Correspondance de Voltaire/1750/Lettre 2122

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Correspondance : année 1750
Texte établi par Condorcet, Garnier (Œuvres complètes de Voltaire, tome 37p. 173).
2122. — À M. FORMEY[1].
Le 9 septembre.

Ma mauvaise santé, monsieur, et encore plus celle de Mme la margrave de Baireuth, m’ont empêché de venir vous voir. Voilà tout ce que j’ai de mes guenilles imprimées. Je n’ai jamais fait d’édition complète. Je voudrais que toutes celles qu’on s’est avisé de faire fussent dans le feu. On est inondé de livres ; j’ai honte des miens.

Je m’occupe à présent, comme je peux, à corriger l’édition de Dresde. Plus on avance en âge, plus on connaît ses fautes.

Votre très-humble…

Voltaire.

  1. Jean-Henri-Samuel Formey, né à Berlin le 31 mai 1711, d’une famille de réfugiés français, membre, puis secrétaire perpétuel (pour les belles-lettres) de l’Académie de Berlin, est mort le 8 mars 1797. Il avait publié, en 1789, des Souvenirs d’un citoyen, en deux volumes petit in-8°. On y trouve une trentaine de lettres de Voltaire qui n’ont eu place dans ses Œuvres que depuis 1829. Voltaire s’est quelquefois égayé sur Formey ; voyez tome XXIII, page 584 ; et XXIV, 433.