Correspondance 1812-1876, 6/1870/DCCLVI

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Texte établi par Calmann-Lévy,  (Correspondance Tome 6 : 1870-1876p. 29).


DCCLVI

AU MÊME


Nohant, 5 septembre 1870.


Quelle grande chose, quelle belle journée au milieu de tant de désastres ! Je n’espérais pas cette victoire de la liberté sans résistance. Voilà pourquoi je disais : N’ensanglantons pas le sol que nous voulons défendre. Mais, devant les grandes et vraies manifestations, tout s’efface. Paris s’est enfin levé comme un seul homme ! Voilà ce qu’il eût dû faire, il y a quinze jours. Nous n’eussions pas perdu tant de braves. Mais c’est fait ; vive Paris !

Je t’embrasse de toute mon âme. Nous sommes un peu ivres.

G. SAND.