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Correspondance de Gustave Flaubert/Tome 6/1309

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Louis Conard (Volume 6p. 389-390).

1309. À SA NIÈCE CAROLINE.
Croisset, dimanche [28 juillet 1867].
Ma Chérie,

Un mot seulement. Je viens de rentrer à Paris et de lire ta lettre de samedi, qui m’a fait bien plaisir. La remise de la première du jeune Catulle a dérangé tout mon programme et je suis parti pour Saint-Gratien samedi soir. Actuellement, tel que tu me vois (ou ne me vois pas), je suis furieux, car je viens de recevoir une lettre de Claye me demandant si je veux le payer. Ainsi Lévy m’a fait la farce de ne pas parler du billet que j’ai signé avec Philippe ! Tu ne peux pas t’imaginer à quel point les histoires d’éditeurs m’exaspèrent ! J’en ai un tremblement. Je finirai par flanquer des gifles au sieur Lévy. Paris, d’ailleurs, me dégoûte énormément, et je prévois le temps où je n’y remettrai plus les pieds.

Je partirai pour Vendôme samedi et je serai à Croisset mardi, ou peut-être lundi soir. Franchement, il n’y a plus que dans le pauvre Croisset que je me plaise, surtout quand j’y possède ma fameuse nièce !

Continue à t’occuper, mon cher loulou.