Cham - Albums du Charivari/Nouvelles charges

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Journal le charivari (3p. 69--).

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CHARGES

PAR

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— Comment, mon pauvre Toussaint-Louverture,
je te retrouve sous ce costume.
— Que voulez-vous… il le fââllait !

PARIS
AU BUREAU DU JOURNAL LE CHARIVARI
16, RUE DU CROISSANT.

IMPRIMERIE LANGE LEVY ET COMP., 10, RUE DU CROISSANT, À PARIS
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LE TEMPS. — Saint Sylvestre, mon garçon, prenez vos crochets et emportez-moi l’année défunte vivement.

SAINT SYLVESTRE. — C’est assommant, c’est toujours la même chose… faut que toujours que ça soit moi qui fasse cette besogne là ! Je demande à changer de place dans le calendrier.

— Tiens, mon enfant, voici un sac de bonbons.

— Des vrais bonbons… bien sûr, m’sieu Girardin, que c’est pas des faux bonbons que vous avez fabriqués vous-même ?

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LE FACTEUR FLATTANT LES GOÛTS RÉTROSPECTIFS DE M. TASCHEREAU.

— Monsieur, voici un almanach de l’année dernière.

À l’occasion du jour de l’an, Marco Saint-Hilaire offre à l’empereur Soulouque un pot de cirage pour l’embellissement de son teint.
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Le général Grammont recevant pour ses étrennes un arbre de Noël affreusement décoré. Les bouchers se vengeant de l’abolition du monopole en ne donnant plus d’étrennes aux cuisinières.
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UN GÂTEAU DES ROIS EN 1831.

— Pâtissier, votre gâteau des rois était rempli de fèves… Qu’est-ee que cela signifie ?

— Monsieur, j’avais cru bien faire en remplaçant la fève du roi par sept cents fèves représentatives.

— Voyons, Lolo, si tu étais roi, que ferais-tu ?

— Je ne voudrais pas qu’il y eût de soldats du tout.

— Pourquoi cela, Lolo ?

— Parce qu’ils font la cour à ma bonne et que ça l’empêche de jouer avec moi aux Tuileries !

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L’astronome Balochard découvrant sur l’horizon l’étoile de Napoléon Musard. Musard en train de composer un nouveau quadrille pour les bals masqués.
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AU BAL DE L’OPÉRA.

— Mais, monsieur, qui me répond de la pureté de vos sentiments !

— Quel gage pourrais-je vous en donner, madame ?

— Prêtez-moi dix francs.

— Tiens, Titine, on te fourre au violon ; qu’est-ce que t’as donc fait ?

— Rien du tout… c’est probablement par suite d’une erreur dont on ne manquera pas de me faire excuse prochainement !

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LA NUIT DU SAMEDI AU DIMANCHE.

LA FEMME. — Comment, mon ami, tu m’as soupçonné d’avoir passé la nuit dehors… quand tu vois au contraire que je suis au lit et malade !

Noble désintéressement d’un bœuf du Calvados qui, sous prétexte que nous sommes en république, refuse d’être roi du Carnaval.

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Un boucher qui pendant tous les jours ne juge pas à propos de quitter une seule minute son costume de sauvage. L’invariable cortège du bœuf gras, à Paris.
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La promenade du bœuf gras dans la banlieue. Fureur du bœuf gras lorsqu’il rencontre un bourgeois ayant le nez trop rouge.
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Funeste pressentiment dont est saisi le bœuf gras en passant devant la boutique de M. Roland, boucher. Le mercredi des cendres : — Deux rois détrônés !
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FONDATION D’UNE SOCIÉTÉ CALIFORNIENNE.

— Il faudrait pourtant dorer quelque chose à nos actionnaires.

— C’est juste… dorons-leur la pilule.

UNE CAISSE CALIFORNIENNE.

M. GOGO. — J’ai une somme à verser pour un de mes amis, où verse-t-on, s’il vous plaît ?

LE GÉRANT. — Monsieur, on verse ici.

M. GOGO. — J’ai maintenant un dividende à toucher pour mon propre compte.

LE GÉRANT. — C’est différent… on ne touche qu’en Californie.

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PREMIER DIVIDENDE CALIFORNIEN.

LE CAISSIER. — Le dividende, le voici… une oie !

L’ACTIONNAIRE. — Ah ! très bien, je comprends l’affaire maintenant… Le dividende une oie… la société californienne un canard, et les actionnaires des dindons !

L’OIE DE LA CALIFORNIE AU JARDIN DES PLANTES.

— Oh ! sapristi ! voilà l’oie qui avale tout l’argent que j’avais dans ma poche.

— Monsieur, c’est ce qui distingue cette oie de toutes les autres volailles… elle se nourrit indistinctement d’or ou d’argent ; c’est le seul aliment qu’elle trouve dans son pays natal.

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— Monsieur, je viens embrasser ma fille encore une fois avant que vous ne l’expédiez pour la Californie.

— Vous arrivez trop tard… je viens de sceller la caisse.

L’entrepreneur du commerce des femmes en Californie découvrant au bout de quelques jours de traversée, qu’on lui a livré de la fausse marchandise.
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— Voilà minette qui forme un neuf avec sa queue ; je vais vite prendre ce numéro-là à la loterie des lingots d’or, je suis sûre de gagner !

LA MÈRE DE FAMILLE. — Comment, monsieur, vous me demandez la main de ma fille sous prétexte que vous avez 400 000 fr., et par le fait vous n’avez absolument que 20 sous !

LE MONSIEUR. — Mais, madame, mon journal m’offre 400 000 fr. pour mes 20 sous, je vais les aller chercher.

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L’or français reconduit de brigade en brigade jusqu’à la frontière par la gendarmerie espagnole.
REPRÉSAILLES.

— Ah ! les vilains espagnols me traitent de vaut-rien… Viens donc de ce côté-ci, méchant doublon, qu’on te réduise à ton tour à ta juste valeur !

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DÉPRÉCIATION DE L’OR.

— Tiens, tu as un nez en or maintenant ?

— Mais, oui par économie ; c’est meilleur marché qu’un nez en argent.

Les pièces de vingt francs devenant une monnaie fort incommode par suite du gigantesque format que nécessitera la dépréciation de l’or.
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— Une chaîne en or, soixante francs !… c’est cher. Et en faux or, combien ?

— En faux, ça vaut cent quatre-vingt francs… le véritable or étant beaucoup plus commun que le Ruolz… le Ruolz est nécessairement beaucoup plus cher.

DERNIÈRE RESSOURCE DES CHANGEURS POUR SE DÉFAIRE DE LEUR FOND DE MAGASIN.

— Voyez, messieurs, mesdames, un sou le tas, les pièces d’or, un sou le tas !

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CONSÉQUENCES DU LIBRE COMMERCE ENTRE LA FRANCE ET L’ALGÉRIE.

— Quel effronté de Bédouin : il vient à Paris pour me demander de lui vendre ma femme : Un échange par trop libre !…

Les Arabes profitant du libre commerce entre la France et l’Algérie pour s’habiller à bon marché avec des vêtements du magasin de la Belle-Jardinière.
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L’arrivée de Jenny Lind à New-York, tous les dilettantes s’attèlent à sa voiture. Un américain se dirigeant vers le bureau de location de M. Barnum pour payer une stalle.
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Dilettantes se disputant les notes sorties du gosier de Jenny Lind.

M. Barnum faisant rentrer, chaque soir, après le concert, son rossignol dans son logement.

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JENNY LIND PRÉSIDANT UNE SÉANCE D’UN ÉTAT AMÉRICAIN.

LE SÉNAT EN CŒUR. — Présidente, présidente, chantez-nous l’ordre du jour !

Chaque Américain voulant posséder comme relique un fragment des vêtements de Jenny Lind, la célèbre cantatrice, par suite de l’enthousiasme de ses admirateurs, finit par se trouver dans une très fausse position.
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Fanatisme indien des Américains pour la nouvelle divinité du pays ; — ils se font écraser sous les roues de son char.

— Je suis arrivé trop tard pour l’enchère ; on avait vendu les souliers de Jenny Lind vingt mille dollars, je n’ai pu me procurer qu’une botte de M. Barnum au prix de mille dollars ; c’est toujours un souvenir !

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LE TÉLÉGRAPHE ESCARGOTIQUE.
Préliminaires indispensables pour établir la communication du fluide magnétique.
Séparation de corps entre deux époux au milieu de la lune de miel.
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— Monsieur, vous désirez savoir ce que fait en ce moment, votre épouse… Voici mon escargot qui vous adresse la réponse.

— Ah : fichtre : c’est bien désagréable !

— Hélas ! monsieur, je suis obligé de suspendre mes expériences… mon escargot est en deuil… Un monsieur poitrinaire a dévoré son sympathique.

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Inconvénient que présentent les fils du télégraphe électrique pour les chapeaux des conducteurs d’omnibus.
AVANTAGES DU TÉLÉGRAPHE ÉLECTRIQUE.

Les sauvages de l’Orénoque riant des calembours de M. Dupin dans la minute même où ils ont été prononcés.

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FAUSSE INTERPRÉTATION D’UNE ORDONNANCE.

— Pourquoi diable faites-vous piauler votre cochon comme ça ?

— Parbleu, pour le vendre à la criée.

Les bœufs venant pleurer comme des veaux chez le général Grammont en apprenant le projet d’établissement de boucheries à bon marché.
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Un balayage salutaire et moral. Courtier marron finissant par trouver un mauvais placement en persistant à boursicoter dans le passage de l’Opéra.
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— Comment, ma fille, tu ne veux plus de ton journal des Jeunes personnes ?

— Non, maman, j’aime mieux que tu m’abonnes au Pays pour que je puisse lire les mémoires de Lola Montès.

LOLA MONTÈS FEUILLETONISTE.

— Monsieur lit mes Mémoires… Je vous engage, monsieur, à les trouver bons, sans quoi, monsieur, je vous coupe les deux oreilles !

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TRAIN DE PLAISIR AÉRIEN. — LE VOYAGEUR SUPPLÉMENTAIRE.

M. GODARD. — Il n’y a que six places dans la nacelle, tenez-vous bien à la corde ; s’il descend un voyageur, vous prendrez sa place.

NOUVELLE ASCENSION DE M. POITEVIN.

L’aéronaute trouve moyen de cuire son bœuf pendant le voyage, ce qui lui procure l’avantage de le manger dès l’arrivée.

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Le taureau Jupiter voulant prouver qu’il saurait parfaitement enlever Europe sans le secours d’un ballon.
Pour terminer la série de ses représentations et pour mettre le comble à sa réputation, M. Poitevin se propose d’enlever tout l’Hippodrome avec ses six mille spectateurs. Cette expérience aura lieu le 1er avril prochain.