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De la génération des vers dans le corps de l’homme (1741)/Approbations

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Veuve Alix ; Lambert et Durand (Tome Ip. xxxviii-liv).


APPROBATIONS
de la premiére Edition de ce Livre.


Approbation de Messire Guy Crescent Fagon, Conseiller d’Etat ordinaire, & premier Médecin du Roi.



LE sujet de ce Livre demandoit toute l’éloquence, qui a souvent attiré à son Auteur, dans de célébres occasions, les justes applaudissemens de ses Auditeurs. Un des plus vils animaux du monde y est examiné avec une si noble érudition, que l’on perd d’abord l’idée de sa bassesse : Et tout le dégoût que cette matiere pourroit causer, cede à l’agréable diversité des faits, & à l’élegance avec laquelle ils sont rapportés. Ce seroit donc envier au Public un plaisir très-utile, de lui refuser l’impression de cet Ouvrage, qui me paroît aussi important pour la pratique de la Médecine, que curieux pour l’histoire naturelle. Fait à Versailles ce 24. Novembre 1699. FAGON.




Approbation de Monsieur Dodart, de l’Académie Royale des Sciences, Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris, & Médecin de S. A. S. Madame la Princesse de Conti, Douairière.



J’Ai vu avec beaucoup de satisfaction le Livre intitulé, de la Génération des Vers dans le corps de l’homme, non seulement parce que ce qui en fait le sujet principal y est très-bien traité ; mais aussi parce qu’on y trouve en plusieurs endroits, des ouvertures considérables pour l’augmentation de la Physique Historique & de la Médecine Pratique. Je croi donc que la publication de cet Ouvrage sera très-utile au Public, & que la lecture en plaira à proportion que les Lecteurs auront plus de connoissance de la Physique & de la Médecine expérimentale. Fait à Paris ce premier de l’An mil sept cent.

DODART.




Approbation de Monsieur Bourdelot, Conseiller ordinaire du Roi, Premier Médecin de Madame la Duchesse de Bourgogne, de Monseigneur le Chancelier, Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris, Commis par Monseigneur le Chancélier, à l’examen de ce Livre.



J’Ai lû, par l’ordre de Monseigneur le Chancélier, & avec beaucoup de satisfaction, ce Manuscrit, intitulé, De la Génération des Vers dans le corps de l’homme. À Seve le 30. Septembre 1699.

BOURDELOT.




Permission de Monsieur le Doyen de la Faculté de Médecine de Paris.



NOus Médecin ordinaire de Madame la Duchesse de Bourgogne, Doyen & Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris : Oui les Rapports suivans de Messieurs Berger, de Saint-Yon, Maillard, Tournefort, & Tauvry, aussi Docteurs Régens de ladite Faculté, commis par elle à l’examen d’un Livre qui a pour titre, De la Génération des Vers dans le corps de l’homme, composé par Mr Andry, aussi Docteur de la même Faculté, consentons qu’il soit imprimé. Fait à Versailles ce 27. Décembre 1699.

BOUDIN, Doyen.




Approbation de Monsieur le Doyen à l’Auteur.



SI une Approbation comme la mienne pouvoit faire valoir le mérite d’un Ouvrage aussi utile & aussi beau, je vous la donnerois plus authentique. Je me retranche donc à vous féliciter du succès qu’a votre Livre, & de celui qu’il aura dans la suite, dont je suis très-persuadé, parce que je sçai que les bonnes choses ne perdent point de leur bonté par le temps. Je vous exhorte aussi, Monsieur, à employer quelques momens à de pareilles Productions qui font honneur à notre Compagnie, & à la Médecine. À Versailles ce 18. Février 1700. BOUDIN, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris.




Approbation de Monsieur Berger, ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, commis par ladite Faculté à l’examen de ce Livre.



J’Ai trouvé le Livre que Mr Andry a fait sur la Génération des Vers dans le corps de l’homme, si élégant & si plein d’érudition, que je croi qu’il sera aussi-bien reçu du Public, qu’il m’a donné de satisfaction en le lisant. Ce 2. Décembre 1699.

BERGER




Approbation de Monsieur de Saint-Yon Médecin ordinaire du Roy, Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris, Professeur en Chymie dans le Jardin du Roi, commis par ladite Faculté a l’examen de ce Livre.



LEs gens aisés mangent & boivent si épouventablement, & les miserables vivent si pauvrement, qu’il est impossible que dans les uns & dans les autres, il ne s’engendre une très-grande quantité de toutes sortes de Vers. Le Traité que Monsieur Andry mon Confrere, donne au Public sur cette matiere, est si plein d’érudition, il est écrit si poliment, il y a dedans tant de recherches, & il est rempli de si bons remedes, qu’après l’avoir lu attentivement, je souhaite qu’il paroisse au plûtôt dans le Public. À Paris, ce 4. Décembre 1699.

DE SAINT-YON.




Approbation de Monsieur Maillard, Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris, commis par ladite Faculté à l’examen de ce Livre.



LA maniere dont Monsieur Andry explique ici la Génération des Vers dans le corps humain : La différence des causes & des signes qu’il en rapporte avec tant d’exactitude : la prudence, avec laquelle il nous en désigne les remedes : ses recherches & ses observations curieuses sur cette maladie, font connoître que ce Livre est digne de la plume de son Auteur, de la lecture des Sçavans, & de l’approbation des Docteurs en Médecine. À Paris ce 3. Décembre 1699.

MAILLARD.




Approbation de Monsieur Tournefort, de l’Académie Royale des Sciences, Docteur Régent de la faculté de Médecine de Paris, & professeur en Botanique dans le Jardin du Roi, commis par ladite Faculté, à l’examen de ce Livre.



LE Traité de la Génération des Vers dans le corps de l’homme, &c. composé par Monsieur Andry, Docteur en Médecine de la Faculté de Paris, contient une Doctrine très-solide, fondée sur ce qu’il y a de mieux établi dans la Physique touchant la Génération des Vers, appuyée par un grand nombre d’observations très-exactes sur les maladies qu’ils produisent, & fortifiée par l’expérience de plusieurs remedes singuliers très-propres pour les guérir. À Paris ce 6. Décembre 1699.

TOURNEFORT.




Approbation de Monsieur Tauvry, de l’Académie Royale des Sciences, Docteur Régent de la Faculté de Médecine de Paris, commis par la même Faculté à l’examen de ce Livre.



J’Ai lû avec plaisir le Livre de la Génération des Vers dans le corps de l’homme, composé par Monteur Andry, Docteur de la Faculté de Médecine de Paris, où j’ai trouvé beaucoup d’exactitude & d’érudition. Les faits qui y sont rapportés peuvent être d’une grande utilité aux Médecins ; car outre que l’Auteur expose avec netteté, les causes & les signes des maladies qui sont accompagnées de Vers, il y joint des réfléxions très-judicieuses sur les remedes dont on se doit servir. Les explications qu’il donne, & les observations des Modernes qu’il rapporte, rendent cet Ouvrage aussi curieux qu’il est utile. À Paris, ce 18. Novembre 1699.

D. TAUVRY.




Epistola Georgii Baglivi, Medic. Theoric. in Romano Archylic. Professoris, Societatis Regiæ Londinensis, Academiæ Imper. Leop. Collegæ.
Authori.


Agressus sum legere tuum de lumbricis libellum, mirificè profecto placuit. Genus enim scribendi non minus utile ac necessarium, quàm novâ experiendi methodo concinnatum complexus es : Valde delectabar ordine, valde etiam genere orationis tuæ. Res verò ipsa ita me affecit, ut quasi seminia quædam veræ praxeos, quæ fructum non mediocrem aliquando ferent, in anima meo reliquisse videatur. Quare cùm eximii ingenii, doctrinæque opibus abundet, me certe judice, magnam omnium approbationem commendationemque promeretur. Datum Romæ, 3. Nonas Junias 1701.

GEORG. BAGLIVUS.




APPROBATIONS
de la seconde Edition de ce Livre.


Approbation de Monsieur Douté, Docteur Régent & ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris.



CE Livre n’a pas besoin d’un nouveau suffrage pour avoir cours dans le Public. La profonde érudition de l’Auteur, la grande exactitude dans ses remarques, la solidité de ses réfléxions, le bon ordre dans ce qu’il écrit, la beauté de ses expressions, & son discernement pour le vrai, lui ont attiré autant d’Approbateurs que de Lecteurs. Il possede des mieux le talent de relever à l’esprit les choses qui paroissent basses aux yeux du corps. Que son Traité des Vers prouve bien qu’il n’est rien dans la nature qui soit indigne de l’attention du Médecin ! Qu’on lui auroit obligation d’étendre sa plume sur certains Auteurs de nos jours, qui comme une vermine infectent la Médecine ! À Paris, le 3. Juillet 1714, DOUTÉ.




Approbation de Monsieur Dufresne, Docteur Régent, & Professeur en Pharmacie de la Faculté de Paris.



LE jugement avantageux que d’illustres Approbateurs ont porté du Livre de la Génération des Vers, sitôt qu’il a commencé de paroître[1] : les éloges singuliers que cet Ouvrage s’est ensuite attiré de plusieurs Sçavans de diverses Nations[2] : l’estime avec laquelle des Auteurs célébrés l’ont cité depuis dans leurs écrits[3] : le grand nombre d’Editions qu’il s’en est fait, non-seulement en France, mais dans les Pays Etrangers, où il a été traduit en différentes Langues[4] : & le peu de succès qu’ont eu les Censeurs qui l’ont voulu attaquer[5] : sont des témoignages si authentiques du mérite de ce Livre, que mon suffrage seroit ici fort inutile. Je me contenterai donc d’observer que Monsieur Andry nous donne aujourd’hui le même Ouvrage enrichi de quantité de remarques nouvelles très-importantes, lesquelles rendent cette Edition d’autant plus utile au Public, qu’elles sont toutes appuyées sur l’expérience, & ne peuvent que contribuer considérablement à l’avancement de la Médecine Pratique. Fait à Paris ce 5. Juillet 1714.

DUFRESNE.




Lettre de Monsieur Coppero, Docteur & Professeur en Médecine à Londres, à l’Auteur de ce Livre.


MONSIEUR,

J’ai lû votre Traité de la Génération des Vers dans le corps de l’homme, dès la première Edition qui s’en fit à Paris où j’étois alors : J’en ai été satisfait au-delà de tout ce que je puis vous dire, tant pour le fond que pour la méthode. Je ne sçai cependant si vous devriez en laisser paroître encore une nouvelle Edition, après tant d’autres qui en ont déjà été faites ; car ne voyez-vous pas que si vous avez excité contre vous la plume de quelques Censeurs, c’est parce que ce Traité à force de remettre devant les yeux qu’il se produit des Vers dans les premières voyes de notre corps, donne atteinte au systéme de la Trituration ? Comment en effet, lorsqu’on fait réfléxion à la production de ces animaux en nous, voulez-vous que l’on conçoive que l’estomac & les intestins aidés du diaphragme & des muscles du bas-ventre, broyent avec tant de force ce qu’ils renferment, que cette force aille à plus de deux cent soixante un mille cent quatre-vingt-six livres, comme le prétend Mr Hecquet. Dites-moi, je vous prie, si de foibles Vers contenus dans le bas-ventre, peuvent résister à une telle force.

Les coctions qui s’accomplissent dans nos corps, viennent, selon les Triturans, d’un broyement continuel qui fait tout. Ce broyement, disent-ils avec Mr Hecquet, commence dans la bouche par la rencontre des mâchoires, se continue dans l’ésophage & s’augmente dans l’estomac : là, comme dans un muscle creux, les alimens sont paitris & dissouts tant par la force extraordinaire & multipliée des fibres motrices qui agitent & meuvent ce viscére, que par l’action des muscles voisins, sur-tout de ceux du bas-ventre & du diaphragme, qui tous ensemble foulent & broyent les alimens au point de les réduire en une crême aussi fine que celle qui se forme sous la pierre de porphyre. Quelle bonne contenance voudriez-vous que fissent des Vers dans un lieu comme celui-là, où ils doivent être si mal à leur aise ? La force seule de l’estomac, selon ces Médecins, surpasse de beaucoup celle des mâchoires : une force si surprenante toute occupée à briser, marchandera-t-elle vos Vers ? Si les Défenseurs de la Trituration étoient gens à se persuader que lorsqu’on a des Vers on ne digère plus, & qu’ainsi l’estomac ne broye plus, votre Livre ne tireroit pas à conséquence ; mais l’expérience du contraire est trop connue, puisqu’on voit tous les jours des personnes attaquées de Vers, faire des déjections qui ont toutes les qualités d’une digestion entiere. Encore si l’on pouvoit soupçonner que les Vers trouvassent aussi peu leur compte avec les levains qu’avec la trituration, les Partisans de cette derniere n’y regarderoient pas de si près, ils auroient suffisamment leur revanche contre vous ; mais l’exemple du vinaigre qui ronge la pierre, & dans lequel cependant on voit un si grand nombre de petits animaux, ne permet pas de penser que les dissolvans de l’estomac puissent faire une aussi mauvaise composition aux Vers, que la trituration. Ainsi, avouez, Monteur, qu’en renouvellant votre Traité dans ce temps, où l’on tâche si fort de remettre la Trituration en regne, vous ménagez très-mal les intéressés de ce systême : & selon moi, il faut tâcher de bien vivre avec tout le monde. Je suis, &c,


À Londres, ce premier May 1714.




APPROBATIONS
de la troisiéme Edition de ce Livre.


Approbation de Monsieur Casamajor.



J’Ai lû par ordre de Monseigneur le Chancelier, un Manuscrit qui a pour titre, De la Génération des Vers dans le corps de l’homme, &c. par Monsieur Andry, Docteur Régent, & ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris. Cet Ouvrage a été imprimé plusieurs fois ; le grand nombre d’Editions qui en ont paru, & l’estime singuliére que tous les Savans en ont faite, sont des titres plus que suffisans pour en faire l’éloge. J’y ajoute que Monsieur Andry a entierement refondu son Ouvrage, & l’a si considérablement augmenté, que les Remarques nouvelles & importantes dont il l’a enrichi, le rendront d’autant-plus utile au Public, qu’elles sont pleines d’Erudition, & appuyées sur l’expérience. À Paris ce 8. Avril 1739.

CASAMAJOR.




Approbation de Messieurs Procope & le Thieullier.



NOus soussignés Docteurs Régens de la Faculté de Médecine en l’Université de Paris, préposés par ladite Faculté pour l’examen d’un Livre intitulé, De la Génération des Vers dans le corps de l’homme, troisiéme Edition, &c. par Monsieur Andry, Conseiller du Roi, Lecteur & Professeur en Médecine au Collège Royal, Docteur Régent & ancien Doyen de la Faculté de Médecine en l’Université de Paris, avons trouvé que cette troisième Edition, enrichie d’un grand nombre de planches, & augmentée de nouvelles observations qui authorisent la méthode & les remedes qu’il prescrit, soûtient également la réputation que l’Auteur a toujours méritée dans la saine pratique de Médecine & dans le genre littéraire. Ce Livre rassemble ce qui est de plus curieux & de plus instructif sur les maladies des Vers, & ne laisse rien à désirer non plus du côté du style. Ainsi nous jugeons que cette nouvelle Edition, qui joint l’utile à l’agréable, sera reçue du Public avec le même empressement que les autres Ouvrages qui sont sortis de la plume du même Auteur. À Paris, ce vingt-sixiéme Février 1741.

MICHEL PROCOPE COUTEAUX, Docteur & Professeur des Ecoles de Médecine de Paris.

L. J. LE THIEULLIER, Conseiller du Roi, Médecin ordinaire de sa Majesté en son grand Conseil.





VU l’approbation de Messieurs Procope & le Thieullier, Docteurs Régens en Médecine de la Faculté de Paris, nommés par elle pour examiner un Livre intitulé, De la Génération des Vers dans le corps de l’homme, troisième Edition, par Mr Andry, Conseiller du Roi, Lecteur & Professeur en Médecine au Collége Royal, Docteur Régent & ancien Doyen de la Faculté de Médecine en l’Université de Paris, je consens pour ladite Faculté, que ce Livre soit imprimé, persuadé que le Public en tirera un grand avantage. À Paris, le vingt-huit Février mil sept cent quarante-un.

COL DEVILARS, Doyen.




PRIVILEGE DU ROI.



LOUIS par la grace de Dieu, Roi de France & de Navarre, à nos amés & féaux Conseillers les Gens tenans nos Cours de Parlement, Maîtres des Requêtes ordinaires de notre Hôtel, Grand-Conseil, Prévôt de Paris, Baillis, Senéchaux, leurs Lieutenans civils, & autres nos Justiciers qu’il appartiendra, SALUT. notre cher & bien amé le Sieur ANDRY, notre Conseiller, Lecteur & Professeur en Médecine en notre College Royal de France, Docteur Régent & ancien Doyen de notre Faculté de Médecine à Paris, & notre Censeur Royal des Livres ; Nous ayant fait remontrer qu’il souhaiteroit continuer à faire reimprimer & donner au Public, un Manuscrit qui a pour titre, De la Génération des Vers dans le corps humain, enrichie de Planches & Figures ; mais comme cet Ouvrage a déjà été imprimé plusieurs fois, le grand nombre d’Editions qui en ont paru, & l’estime singuliére que tous les Savans de cet Art & le Public en ont faite,
l’ont obligé d’y faire des augmentations & des remarques nouvelles & importantes, d’autant plus utiles, qu’elles sont pleines d’érudition appuyées sur l’experience, & formant un Ouvrage nouveau ; il craint que quelques personnes mal intentionnées ne s’avisassent de lui contrefaire, ce qui lui feroit un tort considerable, & le priveroit du fruit de ses veilles, de son application, & de son travail ; il nous auroit à cet effet très-humblement fait supplier de vouloir bien lui accorder nos Lettres de continuation de Privilège sur ce nécessaires : offrant pour cet effet de le faire reimprimer en bon papier & beaux caractères, suivant la feuille imprimée & attachée pour modele sous le Contre-scel des Présentes. A CES CAUSES, voulant favorablement traiter ledit sieur Exposant, & le recompenser en quelque façon du zéle qu’il nous témoigne avoir pour l’utilité publique, en lui donnant les moyens de nous les continuer, Nous lui avons permis & permettons, par ces présentes, de faire reimprimer ledit Ouvrage, avec ses augmentations ci-dessus spécifiées, en un ou plusieurs Volumes, conjointement ou séparement, & autant de fois que bon lui semblera, & de le faire vendre & débiter par tout notre Royaume pendant le tems de quinze années consécutives, à compter du jour de la date desdites Présentes. Faisons défenses à toutes sortes de personnes, de quelque qualité & condition qu’elles soient, d’en introduire d’impression étrangére dans aucun lieu de notre obéissance. Comme aussi à tous Libraires, Imprimeurs & autres, d’imprimer, faire imprimer, vendre, faire vendre, débiter ni contrefaire ledit Ouvrage avec ses augmentations, en tout ni en partie, ni d’en faire aucuns extraits, sous quelque prétexte que ce soit, d’augmentation, de correction, changement de titre, même des Planches, Figures ou autrement, sans la permission expresse & par écrit dudit Exposant, ou de ceux qui auront droit de lui, à peine de confiscation des Exemplaires contrefaits, de trois mille livres d’amende contre chacun des contrevenans, dont un tiers à Nous, un tiers à l’Hôtel-Dieu de Paris, l’autre tiers audit sieur Exposant, & de tous dépens, dommages & intérêts ; A la charge que ces Présentes seront enregistrées tout au long sur le Registre de la Communauté des Libraires & Imprimeurs de Paris, dans trois mois de la date d’icelles ; Que l’impression de cet Ouvrage sera faite dans notre Royaume & non ailleurs ; Et que l’impétrant se conformera en tout aux Reglemens de la Librairie, & notamment à celui du dixième Avril mil sept cent vingt-cinq ; Et qu’avant que de l’exposer en vente, le Manuscrit ou Imprimé qui aura servi de copie à l’impression dudit Ouvrage sera remis dans le même état où l’Approbation y aura été donnée, ès mains de notre très-cher & féal Chevalier le Sieur Daguesseau Chancelier de France, commandeur de nos Ordres ; Et qu’il en sera ensuite remis deux Exemplaires dans notre Bibliothèque publique, un dans celle de notre Château du Louvre, & un dans celle de notre dit très-cher & féal Chevalier le Sieur Daguesseau Chancelier de France, Commandeur de nos Ordres ; le tout à peine de nullité des Présentes. Du contenu desquelles, vous mandons & enjoignons de faire jouir ledit sieur Exposant ou ses ayans cause pleinement & paisiblement, sans souffrir qu’il leur soit fait aucun trouble ou empêchement. Voulons que la Copie desdites Présentes, qui sera imprimée tour au long au commencement ou à la fin dudit Ouvrage, soit tenue pour duement signifiée, & qu’aux Copies collationnées par l’un de nos amés & féaux Conseillers & Secretaires foi soit ajoutée comme à l’Original. Commandons au premier notre Huissier ou Sergent de faire pour l’exécution d’icelles tous Actes requis & nécessaires, sans demander d’autre permission, & nonobstant Clameur de Haro, Chartre Normande, & Lettres à ce contraires ; Car tel est notre plaisir. Donné à Fontainebleau le dixième jour de Novembre, l’an de grace mil sept cent trente-neuf : Et de notre Régne le vingt-cinquième. Par le Roi en son Conseil.

SAINSON.


Registré sur le Registre X. de la Chambre Royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris Num. 305. Fol. 291. conformément au Réglement de 1729. qui fait défense Art. IV à toutes personnes de quelque qualité qu’elles soient, autres que les Libraires & Imprimeurs, de vendre, débiter & faire afficher aucuns Livres pour les vendre en leurs noms, soit qu’ils s’en disent les tuteurs ou autrement. Et à la charge de fournir à ladite Chambre Royale & Syndicale des Libraires & Imprimeurs de Paris, les huit Exemplaires prescrit par l’Article CVIII. du même Règlement. A Paris ce 18. Novembre 1739.

SAUGRAIN, Syndic.



JE soussigné Nicolas Andry, Docteur Régent & ancien Doyen de la Faculté de Médecine de Paris, ai cédé à M. Alix Libraire rue S. Jacques au Griffon, mon Privilège de la troisiéme Edition de mon Livre De la Génération des Vers, augmenté & refondu en un Ouvrage nouveau, lequel Privilège est en date du dix Novembre de la présente année mil sept cent trente-neuf, le tout aux clauses & conditions passées entre nous. Fait à Paris ce Samedi quatorze Novembre mil sept cent trente-neuf. ANDRY.


Registré le Registre X. de la Communauté des Libraires & Imprimeurs de Paris, page 292. conformement aux Réglemens, & notamment à l’Arrêt du Conseil du 13. Août 1703. A Paris le 18. Novembre 1739.

SAUGRAIN, Syndic.



  1. Voyez cy-dessus les Approbations de Monsieur Fagon, de Monsieur Dodard, de Monsieur Boudin, de Monsieur Bourdelot, de Monsieur Tournefort, de Monsieur Maillard, de Monsieur Baglivi, &c.
  2. Dans tous les Journaux, tant des Pays Etrangers que de France.
  3. Conrad. Barchusen Historia Medicina Amsterodami 1710. Francisci Redi de Animalculis que in corporibus animalium vivorum reperiuntur observationes, ex errurscis in Latinæ versæ, Atore Petro Corte Amsteledami, 1708. in Præfat. Histoire de l’Académie Royale des Sciences, année 1709. Historia Insectorum, Authore Joanne Raïo. Opus posthumum Regiæ Societ. Londinensis Editum, Londini, 1710.
  4. Imprimé diverses fois à Amsterdam, à Londres, à Naples.
  5. Voyez la Lettre contre ce Livre, insérée dans les Mémoires de Trévoux du mois de Novembre 1703, & le Livret intitulé : Explication Physique et Méchanique des effets de la Saignée & de la Boisson dans la cure des maladies, &c. Imprimé en 1707. à Chambery. Voyez encore l’Ecrit intitulé, Dissertation sur la nourriture des Os, où l’on explique la nature & l’usage de la moëlle avec trois Lettres sur le Livre de la Génération des vers dans le corps de l’homme. Imprimé à Paris, chez Pierre Witte en 1704.