Contes populaires inédits de la vallée du Nil/Texte entier

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J. Maisonneuve et Cie, libraire-éditeurs (Les Littératures populaires, tome XXXII).




LES


LITTÉRATURES POPULAIRES


―――


TOME XXXII






LES


LITTÉRATURES POPULAIRES


DE


TOUTES LES NATIONS


―――


TRADITIONS, LÉGENDES
CONTES, CHANSONS, PROVERBES, DEVINETTES
SUPERSTITIONS


――
TOME XXXII
――



PARIS


J. MAISONNEUVE, LIBRAIRE-ÉDITEUR
25, QUAI VOLTAIRE, 25

1895







CONTES POPULAIRES

DE LA

VALLÉE DU NIL






――――
CHALON-SUR-SAONE
IMPRIMERIE FRANÇAISE ET ORIENTALE DE L. MARCEAU
――――




Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/13






À Madame
Irène Artin Pacha

Ma chère Femme

Je vous dédie les
traductions de ces
Contes
Populaires, en souvenir de
l’intérêt que vous avez pris à
les entendre

Yacoub Artin Pacha

Le Caire, 15 octobre 1893.





ÉTUDE


SUR LES


FOLK-LORES EN ÉGYPTE


Lorsque j’ai commencé à m’occuper de la question des Contes populaires en vogue de nos jours en Égypte, j’ai d’abord été frappé de la grande variété des thèmes sur lesquels conteurs et conteuses brodent à l’infini.

Je n’ai pas tardé à m’apercevoir que les invasions successives de l’Égypte, depuis des milliers d’années, par des peuples de civilisations et de provenances si différentes donnaient une explication très rationnelle de cette fécondité et de cette diversité dans l’imagination des enfants de la vallée du Nil.

J’ai suivi et répété mes observations et je suis arrivé à établir la division suivante qui me parait tout à fait satisfaisante.

D’après cette division, tous les contes populaires en Égypte rentrent dans quatre groupes principaux.

Dans le premier groupe se trouvent les contes qui ont été introduits en Égypte à la suite des immigrations des peuples de l’Asie.

On y relève l’influence syrienne, mésopotamienne, turque et surtout persane, dont la civilisation, depuis l’antiquité, depuis l’ère musulmane surtout et jusqu’à nos jours, a été constamment dominante dans toute cette partie de l’Orient.

On peut rattacher à ce groupe les contes où les dives, les djinns, l’esprit du mal et l’esprit du bien, Dieu et Satan, les anges et les démons, jouent un grand rôle. La croyance fondamentale de ces contes est la croyance manichéenne.

Dans tous ces contes, les femmes sont blanches comme le lait et belles comme le soleil ou la lune ; leurs noms sont choisis de préférence parmi des adjectifs persans indiquant une qualité physique ou morale.

D’un autre côté, ces contes ne s’entendent généralement que dans les villes, et, le plus souvent, ils sont narrés par des personnes de provenance étrangère, ou ayant, à quelque degré que ce soit, des liaisons avec des familles asiatiques, ou bien encore descendant d’esclaves blancs des deux sexes d’origine asiatique.

L’influence grecque ou européenne, qui donne origine au deuxième groupe, se dénote par l’introduction dans les contes, d’animaux tels que la chèvre, le bouc, le paon, etc., presque tous des animaux sacrés du paganisme qui, chez les Chrétiens, et, par suite, chez les Musulmans, sont devenus des animaux immondes ou enchantés, voués à l’Esprit du mal. Rarement ces contes finissent sans l’intervention d’un animal dont on peut rattacher l’origine à celle de son congénère du Panthéon grec ou romain.

Le troisième groupe est celui qui nous vient des Arabes nomades, des Juifs et même des Berbères des déserts de l’Ouest, c’est-à-dire des Sémites en général. Ils sont toujours à tendance, en ce sens qu’ils se rapportent à une pratique qui est devenue religieuse.

Ainsi des contes entiers roulent sur la circoncision, sur la répudiation, sur le pèlerinage, etc.

En général aussi, lorsque, pour les besoins de la cause, quelqu’un doit intervenir, c’est toujours Dieu, l’Unique, le Très-Haut, le Tout-Puissant, etc.

Il y a aussi des qualités et des défauts, des vertus et des vices qui forment la base de ces contes, ce sont : la patience, la bonté, la douceur de caractère, etc.; lacolère, l’envie, la méchanceté…

Le quatrième groupe nous vient des Nègres de l’Afrique centrale.

Ici, le rôle principal échoit à la Goule. Qu’est-ce que la Goule ? Il est bien difficile de le définir : c’est un être complexe ; elle est tout et n’est rien.

Le Nil, qui submerge tout un village et noie hommes et animaux, est la Goule.

Le chasseur d’esclaves, qui attaque un village, en tue les hommes et en enlève les enfants, est la Goule.

La Goule est le fleuve qui inonde, l’incendie qui dévaste, le torrent de pluie, etc.

La Goule est l’hippopotame monstrueux, le crocodile féroce.

La Goule est l’Arabe et le Turc négriers, mais blancs, voleurs d’enfants, tueurs de femmes et de guerriers.

Elle est terrible, elle est impitoyable : les contes où elle figure ne parlent que du sang versé, de rapts, de vols et de massacres. En général, les contes de ce groupe sont propagés par les esclaves nègres des deux sexes.

Outre ces quatre groupes de contes dont on peut retrouver les origines d’après les divisions que nous venons d’établir et qui pour l’Égypte de nos jours me semblent exactes, il y a aussi ceux dus à l’influence des Mille et une Nuits des contes d’Antar, d’Abou-Zeid El-Hilali et d’autres contes publiés ou écrits, qui alors se mêlent aux contes inédits et peuvent dérouter les observateurs les plus sagaces et les plus patients.

J’ai entendu dans les villages, des contes où Mehemet Aly Pacha (XIXe siècle) remplaçait Haroun-Errachid (VIIe siècle); où quelque Pacha ou quelque poète du jour était substitué au vizir Barnek et à Abou Nawas ; il en était ainsi de tous les personnages des Mille et une Nuits.

Le conteur se posait en historien, on l’écoutait avec une bonne foi absolue. Tout cela était si naïf et si dénué d’artifice qu’il m’a été impossible de pouvoir apprendre de l’individu lui-même d’où il avait tiré ce conte et comment il l’avait appris.

Ainsi, M. G. Maspero entend sur les bords du Nil un fellah répéter un conte qui lui paraît être une réminiscence d’un des contes pharaoniques qu’il a traduits. Il note le conte du marinier, puis, à force de volonté et de patience, il remonte à sa source. Un enfant, qui avait lu le conte dans la traduction de Maspero, l’avait narré chez lui et, de bouche en bouche, ce même conte, avec des variantes, était revenu à Maspero par un marinier des bords du Nil.

D’ailleurs, je n’ai, quant à moi, jamais entendu un conte populaire rappelant de près ou de loin l’antique Égypte, à moins que ce ne fût une réminiscence des légendes de ces temps reculés de la Haute-Égypte, où les Afrites, sous forme d’animaux, chacals, chiens, singes, etc., vivent dans les Birba, anciens temples ou grottes funéraires en ruines. À Zagazig, j’ai entendu un conte où l’Afrite était un chat : faut-il voir là une réminiscence du culte du chat à Tell-Basta, la Bubastis des anciens ?

Ce qui distingue certainement les contes égyptiens que je crois autochtones, c’est que la race conquérante y est toujours tournée en ridicule: le Turc de nos jours joue toujours le rôle de bafoué ou d’épouvantail. Généralement, c’est une femme ou un enfant qui se moquent de lui et le rendent la risée de l’auditoire.

Il est à remarquer que la ruse et la fourberie sont des preuves d’intelligence et de fécondité d’esprit.

Dans les cas où le Turc sert d’épouvantail, pour excuser la terreur qu’il cause aux Égyptiens on s’arrange de façon à ce que de hauts et puissants personnages aient eu peur de lui.

Voici un spécimen de ce genre de contes :

« Dieu créa Adam et Ève et les plaça dans le Paradis, avec défense de manger du fruit défendu.

» Ils en mangèrent.

» Dieu leur envoya un exprès pour leur dire de sortir du Paradis, ainsi qu’il avait été convenu en cas de désobéissance.

» — Bien, dit Adam.

» — Bien, dit Eve.

» Mais ils continuèrent à jouir des délices du Paradis.

» Au bout d’un certain temps, Dieu s’étant informé, apprit qu’ils étaient encore dans le Paradis.

» — Ne les a-t-on pas avertis qu’ils devaient en sortir ? demanda Dieu à un de ses aides-de-camp.

» — Si fait, lui fut-il répondu, mais ils ne sont point sortis.

» — Allez de nouveau, dit-il à un huissier, et dites-leur de déguerpir.

» L’huissier part.

» — Ô Adam et Ève, leur crie-t-il, Dieu vous renvoie du Paradis, sortez !

» — Eh bien ! quoi, est-il donc si pressé ; laisse-nous faire nos préparatifs, lui dit Adam.

» — Veut-il donc que nous partions sans emporter nos effets ! dit Ève.

» Une querelle s’ensuivit.

» L’huissier retourna vers Dieu et lui raconta ce qui s’était passé : l’opposition d’Adam et d’Ève ainsi que la querelle.

» Dieu appela le cawas turc Timour Agha.

» — Allez, dit-il, me mettre ce couple à la porte du Paradis.

» Dès que le cawas fut arrivé à la demeure du couple désobéissant, il cria :

» — Oh là ! Adam !

» — Me voici.

» — Prends ta femme et sors d’ici.

» Hadir, j’obéis.

» Et Adam et Ève sortirent du Paradis, tout nus, parce qu’étant au bain, ils n’eurent pas le temps de s’habiller. »

Une autre marque caractéristique de ces contes, c’est que, de tous les personnages qui s’y meuvent, c’est toujours la femme qui est la plus intelligente; fût-elle simple ou naïve, elle finit toujours par avoir raison à la longue, de même que c’est toujours à elle qu’échoit le beau rôle.

Un dernier trait, enfin, c’est que, comme les êtres humains, les bêtes et les choses pensent, parlent et agissent.

« Le moustique se posa sur les hautes branches du dattier pour se reposer.

» Une fois reposé, il dit au dattier : Tiens-toi bien, je vais m’envoler.

» Le dattier lui répondit : Je ne t’ai pas senti te poser sur moi, et, si tu n"étais pas si près de mes oreilles, je ne t’aurais même pas entendu parler; tu peux prendre ton vol sans que je m’en aperçoive.

» Le moustique s’en alla tout dépité. »

Il est plus que probable que ces contes se sont répétés de siècle en siècle, en se transformant ; selon l’esprit de la religion régnante et de la nationalité du conquérant.

Cependant le fond même n’a pas dû changer.

Ce fond, comme je l’ai déjà dit, me semble se restreindre aux trois catégories suivantes :

I. — La critique du pouvoir constitué, quel qu’il soit.

II. — L’admiration, le respect et l’amour de la femme.

III. — La croyance en l’âme universelle, se manifestant dans toute la nature, ou la croyance au Panthéisme.

Il arrive souvent que des contes rentrant dans les quatre premières divisions que j’ai établies, et dont l’aspect et l’ordonnance générale indiquent la provenance étrangère, se trouvent être transformés en contes ayant absolument le caractère de ceux que j’ai appelés autochtones, et même de ceux écrits, tirés des Mille et une Nuits, ou d’autres recueils analogues.

Il faut en chercher la cause dans la tournure d’esprit, le caractère et les penchants des Égyptiens et surtout dans l’aptitude qu’ont tous les peuples à s’approprier et à adapter à leur langue, à leurs mœurs et à leurs usages tout ce qui leur plaît chez les autres nations.

C’est aussi dans les contes de ce genre qu’il faut rechercher les réminiscences de l’antiquité.

Un peuple qui, de tout temps ou du moins aussi loin dans le passé qu’il nous soit permis de remonter, a été gouverné et tyrannisé par des étrangers, est naturellement enclin à noircir ses maîtres, ainsi que ses juges, et il lâche de le faire aussi spirituellement que possible.

On peut se rendre un compte exact du peu de respect que ce peuple a pour ses juges et ses administrateurs par ce fait que, même de nos jours, les voleurs, les assassins et autres criminels, sortis ou évadés de prison ou du bagne, ne sont pas mis au ban de la société. Au contraire, on les reçoit, on leur fait bon accueil, on s’allie même avec eux, et, au besoin, on les protège. Ils bénéficient de l’idée, fort enracinée dans le peuple, que le Maître, le Gouvernant, le Juge sont des tyrans qui condamnent, à tort et à travers, innocents et coupables, et ces derniers profitent de la pitié du public envers les premiers.

Quant aux femmes, il faut, je pense, chercher l’origine du respect dont elles sont entourées dans celui des anciens Égyptiens pour la Mater familiæ.

L’origine du Panthéisme est facile à saisir.

Il faut bien se garder de confondre les contes où l’on parle de Pharaon avec ceux provenant de l’antique Égypte.

Le Pharaon est une introduction biblique ou koranique en Égypte ; si on en parle, c’est toujours dans le sens du mauvais Pharaon du temps de Moïse, et il n’a rien de commun avec les Pharaons de l’ancienne Égypte.

À ce propos, on raconte :

« Pharaon traitait les Égyptiens avec la plus grande rigueur.

» Moïse alla le voir et lui dit :

» — Ô Pharaon ! pourquoi tyrannises-tu ainsi le peuple ?

» Pharaon ne répondit pas. Il ordonna qu’on prit deux fois quarante rats, qu’on les enfermât dans deux sacs en cuir et qu’on les apportât devant lui.

» Lorsqu’on apporta les deux sacs de cuir contenant chacun quarante rats, Pharaon commanda qu’on déposât un des sacs à terre. Il fit prendre l’autre par quatre hommes vigoureux et leur dit de le secouer jusqu’à ordre contraire.

» En quelques minutes le sac déposé à terre fut percé de quarante trous et les quarante rats en sortirent et se sauvèrent, tandis que le sac qui était remué était intact dans toutes ses parties. »

Ne sent-on pas dans ce conte l’influence biblique et koranique ?

Et Pharaon ne traite-t-il pas le peuple comme ce peuple a été habitué d’être traité depuis des milliers d’années ?

Ne sent-on pas, en outre, l’inimitié du peuple contre ses gouvernants, dans ce trait que si Pharaon n’était pas puissant et par- tant intraitable, le peuple le détruirait, lui. Pharaon, le sac représentant Pharaon, et les rats le peuple ?

Dans le même genre, on raconte encore :

« Autrefois le peuple d’Égypte était spirituel, léger et délié d’esprit, car le pays était couvert de pistachiers et le fond de la nourriture du peuple était la pistache.

» Pharaon vint ; il s’aperçut qu’il ne pourrait se rendre maître des Égyptiens que s’il alourdissait leur esprit.

» Il ordonna d’abattre tous les pistachiers et fit remplacer la culture de la pistache par celle de la fève.

» Le peuple mangea des fèves, son esprit s’alourdit et Pharaon put alors le gouverner à son gré. »

Ne voit-on pas ici le désir du peuple de se disculper des conquêtes successives de l’Égypte par les Étrangers ?

Y a-t-il là une réminiscence du temps où l’Égypte était boisée ou bien de l’introduction de la culture de la fève dans ce pays ? Ou encore du temps où l’Égypte était libre et prospère par elle-même et au profit de ses habitants ?

Il faut encore que j’attire ici l’attention sur la croyance généralement répandue ; que le lecteur des Mille et une Nuits éprouve un malheur personnel dans le courant de l’année où il a lu ce livre. Cette croyance est entretenue, et non sans succès, par les lettrés et les gens religieux. Mais, malgré cette croyance, ou plutôt cette superstition, les contes des Mille et une Nuits sont très connus de tous ceux qui, par plaisir ou par métier, aiment à conter. Je suppose que c’est précisément à cause de cette réprobation quasi religieuse qu’aucun conteur ne se pique d’exactitude lorsqu’il répète une de ces histoires. Ce sont donc généralement les contes tirés de ce recueil qui subissent les transformations dont nous venons de parler et qu’il faut attribuer à la tournure d’esprit des Égyptiens.

Il serait impossible, vu l’importance des thèmes, qu’on parvienne à réunir la collection des contes populaires de l’Égypte. Tant de races différentes y ont laissé les traces de leur passage, tant de races différentes y sont, depuis tant de siècles, en communications constantes et journalières de vie et d’idée, d’une rive du Nil à l’autre; même de l’un à l’autre bord d’un canal, les thèmes des contes en vogue peuvent changer.

Au Caire, même les limites des quartiers peuvent souvent être considérées comme limites de tel ou tel thème de conte.

Les êtres qui se meuvent dans les contes peuvent être les mêmes et changer de forme. Ainsi le « Afrite »[1], le diable, le lutin, de nos jours est dépeint à l’Ezbékieh habillé d’un pantalon noir et coiffé d’un chapeau haut de forme de même couleur, c’est-à-dire qu’il représente un Européen.

À Sayïda Zénab, le diable sera un Ghùzz ou Turc ; à Hassanyeh, ce pourra être un Arnaute (Épirote) habillé de rouge ; au vieux Caire, ce sera un Nègre; à Boulak, un Saïdien ; tandis qu’ailleurs ce sera peut-être un Maugrabin vêtu de blanc (Berbère des Côtes de l’Afrique du Nord)[2]

On ne lit guère parmi le peuple en Égypte,

mais on y parle beaucoup ; aussi les conteurs Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/34 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/35 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/36 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/37 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/39 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/41 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/42 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/43 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/44 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/45 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/46 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/47 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/48 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/49 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/50 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/51 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/52 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/53 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/54 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/55 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/56 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/57 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/58 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/59 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/60 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/61 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/62 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/63 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/64 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/65 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/66 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/67 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/68 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/69 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/70 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/71 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/72 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/73 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/74 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/75 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/76 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/77
II


LE POT ENCHANTÉ



Trois sœurs vivaient ensemble. Elles filaient du lin et gagnaient leur vie en commun.

La plus jeune était aussi la plus adroite, elle filait toute seule plus que les deux autres ensemble, et de temps en temps achetait de son propre argent quelque chose pour elle-même.

Un jour qu’elle revenait du marché avec un vieux pot en albâtre, ses sœurs aînées se mirent dans une violente colère et pensèrent la maltraiter pour ses extravagances.

Mais le pot était enchanté et la jeune fille n’avait plus besoin de garder l’argent qu’elle gagnait, car, si elle voulait manger, son pot en albâtre la nourrissait, si elle voulait s’habiller, son pot lui fournissait des vêtements ; en un mot, pas un vœu que le pot n’accomplît.

Craignant la jalousie de ses sœurs, elle faisait semblant de vivre de ce que ses aînées lui donnaient : de leurs restes, et de s’habiller de leurs vieilles nippes ; mais quand elle était seule, elle se dédommageait, en ayant recours au précieux talisman qu’elle possédait.

Un jour qu’il y avait une grande réjouissance à la Cour, on invita les trois sœurs, car elles étaient des demoiselles de condition et fort présentables, quoique pauvres.

Les deux sœurs aînées se parent de ce qu’elles ont de mieux et vont au palais, en laissant leur cadette à la maison pour la garder.

Dès qu’elles sont parties, la troisième sœur demande à son pot en albâtre un costume vert, rouge et blanc, des bijoux étincelants et tout ce qu’il faut pour faire bonne figure à la fête.

Ainsi attifée, elle va au Palais ; personne ne la reconnaît, pas même ses sœurs, tellement elle est éclatante de beauté ; elle fut, pour ainsi dire, la reine de la fête.

Quand elle voit que la soirée tire à sa fin, elle se sauve, mais, dans sa précipitation, en traversant la cour du palais, elle laisse tomber un de ses bracelets en diamant dans l’auge remplie d’eau où on menait s’abreuver les chevaux du roi.

Le lendemain matin, lorsque les chevaux vont à l’auge, aucun d’eux ne veut en approcher et tous reculent effrayés. Les palefreniers visitent l’auge et y découvrent le bracelet en diamant qui, par l’éclat de ses feux, effrayait les chevaux.

Le fils du roi, qui était présent, considère l’objet et déclare à son père qu’il veut se marier avec la femme à qui appartient ce bracelet.

Des huissiers parcourent toute la ville pour trouver l’heureuse propriétaire du bracelet.

Après quinze jours de vaines recherches, on finit par arriver à la maison des trois sœurs, on essaye le bracelet sur le poignet de chacune d’elles et on constate qu’il s’ajuste à ravir sur celui de la cadette.

Le mariage est annoncé et les noces commencent.

Le dernier jour, après que la jeune fille eût pris son bain, ses sœurs la coiffèrent et lui enfoncèrent dans la tête de grandes épingles en forme d’aigrette.

Dès que la coiffure magique fut terminée et que la dernière épingle fut enfoncée, la jeune fille se transforma en tourterelle avec une houppe sur la tête et s’envola à tire d’ailes par la fenêtre.

Tous les jours elle venait se poser sur la fenêtre de la cuisine du roi et roucoulait tristement.

Le roi avait donné ordre de la faire prendre vivante. Enfin, un jour on parvint à l’attraper et un magicien qui se trouvait pour lors à la Cour pour soigner le jeune prince qui se mourait de consomption et d’amour, reconnut sur la tourterelle le talisman.

Il enleva délicatement les épingles et, lorsqu’il retira la dernière, la tourterelle redevint jeune fille.

Le prince reconnaissant sa fiancée fut guéri aussitôt et depuis ils vécurent heureux et contents.

La princesse pardonna à ses sœurs et les pourvut de dot et de mari [3]. 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La mule était là qui remplissait ses outres. Lorsqu’elle frappa du pied le sol, que la terre s’entr’ouvrit et qu’elle s’engagea dans le souterrain, les deux femmes l’y suivirent et allèrent jusque dans la cuisine. La vieille se dirigea vers les marmites, qui rangées sur le feu, chantaient joyeusement; elle découvrit une marmite, goûta au mets qui y cuisait, en découvrit une autre, puis une troisième, puis toutes, sans que ses mains n’eussent reçu aucune tape, et elle n’entendit aucune voix lui défendre de les toucher. Elle vit aussi les mets les plus succulents, en goûta etforça la princesseà en faire autant. l.e pain également, dans la huche, se laissa prendre sans protestation ; tout était bon et bien meilleur que ce qu’on mange d’habitude. La vieille remarquait, cependant, que tout était changé depuis sa dernière visite. En effet. on sentait une joie régner partout dans ce palais enchanté. Conduite par la vieille, la princesse arriva enfin dans la grande salle du bassin; les deux Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/116 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/117 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/119 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/120 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/121 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/122 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/123 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/124 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/125 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/126 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/127 Page:Artin Pacha - Contes populaires inédits de la vallée du Nil, 1895.djvu/128 Page:Artin Pacha - 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Ah ! mon frère, elle est si jolie, si grande, si grasse, si blanche ! Ah ! mon frère, quelle cuisine succulente elle fait ! on dirait que c’est du musc, et elle embaume le jasmin. »

Ce soir-là, Hassan voyant que son ami ne venait pas au café à l’heure accoutumée, rentra de bonne heure chez lui. Il trouva sa femme occupée à faire les lits, aidée de sa négresse qui paraissait tomber de fatigue et de sommeil.

« Es-tu donc malade, lui demanda sa femme, que tu rentres de si bonne heure ?

— Non, répondit Hassan, c’est que j’ai envie de dormir. »

Ayant tout bien examiné dans la maison et ne voyant rien d’anormal, il se réjouit, croyant être arrivé à temps !… Les lits étant préparés, il se coucha.

La négresse ayant fini son service sortit.

Mais au moment de sortir, elle renversa le fanal : la chandelle qui y brûlait s’éteignit.

« Peste soit de la maladroite. » s’écria sa maîtresse, tout en se levant pour rallumer le fanal. 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XX


LA FILLE DU MENUISIER



Il y avait autrefois un menuisier qui remerciait continuellement le Très-Haut de lui avoir donné une fille d’une beauté rare.

Il demeurait en face du palais du sultan de leur ville.

Un beau jour il eut envie d’aller en pèlerinage à la Mecque.

Il prépara à cet effet tout ce dont il avait besoin et se mit en route, accompagné de sa femme et de son fils, en laissant sa fille seule à la maison.

De crainte qu’il ne lui arrivât malheur, il cloua toutes les portes avant de partir.

Le lendemain la fille monta sur un arbre du jardin et dit : « Bonjour, ô mon arbre, ô mon bon jujubier ! Saurais-tu quand mon père et mon frère reviendront ? »

Le fils du Sultan l’entendit et lui dit : « Si tu est aussi adroite que bien faite, tu compteras ton arbre feuille par feuille. »

Elle lui répondit : « Si tu es toi même adroit et intelligent, tu compteras étoile par étoile toutes celles du firmament ainsi que tous les vaisseaux qui couvrent la surface des mers. »

Lorsque le jeune prince vit qu’il avait à faire à plus habile que lui, il résolut de lui jouer des tours et de lui faire de mauvaises plaisanteries.

Elle avait un chat qui s’appelait Boustane et qu’elle aimait beaucoup.

Le fils du Sultan réfléchissait chemin faisant sur le tour à jouer à la jeune fille quand il rencontra un homme qui vendait des intestins de bœuf. Il lui proposa de prendre ses habits crasseux et sales contre les siens qui étaient princiers, mais en gardant l’assiette d’intestins.

Il va sans dire que le marchand accepta avec joie la proposition du jeune prince et l'échange fut fait.

Dès que le fils du Sultan se fut affublé de ses nouveaux habits, il se dirigea vers la maison de la jeune fille, en criant dans la rue qu’il vendait des intestins.

Elle l’entendit et l’appela en lui disant : « Donnes-m’en pour cinq paras et mets-m’en beaucoup. » Puis elle lui tendit une assiette. Il y mit des intestins, elle en demanda de plus, il refusa d’en donner, un échange de mots grossiers s’en suivit et lui, levant l’assiette, en asséna un coup à la jeune fille qui tomba par terre et l’assiette se brisa sur le parquet.

Notre homme se sauva ensuite pour ne paraître que le second jour, au moment où la jeune fille montait sur son arbre et lui disait : « O mon arbre, ô mon bon jujubier, quand mon père et mon frère reviendront-ils ? »

Le fils du Sultan l’entendit et lui dit : « Tu n’as pas oublié que je t’ai fait perdre cinq paras, que je t’ai cassé une assiette, que je t’ai fait mal, enfin que je t’ai avilie. »

Elle comprit alors que c’était lui qui avait joué le tour de la veille ; elle résolut alors de se venger.

Le lendemain matin elle prépara le tour qu'elle devait lui jouer.

Elle alla chez un teinturier et lui dit : « Teignez-moi de noir et faites-moi négresse ; puis emmenez-moi au marché et mettez-moi en vente. M’offrirait-on mille bourses que vous ne devrez pas me vendre, mais si c’est le fils du Sultan qui me demande, vendez-moi à lui à n’importe quel prix.

C’est ce qui fut fait ; le prince ayant besoin d’une esclave noire en ce moment-là, l’acheta pour trente bourses et la fit amener chez lui par ses domestiques.

Ceux-ci se mirent en route avec elle ; puis, lorsqu’ils arrivèrent à une porte cochère, elle s’arrêta tout court et leur dit de l’attendre un instant, qu’elle allait faire ses besoins et qu’elle reviendrait tout de suite.

Ils s’assirent là et l’attendirent jusqu’au coucher du soleil ; quant à elle, elle s’était sauvée, elle était rentrée chez elle, s’était déshabillée, bien lavée et se reposait.

Dès que les serviteurs furent rentrés au palais, le prince leur demanda où était l’esclave qu’il avait achetée ; lorsqu’ils lui eurent dit la chose, il s’emporta tellement qu’il les battit, et il était tellement irrité qu’il s’évanouit et tomba sur le parquet en se tordant le cou, ce qui lui donna une forte douleur.

Le lendemain matin la jeune fille monta sur son arbre comme d’habitude et répéta ses mêmes questions. Le fils du Sultan l’entendit et lui dit ce qu’il lui avait dit après lui avoir joué le tour de l’assiette d’intestins.

Elle lui répondit aussitôt : « Et moi je t’ai fait perdre trente bourses, je t’ai fait abîmer quatre hommes à force de coups, je t’ai fait évanouir et presque te tordre le cou. »

Le prince comprit alors que c’était elle qui avait fait l’esclave noire.

Il la quitta et s’en alla préparer un second tour.

Il ne trouva rien de mieux, pour lui jouer son tour, que de la prendre pour femme. Il patienta jusqu’au retour du père. Le menuisier ne tarda pas à arriver, le prince alors, escorté de ses gardes d’honneur, s’en alla à sa rencontre en grande cérémonie et l’invita à passer trois jours chez lui.

Cet excès de courtoisie de la part du prince donna beaucoup à réfléchir au brave menuisier qui commençait à s’inquiéter en pensant que peut-être quelque chose s’était passé entre le prince et sa fille pendant son absence. Il demanda alors la permission de rentrer chez lui un instant ; cette permission lui fut accordée. Il rentra, anxieux de savoir ce qui était arrivé. Il trouva sa demeure tout aussi barricadée que lorsqu’il l’avait quittée, pas le moindre changement, pas la moindre effraction.

Il entra, baisa sa fille au front, puis s’assit tout pensif, quand tout à coup on frappa à la porte et on lui dit que le fils du sultan l’attendait. Notre menuisier se hâta d’y aller, et le prince lui annonça sans façon qu’il désirait devenir son gendre.

« O mon seigneur, lui répondit-il, des personnes de la catégorie de ma fille ne conviennent point à vos pareils ! » Là-dessus, il fit une révérence et se retira.

Le jeune prince envoya un conseiller au menuisier qui, voyant l’insistance du fils du Maître, consentit à ce mariage, tant de crainte que de l’honneur que cela lui faisait et des richesses qui s’ensuivraient.

Les noces se firent avec le cérémonial d’usage et le soir, quand le prince entra dans la chambre nuptiale, il ne toucha point à sa femme, ne lui adressa même pas la parole, mais au contraire l’éloigna avec mépris.

Le lendemain il alla vers elle et lui dit : « Bonjour, fille du menuisier !

— Deux fois bonjour à toi, ô fils du Sultan ! lui répondit-elle.

— Que faut-il pour que la mariée soit considérée comme pure ? ajouta-t-il.

— Il faut qu’elle soit d’une blancheur immaculée, dit-elle.

— C’est parce que je le sais que je ne t'approcherai jamais, dit sèchement le prince.

— Que votre volonté soit faite, dit timidement la jeune fille, et que Dieu vous prolonge la vie. »

Cet état de choses dura un certain temps, puis, un beau jour, le prince eut envie de faire une promenade en dahabieh ; il donna, à cet effet, les ordres nécessaires et s’embarqua, se promettant de se distraire.

Sa femme s’en aperçut ; elle s’habilla avec un luxe étonnant, fit apprêter une magnifique dahabieh [4] et s’y embarqua en grande pompe en amenant des chanteuses et des danseuses renommées.

Elle fit amarrer sa dahabieh assez près de celle du prince, son mari.

Il remarqua tout ce luxe et en fut frappé à tel point qu’il envoya un de ses eunuques demander à la maîtresse de la dahabieh si elle voulait bien permettre au fils du Sultan d’aller lui tenir compagnie.

L’eunuque obéit et reçut l'autorisation qu’il demandait pour son maître qui ne pouvait en croire ses yeux, tellement l’aventure lui plaisait. Enfin, il se rendit sur cette fameuse dahabieh et, transporté de joie, il conversa avec la fille du menuisier. Ils goûtaient tous deux un plaisir indicible à s’aimer.

Ils continuèrent ainsi bien avant dans la nuit. En se séparant elle demanda au prince comment s’appelait le village où ils se trouvaient. Il lui dit qu’il s’appelait Haroun.

Sachant qu’elle avait conçu, elle ne voulut pas oublier ce nom pour le donner à son premier-né.

La noce terminée, chacun se retira de son côté. Le fils du Sultan rentra plus amoureux que jamais, ne sachant quoi penser de cette délicieuse aventure.

Neuf mois plus tard elle accoucha d’un garçon, qu'elle nomma Haroun, sans que le prince se doutât de rien.

La seconde année, le prince retourna en dahabieh et sa femme le suivit comme elle l’avait fait un an avant.

Tout — sans exception — ce qui s’était passé la première fois, se renouvela encore et, une fois les voluptueux moments écoulés, elle lui demanda le nom de l’endroit où ils se trouvaient ; il lui répondit : Karoun.

Chacun se retira de son côté et neuf mois plus tard elle accouchait d’un second garçon qu’elle nommait Karoun.

La troisième année tout se renouvela de même.

Elle lui demanda le nom du village qu’ils avaient devant eux, il lui dit : Jekh-el-nour, (source de lumière).

Neuf mois après ces délicieux moments, elle accoucha d’une fille qu’elle nomma Fekh-el-Nour.

Quelque temps après, elle apprit que le prince partait pour une des villes voisines, elle sortit alors en hâte et se rendit chez un marchand d’esclaves en lui disant de l'amener dans la ville où se rendait le fils du sultan et de tâcher de la vendre au prince. Ils furent si prompts dans l’exécution de leur projet qu’ils arrivèrent dans la ville avant le prince et se mirent sur la voie qu’il devait suivre.

Celui-ci ne tarda pas à venir et l’acheta une seconde fois : elle fut envoyée an palais comme la première fois.

Bientôt le prince rentra dans sa ville qu’il avait quittée pour quelque temps. La première nuit il la passa dans ses appartements, tout seul : le lendemain matin il alla trouver sa femme et lui posa les mêmes questions qu’il lui avait posées le lendemain de leur mariage : « Que faut-il pour que la mariée soit considérée comme pure, etc. »; il en eut les mêmes réponses et la quitta, croyant l’avoir encore humiliée et mortifiée.

Quelque temps après il voulut se remarier et prendre une nouvelle femme : au moment des réjouissances générales, les trois enfants descendirent dans les cuisines pour déranger les domestiques, et ils leur disaient : « Nous sommes les fils du prince, votre maître. » Les serviteurs, tout étonnés, allèrent communiquer la chose à leur maître qui, les ayant aperçus pendant qu’ils se sauvaient chez leur mère, pensait : « Si j’avais d’aussi beaux enfants je ne me remarierais jamais. »

Il se mit à les attendre dans un corridor et bientôt ils apparurent de nouveau : « De qui êtes-vous fils ? leur dit-il.

— Nous sommes tes enfants, » répondirent-ils en se sauvant vers leur mère ; le père les suivit et arriva en face de sa femme : « D’où sortent ces enfants », lui dit-il sèchement.

Elle répondit : « Ce sont tes fils ; as-tu oublié nos délices en dahabieh, quand nous étions ensemble ? J’ai eu de toi ces enfants et leur ai donné les noms des villages où nous nous arrêtions. »

Le prince en fut très heureux et reconnut la supériorité de sa femme. On changea les réjouissances de la noce en celles de la triple circoncision des enfants.

Depuis ils vécurent dans le bonheur et la prospérité jusqu’à leur dernière heure.


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TABLE DES MATIÈRES

Etude sur les Folk-Lores en Egypte 1

PREMIER GROUPE

PERSANS, INDIENS, ARIENS DE L’EST.

I. Les trois femmes et le kadi 25

II. Le pot enchanté 63

III. La princesse Tcherkesse 69

IV. La princesse Tag-el-Agem 77

DEUXIÈME GROUPE

ARIENS DU NORD, EUROPÉENS, GRECS, ROMAINS, ETC.

V. Les quarante boucs et le bouc chevauchant sur le bouc 87

VI. Les trois fils du Sultan 103

VII. Le cheval enchanté 115

TROISIÈME GROUPE

SÉMITIQUES, ARABES, JUIFS, BERBÈRES

VIII. Un mariage au profit du mari 123

IX. La patience 131

X. Ne concluez jamais 137

QUATRIÈME GROUPE

AFRICAINS-NÈGRES, SOUDAN ORIENTAL

XI. Un brave 145

XII. Frère et sœur 149

XIII. Foni et Fotia 157

CINQUIÈME GROUPE

EGYPTIENS-AUTOCHTONES

XIV. Malice des femmes 165

XV. Les trois filles du marchand de fèves 185

XVI. Le Turc jaloux et sa femme Cairotte 195

XVII. Souheim-el-Leyl 201

XVIII. La bonne Oum-Aly 219

XIX. Le kadi bien servi 231

XX. La fille du menuisier 240

XXI. El-Saïd Aly 251

XXII. El-Schater Mouhammed 265



FIN DE LA TABLE




CHALON-SUR-SAONE, IMP. DE L. MARCEAU



  1. Je ne connais que les publications suivantes des contes populaires égyptiens en Europe :
    I° Contes arabes modernes, recueillis et traduits par Guillaume Spitta-Bey. Leyde, 1883. 2° Contes arabes en dialecte égyptien, par M. Max van Berchem (Journal Asiatique), mdccclxxxix.
    3° H. Dulac, Quatre Contes arabes en dialecte cairote. (Mission archéologique française au Caire, 1881-84, fascicule premier. ) Paris, E. Leroux, 1884.
    Quelques Contes nubiens, par le marquis de Rochemonteix. (Mémoires de l’Institut égyptien, t. II. Caire, 1889.)
    A Collection of modern arabic stories, etc., by lieut.-col. A. O. Green. R. A. Cairo, 1886. — Le même, en arabe. Londres, Henry Frowdr, 1893.
  2. Lorsque dans un conte un nom propre ou un substantif est employé au diminutif, très généralement ce conte peut être considéré comme originaire de la Haute-Egypte ou du Bédouin des déserts à l’ouest du Nil.
  3. Comparer avec le conte de Cendrillon.
    En Egypte, dans les appartements, les femmes vont nu-pieds, la pantoufle de Cendrillon est remplacée par le bracelet du poignet, et dans d’autres contes analogues par le bracelet à la cheville.
  4. Bateau de voyage sur le Nil.