Correspondance de Voltaire/1749/Lettre 1968

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Correspondance : année 1749
Texte établi par Condorcet, Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 37p. 15-16).
1968. — À M. HELVETIUS[1],
2 mai.

Our friendship is so well known, my dear young Apollo, that every body resorts to me, in order to obtain your benevolence. I cannot deny a letter of recommandation, tho’it should be quite of no purpose. I am very far from praying upon you ; but men are désirous of words, Give words to them, if you cannot better.

I long after the pleasure seeing you at Châlons. All the house presents its services to you. Farewell, my dear friend[2].

  1. Éditeurs, de Cayrol et François.
  2. Traduction : Notre amitié est si connue, mon jeune et cher Apollon, que tout le monde s’adresse à moi pour obtenir votre bienveillance. Je ne peux refuser une lettre de recommandation, quoiqu’elle soit inutile. Je suis donc fort éloigné de vous presser d’y avoir égard ; mais les hommes sont avides de mots. Donnez-leur des mots, si vous n’avez rien de mieux.

    Je meurs d’envie de vous voir à Châlons. Toute la maison vous fait mille amitiés. Adieu, mon cher ami.