75%.png

Dans les mers du Sud/Les Marquises/II

La bibliothèque libre.
Aller à la navigation Aller à la recherche
◄   I. Une arrivée aux îles II. On lie connaissance III. Le « marron »   ►


L’obstacle des langues était un de ceux que je surévaluais le plus. Les dialectes polynésiens sont faciles à apprendre, quoique difficiles à parler avec élégance. Ils ont d’ailleurs beaucoup d’analogies entre eux, et quiconque a une teinture de l’un peut aborder les autres avec chance de succès.

Non seulement le polynésien est facile, mais les interprètes foisonnent. Missionnaires, agents commerciaux, Blancs qui vivent sur la générosité indigène se rencontrent presque dans chaque île ou village. À leur défaut, bien des naturels ont glané quelques mots d’anglais ; et dans la zone française (mais moins communément) beaucoup de Polynésiens sont familiarisés avec ce franco-anglais ou pidgin[1] courant appelé dans l’Ouest « Beachla-Mar ». L’anglais encore s’apprend dans les écoles de Hawaï[2], et grâce à la multiplicité des navires britanniques et à la proximité des États-Unis d’une part, et de nos colonies de l’autre, on peut d’ores et déjà le considérer comme la langue du Pacifique. Ainsi, par exemple, j’ai rencontré à Majuro un jeune garçon de l’île Marshall qui parlait un anglais excellent ; il l’avait appris au comptoir allemand de Jaluit, et ne savait cependant pas un mot d’allemand. Au dire d’un gendarme qui avait fait l’école à Rapaiti, les enfants, qui ont beaucoup de difficulté ou de répugnance à apprendre le français, attrapent l’anglais au long des chemins et comme par hasard. Sur l’un des atolls les moins fréquentés des Carolines, mon ami, Mr. Benjamin Hird, eut la surprise de trouver des enfants qui parlaient anglais en jouant au cricket sur la plage. C’est en anglais que notre équipage de la Janet Nicholl, assortiment de Noirs de diverses îles mélanésiennes, s’entretenait avec tous les insulaires rencontrés au cours du voyage ; c’est toujours en anglais qu’ils se transmettaient les ordres, et parfois même échangeaient des plaisanteries, sur le gaillard d’avant. Mais ce qui peut-être m’a frappé plus que tout, c’est un mot que je surpris, sous la véranda du tribunal, à Nouméa. Les débats étaient clos — il s’agissait d’une simiesque femme indigène inculpée d’infanticide —, et l’auditoire fumait des cigarettes en attendant le verdict. Une aimable dame française, anxieuse et presque en larmes, brûlait de voir acquitter la prisonnière, et se proclamait disposée à l’engager comme bonne d’enfants. Ses voisins se récriaient : la femme, disaient-ils, était une sauvagesse, et ne parlait pas la langue. « Mais vous savez, répliqua la belle sentimentale, ils apprennent si vite l’anglais ! »

Mais ce n’est pas le tout de pouvoir converser avec les gens. Au début de mes relations avec les indigènes, deux circonstances me vinrent en aide. D’abord, j’étais le montreur du Casco. Le navire lui-même, ses lignes élégantes, sa haute mâture, le pont immaculé, le mobilier rouge du salon, avec les ors, les blancs, et les miroirs multipliants de la petite cabine, nous amenaient cent visiteurs. Les hommes toisaient les dimensions avec leurs bras, comme leurs pères toisaient les navires de Cook ; les femmes déclaraient les cabines plus jolies qu’une église ; de bondissantes Junons ne se lassaient pas de s’asseoir dans les fauteuils et de contempler dans les miroirs leurs douces images ; enfin, j’ai vu une dame relever son vêtement et, avec des exclamations émerveillées et ravies, frotter son séant à nu sur les coussins de velours. Les biscuits, la confiture et le sirop complétaient la réception et, comme dans les salons d’Europe, l’album à photographies passait de main en main. Ce banal recueil des costumes et des physionomies de tous les jours s’était transformé, après trois semaines de navigation, en un musée prestigieux de splendeurs lointaines. Dans la cabine dépaysée, on contemplait, on montrait du doigt, avec une excitation et une surprise ingénues, ces visages étrangers et ces vêtements barbares. Beaucoup reconnaissaient Sa Majesté, et j’ai vu des sujets français baiser sa photographie. Le capitaine Speedy — en costume de guerre abyssin, supposé être l’uniforme de l’armée britannique — recueillit maintes approbations ; et les effigies de M. Andrew Lang[3] furent admirées aux Marquises. Voilà une retraite pour lui, quand il sera las du Middlesex[4] et d’Homère.

Il me fut peut-être encore plus important d’avoir, durant ma jeunesse, fréquenté nos Écossais des Highlands[5] et des Îles[6]. À peine s’est-il écoulé plus d’un siècle depuis que ce peuple subissait la même transition convulsive que les Marquésans d’aujourd’hui. Dans les deux cas, une autorité étrangère imposée de force, les clans désarmés, les chefs déposés, de nouveaux usages introduits, et surtout la mode de regarder l’argent comme moyen et objet de l’existence. L’ère commerciale, dans les deux cas, succédant d’un bond à un âge de guerres extérieures et de communisme patriarcal. Prohibition, chez les uns de la pratique favorite du tatouage, chez les autres d’un costume favori[7]. Des deux côtés, une haute friandise supprimée ; le bœuf, qu’il ravissait sous le couvert de la nuit aux pâturages du Lowland, refusé au Highlander amateur de viande ; le « cochon-long[8] », qu’il razziait sur le village voisin, refusé au Canaque mangeur d’hommes. Les murmures, la secrète fermentation, les craintes et les ressentiments, les alarmes et conseils soudains des chefs marquésans, me rappelaient continuellement les jours de Lovat et de Struan[9]. L’hospitalité, le tact, de bonnes manières naturelles, un point d’honneur chatouilleux sont des qualités communes aux deux races ; commune aux deux langues la manie de supprimer les consonnes médianes. Voici un tableau de deux mots polynésiens[10] très répandus :


MAISON AMOUR[11]
Tahitien……….. Fare Aroha
Néo-zélandais… Whare
Samoan……….. Fale Talofa
Manihiki……… Fale Aloha
Hawaïen………. Hale Aloha
Marquésan….. Ha’e Kaoha


L’élision des consonnes médianes, si nette dans ces exemples marquesans, n’est pas moins habituelle au gaélique[12] et chez les Écossais du Lowland[13]. Fait encore plus étrange, le son polynésien dominant, cette aspiration figurée par une apostrophe, qui est si souvent la pierre tombale d’une consonne morte, s’entend aujourd’hui même en Écosse. Quand un Écossais prononce water, better, ou bottle[14] : « wa’er, be’er, bo’le », l’aspiration est la même exactement ; et je crois pouvoir aller plus loin, et dire que si une telle population était isolée, et que ce défaut de prononciation devînt la règle, il apparaîtrait sans doute comme le premier stade de la transmutation du t en k, qui est la maladie des langues polynésiennes. D’ailleurs, les Marquésans ont une tendance à mener une vraie guerre d’extermination contre les consonnes, ou au moins la lettre l, si commune. Un hiatus enchante les oreilles polynésiennes : l’oreille même d’un étranger s’accoutume bientôt à ces lacunes barbares ; mais c’est le marquésan seul qui possède des noms comme Haaii et Paaaeua, où chaque voyelle se prononce distinctement.

Cette sorte de ressemblance entre un peuple des mers du Sud et certaines gens de mon pays me trotta beaucoup par la tête, aux Îles, et non seulement m’incita à voir favorablement mes nouvelles connaissances, mais ne cessa d’influencer mon jugement. Un Anglais policé d’aujourd’hui qui voyage aux Marquises s’étonne de voir des hommes tatoués ; il y a peu de temps, les Italiens policés qui voyageaient en Angleterre trouvaient nos pères bariolés au pastel[15] ; en revanche, lorsque, petit garçon, je leur rendis la visite, je m’amusai beaucoup de trouver l’Italie si retardataire : tant est précaire et subordonnée au jour et à l’heure la prééminence d’une race. Ce fut ainsi que je découvris un moyen de communication que je recommande aux voyageurs. Pour amener un indigène à me dire un trait de mœurs sauvages ou une croyance superstitieuse, je recherchais dans l’histoire de nos pères quelque trait d’une égale barbarie, que je contais d’abord. Tous ces sujets de notre folklore : Michael Scott, la Tête-de-Lord-Derwentwater, la Seconde-Vue, l’Esprit-des-Eaux, autant d’appâts infaillibles. La Tête-du-Taureau-Noir-de-Stirling[16] me procura la légende de Rahero ; et ce que je savais des Cluny Macpherson et des Appin Stewart[17] me permit de connaître et m’aida à comprendre les tevas[18] de Tahiti. L’indigène n’avait plus honte de sa barbarie, le sentiment de notre parenté humaine s’éveillait en lui, et ses lèvres s’ouvraient. C’est ce sentiment de parenté que le voyageur doit susciter et partager ; sinon il fera mieux de ne voyager que du lit bleu au lit brun. Et la présence d’un cockney[19] ricaneur sera cause que toute une chambrée se renfermera dans le vague le plus nébuleux.

Le village d’Anaho est situé sur une bande de terrain uni, entre l’ouest de la plage et le pied des mornes surplombants. Un bois de palmiers, froissant perpétuellement ses verts éventails, le jonche de rameaux tombés, comme pour un triomphe, et l’ombrage comme une tonnelle. Une route va d’un bout à l’autre du couvert, entre des parterres de fleurs — le magasin de modes de la communauté ; et dans le délicieux demi-jour, dans un air chargé de multiples parfums, les cases indigènes, isolées çà et là, mais toujours à portée d’entendre briser le ressac, éparpillent leur voisinage. Le même mot, nous l’avons vu, désigne en plusieurs dialectes polynésiens, sauf une ombre de différence, la demeure de l’homme. Mais bien que le mot soit pareil, la structure elle-même varie beaucoup ; et le Marquésan, l’un des insulaires les plus retardataires et barbares, est néanmoins le plus commodément logé. Les huttes de gazon de Hawaï, les maisons-cages de Tahiti, ou l’abri couvert, aux absurdes jalousies, des Samoans policés — rien de tout cela ne peut se comparer au paepae-hae, ou plate-forme d’habitation des Marquésans. Le paepae est une terrasse oblongue, construite sans ciment, de pierre volcanique noire, qui a de vingt à cinquante pieds de long, quatre à huit d’élévation au-dessus du sol, et où l’on accède par un large escalier. Tout le long de la partie arrière, et venant à peu près jusqu’à mi-largeur, s’allonge en une espèce de galerie la façade ouverte de la case. L’intérieur en est parfois net et presque élégant dans sa nudité, avec son dortoir que limite une balustrade longitudinale, une étoffe de couleur vive pendue à un clou, et — seuls indices de civilisation — une lampe ou une machine à coudre White. Dehors, à une extrémité de la terrasse, le foyer culinaire brûle sous un auvent ; à l’autre, il y a parfois une loge à porcs ; le reste est le promenoir du soir et la salle de banquet au frais. Dans certaines maisons, l’eau des montagnes, plus douce, est amenée par des tuyaux de bambou perforé. Préoccupé des rapprochements avec le Highland, je revis en imagination les mottes malpropres de gazon et de pierraille sur lesquelles, dans les Hébrides et les îles du Nord, je me suis souvent assis pour converser. L’explication d’un tel contraste est double. En Écosse, le bois est rare ; et, avec des matériaux aussi grossiers que du gazon et de la pierre, nulle propreté possible. Puis, en Écosse, il fait froid. Un toit et un foyer sont des nécessités si pressantes que l’homme ne regarde pas au-delà : il est dehors tout le jour à chercher sa pitance, et le soir, lorsqu’il a dit : « Aha ! il fait chaud ! » il n’en demande pas plus. Ou, s’il demande quelque chose d’autre, ses aspirations sont plus élevées : une belle école de poésie et de chant s’est développée sous ces toits grossiers, et un air comme « Lochaber no more[20] » est une preuve de raffinement plus convaincante, et encore plus impérissable, qu’un palais.

Sur la plate-forme d’habitation, une foule considérable de parents et de vassaux se rassemble. À l’heure du crépuscule, lorsque le feu flamboie, que le parfum du maioré[21] en train de cuire emplit l’air, que déjà peut-être la lampe brille entre les piliers de la case, on les voit réunis en silence pour le repas, hommes, femmes et enfants ; et chiens et cochons gambadent pêle-mêle sur la terrasse et l’escalier, en agitant des queues rivales. Les étrangers du navire furent vite les bienvenus : bienvenus pour plonger leurs doigts dans le plat de bois, boire le lait des cocos, partager la pipe circulante, écouter et soutenir de grandes discussions sur les méfaits des Français, le canal de Panama, ou la position géographique de San Francisco et de New-Yo’ko. Dans un hameau du Highland, tout à fait hors de portée des touristes, j’ai reçu la même hospitalité simple et digne.

J’ai mentionné deux faits, la conduite déplaisante de nos premiers visiteurs et le cas de la dame se frottant aux coussins, qui pourraient donner une très fausse opinion des manières marquésanes. La grande majorité des Polynésiens ont d’excellentes manières, mais le Marquésan est à part : ennuyeux et attrayant, sauvage, timide et raffiné. Si vous lui faites un cadeau, il affecte de l’oublier, et il faut le lui offrir encore à son départ : jolie formalité que je n’ai rencontrée nulle part ailleurs. Un simple mot vous débarrasse d’un seul, comme d’une foule, tant ils sont farouchement fiers et modestes — alors que dans d’autres îles, les habitants, plus aimables, mais plus frustes, se presseront autour de l’étranger, tenaces comme des mouches. Un manquement ou une insulte, le Marquésan ne les oublie jamais. J’étais un jour au bord du chemin à causer avec mon ami Hoka, lorsque je vis soudain son regard s’enflammer et sa taille se redresser. Un Blanc à cheval descendait de la montagne. Tout le temps qu’il fut à échanger des salutations avec moi, Hoka ne cessa de le dévorer des yeux et de s’ébouriffer comme un coq de combat. C’était un Corse qui, des années auparavant, l’avait appelé cochon sauvage, « coçon chauvage », prononçait Hoka. Avec des gens si ingénus et susceptibles, on peut imaginer si nos patauds de l’équipage les offensaient par étourderie. Durant une de ses visites, Hoka tomba soudain en un silence pensif, puis quitta le navire avec une froide politesse. Une fois que je fus rétabli dans ses bonnes grâces, il m’expliqua fort adroitement et exactement la nature de l’affront que je lui avais fait ; je lui avais demandé de me vendre des noix de coco, et dans l’idée de Hoka, les articles d’alimentation étaient choses qu’un gentleman doit donner, et non pas vendre, ou du moins pas à un ami. En une autre occasion, j’offrais à l’équipage de ma baleinière un goûter de chocolat et de biscuits. Je dus enfreindre, je n’ai jamais su comment, quelque règle de bienséance, car on me remercia sèchement, et ce que j’offrais resta sur la plage.

Mais notre pire bévue fut quand nous mortifiâmes Toma, père adoptif de Hoka, et à ses propres yeux chef légitime d’Anaho. Tout d’abord, nous ne lui avions pas rendu visite comme nous le devions, dans sa belle maison neuve à l’européenne, la seule du village. En outre, lorsque nous allâmes à terre pour visiter son rival, Taipikikino, c’est Toma que nous vîmes debout au bord de la plage, en sa prestance superbe, et magnifiquement tatoué, et c’est à lui que nous posâmes la question : « Où est le chef ? — Quel chef ? » s’écria Toma, en tournant le dos aux blasphémateurs. Il ne nous pardonna jamais. Hoka allait et venait quotidiennement avec nous ; mais seuls, je crois, de tout le pays, ni Toma ni sa femme ne mirent le pied à bord du Casco. Quelle tentation il surmontait, un Européen l’appréciera difficilement. La cité volante de Laputa qui jetterait l’ancre pour une quinzaine dans Saint James’ Park ne donne qu’une faible image du Casco mouillé devant Anaho, car le Londonien a des plaisirs multiples ; mais le Marquésan s’avance vers la tombe à travers une incessante monotonie de jours.

L’après-midi qui devait précéder notre appareillage, une délégation vint à bord nous faire les adieux : neuf de nos amis particuliers chargés de présents et parés comme pour une fête. Hoka, le meilleur danseur et chanteur, le dandy d’Anaho, était l’un des plus beaux jeunes gens du monde ; grave, imposant, majestueux, léger comme une plume et fort comme un bœuf. Mais on l’eût à peine reconnu, dans cette occasion, lorsqu’il s’assit, affaissé et silencieux, le visage morne et fermé. Il était curieux de voir ce garçon tellement affecté ; plus curieux encore de reconnaître en cet ami, si bien vêtu, si visiblement ému de notre départ, l’un des sauvages à demi nus qui nous avaient assaillis et insultés à notre arrivée. Mais le plus étrange, peut-être, c’était qu’il nous offrît ce manche d’éventail sculpté, car c’était la plus précieuse de ces curiosités qui nous avaient été exhibées le premier jour. Ces curiosités, aussi longtemps que nous restâmes des étrangers, ils avaient essayé de nous les vendre à des prix exorbitants ; mais à peine étions-nous devenus leurs amis qu’ils nous pressaient de les accepter pour rien.

La dernière visite ne se prolongea pas. L’un après l’autre, ils nous serrèrent les mains et redescendirent dans leurs pirogues. Hoka tourna le dos immédiatement, et nous ne vîmes plus son visage. Taipi, lui, resta debout, nous faisant face avec de gracieux gestes d’adieu ; et quand le capitaine Otis amena le pavillon, tous se découvrirent. Ce fut la séparation. L’épisode de notre séjour était considéré comme terminé, et bien que le Casco soit demeuré encore quarante heures sur ses amarres, personne ne revint à bord, et je crois même qu’ils évitèrent de se montrer sur la plage. Cette réserve et cette dignité sont le plus beau trait du Marquésan.



  1. Sorte d’argot composite qui joue sur les côtes de la Chine et du Japon, et généralement en Extrême-Orient, le même rôle que la « langue franque » dans le bassin de la Méditerranée. (N.d.T.)
  2. Alors indépendantes : les îles Sandwich ou Hawaï n’appartiennent aux États-Unis que depuis 1898. (N.d.T.)
  3. Littérateur anglais, né en 1844, connu par ses études de mythologie et de folklore. (N.d.T.)
  4. Comté dans lequel se trouve située en partie la ville de Londres. (N.d.T.)
  5. Hautes Terres. La partie montagneuse, au nord de l’Écosse. Au sud sont les Basses Terres : Lowlands. (N.d.T.)
  6. Hébrides, Orcades, Shetland. (N.d.T.)
  7. En particulier le tartan. (N.d.T.)
  8. Euphémisme des cannibales océaniens pour désigner le gibier humain. (N.d.T.)
  9. Le premier fut décapité en 1747. Tous deux furent mêlés à la révolte des Highlands, sous le prétendant Charles Édouard, contre la dynastie de Hanovre, en 1745-1746. (N.d.T.)
  10. Les dialectes en usage aux archipels formant la Polynésie appartiennent à la langue maorie. Selon la transcription adoptée ici pour les mots de cette langue, toutes les lettres, consonnes et voyelles, se prononcent, et se prononcent à la française — ou, plus exactement, à l’italienne : l’e n’étant pas muet et l’u ayant le son ou. Exemples : Hatiheu se prononce Ha-ti-hé-ou ; Taipi, Ta-i-pi ; Tauata, Ta-ou-a-ta. (N.d.T.)
  11. Lorsque ce mot est aussi employé en guise de salut, c’est sous sa forme exclamative que je le donne. (N.d.A.)
  12. Le gaélique — l’un des dialectes de la langue celtique — comprend : l’irlandais, l’écossais (du Highland) et le manxois, qui se parle dans l’île de Man. (N.d.T.)
  13. Ceux-ci ne possèdent pas, comme les Highlanders, une langue spéciale, mais parlent un dialecte particulier de la langue anglaise. (N.d.T.)
  14. = Eau, mieux, bouteille. (N.d.T.)
  15. Les Highlanders, avant l’annexion. (N.d.T.)
  16. Anecdotes et légendes qu’il serait superflu de détailler ici : leur orientation générale est assez nette. (N.d.T.)
  17. Les deux principaux clans highlanders qui organisèrent et soutinrent la révolte de 1745. Alan Breck Stewart est un des principaux personnages du roman de Stevenson, Aventures de David Balfour. (N.d.T.)
  18. Organisation sociale analogue au clan. (N.d.T.)
  19. Bas loustic londonien. (N.d.T.)
  20. « O Lochaber, je ne te verrai plus ! » Chant écossais très populaire. (N.d.T.)
  21. Fruit de l’arbre à pain, artocarpus incisa, famille des moracées. « Sa semence, dit la légende tahitienne, fut apportée du ciel par un pigeon blanc, qui mit deux lunes pour l’aller et deux pour le retour. » (N.d.T.)


◄   I. Une arrivée aux îles II. On lie connaissance III. Le « marron »   ►