Description de la Chine (La Haye)/Lun yu, ou Livre des sentences

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Scheuerleer (2p. 394-399).


LUN YU,
OU
LIVRE DES SENTENCES.


Troisième livre classique, ou canonique du second ordre.


Ce livre qui est un recueil de discours sentencieux et moraux, est divisé en vingt articles, et ne contient que des demandes, des réponses, et des sentences prononcées tantôt par Confucius, tantôt par ses disciples, sur les vertus, les bonnes œuvres, et l’art de bien gouverner ; à la réserve du dixième article, où les disciples de Confucius décrivent en détail la conduite extérieure de leur maître. On trouve dans ce recueil des maximes et des sentences de morale aussi belles que celles des sept Sages de la Grèce qu’on a tant vantées. Comme il n’est pas possible de faire le précis de tant de maximes détachées, je me contenterai de marquer en peu de mots les choses principales, dont on traite dans chaque article.

Dans le premier il fait le caractère d’un homme sage, et fait connaître quelles sont ses vertus et ses devoirs, en quelque état qu’il se trouve, soit qu’il mène une vie privée, soit qu’il soit à la tête des affaires. Il dit entr’autres choses, qu’il n’est pas possible qu’un flatteur soit vertueux ; à quoi le disciple de Confucius ajoute, qu’il s’examine tous les jours sur trois choses : 1° Si quand il rend service à quelqu’un, il s’y emploie tout entier et sans réserve. 2° Si dans le commerce qu’il a avec ses amis, il y procède avec candeur et avec franchise. 3° Si après avoir écouté la doctrine de son maître, il a soin d’en profiter, et de la mettre en pratique. Il dit encore que celui qui étudie la sagesse, ne s’afflige pas de ce qu’il est peu connu des hommes ; mais que sa douleur est de ne les pas assez connaître.

Dans le second, il parle des devoirs d’un prince qui veut bien gouverner ses peuples, du respect que les enfants doivent avoir pour leurs parents. Il enseigne à quels indices on peut connaître qu’un homme est sage ; avec quel soin on doit rejeter les mauvaises sectes, etc. Voulez-vous connaître, dit-il, si un homme est sage, ou non ? examinez bien ses actions : si elles sont mauvaises, il n’est que trop connu : si elles sont bonnes, tâchez de découvrir quel est le motif qui le fait agir. Portez votre curiosité encore plus loin : examinez quelles sont ses inclinations, et à quoi il prend le plus de plaisir. Après cela il aura beau se contrefaire, vous le connaîtrez tel qu’il est. Celui qui approuve les mauvaises sectes, dit-il encore, telles que sont celles des bonzes ho chang et tao sseë, se fait un grand tort à lui-même, et cause un grand préjudice à l’empire. Il n’y a de vraie doctrine que celle que nous avons reçue des anciens sages, qui nous enseigne à suivre la droite raison, à conserver la droiture du cœur, à garder la bienséance, à corriger nos défauts, et à réformer nos mœurs.

Dans le troisième il entre dans le détail des cérémonies prescrites, pour honorer les parents défunts, et il reprend ceux qui les négligent, ou qui les transgressent. Il parle du culte dû aux esprits, des lois impériales, de la musique, et de la manière de s’exercer à tirer de l’arc[1].

Dans le quatrième il parle des devoirs des enfants envers leurs parents. Il montre la différence qu’il y a entre un homme droit, et un fourbe ; entre un homme sage, et un insensé. Voici quelques-unes de ses maximes. Par les fautes mêmes des hommes, on peut juger s’ils sont vertueux ou non : Un homme vertueux ne pêche guère que par excès d’affection et de reconnaissance ; un homme vicieux pêche d’ordinaire par excès de haine et d’ingratitude. Le sage n’a en vue que la beauté de la vertu, et l’insensé ne songe qu’aux commodités et aux délices de la vie : Le sage ne s’afflige point de ce qu’on manque à l’élever aux grandes charges, mais de ce qu’il manque lui-même des qualités nécessaires, pour les remplir dignement. En voyant les vertus des sages, c’est être sage que de les imiter. En voyant les vices des méchants, c’est être vertueux que de se sonder soi-même, et d’examiner si l’on n’est pas sujet aux mêmes vices.

Dans le cinquième, Confucius porte son jugement sur les qualités, le naturel, les vertus, et les défauts de quelques-uns de ses disciples. Il loue, par exemple, un nommé Tsu uen, qui ayant été élevé trois fois à la charge de premier ministre dans le royaume de Tsou[2], ne donna aucun signe de joie ; et qui ayant été autant de fois dépouillé de sa dignité, ne donna aucun signe de tristesse. A quoi il ajoute : Je juge de là que c’est un excellent ministre ; mais qu’il fût vertueux, je n’oserais l’assurer ; car pour en être certain, il faudrait pouvoir pénétrer dans son intérieur, et connaître s’il a la droiture du cœur. Il enseigne ensuite qu’on ne doit point juger de la vertu d’un homme par quelques actions extérieures, qui n’ont souvent que l’apparence de la vertu ; que c’est dans le cœur et dans sa droiture naturelle, que réside la vraie vertu.

Dans le sixième, Confucius fait connaître quelques-uns de ses disciples qu’il juge être propres au gouvernement ; et il loue l’extrême ardeur qu’ils ont d’apprendre et de se perfectionner. Il parle ensuite de la manière dont on doit donner et recevoir ; puis il explique les qualités de la vraie vertu. Mon disciple Yen hoei se vit réduit à une extrême pauvreté : il n’avait que du riz et de l’eau pour sa subsistance. Cependant, dans cet état d’indigence, il ne perdit jamais sa tranquillité et sa joie ordinaire. C’est là ce que j’appelle un vrai sage. . . . . J’appelle un homme vertueux, celui qui commence d’abord par supporter constamment toutes les peines qui se présentent, pour acquérir la vertu ; et qui ensuite pense à goûter la douceur, qui se trouve à la posséder. . . . . . Un homme vertueux peut se laisser tromper jusqu’à croire des choses fausses, mais il ne le sera jamais jusqu’à faire des choses mauvaises.

Dans le septième, il rapporte les bas sentiments que Confucius avait de lui-même, et les éloges que ses disciples lui donnaient. Ce n’est pas moi, disait ce philosophe, qui ai inventé la doctrine que je vous enseigne ; je la tiens des anciens, de qui je l’ai apprise. . . . . Il disait une autre fois que quatre choses lui faisaient continuellement de la peine : la première, de ce qu’il avait fait si peu de progrès dans la vertu ; la seconde, de ce qu’il n’était pas assez ardent pour l’étude ; la troisième, de ce qu’il ne se livrait pas tout entier aux devoirs que prescrit la justice ; la quatrième enfin, de ce qu’il n’était pas assez attentif sur lui-même, et sur la réforme de ses mœurs. Il disait encore : Je me vois dans une indigence extrême ; un peu de riz et d’eau, c’est tout ce que j’ai pour vivre : avec cela je suis gai et content : c’est que je regarde les dignités où l’on s’élève, et les richesses qu’on acquiert par des voies iniques, comme des nuées que le vent pousse de côté et d’autre dans les airs. . . . . . Que je suis heureux ! s’écriait-il encore ; si je fais une faute, elle est aussitôt connue de tout le monde. . . . . . Un jour qu’il apprit qu’on lui donnait le nom de King, c’est-à-dire, de très sage : Cet éloge ne me convient point, dit-il, et je ne puis le supporter. Tout ce qu’il y a de bien à dire de moi, c’est que je m’efforce d’acquérir la sagesse et la vertu, et que je ne me rebute point de la peine qu’il y a de l’enseigner aux autres. . . . Ses disciples disaient de lui qu’il alliait trois choses qui ne paraissaient guère compatibles, tous les agréments de la politesse avec beaucoup de gravité, un air sévère avec beaucoup de bonté et de douceur, une grandeur d’âme extraordinaire avec beaucoup de modestie.

Dans le huitième, il fait l’éloge des anciens empereurs Vou vang, Yu, Chun, Yao. Il rapporte quelques maximes du docteur Tseng, et il enseigne quels sont les devoirs d’un homme sage. Où trouve-t-on, dit Confucius, une grandeur d’âme pareille à celle des empereurs Chun, et Yu ? Ils furent tirés d’une condition très abjecte, pour être élevés à l’empire ; et sur le trône, ils furent si peu susceptibles d’ambition et de vaine gloire, qu’ils possédèrent l’empire, comme s’ils ne le possédaient pas. . . . . Où trouver un homme habile, qui écoute avec docilité les instructions que lui donne un ignorant ? Où trouver un homme traité avec mépris et outrage, qui ne pense point à en tirer vengeance ? Pour moi, je n’ai connu que mon condisciple Yen yuen, qui fut de ce caractère. . . . . Un sage doit toujours apprendre, comme s’il ne savait rien, et il doit toujours craindre d’oublier ce qu’il a appris.

Dans le neuvième, se trouvent divers éloges de Confucius, de sa doctrine, de sa modestie, lorsqu’il parlait de lui-même ; avec divers préceptes pour acquérir la sagesse. Nous ne devons pas seulement respecter les vieillards, disait Confucius ; nous devons encore respecter les jeunes gens : car que sais-je si ce jeune homme ne deviendra pas un jour plus sage et plus vertueux que moi ? . . . . . . . Je n’ai encore vu personne, qui eût autant de passion pour la vertu, que j’en ai vu d’autres qui en avaient pour le plaisir.

Dans le dixième, les disciples de Confucius décrivent l’air et l’extérieur de leur maître ; de quelle manière il se comportait, soit dans l’intérieur de sa maison, soit au dehors avec les personnes de tout âge et de tout état ; sa façon de vivre, de parler, de marcher, de se vêtir, de boire, de manger, de dormir. etc.

Dans le onzième, Confucius s’entretient de ses disciples : il loue les uns et reprend les autres. L’un d’eux le priant de lui apprendre à bien mourir : Vous n’avez pas encore appris à bien vivre, lui répondit-il ; apprenez-le, et vous saurez bien mourir.

Dans le douzième, Confucius enseigne à rendre ses actions conformes à la droite raison : puis il prescrit le moyen de bien gouverner le peuple, d’exiger le tribut, et d’acquérir la vertu. Quelqu’un lui demandant ce qu’il fallait faire pour bien vivre : Quand vous paraissez au dehors, lui répondit-il, soyez aussi grave, et aussi modeste, que si vous visitiez un grand seigneur : traitez les autres comme vous voulez qu’on vous traite vous-même : ne dites et ne faites rien qui puisse, ou les chagriner, ou les irriter. . . . . . . . Il dit à un autre de ses disciples : La vie et la mort dépendent de la loi du Tien, on ne peut pas la changer ; la pauvreté et les richesses viennent de la disposition du Tien, on ne peut pas le contraindre ; le sage révère cette loi et cette disposition du Tien ; et c’est là la source de la paix et de la tranquillité dont il jouit.

Dans le treizième, il enseigne les qualités et les vertus que doit avoir un homme sage et prudent. Je crois qu’un homme est sage, dit-il, quand je vois qu’il se fait aimer de tous les gens de bien, et qu’il n’est haï que des méchants. ... Je pense qu’un homme veut être vertueux, quand je lui vois de la modestie dans l’intérieur de sa maison, de l’activité dans les affaires, et de la candeur dans le commerce qu’il a avec les autres hommes.

Dans le quatorzième, il parle du devoir d’un homme sage, du soin que le Ciel prend des royaumes, des qualités d’un ministre du prince, et du zèle qu’il doit avoir pour le bon gouvernement. Celui qui n’a pas de peine à promettre, dit Confucius, en a toujours à tenir sa promesse. . . . . . . Les anciens, dit-il encore, étudiaient la sagesse pour elle-même, c’est-à-dire, pour connaître la vérité et acquérir la vertu. Les modernes s’appliquent à l’étude des vertus à cause des autres, c’est-à-dire, pour se faire un nom et acquérir des honneurs et des richesses. . . . . Un père qui aime son fils, n’a-t-il pas soin de le corriger lorsqu’il fait quelque faute ? De même un ministre fidèle à son prince, ne doit-il pas l’avertir, lorsqu’il manque à quelqu’un de ses devoirs ?

Le quinzième, contient diverses maximes touchant les vertus d’un homme sage, et le grand art de régner. En voici quelques-unes. Quand un homme est haï de tout le monde, avant que de le haïr, examinez ce qu’il y a en lui de haïssable. Quand un homme est aimé de tout le monde, avant que de l’aimer, examinez ce qu’il y a en lui d’aimable. Ne se point corriger de ses fautes, c’est en commettre de nouvelles. . . . . . Soyez sévère pour vous, et doux pour les autres, vous n’aurez jamais d’ennemis. . . . . . Le sage aime à demeurer avec lui-même, l’insensé cherche les autres.

Dans le seizième, il s’élève contre un premier ministre, qui ne détournait pas son prince de faire une guerre injuste, et il fait voir les malheureuses suites d’un mauvais gouvernement. Il parle ensuite des personnes et des choses qu’on doit aimer, de ce que doit éviter l’homme sage, et de la manière dont Confucius instruisait son fils. Voici quelques-unes de ses maximes. Si un léopard ou un tigre s’échappe du parc royal, à qui doit-on s’en prendre ? Si le trouble et la dissension bouleversent un État ; qui en est coupable ? . . . . . . J’ai vu un grand prince qui s’affligeait, non pas du petit nombre de ses sujets, mais de leur ambition ; non pas de la pauvreté de son royaume, mais de la discorde qui y régnait. En effet, que l’ambition soit bannie d’un État, il sera bientôt riche : que la tranquillité et la subordination y règnent ; il fourmillera bientôt de peuples. . . . . . . Trois sortes d’amis utiles ; ceux qui sont vertueux, ceux qui sont francs et sincères, ceux qui sont savants. . . . . . . Un jeune homme qui est en présence d’une personne vénérable par son âge ou par sa dignité, peut commettre trois fautes : la première, s’il parle sans qu’on l’interroge, il passera pour un étourdi : la seconde, si lorsqu’on l’interroge, il ne dit mot, on croira que c’est un homme fourbe et dissimulé : la troisième, s’il parle sans trop réfléchir à ce qu’il dit, il sera regardé comme un insensé.

Le dix-septième, contient le sentiment de Confucius, touchant les mandarins qui abandonnent le parti de leurs princes ; les vertus nécessaires à un prince ; ceux qu’un homme sage doit haïr, et l’obligation de trois ans de deuil, à la mort d’un père ou d’une mère. Je veux, dit Confucius, qu’un prince soit grave, bon, vrai dans ses paroles, appliqué, et libéral. S’il a de la gravité, il se fera respecter de ses sujets. S’il a de la bonté, il se rendra maître de tous les cœurs. S’il aime la vérité, il gagnera la confiance, et ne causera nul ombrage. S’il est appliqué, ses peuples travailleront à se perfectionner. S’il est libéral, on se fera un plaisir de lui obéir. . . . . . . Il y a quatre sortes de personnes qu’un homme sage doit haïr, dit encore Confucius. 1°. Ces esprits malins qui aiment à publier les défauts des autres. 2°. Ces âmes viles, qui parlent mal de leurs princes. 3°. Ces hommes puissants, qui n’ont nul sentiment d’humanité. 4°. Ces gens hardis et précipités, qui agissent sans nulle réflexion. Tsu kung l’un de ses disciples prenant la parole : Il y en a encore trois autres, dit-il, que je ne puis souffrir, 1°. Ces esprits ignorants et grossiers, qui cherchent à paraître habiles et éclairés. 2°. Ces âmes hautaines et présomptueuses, qui affectent de la bravoure et du courage. 3°. Enfin ces esprits satyriques et mordants, qui veulent paraître droits et sincères. . . . . Il y a une chose qui me paraît très difficile dit encore Confucius, c’est d’avoir à gouverner des femmes et des domestiques : si vous les traitez avec douceur et avec familiarité, ils perdent le respect : si vous usez de sévérité, ce sont des emportements et des plaintes continuelles.

Dans le dix-huitième, il fait l’éloge de quelques anciens princes ou empereurs, et de leurs ministres : il fait voir combien l’amour qu’un prince a pour les femmes, est nuisible au bon gouvernement : il rapporte les actions de quelques sages, qui ont mené une vie cachée et obscure : il parle ensuite de divers musiciens, dont on avait coutume autrefois de se servir dans les festins : et enfin il donne les règles d’un bon gouvernement, en rapportant l’instruction que fait un prince à son fils.

Dans le dix-neuvième, il fait voir quels sont les devoirs de celui qui veut acquérir la sagesse ; et après avoir décrit la manière d’enseigner ses disciples, il justifie son maître Confucius de quelques reproches mal fondés, et fait son éloge. Voici quelques-unes de ses maximes. Celui qui se porte nonchalamment à l’étude de la sagesse, et dont l’esprit est léger et inconstant, n’augmentera pas pendant sa vie le nombre des sages, et ne le diminuera pas à sa mort. . . . . . . Lorsqu’on a à entretenir un vrai sage, on le trouve en trois situations différentes : quand on l’aperçoit de loin, il a un maintien grave et sévère : quand on approche de lui, et qu’on l’entretient, il a un air et des manières pleines d’affabilité et de douceur : quand on l’écoute, on est charmé de sa fermeté et de sa droiture. . . . . . . Un sage ministre doit d’abord persuader au peuple qu’il l’aime, et qu’il a à cœur ses intérêts ; quand il en est venu là, il peut sans crainte exiger des tributs, le peuple ne se croira pas vexé ; ensuite il doit bien convaincre le prince de sa fidélité, et de son dévouement à sa personne, sans quoi les avis qu’il lui donnera, seront regardés comme des outrages. . . . . . . Quoique l’empereur Tcheou ne fut pas aussi méchant qu’on l’a publié, cependant comme il a laissé après lui une mauvaise réputation, on lui attribue communément toutes sortes de crimes : c’est par cette raison qu’un sage ne souffre pas en lui l’apparence même du vice, de crainte qu’on ne lui attribue beaucoup de vices réels qu’il n’a pas.

Le vingtième contient les commencements et les succès du sage gouvernement des empereurs Yao, Chun, Yu, Tching tang et Vou vang, avec les qualités d’un bon gouvernement, et les défauts d’un mauvais : tout ce qu’ils recommandaient à leurs ministres et à leurs sujets, c’est de suivre ce juste milieu, en quoi consiste la droite raison et la vertu.



  1. Dans cet exercice où l’on apprenait à tirer de l’arc, on mettait pour but une peau de bête. Pour l’empereur c’était une peau d’ours ; pour un roi, une peau de cerf ; pour un mandarin, une peau de tigre ; et pour un lettré, une peau de sanglier. L’empereur tirait à 120 pas du but, le roi à 80, le mandarin à 70 et le lettré à 50. Ces différentes distances marquaient les divers degrés d’autorité et de juridiction.
  2. C’est la province de Hou quang.