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Contribution à la critique de l’économie politique/Chapitre 2

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Contribution à la critique de l’économie politique
traduit sur la 2e édition par Karl Kautsky
Traduction par Laura Lafargue.
Texte établi par Alfred Bonnet, V. Giard et E. Brière (p. 78-79).

CHAPITRE II

la monnaie ou la circulation simple


Dans un débat parlementaire sur les Bank-Acts de sir Robert Peel, introduits en 1844 et 1845, Gladstone faisait remarquer que l’amour lui-même n’a pas tourné la tête à plus de personnes que ne l’a fait la spéculation sur l’essence de l’argent. Il parlait de Bretons aux Bretons. Les Hollandais, au contraire, gens qui, au mépris des doutes de Petty, ont de tout temps possédé un esprit « divin » pour les spéculations d’argent, n’ont jamais perdu l’esprit dans la spéculation sur l’argent.

On a surmonté la difficulté capitale de l’analyse de la monnaie dès qu’on a compris qu’elle tire son origine de la marchandise elle-même. Cela posé, il ne s’agit plus que de concevoir nettement ses formes déterminées particulières, ce que rend quelque peu difficile le fait que tous les rapports bourgeois dorés ou argentés apparaissent comme des rapports monétaires et que la forme monnaie, par conséséquent, semble posséder un contenu infiniment diversifié qui lui est étranger.

Dans l’étude suivante il convient de retenir qu’il ne s’agit que des formes de la monnaie qui naissent immédiatement de l’échange des marchandises et non des formes qui appartiennent à un stade plus élevé du procès de production, comme par exemple la monnaie de crédit. Dans un but de simplification l’or est partout supposé la marchandise monnaie.