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Cours d’agriculture (Rozier)/CARPE

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Hôtel Serpente (Tome secondp. 581-587).


CARPE, Carpeau. Ces deux mots n’ont pas la même signification, ils sont ici accolés ensemble pour ne pas en faire deux articles.

I. De la Carpe. La carpe est un poisson d’eau douce, qui vit & grossit dans les rivières, les étangs & les viviers, &c. Il est trop commun & trop connu pour le décrire. Ceux qui desireront connoître sa description anatomique, pourront lire le mémoire de M. Petit, dans les volumes de l’académie des sciences de Paris, année 1733, p. 197, & l’observation rapportée par M. Morand, page 51 de l’Histoire de l’année 1737. Quoique ces détails soient fort curieux, il n’entre pas dans le plan de notre Ouvrage de les placer ici.

Au mot Étang, on parlera des soins qu’on doit donner à ce poisson, afin qu’il y grossisse, & devienne un objet de commerce. Quant à la carpe de rivière, la providence veille à sa nourriture, & lui a fourni les moyens de se la procurer.

Il est faux que la carpe se nourrisse de limon, ainsi qu’il est dit dans le Dictionnaire économique de Chomel. Si elle avale du limon, c’est pour lester son estomac, ne trouvant pas autre chose ; mais le limon ne la nourrit point. Elle mange des vers, des insectes aquatiques, des herbes tendres. Une feuille de laitue est pour elle un morceau friand ; & elle en laisse la côte complétement dépouillée.

La carpe & les poissons en général, sont une grande ressource pour détruire les cousins, insectes très-persécuteurs dans les pays chauds. Le cousin (voyez ce mot) naît dans l’eau sous la forme d’un petit ver ; & ce ver est, heureusement pour nous, fort recherché par le poisson.

Il est bien démontré, d’après les expériences de M. Petit, que la fécondité de la carpe est prodigieuse. Voici comment il s’explique : « Ayant eu la curiosité de savoir combien il y avoit d’œufs dans une carpe de dix-huit pouces de longueur, y compris la tête & la queue, je mis dans une balance une quantité de ces œufs, égale au poids d’un grain ; & les ayant ensuite comptés, j’en trouvai soixante-onze ou soixante-douze. Toute la masse des œufs de cette carpe pesoit huit onces deux gros, ce qui fait quatre mille sept cens cinquante-deux grains. Or, multipliant ces quatre mille sept cens cinquante-deux grains par soixante-douze, on trouve que cette carpe avoit trois cens quarante-deux mille cent quarante-quatre œufs ».

Cette fécondité est dans l’ordre de la nature, qui multiplie les animaux en raison du nombre de ceux à qui ils doivent servir de nourriture. Si actuellement on met en ligne de compte la quantité de petits poissons qu’aura dévorés, par exemple, un brochet, avant qu’il ait acquis le poids de six à huit livres, on ne sera pas surpris de cette étonnante fécondité. La mouche sert d’aliment à une infinité d’oiseaux, sur-tout à ceux qui ont le bec allongé. Aussi se multiplie-t-elle à l’excès. Combien ne pourrais-je pas citer de pareils exemples !

Les étangs sont d’un gros produit, lorsqu’ils ne sont pas trop éloignés du lieu de la consommation ; mais comme le poisson meurt dès qu’il est hors de l’eau, on le transporte dans des barriques pleines d’eau, qu’on change d’heure en heure, afin qu’il arrive vivant à la ville. Ce changement d’eau est indispensable, parce que le poisson ainsi accumulé, l’a bientôt viciée au point qu’elle agit sur lui comme l’air fixe (voyez ce mot) sur les animaux qu’on plonge dans ce fluide.

Voici un point de fait qui n’est pas assez connu, & cependant très-intéressant pour le commerce du poisson d’eau douce. La carpe, par exemple, ne meurt pas parce qu’on la sort de l’eau, mais parce qu’étant hors de cet élément, la base de ses deux ouïes se colle contre le corps, elle ne peut plus respirer, & meurt suffoquée. Tout autour de la base & du contour des ouïes, il se forme un mucilage, un gluten, qui réunit intimément l’ouïe au corps de l’animal, & la mastique tellement, qu’elle ne peut plus la soulever pour respirer. En effet, lorsqu’un poisson a été pendant un tems assez considérable hors de l’eau, & qu’il est asphyxique, si on le plonge de nouveau dans une eau très-froide, si on a l’attention de le soutenir dans sa position naturelle, le dos en dessus & le ventre en dessous, on le voit peu à peu faire des efforts pour respirer ; il cherche à soulever ses ouïes. L’eau & ses efforts détachent peu à peu le gluten ; enfin, l’ouïe commence à s’ouvrir un peu, & à laisser un petit passage à l’eau entr’elle & la bouche de l’animal ; enfin elle s’ouvre tout-à-fait, & il respire librement. C’est alors qu’on voit clairement cette substance mucilagineuse ressemblante à de la colle, se détacher peu à peu ; & lorsqu’il n’en reste plus, la carpe est hors de tout danger : c’est un vrai asphyxique (voyez ce mot) que l’on a rendu à la vie.

Si on laisse la carpe couchée sur son plat, sur son côté, elle restera beaucoup plus long-tems avant de donner signe de vie, & souvent on ne parviendra pas à l’y rappeler. J’ai essayé, avant de mettre la carpe asphyxiée dans l’eau, de soulever doucement les ouïes, de détacher le gluten qui les circonscrit, & par conséquent de donner à l’air & à l’eau un passage aussi libre que celui qui étoit établi dans le poisson avant de le sortir de l’eau ; & l’expérience m’a prouvé que cette introduction trop subite & trop abondante d’air & d’eau nuisoit plus qu’elle n’étoit utile. En se pressant moins, on avance beaucoup plus sûrement. Soulevez doucement les ouïes avec un linge doux ; essuyez leur base avant de mettre le poisson dans l’eau fraîche, la nature fera le reste. Ce mucilage m’a paru graisseux, & très-difficile à dissoudre par l’eau.

L’opération dont je viens de parler est suffisante, lorsque la carpe n’a pas resté un tems trop considérable hors de l’eau ; mais si on desire la transporter au loin, ainsi qu’on le pratique pour les carpes si renommées du Rhône, du Rhin, de l’étang de Caniers, près de Boulogne en Normandie, on ne réussira pas. Voici une méthode qui ne laisse rien à desirer, & facilite leur transport.

Prenez trois planches de la longueur du poisson : une servira de base, & les deux autres seront clouées sur les côtés, & placées perpendiculairement : garnissez la base avec des herbes fraîches & molles : placez le dos de la carpe sur ces herbes, & qu’elle ait le ventre en l’air. Dans cet état, elle sera couchée mollement sur les herbes, & ne pourra faire aucun mouvement, puisqu’elle sera retenue dans toute sa longueur par les planches de côté. Avant de la coucher, soulevez doucement ses ouïes, & dans leur ouverture, placez un morceau de pomme pelée, qui n’occupe pas toute la capacité. Ce morceau de pomme les tiendra soulevées, & laissera à l’air un libre passage, & l’animal respirera sans peine.

Si la durée du voyage excède les vingt-quatre heures, il est nécessaire de tirer la carpe de sa niche deux fois par jour, d’enlever doucement les morceaux de pomme, de la plonger dans l’eau, de lui donner à manger, & de la laisser reposer pendant quelques heures. Lorsqu’il faudra continuer la route, on prendra toutes les précautions déjà indiquées. On est assuré, par ce moyen, de conserver pendant plusieurs jours la vie d’une carpe ; & elle aura si peu souffert dans la route, que si, en arrivant, on la jette dans un vivier, elle nagera tout de suite. Je parle d’après ma propre expérience.

Une personne bien digne de foi, m’a assuré, qu’au mariage de M. le comte d’Artois, on apporta à Paris une carpe pesant plus de 30 livres, pêchée dans le Rhin ; mais que les maîtres-d’hôtel ayant trouvé son prix trop haut, la renvoyèrent à Strasbourg, d’où elle venoit, & qu’elle y arriva vivante… A-t-on suivi dans cette occasion la méthode que j’ai indiquée ? Je l’ignore. Si on en connoît une plus simple & plus sûre, je prie de me l’indiquer.

J’invite ceux qui demeurent au bord de la mer, de faire des tentatives en ce genre sur les poissons volumineux qu’on y pêche. Comme le gluten qui se forme au bas de leurs ouïes, est plus visqueux & plus tenace que celui des poissons d’eau douce, l’animal est plutôt asphyxié. Il faudra donc commencer l’opération du moment même qu’il sort du filet. Je prie également d’avoir la bonté de me communiquer les expériences que l’on fera en ce genre.

II. Du Carpeau. Est-ce une espèce distincte de la carpe, ou bien, est-ce simplement une carpe mâle, privée des parties de la génération ? M. de la Tourette, secrétaire perpétuel de l’académie des sciences de Lyon, qui s’applique si utilement à l’étude de toutes les branches de l’histoire naturelle, a donné la solution de ce problême. Je vais tirer de son mémoire ce qu’il est important de connoître ; & j’en ferai ensuite l’application aux avantages que le commerce du poisson en peut retirer.

Le carpeau, dit ce savant, diffère au dehors de la carpe, en ce que, à poids égal, il a le corps en général plus court, la tête plus obtuse, l’os du crâne plus large, le bec, ou partie qui s’étend antérieurement depuis les yeux jusqu’à l’extrémité des mâchoires, moins alongé, les lèvres plus épaisses, plus renflées, ce qui donne à la supérieure, l’air d’une lèvre relevée. Le dos est pareillement plus élargi, plus charnu, & le ventre singuliérement aplati sur les côtés, sur-tout auprès de l’anus, que les pêcheurs, suivant Rondelet, appellent ombilic. C’est cette petite ouverture saillante, qui est placée près de la queue, entre le sillon du ventre.

L’aplatissement du ventre est le signe le plus certain qui caractérise le carpeau : les autres sont moins constans.

Si on examine les parties intérieures, nulle différence dans la couleur des chairs ; l’organisation générale est absolument la même, avec cette seule différence que, de quelque grosseur que soit le carpeau, on ne trouve dans la capacité de l’abdomen, ni œuf, ni laite, ni ordinairement aucuns vestiges de ces parties, dans les endroits qu’elles occupent dans la carpe.

On sait que la laite ou laitance, caractérise la carpe mâle, comme les œufs sont l’attribut de la femelle. La laite & les œufs sont visibles dans les plus jeunes sujets ; ils remplissent un espace considérable dans l’intérieur de l’abdomen. Les œufs, dans la femelle, sont divisés en deux paquets revêtus d’une fine membrane, qui, à droite & à gauche, entoure les intestins & le foie, partant du diaphragme, & se réunissant à l’anus en un seul canal. La laitance est également composée de deux corps blancs, irréguliers, couverts d’une pellicule, remplis d’une substance blanchâtre, liquide ; cette laitance embrasse pareillement des deux côtés, les intestins, depuis le diaphragme jusqu’à l’anus.

Ces parties sexuelles manquent entiérement dans le carpeau, d’où résulte l’aplatissement de son ventre. N’ayant ni laite, ni œuf, doit-il être regardé comme un poisson neutre ? M. Morand a fait voir à l’académie des sciences de Paris, une carpe hermaphrodite. M. de Réaumur fit la même observation sur un brochet, & M. Marchand sur un merlan. Une carpe neutre seroit en effet un monstre par défaut, comme les carpes hermaphrodites sont des monstres par excès.

L’expérience a prouvé à M. de la Tourette, qu’il existe quelquefois des portions de laitance dans le carpeau, mais très-petites, & d’une consistance plus molle que la laite ordinaire. Il suit de-là que cet individu étoit un mâle impuissant, dont la semence ne pouvoit sortir au-dehors.

Un carpeau est donc une carpe vraisemblablement mâle, & privée, en naissant, des parties de la génération, ou née avec quelque défaut dans ces parties, qui les dispose à devenir nulles & à disparoître. Dans tous les animaux, l’impuissance du sujet, sur-tout parmi les mâles, donne lieu à son développement en grosseur ; & cela est respectif. Un embonpoint excessif & trop prompt nuit au pouvoir de procréer.

C’est à cet état d’impuissance originaire, ou bien à une disposition à y tendre, que l’auteur attribue la grosseur, la graisse, la succulence qui distingue le carpeau ; & il regarde cet état comme une castration naturelle, qui opère dans lui la même modification que la castration artificielle occasionne dans ces hommes qu’on destine à chanter, & dans plusieurs animaux conservés pour notre nourriture. On sait que cette opération perpétue, pour ainsi dire, dans eux, l’enfance & les caractères qui la distinguent ; l’absence de la barbe & le fausset dans les uns, la délicatesse de la chair dans les autres : barbare invention, ignorée des Sauvages, & que la nature outragée semble prévenir dans le carpeau, pour satisfaire notre sensualité.

La carpe est un poisson qui paroît naturellement très-disposé à éprouver du dérangement dans les parties destinées à la génération. Les pêcheurs de la province de Bresse, où les étangs sont très-multipliés, assurent que, lorsque les poissons qu’ils envoient à Lyon, souffrent dans le transport, il arrive souvent à de grosses carpes, mâles ou femelles, de perdre entiérement dans la route, toute leur laite ou leurs œufs. Ce sont sans doute ces carpes que les traiteurs appellent improprement carpeaux à tête alongée, qui ont souffert, & qu’ils reconnoissent pour être d’une qualité assez médiocre. Ainsi, pour qu’une carpe devienne réellement carpeau, il faut que ce soit dans sa première jeunesse qu’elle éprouve des accidens capables d’altérer dans elle les parties de la génération ; & ces altérations influent en même-tems sur la forme de ces parties osseuses, occasionnent le raccourcissement de la tête, comme la castration influe sur la conformation extérieure, & sur toute l’habitude du corps, & dans les hommes & dans les animaux qui ont été soumis de bonne heure à cette opération.

On vante beaucoup, & à tort, les carpeaux du Rhône. Ils y sont maigres ; ils grossissent & s’engraissent plus facilement dans les eaux lentes & savoneuses de la Saone. Ce poisson semble être particulier à ces deux rivières, & aux étangs de la Bresse & de la Dombe. Les poissons de cette espèce, d’un poids médiocre, sont vendus ordinairement un écu la livre, & le prix augmente en proportion de sa grosseur. Les gros carpeaux destinés pour Paris ou pour la Cour, coûtent quelquefois cinq à six louis.

N’est-il pas possible d’imiter, par le secours de l’art, les écarts de la nature ? Oui, on le peu ; il suffit seulement d’être cruel : ma plume répugne à écrire les détails de l’opération ; mais le but de cet Ouvrage l’exige. Ce qui me console, c’est que cette découverte n’est pas due à un françois.

Ce fut au mois de Décembre 1741, que M. Sloane, président de la société royale de Londres, écrivant à M. Geoffroi, de l’académie des sciences de Paris, lui manda qu’un inconnu étoit venu le voir, pour lui communiquer le secret qu’il avoit trouvé de châtrer le poisson, & de l’engraisser par ce moyen. Cet homme, qui n’étoit au commencement qu’un faiseur de filets, s’étant rendu habile à connaître & à nourrir le poisson, étoit parvenu à en faire un commerce considérable. La singularité du fait excita la curiosité de M. Sloane, & le marchand de poisson offrit d’en faire l’épreuve sous ses yeux. Il fut chercher huit carruchens, espèce de petites carpes qu’on avoit apportées depuis peu de Hambourg en Angleterre. Il en disséqua une des huit, & montra à M. Sloane l’ovaire avec son conduit. Il fit ensuite l’opération de la castration sur une seconde, en lui ouvrant l’ovaire, & remplissant la peau avec un morceau de chapeau noir. La carpe châtrée ayant été remise dans l’eau avec les six autres qui restoient, parut, pour le moment, nager avec un peu moins de facilité qu’elles. Le nom de ce pêcheur est Samuel Tull. Peu à peu cette cruelle découverte se répandit en Angleterre ; & les papiers anglois ne tardèrent pas à la divulguer. En voici le précis.

Samuel Tull châtre les poissons mâles & femelles ; & quoiqu’on puisse faire l’opération dans toutes les saisons, la moins favorable est celle qui succède à l’époque du frai, parce que le poisson est alors trop foible & trop languissant. Le tems le plus commode est lorsque les ovaires des femelles sont remplis de leurs œufs, & que les vaisseaux du mâle, qui sont analogues à ceux-ci, sont garnis de leur matière séminale ; car pour lors on les distingue plus sûrement d’avec les uretères qui charient l’urine des reins dans la vessie, & qui sont situés près des vaisseaux de la semence, de chaque côté de l’épine. On pourroit aisément, si on y faisoit bien attention, les prendre pour les ovaires, sur-tout lorsque ces derniers sont vides. Quand le poisson a frayé pendant quelques semaines, il est tems de faire l’opération ; car de même que les poules, ils ont de petits œufs dans les ovaires, aussi-tôt qu’ils ont déposé leur première ponte d’œufs.

Quand on veut châtrer un poisson, il faut le tenir dans un morceau de drap mouillé, le ventre en haut : ensuite avec un canif bien tranchant, dont la pointe est courbée en arrière, ou avec quelqu’autre instrument fait exprès, l’opérateur fend les tégumens de la coiffe du ventre, en évitant avec soin de toucher à aucun des intestins. Aussi-tôt qu’il a fait une petite ouverture, il glisse adroitement son canif crochu, avec lequel il dilate cette ouverture depuis les deux nageoires de devant jusqu’à l’anus. Au moyen de ce que le dos de l’instrument n’est pas coupant, il évite aisément de blesser les intestins. Ensuite avec deux petits crochets d’argent qui ne piquent point, & à l’aide d’un assistant, il tient le ventre du poisson ouvert, écarte soigneusement d’un côté les intestins avec une spatule ou une cuiller. Quand ils sont écartés, on apperçoit l’uretère, qui est un petit vaisseau placé à-peu-près dans la direction de l’épine ; & en même-tems, l’ovaire, vaisseau plus gros, paroît immédiatement devant, & plus proche des tégumens du ventre. On prend ce dernier vaisseau avec un crochet de la même espèce que les précédens, & le détachant par un côté, assez pour ce qu’on veut faire, on le coupe transversalement avec une paire de ciseaux bien tranchans, en observant toujours de ne point blesser, ni endommager les intestins.

Quand on a ainsi coupé un des ovaires, on procède de la même manière pour couper l’autre ; après quoi on recoud les tégumens séparés du ventre avec de la soie, en observant de faire les points de suture rapprochés les uns des autres.

Les carpes ne sont pas les seules victimes de cette opération ; l’avidité du gain & la sensualité de l’homme riche, y a soumis les truites, les perches, les tanches, les brochets, &c. Il faut connoître le tems du frai ; celui de la truite est près de Noël, de la perche en Février, des brochets en Mars, des carpes & des tanches en Mai.