Cours d’agriculture (Rozier)/CÉPHALIQUE

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Hôtel Serpente (Tome secondp. 632).


CÉPHALIQUE, Médecine rurale. On désigne, par ce nom, tous les remèdes qui sont propres pour les maladies de la tête, tout ce qui peut tempérer la trop grande vivacité du sang, & l’irritation des fibres : leur tension est par confisquent céphalique ; car c’est de ces causes que naissent l’irrégularité dans la distribution des esprits, le délire, le spasme, les convulsions, &c. &c.

Les remèdes dont les exhalaisons agréables peuvent tempérer l’agitation des esprits, sont classés parmi les céphaliques, tels que les fleurs de primevère, de tilleul, de sureau, de violette, de lis des vallées ; enfin les substances balsamiques dont on a prescrit l’usage en infusion, en décoction ou en poudre.

L’on fait quelquefois prendre les céphaliques en sternutatoires ; (voyez ce mot) leur effet alors est d’irriter légèrement la membrane pituitaire, d’exciter par-là l’évacuation de la mucosité qui s’y sépare, & de soulager par ce moyen, dans les cas où son trop grand épaississement ou sa trop grande quantité est nuisible.