Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1949

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Correspondance : année 1749
Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 36p. 569-570).

1949. — À M. BERRYER[1].
Paris, 4 février.

Monsieur, étant arrivé malade, je n’ai pu avoir l’honneur de vous faire ma cour et de vous renouveler ma sincère reconnaissance de toutes vos bontés. Je voudrais présenter à Sa Majesté son Panégyrique traduit en plusieurs langues. Je vous supplie, monsieur, de vouloir bien me favoriser dans cette petite entreprise, et de permettre que je fasse tirer une cinquantaine d’exemplaires de l’anglais, de l’italien, du latin et de l’espagnol. Comme la chose presse et que je voudrais pouvoir mettre aux pieds de Sa Majesté ce petit monument de sa gloire, le jour que notre Académie ira la complimenter[2], vous sentez bien que je ne peux passer par les formalités ordinaires, et vos bontés valent bien des formalités.

J’ai l’honneur d’être, avec un profond respect et la plus vive reconnaissance, monsieur, etc.

  1. Éditeurs, de Cayrol et François.
  2. Le 21 février, Richelieu, chargé par Voltaire de présenter le Panégyrique, s’en dispensa par vengeance. Voyez, à ce sujet, Voltaire à la cour, de M. G. Desnoiresterres.