Coups d’ailes/Cloches de Noël

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Bibliothèque de l’Action française (p. 81-84).

Cloches de Noël

Cloches qui, dans la nuit, sonnez éperdument,
Carillons qui volez au-dessus des prairies,
Mêlez aux flocons blancs vos claires sonneries ;
Cloches qui, dans la nuit, sonnez éperdûment.

Laissez tomber sur nous un peu de votre joie,
Emportez jusqu’aux cieux les désirs de nos cœurs
Sans jamais mettre fin à vos accents vainqueurs,
Laissez tomber sur nous un peu de votre joie.


Chantez pour le vieillard et riez pour l’enfant,
À l’un donnez la force, à l’autre l’espérance ;
Loin du pauvre qui pleure écartez la souffrance,
Chantez pour le vieillard et riez pour l’enfant.

Du Roi de Bethléhem, alertes messagères,
Vous annoncez partout la venue ici-bas.
En passant, répandez des roses sur Ses pas,
Du Roi de Bethléhem, alertes messagères.

Ô carillons d’airain, chantez : nous écoutons.
De cet Enfant qui nait, célébrez les louanges,
Et mêlez vos accords aux douces voix des anges ;
Ô carillons d’airain, chantez : nous écoutons.

Élevez-vous là-haut, près des pâles étoiles,
Effleurez-les sans bruit de vos sons argentés,
Et revenez vers nous, pleines de leurs beautés…
Elevez-vous là-haut, près des pâles étoiles.


Chantez-nous la splendeur de cette grande nuit ;
Parcourez sans arrêt les pays de la terre ;
Redites à chacun le sublime mystère ;
Chantez-nous la splendeur de cette grande nuit.

Sonnez, sonnez toujours, cloches de nos églises ;
En nos coeurs déposez tous vos accents joyeux,
Et, demeurant pour nous la voix qui vient des cieux,
Sonnez, sonnez toujours, cloches de nos églises.