Correspondance 1812-1876, 6/1871/DCCCXXVIII

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Texte établi par Calmann-Lévy,  (Correspondance Tome 6 : 1870-1876p. 169-170).


DCCCXXVIII

À M. ÉDOUARD DE POMPÉRY, À PARIS


Nohant, 6 octobre 1871.


Merci de votre bonne lettre. Mon cœur bien gros a du soulagement quand il rencontre des sympathies vraies dans ce temps troublé, douloureux, navré. Et si on voyait l’avenir !

Est-ce que vous l’apercevez ? Ce que vous me dites est vrai, quant au présent, et, quant à l’avenir, je crains bien, comme vous, que l’intelligence et l’honnêteté ne nous fassent défaut ! Ah ! que j’aurais voulu mourir avant de savoir que la barbarie était encore si vivante et si active dans le monde !

Je ne sais pas ce que c’est que le petit livre dont vous me parlez ; vous me rendriez service de me l’envoyer. Il faudrait discuter cette Internationale au lieu de chercher à l’enterrer. Que ne le faites-vous, puisque vous êtes informé ?

À vous de cœur et merci encore de votre affectueux souvenir.