Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1950

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Correspondance : année 1749
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 36p. 570).

1950. — DE STANISLAS,
roi de pologne, duc de lorraine et de bar.
Le 5 février.

Ce n’est pas Memnon qui m’ennuie, mon cher Voltaire, c’est votre sciatique. Je désire avec impatience d’apprendre que vous en soyez quitte. Nous mangeons vos bonbons tout notre soûl. Vos soins à nous les envoyer en font la plus agréable douceur. À la place de cela, je vous envoie le Philosophe chrétien[1], qui a été continué depuis votre depart. Memnon dira bien qu’il y a de la folie de vouloir être sage ; mais, du moins, il est permis de se l’imaginer. Ce Philosophe ne mérite pas un moment de votre temps perdu pour le parcourir, mais il connaît votre indulgence pour se présenter devant vous. Faites-lui donc grâce en faveur du bonheur qu’il cherche, et que vous lui procurerez si vous le jugez digne de vous occuper un moment. Je vous embrasse de tout mon cœur.

Stanislas, roi.

  1. 1749, in-12 ; par le roi Stanislas. Formcy et l’abbé Sigorgne ont depuis publié des ouvrages sous le même titre.