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Cours d’agriculture (Rozier)/BALAYURE

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Hôtel Serpente (Tome secondp. 140).


BALAYURE. Ordures amassées avec un balai. Il n’est point de petite économie pour une grosse ferme, & les balayures font à la fin de l’année un bon tas de fumier. J’ai vu avec peine que presque partout, on se contentoit de les pousser à la cour ou de les jeter sur le chemin, & la première pluie entraîne leurs principes. Elles font communément une terre très-fine, trés-divisée & mêlée des détrimens des substances animales & végétales. La santé du maître & de ses valets est intéressée à ce que tout soit tenu dans la plus grande propreté : dès-lors on doit balayer souvent, & ne laisser pourrir dans aucun coin des substances, qui, en se décomposant, vicient l’air qu’on respire. Le monceau, chaque jour augmenté, donne à la fin de l’année plusieurs tombereaux de bon fumier.