Dictionnaire raisonné de l’architecture française du XIe au XVIe siècle/Braie, braye

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BRAIE, s. f, Braye. C’est un ouvrage de défense élevé en avant d’un front de fortification, laissant entre le pied des murailles et le fossé une circulation plus ou moins large, servant de chemin de ronde, et destiné à empêcher l’assaillant d’attacher le mineur. Les braies étaient le plus souvent un ouvrage palissadé, renforcé de distance en distance d’échauguettes propres à protéger des sentinelles. Lorsque l’artillerie à feu fut employée à l’attaque des places fortes, on éleva autour des courtines, des boulevards ou bastions, des murs peu élevés, des parapets au niveau de la crête de la contrescarpe des fossés, pour y placer des arquebusiers. Ces défenses, connues sous le nom de fausses braies, avaient l’avantage de présenter un front de fusiliers en avant et au-dessous des pièces d’artillerie placées sur les remparts, et de gêner les approches ; on dut y renoncer lorsque l’artillerie de siège eut acquis une grande puissance, car alors, les parapets des fausses braies détruits, celles-ci formaient une banquette qui facilitait l’assaut (voy. Architecture Militaire).