ? »

Un matin, le 1er octobre, je fus réveillé par l’arrivée d’un courrier dans la cour ; de ma fenêtre, je le vis descendre de cheval et je constatai qu’il avait dû aller vite. Un moment après, Prestongrange m’envoya chercher et je le trouvai en robe de chambre et bonnet de nuit, ses lettres étalées devant lui.

« Monsieur David, dit-il, j’ai des nouvelles pour vous ; elles concernent des amis dont je vous soupçonne de n’être pas fier, car vous ne faites jamais allusion à leur existence. »

Je dus rougir en entendant ces paroles.

« Je vois que vous comprenez, continua-t-il, vos joues l’attestent, et je vous fais mon compliment sur votre bon goût en matière de beauté. Mais savez-vous, monsieur David, que celle dont nous parlons est une fille très entreprenante ? elle arrive à tout ce qu’elle veut. Le gouvernement de l’Écosse paraît impuissant à l’arrêter, comme cela a été le cas dernièrement pour un certain M. David Balfour. Ne feraient-ils pas tous deux une bonne paire ? La première fois que cette jeune personne se mêle de la politique… Mais je ne dois pas vous raconter l’histoire, les autorités ont décidé que vous l’apprendriez autrement et par un narrateur plus amusant. Ce fait nouveau est sérieux cependant et il faut bien que je vous dise que cette demoiselle est pour le moment en prison. »

Je poussai un cri.

« Oui, reprit-il, la gentille dame est en prison. Mais je ne veux pas vous désespérer : À moins que vous et vos amis vous n’obteniez ma retraite, il ne lui sera fait aucun mal.

— Mais de quoi est-elle coupable ? criai-je, quel est son crime ?

— On pourrait le qualifier de « haute trahison », car elle s’est frayé un passage dans le château du roi à Édimbourg.

— Vous parlez de mon amie, dis-je ; je sais que vous ne plaisanteriez pas ainsi si la chose était sérieuse.

— Elle est sérieuse dans un sens, car cette coquine de Katrine a renvoyé à l’aventure dans le monde cet homme taré qu’est son père. »

Une de mes prévisions se réalisait donc. James More était libre. Il avait prêté ses gens pour me faire enlever, il avait vendu son témoignage dans l’affaire d’Appin, et sa déposition avait servi (peu importe par quel moyen) à influencer le jury. Il venait d’obtenir sa récompense : il était libre. Les autorités pourraient bien parler d’une évasion, mais je ne m’y trompais pas, je savais que sa liberté était le prix d’un marché. Cette pensée m’enleva toute alarme pour Catriona. On pouvait dire qu’elle avait aidé son père à s’évader, elle pouvait même le croire elle-même, mais je distinguais facilement dans tout cela la main de Prestongrange et j’étais sûr qu’il ne la laisserait pas même passer en jugement. Alors cette exclamation imprudente m’échappa :

« Ah ! je m’y attendais !

— C’est étrange, comme vous êtes discret par moments ! dit Prestongrange.

— Que veut insinuer par là Votre Excellence ?

— Je m’émerveille qu’étant assez habile pour tirer de pareilles conclusions, vous ne le soyez pas assez pour les garder pour vous. Mais je pense que vous êtes curieux de savoir les détails de l’affaire. J’ai reçu deux récits, le moins officiel et le plus complet et de beaucoup le plus intéressant étant de la plume de ma fille aînée. Voici sa lettre :

« … Toute la ville est en l’air à cause d’un événement à sensation. Ce qui rendrait la chose plus intéressante (si seulement le public le savait), c’est que le malfaiteur est une « protégée » de Son Excellence mon papa ! Je suis sûre que vos occupations vous ont amené à oublier « les yeux gris ». Eh bien, quel est son méfait ? elle s’est coiffée d’un chapeau à larges bords, elle a endossé un long manteau d’homme et une large cravate ; elle a retroussé ses jupes et enfilé une paire de bottes énormes ; elle a pris de vieux souliers rapiécés et s’est acheminée dans ce costume vers le château. Là, elle s’est présentée comme étant un savetier employé par James More, et a obtenu d’entrer dans sa cellule. Le lieutenant (qui semble un joyeux compère) riait avec les soldats de l’accoutrement du savetier, puis ils entendirent du bruit dans la cellule et des coups donnés et reçus, alors ils virent le savetier s’élancer au dehors, le manteau au vent, le chapeau enfoncé sur le visage et ils continuèrent à se moquer de lui. Ils n’ont pas ri d’aussi bon cœur quand, une fois entré dans la cellule de James More, ils se sont trouvés en face d’une grande et belle jeune fille aux yeux gris qui avait repris son costume féminin ; pour ce qui est du savetier il court encore et l’on croit que le pauvre pays d’Écosse devra se consoler de sa perte. Ce soir, en société, j’ai bu à la santé de Catriona, la ville entière l’admire et tous les beaux messieurs désireraient pour leur boutonnière un morceau de ses jarretières, s’ils pouvaient s’en procurer. J’aurais voulu aller la voir dans sa prison, seulement, je me suis souvenue à temps que je suis votre fille ; aussi je vous ai seulement écrit ce billet que j’ai confié au fidèle Doig et j’espère que vous reconnaîtrez que je puis être diplomate quand il me plaît. Le même fidèle gaillard va vous apporter ma lettre avec celles des « sages », ainsi vous aurez ensemble Tom Kool et Salomon. À propos de gaillards, racontez tout cela à David Balfour. Je voudrais voir sa figure quand il se représentera une demoiselle à longues jambes dans un tel attirail ! — Votre fille affectueuse et sa fidèle amie. » Voilà la signature de mon lutin.

« Vous voyez, monsieur David, que je vous dis la vérité, et que mes filles ont pour vous une véritable amitié.

— Le « gaillard » leur en est très obligé, répondis-je.

— N’est-ce pas là une jolie aventure ? continua-t-il, et cette fille des Montagnes n’est-elle pas une sorte d’héroïne ?

— Je sais qu’elle a un grand cœur, et je gage qu’elle n’a rien deviné ; mais, pardon ! je m’aventure sur le terrain défendu.

— Je suis de votre avis, je le garantis pour elle, dit-il avec franchise ; je jurerais qu’elle croyait être amenée tout droit devant le roi Georges pour répondre de son entreprise. »

Le souvenir de Catriona et la pensée de sa captivité me secouèrent étrangement, Prestongrange lui-même l’admirait et ne pouvait s’empêcher de sourire en songeant à elle.

Quant à miss Grant, malgré son habitude de plaisanter, elle ne dissimulait pas son enthousiasme. Je me sentis plus de chaleur au cœur.

« Je ne suis pas la fille de Votre Excellence, commençai-je…

— Je le sais ! répondit-il en souriant.

— Je parle comme un sot, repris-je, ou, du moins, je m’exprime mal,… je veux dire qu’il n’eût pas été convenable que miss Grant allât voir Catriona en prison, mais je n’ai pas les mêmes raisons de m’abstenir et je serais le plus indigne de ses amis si je ne volais pas près d’elle maintenant…

— Oh ! oh ! monsieur David ! et notre convention ?

— Milord, quand j’ai consenti à cette convention, à ce traité, si vous voulez, c’était dans un moment où j’étais touché de l’extrême bonté de Votre Excellence ; mais je ne saurais nier que j’y aie été poussé également par mon intérêt, je suis honteux maintenant de mon égoïsme et de ma faiblesse. Si cela peut vous être utile et agréable de dire que David Balfour est votre ami et votre convive, dites-le, et je ne vous contredirai jamais. Mais, quant aux avantages que je devais en retirer, à votre protection en particulier, j’y renonce. Je ne vous demande qu’une seule chose : laissez-moi partir et donnez-moi un sauf-conduit pour la prison. »

Il me jeta un regard dur.

« Vous mettez la charrette avant les bœufs et vous êtes dans l’erreur sur mon compte ; vous ne me paraissez pas avoir remarqué que j’ai pour vous une amitié sincère. Quant à ma protection, elle ne vous a pas été promise et même ne vous a pas encore été offerte. (Il s’arrêta une seconde.) Je cherche à vous mettre en garde contre vous-même ; la jeunesse est bouillante, avant qu’il soit longtemps, vous jugerez autrement des choses.

— Eh bien, je veux être cette jeunesse bouillante ! m’écriai-je, j’ai trop vu les calculs, l’intérêt égoïste dans l’esprit de ces jeunes avocats qui vous entourent, qui vous flattent et qui prennent même la peine de me cajoler moi-même ! J’ai vu les mêmes ambitions chez les hommes mûrs ! ils ont tous des motifs intéressés ; il en est ainsi dans tous les clans ! C’est cela qui me fait douter de l’amitié de Votre Excellence ! Pourquoi m’aimeriez-vous vraiment, en effet ? Ne m’avez-vous pas dit vous-même que vous aviez intérêt à ce que l’on crût qu’il existait entre nous un lien d’amitié ? »

Je m’arrêtai tout à coup, confondu d’avoir été si loin. Il me regardait avec un visage impénétrable.

« Milord, repris-je, veuillez me pardonner, je ne dispose que du grossier langage d’un campagnard. Je trouve qu’il serait bien à moi d’aller voir mon amie dans sa prison ; mais je vous dois la vie, je ne l’oublierai jamais, et si l’intérêt de Votre Excellence est en jeu, je ne bougerai pas d’ici. C’est de la simple gratitude.

— Vous auriez pu me dire cela sans tant de paroles, fit-il avec une grimace. Un simple « oui » écossais eût été plus aimable.

— Ah ! mais milord, vous ne me tenez pas encore, m’écriai-je ; je reste, je ne m’en vais pas d’ici, par égard pour vous, par reconnaissance pour la vie que vous m’avez conservée, et pour l’amitié que vous me témoignez ; c’est seulement pour cela que je reste, mais je n’accepte aucun avantage qui pourrait en découler. Si je suis obligé de demeurer ici et loin d’elle pendant son procès, je ne veux que cela me profite en rien ; je consens bien à y perdre, mais je n’entends pas y gagner. J’aime mieux faire un plongeon complet que de rien édifier sur cette base. »

Il demeura sérieux une minute, puis sourit.

« On dirait que vous tombez de la lune ! dit-il, mais vous serez satisfait cette fois. Je vais seulement vous demander un petit service et après, vous serez libre. Mes clercs sont débordés de travail en ce moment, soyez assez bon pour me copier ces quelques pages, et, quand ce sera fait, je vous souhaiterai bon voyage. Ce n’est pas moi qui me chargerai jamais de la conscience de monsieur Balfour ! et s’il vous arrive d’en laisser quelque morceau aux buissons du chemin, croyez-moi, vous n’en marcherez que plus à votre aise.

— Mais peut-être pas dans la même direction, milord.

— Allons ! Vous voulez encore avoir le dernier mot ! » s’écria-t-il gaiement.

Il avait en vérité des raisons d’être gai, il venait de me donner une liasse de papiers à copier et il avait fini par trouver une solution à son goût pour le petit problème que je venais de lui poser.

Pour amoindrir l’effet du Mémoire, il tenait à m’avoir à ses côtés en public, comme un ami intime ; mais si, en cette qualité, on me voyait visiter Catriona en prison, on aurait vite fait d’en déduire le vrai motif de l’évasion de James. Il était donc arrivé à ses fins en me retenant quelques jours de plus à Glasgow, ce qui lui donnerait le temps de se débarrasser de Catriona. Je suis confus d’avoir à parler de cet homme, qui m’accablait de ses bontés et que, cependant, je savais faux comme une vieille cloche fêlée.



  1. Une balle placée sur un petit monticule, ce qui facilite le coup.