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Dictionnaire des pseudonymes (Heilly)/A

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Dictionnaire des pseudonymes (Heilly), recueillis par Georges d’Heilly. 2e édition, entièrement refondue et augmentée
E. Dentu (p. 1-23).
DICTIONNAIRE
DES
PSEUDONYMES

A

A… (Vicomte d’). Voir Rialto (Élisa de).

Abel (Lucy). Voir Cabel (Lucy).

Abnot. Voir Lacretie.

Abraham (Le patriarche). Une brochure d’actualité, Physiologie de la foire Saint-Romain, à Rouen, publiée sous ce nom, dans cette dernière ville, en 1846, avait pour gfiágë. auteur un avocat de la première cité normande, M. Henri Vauquier.

A. D. L. F. Voir Egerton.

Adama. Il a paru aux Salons de 1844 et de 1846, des bustes et des médaillons signés de ce pseudonyme, et dont l’auteur était M. Adam-Salomon, sculpteur et photographe, né en 1818.

Addison. Les articles publiés sous ce nom au Figaro, alors qu’il ne paraissait que deux fois par semaine, sont du journaliste Alphonse Duchesne, l’une des meilleures plumes des nombreux journaux de M. de Villemessant.

Adèle (Mlle), actrice des anciens Délassements-Comiques, ceux du boulevard du Temple, où l’on voyait des danseuses si nues et des revues si drôles, où les jeunes gens du meilleur monde venaient applaudir aux sous-entendus égrillards des rôles d’Alphonsine et, plus tard, encourager les premiers pas du « talent » naissant de la Rigolboche ! où, dans une revue, une jeune première, déguisée en Chinoise, pouvait dire, offrant une tasse de thé à un passant : « Monsieur, voulez-vous mon thé ? » Les Délassements Sari et Rolland enfin, qui avaient la foule et la vogue, que leurs successeurs n’ont point encore retrouvées. — Née Cuinet (Adèle), l’ex-premier-rôle des Délassements de ce temps-là joue aujourd’hui les Duègnes comiques aux Folies-Dramatiques du boulevard Saint-Martin. — Elle a épousé, en 1868, M. Martin Jevelot, chef d’orchestre d’un petit théâtre du boulevard.

Adenis (Jules), auteur dramatique, et surtout librettiste ; — né de Colombeau (Jules-Adenis).

Adolphe, prénom de l’éternel jeune-premier Laferrière, et sous lequel il a d’abord été connu au théâtre. Né, dit-on, en 1797.

Adolphe. Voir Leuven (A. de).

Adrien-Robert, journaliste et romancier. Fils d’Alexandre Basset, qui a dirigé la Patrie et le Pays, il a donné aussi quelques vaudevilles et signé Charles Newil deux volumes de Contes excentriques, souvent réimprimés. — Né en 1822 Basset (Charles-Alexandre).

Agar (Mlle), tragédienne de l’Odéon, qui a même eu son jour de gloire au Théâtre-Français. — Née Charvin (Léonide-Florence) en 1836 Elle a débuté au théâtre sous son premier prénom.

Aimard (Gustave), voyageur et romancier. Il a vécu pendant plus de dix ans avec les sauvages de l’Amérique. En 1848, on le retrouve à Paris officier dans la garde mobile. Ses romans ne valent pas ceux de Cooper, qu’ils pastichent quelque peu, et leur vogue, car ils ont eu une vogue, est aujourd’hui bien diminuée. Le vrai nom de M. Aimard est Gloux (Olivier). — Il est né en 1815.

Albane (P.). La Revue des Deux Mondes a publié sous ce nom, en 1864, un roman, le Péché de Madeleine, qui obtint un assez vif succès. Un certain mystère ayant accompagné sa publication, le public fut bien vite informé que le nom d’Albane était un pseudonyme derrière lequel se cachait une dame du monde, dont ce roman était le début littéraire. Le secret fut assez bien gardé, et les suppositions allèrent leur train, sans que la Revue s’occupât d’y répondre ou de les démentir. Cependant, un journal ayant avancé avec plus d’assurance que l’auteur de la nouvelle en question — dont le mérite a été, ce nous semble, un peu exagéré — était Mme de Bernis, M. Buloz s’empressa de déclarer lui-même, dans une note insérée dans la Revue des Deux Mondes et placée depuis en tête du Péché de Madeleine, paru en volume (M. Lévy, 3e édit.), qu’il ne savait pas plus que ses lecteurs quelle personnalité se dérobait sous le nom d’Albane.

Il avait reçu en 1864, dit-il, un paquet contenant le roman, avec ces seules lignes : « Prière instante à M. Buloz, si le roman ci-joint ne convient pas à la Revue, de vouloir bien le faire savoir à l’auteur par un mot jeté à la poste restante, avec cette adresse : P. Albane. »

Le roman ayant été lu au comité de rédaction, la Revue l’avait jugé digne de sa difficile hospitalité ; mais, depuis, l’auteur n’avait jamais donné signe de vie.

Deux romans, moins réussis, suivirent ce premier essai : Flamen et Souci ; ils ont également paru en volumes chez Lévy, après leur publication dans la Revue des Deux Mondes. On a su depuis que l’auteur de ces trois nouvelles distinguées, sinon bien originales, était Mme Piscatory, fille du général Foy.

Albanès, pseudonyme d’Alexandre Havard, frère du libraire Havard (Gustave), et auteur de livres généralement édités par lui. — Dentu a publié de lui un curieux volume, Voltaire et Madame du Châtelet (in-18).

Albano (Gaston D’). Les odes, chants patriotiques et morceaux de musique publiés sous ce pseudonyme à Paris, chez l’éditeur de musique Challiot, sont de Mlle Chevalier de Montréal (Julia), dame poëte et musicienne.

Albens (Vicomte D’). Voir Stock (Baron).

Albert, célèbre acteur de mélodrames, mort en 1864, à 53 ans. Il se nommait Thiry (Auguste-François). C’est lui qui a créé le fameux Atar-Gull, d’Eugène Sue.

Albert, d’abord ouvrier mécanicien, puis membre du Gouvernement provisoire de 1848. — Il est né en 1815 Martin (Alexandre-Albert). Il a été élu représentant du peuple un peu avant le 15 mai 1848, et déporté quelque temps après le fameux attentat qui a illustré cette date. Amnistié depuis, il est revenu à Paris et a accepté une place à l’administration du gaz.

Albert (Mme), pseudonyme d’une célèbre actrice de mélodrames née Thérèse Vernet en 1805. Devenue par son premier mariage Mme Rodrigue, elle épousa en secondes noces l’acteur Eugène Bignon, mort en 1858. — Elle a excellé dans le drame, après avoir échoué successivement dans l’opéra, l’opéra-comique et le vaudeville, qu’elle aborda tout d’abord. — Morte en 1860.

Albin (Sébastien), pseudonyme littéraire de Mme Sébastien Cornu, femme du peintre de ce nom, née en 1812 Hortense Lacroix, et filleule de Napoléon III. Elle a donné des traductions de l’allemand et des articles à des Revues et à divers recueils encyclopédiques.

Alby (Ernest). Célèbre membre du comité de la Société des gens de lettres, romancier estimable, bien qu’un peu oublié de nos jours, et qui a eu jadis sa vogue et sa célébrité. Il a été l’initiateur du roman-feuilleton historique, où tant d’autres l’ont suivi, imité et dépassé. Son roman, la Captivité du Trompette Escoffier, a eu autrefois une réputation et un succès immenses. Il a encore signé A. de France, et il a aussi donné quelques pièces de théâtre. — Né, à Marseille, Alby (François-Antoine) — et non Ernest, prénom qu’il a pris arbitrairement ; il est mort à Paris, en juin 1868, à 59 ans.

Alceste. Voir Debruel.

Alceste. Voir Oronte.

Aldino-Aldini. Voir Thémines (M. de).

Alesson (John), bibliographe et journaliste, rédacteur des anciennes Annales du Bibliophile, du journal l’Éclair, etc., né Alès (Anatole).

Alexandre, l’excellent Fouinard du Courrier de Lyon, né en 1814. Il se nomme Guillemet (Alexandre).

Alexandre. Voir Davy.

Alexis (Mme), duègne excellente du théâtre du Vaudeville, plus jeune que l’emploi auquel elle s’est vouée, puisqu’elle est née Jeanne Bury vers 1830.

Aligny, pseudonyme du paysagiste Caruelle (Claude-Félix-Théodore), né en 1798.

Alix (Chevalier d’). Les nouvelles et romans publiés sous ce nom ont pour auteur le vicomte T. de Butler, sous préfet de Nogent-le-Rotrou. Il faut citer : Renée, nouvelle (Revue des Provinces, 1864) ; Sans-Cœur, nouvelle, au Petit Journal (1864) ; Lettres d’un touriste, au Courrier du Dimanche (1865) ; Un Drame d’outre-Rhin, roman en un vol., chez Dentu (1867) ; Monsieur Thomas, nouvelle, à l’Étendard (1867) ; puis, dans un journal de Nogent-le-Rotrou, le Nogentais, une autre nouvelle : l’Amour pris au pied, et des notes de voyages : Une Ascension à l’Etna en hiver (1863).

Alkan. Deux musiciens sont connus sous ce pseudonyme :

1° M. Alkan, dit Alkan aîné, et qui est né en 1813 Morhange (Charles-Valentin). Pianiste du plus haut mérite, il a composé, pour son instrument, des œuvres remarquables qui sont bien vite devenues classiques.

2° M. Alkan, né Morhange (Napoléon) en 1826, et également pianiste. Il est plus connu comme chef d’orchestre.

Allan Mlle Marie). Il a été exposé au Salon de 1868, sous le n° 21, un tableau de genre, Jeune Fille en prière, et qui était signé de ce pseudonyme, lequel cache une dame du monde parisien, Mme Lagneau, née Marie Corbel et fille d’un des médecins de l’Opéra-Comique.

Allan-Despréaux (Mme), célèbre artiste de la Comédie-Française, morte il y a une dizaine d’années. C’est à elle qu’on doit la première représentation des pièces d’A. de Musset sur la scène française. Elle les avait jouées en Russie avec un vif succès, et, à son retour en France, elle pria M. Buloz, alors autocrate de la Comédie-Française, de monter pour elle le Caprice au théâtre de la rue Richelieu. Les autres œuvres vinrent ensuite, et elles n’ont plus quitté le répertoire. Née Ross (Rosalie), elle se fit appeler Mlle Despréaux, et devint, après son mariage, Mme Allan.

Allan-Kardec, auteur d’écrits sur la magie, le somnambulisme, la double vue, etc. Avant de se livrer entièrement aux études spéciales du spiritisme, il a été chef d’institution à Paris, sous son nom véritable : Denizart-Rivail (Hippolyte). Il est, depuis 1858, président de la Société parisienne des études spirites, qu’il a créée à cette époque, et directeur de la Revue spirite, fondée également par lui dans la même année.

Quant au choix de son pseudonyme, il en a raconté lui-même l’origine. Il lui avait été révélé, dit-il, par les esprits, que dans une incarnation bien antérieure à la vie présente il se nommait réellement ainsi, et que même, comme tel, il avait été au XIIe siècle chef d’un clan breton. — Né en 1804.

Allent (B.), auteur de romans et de nouvelles, né en 1796 Balland (Amédée-Eugène), et d’abord libraire avant d’être écrivain, puis employé au Ministère de la guerre. — Mort en 1849.

Almagro (Comte d’). Il a paru en 1842 un volume signé de ce nom : Notices sur les principales familles de Russie, et qui avait pour auteur un grand personnage russe, le prince Pierre Dolgorouki. Uécrivain y révélait certaines particularités de la vie russe, dont le tableau, sans doute trop vrai, déplut en haut lieu à Saint-Petersbourg. Le prince reçut l’ordre de rentrer immédiatement en Russie, et il y fut jeté en prison. On trouverait difficilement en France un exemplaire de ce volume ailleurs que dans les bibliothèques des curieux, l’ambassadeur russe ayant été chargé par son gouvernement d’acheter, à quelque prix que ce fût, et de détruire aussitôt, tous les exemplaires qu’il pourrait se procurer du livre incriminé. Non-seulement tous ceux qui se trouvaient en vente disparurent rapidement du commerce, mais l’ambassadeur acheta même à des particuliers les volumes déjà vendus qu’on voulut bien lui céder.

Aloysius. Voir Gérard de Nerval.

Alpha. Voir Parr.

Alphénor. Voir Hercendières (A. des).

Alphonse. Voir Dercy.

Alphonsine (Mlle), célèbre artiste des théâtres de vaudeville, née à Paris en 1829. À quinze ans, elle a débuté au Petit Lazari ; elle a fait ensuite la fortune des Délassements-Comiques. Entrée aux Variétés il y a une dizaine d’années, elle y a créé les meilleurs rôles du gai répertoire de ce théâtre, alors qu’il ne s’était pas encore voué corps et biens aux opérettes de M. Offenbach. Depuis, Alphonsine, ne chantant que médiocrement et étant surtout fort peu musicienne, a dû quitter ce théâtre pour courir, soit les fééries du Châtelet, soit les folies du Palais-Royal. Elle se nomme Fleury (Alphonsine). Un critique l’a surnommée « Déjazet au petit pied » .

Altenheim (Mme d’), pseudonyme de Mlle Gabrielle Soumet, dame poëte, née en 1814, et mariée en 1835 à M. Beuvain, d’Altenheim (Bas-Rhin).

Alter. À la mort de Jules Lecomte, chroniqueur du Monde illustré, l’administration du journal fit quatre parts de sa chronique : l’une, signée Alter, fut confiée à M. Lorédan Larchey, fils du général de ce nom ; la seconde, Neuter, à Pierre Véron ; la troisième, Ego, à Norbert Billiard ; la dernière, Junior, à Ch. Yriarte.

Larchey a donné diverses publications curieuses, et il insère toutes les semaines, ou à peu près, au Monde illustré, une série de souvenirs historiques sur les premières années de ce siècle, qu’on a justement remarques.

Amant, acteur du Palais-Royal, mort en l86O. Il excellait dans les rôles de « petit vieux », et en dehors du théâtre il s’était encore rendu célèbre comme collectionneur d’autographes. Il se nommait Marguet (Amant).

Amateur (Un). Un joli livre habillant un très-curieux et consciencieux travail sous ce titre : les Collectionneurs de l’ancienne Rome, est de M. Bonaffé, et a paru chez Aubry en 1867 (petit in-8°), sans autre indication d’auteur.

Amaury-Duval, peintre célèbre, né en 1808 Pineu Duval (Amaury-Eugène-Emmanuel). Il est neveu de l’auteur dramatique Alex. Duval.

Ambly (Paul D’). Lep ubliciste Paul Boiteau, né en 1830, a d’abord signé de ce pseudonyme, qui est le nom de sa mère, et qu’il a joint souvent à son nom patronymique.

Amboise (Léon d’), ancien officier, devenu chansonnier et poëte satirique, et qui signe encore Léon de Chaumont. Son vrai nom est Léon Guillemin. Il a publié en 1848 une brochure curieuse et amusante devenue presque introuvable aujourd’hui : Histoire merveilleuse de Suffrage Ier, ses tribulations, sa vie, sa mort et sa résurrection.

Amey, anagramme de Xavier Eyma, journaliste et romancier, et qu’il a souvent pris comme signature littéraire ; — né en 1817.

Amézeuil (C. d’), pseudonyme du journaliste Charles Aclocque. Il a collaboré à l’Aigle, au Monde illustré, où il signait Aclocque d’Amézeuil ; au Sport, sous le nom de marquis de Kergall ; au Parisien, sous celui de Yann, et enfin à la Vie parisienne, où il a’donné des articles de chasse signés X… On lui doit aussi des romans : les Amours de contrebande (1866) ; l’Amour en partie double (1868), etc., et des études sur la Bretagne : Légendes et récits bretons (1862 et 1863). La première édition des Légendes bretonnes (Dentu, in-18) était signée C. d’A.— Né en 1832.

Amiel (Ernest). Voir Dom Rago.

Ana-Gramme. Voir Orsini.

Anaïs (Mlle), célèbre actrice du Théâtre-Français, qu’elle a quitté en 1851, à 49 ans. Son nom est Aubert (Anaïs-Pauline).

Anatole. Voir Beaulieu (Anatole de).

Andale (Prosper). Le célèbre grammairien Prosper Poitevin, né en 1809, a signé de ce nom plusieurs écrits de discussion littéraire.

En dehors de ses travaux de grammaire, M. Poitevin, sans doute comme distraction, a donné au théâtre quelques vaudevilles, et aussi des poésies à divers recueils.

André (Le père). Le colportage a répandu dans nos quarante mille communes une quantité de brochures faites en vue de l’éducation, de l’instruction et de l’amusement populaires, et signées de ce pseudonyme. Leur auteur est M. Adolphe Rion, qui ne s’est pas autrement fait connaître.

André (A.) Voir Egerton.

André. Voir Van Engelgom.

Angel, auteur dramatique et journaliste, né Eustache (Ange), et mort en 1861, à 48 ans.

Anicet-Bourgeois, célèbre auteur dramatique ; connu sous ce double nom toujours réuni, et né en 1806 Bourgeois (Auguste-Anicet).

Anna-Marie, pseudonyme littéraire de Mme la comtesse Eugène d’Hautefeuille, dame poëte, née Caroline de Marguerye en 1788. Elle a publié quelques romans, des vers, des légendes, une Histoire de Jeanne d’Arc, etc.

Anonymes. Les livres anonymes à citer sont loin d’être aussi nombreux qu’on pourrait le supposer. Le secret qui dérobe le nom de leurs auteurs au public n’a de valeur et de raison d’être qu’au moment même de la mise en vente de leurs ouvrages. Généralement un écrivain ne publie anonymement un livre ou une brochure que pour des raisons politiques, tout à fait d’actualité, et qui cessent d’avoir le même intérêt fort peu de temps après leur publication. On ne signe pas cette brochure ou ce livre afin de lui donner plus d’attrait, en laissant au public le droit de l’attribuer, selon que le titre et le sujet en sont de haute importance, à des écrivains illustres et même parfois augustes. Quand le moment est venu où l’attention du lecteur est satisfaite, l’auteur est bien heureux lui-même qu’on sache enfin que le livre ou la brochure à succès était de lui.

l’éditeur Dentu a publié de cette manière, à propos de presque tous les événements politiques du second Empire, une série de brochures plus ou moins importantes et dont le chiffre est incalculable[1]. La plupart n’étaient point signées ; certaines ont eu une grande vogue et même une autorité et une influence incontestables.

Il est encore advenu que de hauts personnages qui

voulaient dire leur mot sur une question actuelle publiaient leurs idées sous le voile de l’anonyme ; d’autre part, de grandes dames ont aussi fait paraître sans les signer quelques articles ou quelques livres ; des princes, vivant à l’étranger, ont également dit de la même manière leurs impressions du moment, etc. Cette fois, ce n’est point une question d’intérêt personnel qui est le motif de l’emprunt du masque, mais bien une raison de convenance sociale.

Je n’ai point réuni ici les ouvrages anonymes réédités ensuite sous le vrai nom de leurs auteurs, non plus que ceux qu’ils ont depuis eux-mêmes publiquement avoués, et dont la nomenclature n’offrirait alors qu’un médiocre intérêt ; je suis donc obligé de réduire ma liste à quelques noms seulement ; mais j’indique, dans le cours de cet ouvrage, la plupart des autres écrits anonymes contemporains, à la petite notice même consacrée à leur auteur.

Les volumes dont les titres suivent sont de M. le prince de Joinville. Ils ont tous paru à la librairie de Michel Lévy.

L’Angleterre (étude sur le Self Government). 1 vol. in-8°.

Études sur la marine (L’Escadre de la Méditerranée.— La Question chinoise. — La Marine à vapeur). 1 vol. in-8°.

La Guerre d’Amérique (Campagne du Potomac). 1 vol. in-18.

Le duc d’Aumale a publié sans les signer les volumes suivants à la même librairie :

Les Zouaves et les Chasseurs à pied. (in-18 et in-32.)

Alesia (étude sur la septième campagne de César en Gaule). 1 vol. in-8°.

Les Institutions militaires de la France (Louvois. — Carnot. — Saint-Cyr). 1 vol. in-8°.

Ce prince a encore publié, à Londres, sans nom d’auteur : Notes et documents relatifs à Jean, roi de France, et à sa captivité en Angleterre. (Sans date, in-8°.)

Mme la comtesse Agénor de Gasparin, née Valérie Boissier, a publié plusieurs ouvrages sous le voile de l’anonyme (quinze volumes). Elle a signé les plus récents avec le titre du plus connu : L’Auteur des Horizons prochains. Elle a été deux fois couronnée par l’Académie française (prix Monthyon), en 1844 et 1846, pour des ouvrages sur le mariage et sur la charité.

Son mari, qui était député sous Louis-Philippe, a publié diverses brochures et écrits historiques et politiques. Un de ces écrits, la Famille (1 vol. in-18), a eu cinq éditions consécutives chez Michel Lévy.

Didier a publié, en 1864, une étude biographique, la Reine Marie Leczinska, par Mme la baronne de ***. Ce livre, qui a été très-remarqué et très-lu, surtout dans le noble faubourg, a pour auteur Mme la comtesse d’Armaillé, née de Ségur.

Le célèbre volume Madame la Duchesse d’Orléans, publié, sans nom d’auteur, en 1858, peu après la mort de la belle fille de Louis-Philippe, et qui renferme son testament, des fragments de ses lettres et les détails les plus intimes sur sa personne et sur sa vie, a été rédigé par une amie de la famille royale déchue, Mme la comtesse d’Harcourt, née Élanie de Choiseul-Praslin, qui a depuis donné une Vie de Jeanne d’Arc (Lévy, in-18), ainsi annoncée : par l’auteur de Madame la Duchesse d’Orléans.

Il existe en librairie une quantité de petits volumes de format in-18, carrés, aux titres alléchants : Ce que vierge ne doit lire ; le Fruit defendu ; les Amours d’un Page, etc., qui ne contiennent que quelques vers assez anodins. L’auteur de cette bibliothèque d’un nouveau genre, où le titre promet plus que le livre ne donne, est M. le marquis Eugène de Lonlay, qui a signé de son vrai nom quelques recueils de poésies.

Mme la comtesse d’Haussonville, fille de M. le duc de Broglie, a donné sans les signer trois volumes in-18 chez Michel Lévy : Marguerite de Valois ; Robert Emmet ; les Souvenirs d’une dame d’honneur de la duchesse de Bourgogne.

Les Souvenirs d’un officier du 2e zouaves (Lévy, 1 vol. in-18, collection verte, à 1 franc), attribués au général Cler, ancien colonel de ce régiment, tué à la bataille de Magenta en 1859, ont été rédigés par M. A. Du Casse, éditeur des Mémoires des rois Joseph et Jérôme, du prince Eugène, etc.

Un petit volume de vers imprimé sous ce simple titre : ψυχη, et qui n’a point été mis dans le commerce, a pour auteur un célèbre avocat, académicien et député, M. Jules Favre.

L’Armée française en 1867, étude militaire des plus compétentes et qui a eu un vif succès de curiosité et de vente, avait pour auteur le général Trochu, l’un des officiers généraux les plus distingués, et aussi, dit-on, le plus habile stratégiste de l’armée.

Anselme, sociétaire du Théâtre-Français, où il doublait très-heureusement Samson et Provost. Né en 1820 Bert (Eugène), il est mort en 1858.

Anspach (Maria d’), pseudonyme de Mme Auguste Delacroix, née Bordier, et sous lequel elle a donné quelques nouvelles. Son mari est lui-même auteur de romans et de récits publiés dans divers journaux.

Antoinette. Les jolis feuilletons publiés dans la Presse sous ce simple prénom étaient de Mlle Dubois d’Yerres.

Antonio. Voir Dyas.

Antony, auteur dramatique beaucoup plus connu sous le nom d’Antony Béraud. Né Antoine Béraud en 1792, il était chef de bataillon à Waterloo. Il devint journaliste sous la Restauration et directeur de théâtre sous Louis-Philippe. Il a encore signé ses pièces Sarlange, et il a donné quelques articles d’art à divers journaux sous le pseudonyme de du Pavillon.

Antony (Claudius). Voir Rénal.

Antully (Albéric d’), de son vrai nom Clergier ; il a publié chez Hetzel un volume de poésies intitulé Fantaisie, et a donné depuis sous ce même nom, à la Revue moderne, une charmante étude également fantaisiste, sous le titre : Une Cour dans la lune.

Araldi (Mlle), une des nombreuses tragédiennes qu’on chercha à opposer à Rachel lors de ses meilleurs temps à la Comédie-Française. Née Bettoni (Marie-Louise) à Milan en 1827, mais élevée en France, cette jeune artiste débuta aux Français, en 1844, sous le pseudonyme d’Araldi. Elle y fut médiocre, à peu près mauvaise, et, loin de nuire au succès de Rachel, elle ne réussit qu’à mieux établir la raison de la vogue de l’illustre tragédienne. Elle entra, à la suite de son insuccès, au théâtre de l’Odéon, qu’elle a quitté après quelques années pour courir la province.

Arbeau (Léon). Les articles publiés sous ce pseudonyme au Correspondant sur Ampère, l’Abbaye-aux-Bois, et autres souvenirs d’histoire et de littérature (1864), sont de Mme Ch. Lenormant. Elle a donné chez Lévy deux livres anonymes dont plusieurs fragments avaient déjà paru dans la même Revue sous le pseudonyme précité : Coppel et Weymar (Mme de Staël et la Grande-Duchesse Louise), 1 vol. in-8° ; Mme Récamier (Souvenirs et correspondance tirés de ses papiers), 2 vol. in-8°.

Arçay (Joseph d’). Sous ce nom, le docteur Bonnet de Malherbe, ancien médecin des eaux de Cauterets, a publié dans le Figaro une curieuse et intéressante Étude sur la maison du docteur Véron, et particulièrement sur sa fameuse cuisine : Souvenirs sur la salle à manger du docteur Véron. Depuis, ces articles ont été réunis en un élégant petit volume in-12, sous le même titre, chez l’éditeur Lemerre. On y trouvera beaucoup de détails sur les relations du docteur, sur sa vie intime, sur ses affaires, et cette sorte de monographie d’une table célèbre pourra ainsi ne pas être inutile à ceux qui voudront plus tard étudier et fouiller complétement l’histoire de notre époque.

Arche (Pierre d’). Sous ce nom, qui est celui de sa mère, un compositeur de musique, qui a donné quelques opéras au Théâtre-Lyrique, M. de Lajarte, a publié des articles dans divers journaux.

Argens (Comte d’). Voir Grimm (Pierre).

Argy (Gaston d’), publiciste, né Charles Deale. Poulet Malassis a édité de lui : les Miettes du festin de la jeunesse (1862, in-12).

Ariel. Voir Zéro.

Ariste (Louis), directeur du journal satirique et à images le Hanneton, né Passerieu (Jean). Son journal a été supprimé par condamnation, pour invasion dans le domaine politique (juillet 1868).

Aristide. Voir Hierro.

Armand, jeune-premier des théâtres de l’odéon, du Gymnase et de l’Ambigu-Comique, né Gorce (Armand-François) en 1827, et mort en 1867.

Armand-Dumaresq (Charles-Édouard), peintre de batailles et d’histoire, né Armand en 1826, à Paris, où son père, Gabriel Armand, était peintre lui-même. C’est seulement depuis février 1858 qu’il a été autorisé, par décret impérial, à joindre à son nom patronymique celui de Dumaresq, qui est le nom de sa mère, née Carteret-Dumaresq.

Armentières (Valentin d’), pseudonyme du journaliste Adrien Marx, ancien raconteur officiel des fêtes et voyages de la Cour, au Figaro ; ancien « Indiscret » pour le compte du malin journal, ravi d’enregistrer les révélations de plus ou moins bon goût que lui adressait son rédacteur. M. Marx occupe aujourd’hui, dit-on, à l’Hôtel de Ville, une position sérieuse. Mais qui racontera maintenant, au Figaro ou ailleurs, les moindres faits et gestes de nos grands ou augustes personnages ?

M. Marx a donné, en 1857, chez Taride, un petit vol. in-18, Grammaire de l’amour, qu’il a signé A. Vémar, et qui a été réédité en 1862.

Armor (Hoël d’). Pseudonyme littéraire et musical de M. Olivier de la Faye.

Arnal, célèbre comédien, né en 1794. Son nom est Étienne Montiron. — Ancien pupille de la garde impériale, Arnal a reçu la médaille de Sainte-Hélène. Il est poëte ; un volume de vers signé de son nom a paru à la librairie Dentu. Comme Grassot, il a commencé la carrière dramatique en jouant la tragédie.

Arnaud (H.). Avant son mariage, Mme Charles Reybaud, auteur de nombreux romans, signait de son nom de jeune fille H. Arnaud, de manière à ne pas indiquer au public le sexe de l’auteur. Elle est née Henriette Arnaud en 1802.

Arnay (Jacques d’). Voir Lineuil (G. de).

Arnoux (Edmond d’). Voir Sylvius.

Artamov (Piotre). Pseudonyme littéraire de M. le comte de la Fitte, auteur de l’amusante critique de l’administration militaire en Allemagne, connue sous le titre de Histoire d’un bouton.

Artevelle (Jacques), l’un des nombreux pseudonymes de M. Boué dit de Villiers, publiciste, journaliste et romancier. Il a collaboré sous ce nom d’emprunt et sous ceux de Guy de Vernon, docteur Rouge, Raymond de Ferrières, Louis de Villiers, Baron de la Goulafrière, Teutatès, Mirlitir, docteur Carkmann, etc., à un très-grand nombre de journaux et de revues de Paris et de la province. Il a signé de très-curieuses communications, envoyées à la Petite-Revue, de ses initiales B. de V.

M. Boué (de Villiers), qui est aujourd’hui rédacteur en chef du Progrès de l’Eure, avait fondé à Évreux, en 1866, un piquant petit journal mensuel, le Petit Bonhomme d’Evreux. Il a aussi dirigé la publication des Échos littéraires contemporains (1863-1866). Le pseudonyme le plus important et le plus connu de M. Boué (de Villiers) est celui de Capitaine Lancelot, que porte pour nom d’auteur le très-amusant et curieux volume intitulé : les Pompiers peints par eux-mêmes (3e édit., un vol. in-18, 1868). Ce livre a une histoire. Les deux premières éditions (1863-1864) ne formaient qu’une simple brochure intitulée : Messieurs les pompiers, et étaient signées Mirlitir. En 1867, l’auteur eut l’idée d’augmenter de beaucoup la matière primitive et d’intituler cette nouvelle édition : la Bible des Pompiers. Mal lui en prit, car le livre fut saisi, sous prévention d’outrage à la morale religieuse, et l’auteur et l’éditeur chacun condamnés à 100 fr. d’amende. De plus, les exemplaires tirés furent confisqués. La nouvelle édition (1868) est la réimpression de la Bible des Pompiers, mais elle contient en moins les Commandements du Pompier français et les Mystères du Coucou fidèle, qui avaient motivé la condamnation.

M. Boué dit de Villiers a jusqu’à ce jour publié sept à huit volumes : Armand Lebailly, étude (in-8°) ; Vierge et Prêtre, roman ; l’agriculture, poëme ; les Amoureux de Claire, nouvelle (in-18), etc…

Artilleur (Un). Un livre intéressant, relatif à la guerre de Crimée, a été publié, sans autre indication de nom d’auteur, par la Librairie centrale, sous ce titre : Journal humoristique du siége de Sébastopol. Beaucoup d’anecdotes, des pages saisissantes, un style qui n’est point académique, mais qui a le mérite de peindre et de retracer les événements avec brièveté et émotion, et enfin la position de l’auteur, donnent à ce livre une valeur de haute curiosité littéraire. C’est un soldat qui écrit des histoires de soldats, et on comprend, on sent en le lisant qu’il ne sacrifie rien à la fantaisie ni à l’invention. Il ne raconte que ce qu’il a vu, et tout ce qu’il raconte est certainement arrivé. Cet artilleur anonyme est un capitaine d’artillerie à qui son parrain a donné d’assez singuliers prénoms. Il se nomme Bédarride (Phinées-Josué), et il est né à Salon (Bouches-du-Rhône) en 1829.

Ash (D’). Voir Dash.

Ashavérus. Voir Beauvais.

Aslin. Les vaudevilles donnés sous ce nom sont dus à M. Alphonse Salin, contrôleur en chef à la Monnaie, né en 1802, et qui a encore signé ses pièces du deuxième anagramme Nilas.

Aswel, l’un des pseudonymes de Jules Vallès, l’auteur du curieux livre : les Réfractaires.

Il a créé et dirigé, en 1867, un journal, la Rue, qui a fait un certain bruit, autant par l’exagération et l’originalité cherchée des articles qu’il a publiés que par les polémiques et les réclamations auxquelles la plupart ont donné lieu. Malgré l’emploi de certains moyens destinés à faire vivre la nouvelle feuille, moyens dont le récit d’un faux duel (Voyez Scipion), imaginé par l’un de ses rédacteurs, rendit les détails publics, malgré un procès, une suspension et je ne sais encore quels faits bruyants destinés à faire parler de lui, le journal de M. Vallès mourut, comme tant d’autres, parce qu’il ne se vendait plus.

Jules Vallès a encore signé Max des chroniques au Présent, revue qui paraissait vers 1852. Il s’est servi du même pseudonyme lors de sa collaboration à la Chronique parisienne, feuille autographiée envoyée aux journaux de province, qu’il rédigeait avec Henri Rochefort, et dont ce dernier était le rédacteur-propriétaire.

Il a aussi donné anonymement, en 1857, un petit in-18, à couverture jaune, orné d’une pièce de cinq francs de grandeur naturelle, et qui portait ce titre : l’Argent, par un homme de lettres devenu homme de bourse.

Aubel (D’), pianiste, organiste, compositeur de musique. — Né Lebeau (Alfred).

Auber (E.), nom dérangé de M. Bauer, créateur de l’Événement illustré, devenu ensuite l’Événement sans gravures, à 10 centimes, puis à 5 centimes.

Aubert (Constance), fille aînée de la duchesse d’Abrantès, et auteur d’articles de modes, de courriers de la toilette et de nouvelles diverses, publiés surtout dans les journaux spéciaux aux demoiselles et aux dames. Née en 1803, elle était filleule de l’impératrice Joséphine. Elle a épousé un capitaine retraité, M. Louis Aubert, et c’est sous son nom, joint au prénom fabriqué de Constance, qu’elle est connue en littérature.

Aubry (Pierre). Voir Dinaux.

Audibert. Voir Saint-Edme.

Audréas-Balken. Les paroles de romances signées de ce nom avaient pour auteur le compositeur Barrault, dit de Saint-André, qui en a donné beaucoup aussi sous ce deuxième nom. Mort en 1867.

Augerol (Victor), pseudonyme de Michel Altaroche, ancien directeur de l’Odéon, aujourd’hui propriétaire du Charivari, ancien commissaire du gouvernement, puis député en 1848, romancier, chansonnier, journaliste, etc., né en 1811. Il a pris le pseudonyme ci-dessus à la suite de la publication de ses Aventures de Victor Augerol (1838), quelque peu parentes de celles de Faublas. Il a encore signé Dupuy plusieurs vaudevilles donnés en collaboration.

Auguste, prénom du célèbre comédien Grassot, qui a fait pendant plus de vingt ans les beaux jours du Palais-Royal, et sous lequel il a débuté dans la carrière théâtrale en jouant d’abord la tragédie. Devenu, à la fin de sa vie, directeur du café Minerve, Grassot y vendait et, hélas ! y buvait aussi un peu trop le punch célèbre qui porte son nom. Il est mort en 1860, à 60 ans.

Aulnay (Louise d’), pseudonyme de Mlle Julie Gouraud, qui a écrit beaucoup d’ouvrages pour les jeunes filles.

Aunay (Alfred d’). Le journaliste qui écrit sous ce nom au Figaro, où il remplit le rôle de « factotum » en nouvelles et informations de tous genres, a d’abord signé, audit journal, Alfred Duplessis, la chronique quotidienne de l’Exposition universelle de 1867.

En 1860, il a publié un petit livre : Boui-bouis, bastringues et caboulots, où la crudité et la vérité trop réaliste de certains tableaux de mœurs, qu’il vaut mieux taire que dévoiler, lui méritèrent un mois de prison, avec la suppression ordonnée de sa brochure. Le vrai nom de ce journaliste, qui s’est véritablement montré ingénieux et habile dans ses comptes-rendus de l’Exposition, est Descudier.

Aunet (Léonie d’), femme séparée du peintre Biard. Elle a écrit sous ce nom, qui est celui de sa famille, des romans et des drames. Elle a encore signé Thérèse de Blaru.

Je trouve à son endroit, dans le Dictionnaire des ouvrages anonymes et pseudonymes d’Edm. de Manne (3e édition, page 391), une maligne petite note qui est bonne à reproduire :

« Cette dame, femme d’un peintre lyonnais avec lequel elle a parcouru des pays lointains et observé des mœurs curieuses, brille peu, dit-on, par le talent d’écrire. On attribue généralement la majeure partie de ses livres à l’auteur de Notre-Dame de Paris. »

Auterrive (Louis d’), pseudonyme de M. Louis Lavedan, rédacteur en chef du Globe de 1857, et depuis écrivain légitimiste et clérical.

Auverney (Charles d’). Voir Miltière (Paul de la).

Auverney (Victor d’). Voir Hierro.

Aventin (Gustave), publiciste et en même temps employé des contributions indirectes, né Veinant (Auguste). Il a donné en 1858 une curieuse édition des Œuvres complètes de Tabarin (2 vol. in-8°), et il est mort prématurément en 1859.

Avezac (Henri d’), pseudonyme du journaliste Henri d’Audigier, né en 1828. Il a collaboré longtemps à la Patrie, et dans ces derniers temps il est entré dans la rédaction de l’Étendard, puis du Gaulois.

Avocat pour et contre (L’). Voir Maurice.

Avrigny (Fernand d’). Les articles de théâtre du journal l’Image, signés de ce pseudonyme, sont de M. Fernand d’Azevedo, qui n’a rien de commun que le nom avec le rédacteur musical de l’Opinion nationale.

A. Z. Voir Gentil.

Azeb, pseudonyme musical d’une des filles de M. Baze, l’ancien questeur de l’Assemblée nationale.

  1. Dentu en a publié jusqu’à deux par jour, en moyenne, pendant les années 1859 et 186O.