Dictionnaire national et anecdotique par M. De l’Épithète/TRIBUNES OU GALERIES

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Politicopolis (p. 148-149).

TRIBUNES OU GALERIES de la salle de l’assemblée nationale : elles sont destinées pour le public qui est admis à assister aux séances des représentans de la nation, qui désireroient que le local pût contenir toute la nation elle-même ; car la non-publicité qui a été votée par quelques membres, a été rejettée avec indignation, sur-tout par ce côté loyal qui ne crie jamais au blasphême lorsqu’on n’est point de son avis.

Il y a trois tribunes, ou la tribune est divisée en trois partie : l’une est destinée pour les seuls suppléans[1], il en est une autre où l’on est placé par billets, & une troisieme où l’on se place à force de bras. Dans l’une ou l’autre de ces tribunes il faut observer le plus grand silence, ne point se permettre d’applaudissemens, & encore moins d’exclamations improbantes. Mais cette injonction fût-elle encore plus prohibitive, il est des sensations qui ne peuvent rester muettes, & les tribunes transgressent malgré elles toutes les fois que les représentans ont fait retentir la voûte de la salle du cri de l’enthousiasme ou de l’indignation. Ce dernier, sur-tout, se manifeste quand l’aristo-côté se grouppe indécemment pour ébranler la base de la constitution, & il se grouppe souvent.

  1. Voyez ce mot.