E. D. – Le marbre animé/11

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Aux dépens de la compagnie (Bruxelles) (p. 83-105).

CHAPITRE XI



TRIO D’AMOUR



Madame m’a sonnée” dit la soubrette après un moment.

„Leà, dit la princesse, je m’ennuie seule, Hercule est parti ; veux-tu me tenir compagnie” ?

J’observais la soubrette, qui ne s’était pas encore aperçu de mon absence. Elle jette les yeux sur la place vide du lit, un éclair illumine sa figure ; et tout ce que lui dit sa maîtresse pour lui expliquer mon départ, et ce qu’elle attend d’elle n’arrivait pas jusqu’à son oreille. Elle fixait toujours ses yeux sur la place vide, la place qu’elle allait occuper, toute la nuit peut-être ; et ses yeux allumés d’une ardente flamme, respiraient la convoitise, la luxure, la gourmandise. Nijni, quand elle a fini de parler, se pousse dans le lit, prenant la place que j’avais laissée, en faisant signe à la soubrette de prendre la sienne. Leà arrache son peignoir, jette ses babouches, et au même instant, la durée d’un éclair, elle était dans le lit.

De mon observatoire je ne perdais pas un coup d’œil. D’abord, comme prise de respect, elle reste sur le bord du lit, éloignée de sa maîtresse, qu’elle fixe d’un œil gourmand ; puis elle fait un demi-tour, se trouve ainsi sur le côté, son bras s’allonge, ses doigts frôlent le bras ; sa main reste fermée sur la chair ; encouragée par le silence de sa maîtresse, peu à peu elle arrive tout près du corps, les seins se touchent presque, les pointes dressées se regardent. Soudain la soubrette, d’un bond, se colle à sa maîtresse, la bouche sur la bouche, l’embrassant longuement. Nijni lui rendait son ardent baiser pour la première fois. Leà, se sentant payée de retour, n’hésite plus ; brusquement, elle s’enfonce dans le lit, accroupie, les genoux au menton, elle plonge dans la toison, se colle à la fente qu’elle a sous les lèvres, et commence dans l’oratoire un chant d’amour que je me garde bien d’interrompre, maigre la promesse que j’ai faite à la princesse d’être toujours en tiers dans leurs jeux. D’ailleurs je veux, moi aussi, faire une expérience, je veux savoir jusqu’où ma belle princesse Russe se laissera conduire. Elle sait que je suis là, et si elle désire mon concours, elle saura bien le réclamer. Elle ne le réclame pas. Il est vrai que la folle soubrette, qui lui donnait ses soins paraissait tellement absorbée dans son ouvrage, que sa maîtresse devait se trouver servie à souhait, et comme jamais elle ne l’avait été. En effet, une première fois, elle jouissait vingt secondes après l’entrée en danse ; la soubrette, qui n’a pas l’air de s’en douter, poursuit sa manœuvre, qui est de nouveau couronnée d’un plein succès, après une minute ; sans un répit, l’infatigable Leà continue la fête, et bientôt une troisième secousse ébranle la gamahuchée, délicieusement remuée.

La soubrette, qui n’a pas quitté l’embouchure ; recommençait la béatification de sa maîtresse, qui ne protestait que par les plus tendres soupirs, qui n’en finissaient pas. Tous ces assauts avaient duré trois minutes ; au quatrième, j’avais entre les jambes trop de quoi les aider, pour rester simple spectateur, et m’élançant sur le lit, comme une bombe, je crie aux mignonnes :

„Part à trois, s’il vous plaît” ! Ah ! bien, oui ; j’arrivais comme Mars en carême, la princesse pissait de plaisir, finissant son quatrième voyage à Cythère, sous la langue de Leà, qui ne s’arrêtait plus.

Les deux mignonnes me regardent aussi surprises l’une que l’autre. Nijni m’avait oublié pendant ces cinq minutes qu’elle avait si bien mises à profit ; Leà, qui ne s’attendait pas à me voir là, en prend vite son parti, car elle replonge aussitôt ses lèvres humides sur la fente. Restait-il à la princesse assez de feu, pour soutenir un cinquième assaut ? Je me glisse derrière elle, et je viens essayer de la prendre sur le côté, collé à ses reins. Elle dit un mot en langue russe à Leà, qui se retire de l’embouchure ; puis elle écarte les cuisses, ouvre la porte à mon membre, qui se faufile facilement dans le vagin lubrifié et dilaté ; et dès que je suis logé, elle reparle à Leà toujours en russe ; celle-ci se précipite sur la toison, écarte le haut des lèvres, et glisse sa petite langue dans la grotte, qu’occupe ma verge, qui court sur le velours de sa lèvre retroussée à l’entrée du pertuis, dans un va-et-vient incessant. Le contact tout le long de ma verge de cette lèvre retroussée, et le velours de la langue que j’écrase contre le clitoris sont d’une douceur ineffable, et bientôt, quand j’inonde le réduit, je le sens se rétrécir, aspirant mon membre, et Nijni qui gémit tendrement, tremble de tout son corps.

Malgré les vestiges de l’injection, Leà ne quittait toujours pas l’embouchure, d’où je m’étais retiré ; mais cette fois, la princesse repoussant de ses deux mains la tête de la soubrette la déloge du temple de l’amour, et passe avec elle dans le cabinet de toilette. Dès qu’elles sont de retour, la princesse qui veut entrer dans des explications, sur sa longue complaisance à accepter les caresses intimes de Leà, s’embrouille et me laisse voir clairement, qu’une seule séance, séance bien remplie, il est vrai, a suffi pour la réconcilier avec le culte de Lesbos. Loin de lui en faire des reproches, je la plaisante sur sa nouvelle passion, lui demandant si j’allais du coup être délaissé. Elle me saute au cou pour toute réponse, puis s’enfonçant dans le lit, elle prend mon priape tout entier dans la bouche, et si je l’avais laissée faire, elle lui aurait tiré du sang.

„Un moment, ma belle, lui dis-je ; tu dois avoir quelque reconnaissance à celle qui vient de t’aimer si gentiment, et d’une façon si désintéressée. Vois donc luire dans ses yeux les désirs les plus fous. Tu peux lui rendre facilement le bonheur que tu en as reçu. Dix baisers suffiront pour faire vibrer comme une corde de mandore, le petit bouton enfoui, là, au fond. Viens, ma belle, que je te donne les premières leçons”.

Les yeux de Leà, inondés d’éclairs, me regardaient chargés de reconnaissance, pour la faveur inespérée que je lui procurais. Je voyais bien qu’elle l’aurait payée de sa vie, et que je venais de me faire une amie jusqu’à la mort.

Je fais descendre la princesse du lit, j’installe la soubrette sur le bord, couchée sur le dos, les pieds sur le rebord, les jambes écartées. Nijni s’agenouille et s’avance vers la grotte entrebâillée qu’elle a sous les yeux. Les lèvres vermeilles du temple de Cypris bâillent toutes seules, découvrant à l’entrée, un joli petit clitoris au nez rose.

„Ouvre la bouche toute grande, ma mignonne, pose tes lèvres sur ces jolies petites lèvres, couvre-les exactement, ferme l’ouverture. Bien, ma belle, passe ta petite langue dans le haut, sur le bouton qui est à l’entrée ; tu le trouves, oui ; bèche-le, promènes-y ta langue maintenant ; lentement, en le couvrant tout entier, va de droite à gauche, vite, vite ; enfonce-la à présent. Voyons, ôte-toi, que je constate les progrès. Oh ! la gourmande ; oh ! la friponne ! Elle a joui sans nous en avertir ; j’aurais dû m’en douter aux efforts qu’elle faisait pour rester immobile. Elle est toute mouillée, la coquine. Tu n’as donc pas senti, qu’elle distillait de la liqueur. Allons, recommence, ma mie, mais à découvert maintenant, que je voie ta petite langue réjouir ce petit bouton. Tire la langue, avance la pointe, mets-la sur le clitoris, là, bien, là. Frotte-le du bout, bien, bien ; frotte, frotte, agite le petit bout, vite, vite, enfonce-la jusqu’au fond. Reviens, reviens ; vois, comme il frétille ; vois comme il grossit, et les poils qui dansent, et le ventre qui saute, et les cuisses qui vont et viennent ; fouette, fouette, enferme le bouton dans ta bouche, suce la liqueur qu’il distille, n’en laisse pas perdre une goutte”.

Nijni obéit ponctuellement à tous mes ordres ; et pendant qu’elle se colle à la fente, pour boire la rosée, je me relève, et je viens prendre les lèvres de Leà, qui bavent sur les miennes, pendant que je roule sous mes doigts ses deux beaux tétons, qui se gonflent, qui s’agitent, et qui dressent leurs pointes empesées.

La princesse se relève, contemple un moment son ouvrage ; et quand elle voit la soubrette inanimée, sans mouvement, elle craint qu’elle ne soit malade. Je lui montre aussitôt un moyen de la réveiller. Je la retourne sur le ventre, exposant son beau derrière sur le bord du lit, et sans autres formalités que quelques baisers autour de l’orifice, et un peu de salive sur mon gland, pendant que Nijni tient les bords écartés, je glisse la tête du priape dans le petit trou, et je pousse d’un rein vigoureux ; le membre pénètre du premier coup, et la mignonne revenue à elle, s’agite sous moi, comme pour se dégager ; mais elle est enferrée bel et bien jusqu’à la garde, car mon ventre touche ses fesses. Elle s’apaise d’ailleurs aussitôt. Je retire un peu son corps, de façon à laisser entre le bord du lit et son ventre, un petit espace pour permettre à la princesse de venir y glisser sa tête. En effet, Nijni, voyant le service qu’on attend d’elle, se faufile entre le lit et l’empalée, monte jusqu’à la toison, et applique ses lèvres à la fente, léchant le bouton de son doux velours peu expérimenté, il est vrai, mais d’assez bonne volonté pour y faire l’affaire, pendant que je fouille l’étroite gaine que j’ai forcée. La soubrette est si chaude, qu’elle m’oblige à m’arrêter au milieu de la carrière ; elle jouit tellement pendant une minute, que ma quille reste étranglée. Nijni, avertie, recommence sans un temps d’arrêt, sa douce besogne ; le canal se desserre, et me permet de reprendre mon voyage, que j’achève en même temps que la besognée, lançant ma mitraille, serré comme dans un étau.

La princesse, dès que l’aimable soubrette est relevée, veut éprouver les douceurs de cette façon de faire ; mais maître priape, lui, n’a pas encore la dimension nécessaire pour cette opération. En attendant son retour à la vie, je veux donner à la princesse un avant-goût de la chose. Je fais tenir ma charmante maîtresse debout ; je poste Leà à genoux derrière la croupe de sa maîtresse, avec mission de se servir de sa langue, comme d’une petite verge, de la faire pointue, pointue, et de fouiller le petit trou, comme avec un dard. Munie de mes instructions, la soubrette s’exerce sous mes yeux, baise le tour du petit trou, puis du bout pointu de sa langue, elle pique le point noir, le larde, et enfin y enfonce deux pouces de langue. Je vais prendre ma place devant le minet, m’agenouillant aux pieds de la mignonne, et je commence le joli jeu. D’abord, je prends dans mes lèvres le tour de la fente, suçant les bords, les aspirant fortement, les mordillant ; puis enfonçant toute ma langue, je lèche tout le tour du vagin, descendant sur le bouton ; puis tirant toute la langue, la pointe allant jusqu’au bijou que larde Leà, je la pose sous le bouton, et je reviens, la langue large, jusqu’à ce que j’aie le clitoris sur la pointe, recommençant à promener ainsi mon velours. J’enferme alors le petit bouton dans mes lèvres, pour le maintenir dans un tout petit espace, où ma langue le fouette de sa pointe légère et rapide, dix fois dans une seconde. Le bouton se mouille, la belle palpite, et de ses deux mains pressant ma nuque, elle roucoule pâmée pendant une minute.

Quand je me relève, frère Jacques était en état de livrer, brillamment, un nouvel assaut. Aussi ne perdons-nous pas de temps aux bagatelles de la porte. Nijni est vraiment trop pressée d’éprouver les douceurs de l’entre-deux nouveau pour elle. Comme elle est au courant du coup de langue, je l’installe de façon à ce que tout le monde profite du divertissement. Je fais coucher Leà sur le lit, étendue sur les reins, la tête vers le pied du lit, les jambes sur le traversin ; je fais coucher Nijni sur la soubrette, étendue sur le ventre, mais en sens inverse, la toison reposant sur les lèvres de Leà, tandis qu’elle a sa bouche sur le chat de la soubrette, pour lui rendre, dans sa grotte, les caresses qu’elle va en recevoir dans la sienne, dans la posture nécessaire pour la réciprocité du baiser lesbien. Quand elles sont installées, je viens entre les jambes de Nijni, j’humecte les bords de l’orifice que je veux perforer, ainsi que l’outil qui doit entrer, puis je m’escrime dans l’huis resserré, qui, bien que dépucelé naguère, me résiste comme un cul puceau. Je prie la mignonne de m’aider un peu, ce qu’elle fait volontiers ; elle se détache des lèvres de Leà, relève ses fesses, les écarte, tire sur les bords du bout des doigts, et m’ouvre un petit hiatus, dans lequel je pousse mon gland, puis l’outil tout entier, et quand je suis logé, elle redescend son chat sur les lèvres de la succube, et toutes deux commencent leur béatification réciproque, tandis que je me démène, enfoncé dans la croupe. Les deux mains appuyées sur les fesses, je les pétris, me balançant agréablement de droite à gauche, et je vais et je viens dans le réduit assez facilement, quoique comprimé, me retirant jusqu’à la pointe, repoussant jusqu’aux poils, délicieusement remué, tout le temps que j’enfonce le priape, en dilatant les parois. Les deux mignonnes se baisottent, se suçottent, se pourléchent à qui mieux mieux. Soudain, enfoncé jusqu’à la garde, je ne puis plus revenir, tant le canal se rètrécit, étranglant ma verge, et je décharge copieusement, en plusieurs jets saccadés, immobile dans la gaine ; sous mon corps, les deux amoureuses enlacées, gigottent et me secouent, pendant qu’elles paient leur tribut à l’amour.

Quand elles sont désunies, Nijni se jette à mon cou, et m’embrasse éperdûment, puis, elle me dit à l’oreille : „Merci, c’était si bon, si bon” !

Leà, interrogée sur ses goûts et sur son talent de Lesbienne, nous raconta qu’elle avait servi chez une grande dame Russe, pendant six mois. La dame, qui était à l’âge où les passions qui vont s’éteindre redoublent de violence (elle avait quarante ans, Leà dix-sept), l’aurait certainement tuée, si elle était restée là. La dame avait la passion des femmes poussée à l’excès. C’était toujours le tour de la soubrette d’y passer ; une fois par nuit, le matin quelquefois, la dame se laissait faire, mais encore fallait-il le faire ensemble, comme on venait d’opérer tout à l’heure. La dame jouissait aussi, presque toute la nuit, de voir et de faire se trémousser la jeune camérière, sans trop de fatigue pour elle ; et elle avait ensuite le couronnement de ses feux, quand elle était à l’apogée de ses désirs. Leà qui avait commencé à être la favorite de la dame, trois mois après son entrée en service, s’échappa un beau jour, fatiguée des tendresses d’une femme de cet âge, et sur le conseil d’une matrone expérimentée, qui lui dit que sa maîtresse aurait sa vie avant longtemps, si elle y restait. Depuis ce moment, elle n’avait jamais renouvelé la chose avec personne, parce que depuis son entrée chez la princesse de Novgorod, elle avait le cœur pris, et bien pris, depuis certaine expérience, qu’avait voulu faire sa nouvelle maîtresse ; et si son supplice de Tantale avait duré longtemps encore, elle en aurait fait une maladie. La princesse l’embrassa tendrement, pour la remercier de son inaltérable attachement.

„Mais alors, vous êtes encore vierge, Leà”, m’écriai-je. La mignonne se mit à rougir et balbutia un oui timide. Avouez qu’avec ce que je venais d’entendre, et les scènes auxquelles je venais d’assister, l’existence de ce pucelage pouvait me surprendre un peu. La maîtresse fut la première à vouloir que je le lui ravisse immédiatement, là, sous ses yeux. On ne pouvait certes pas me faire une proposition plus agréable ; c’était la seconde virginité que j’allais cueillir en peu d’instants ; car si la mignonne était pucelle par devant, je venais de faire l’expérience qu’elle l’était par derrière.

Nijni, réjouie d’assister à cette prise de possession, demande quelle est la posture la plus commode pour ravir ce trésor. „Sur le bord du lit” répondis-je. Elle fait descendre la mignonne du lit, la renverse sur les reins, lui met les pieds sur le rebord, écartant les jambes, et entr’ouvrant ainsi un peu la fente : „Est-ce bien ainsi” ? dit-elle. Je fais signe que oui, et je m’avance le priape quillé à la main. Au seul mot de pucelage, qu’il a parfaitement entendu, un frisson à passé dans ses moelles, et il a levé la tête aussitôt. Dès que je suis entre les jambes, je m’agenouille un moment, comme pour faire une prière devant le sanctuaire, mais en réalité pour admirer le trésor dans toute sa pureté. La fente, très étroite, offrait, élargie, à peine une passage pour le doigt ; les petites lèvres roses, sont d’une fraîcheur extraordinaire, lisses, tendues ; j’aurai, sûrement, plus de peine à prendre celui-ci que l’autre. J’embrasse l’entrée à pleines lèvres ; elle est encore humide des dernières rosées ; puis je me relève, prêt à accomplir le sacrifice.

La princesse écarte les lèvres de la grotte, devant le gland qui y met le nez, mais qui ne va pas plus loin. Nijni tire toujours sur les bords, le gland rentre un peu, écartant les lèvres, les distendant ; la courageuse Russe ne bronche pas, malgré la douleur qu’elle doit ressentir ; je me penche sur elle, je la soulève un peu dans mes bras, je me colle à ses lèvres, pour étouffer ses cris, et arcbouté à ses épaules, tandis que la princesse tient ses cuisses écartées, je pousse vigoureusement, je sens que ça craque, je pousse encore, je donne trois ou quatre coups de reins, et je pénètre jusqu’au fond du sanctuaire, en mordant les lèvres de la mignonne, qui se tord de douleur sous mon corps. Après quelques allées et venues, je lance ma mitraille dans le fond de la gaine.

Mon membre, qui n’a rien perdu de son ampleur dans le fourreau brûlant, y recommence sur-le-champ sa rude besogne. Cette fois la pucelle joignait ses soupirs aux miens, et roucoulait tendrement. Quand je sortis de la lice, la lance toute ensanglantée, la princesse jetant les yeux sur la pauvre Leà, pâlit de voir saigner la mignonnette, qu’elle entraîne bien vite au cabinet de toilette où elles restèrent longtemps.

Leà regagna sa chambre après avoir reçu les plus tendres adieux, et avec la certitude qu’elle prendrait désormais souvent part à nos jeux. La princesse et moi, après avoir repris encore une fois un doux entretien, nous nous endormîmes dans les bras l’un de l’autre. Le matin avant de nous séparer, nous allâmes prendre des nouvelles de Leà ; la mignonne un peu fatiguée, se reposait ; elle nous accueillit assise sur son séant. J’étais curieux de voir l’état de ses blessures. La voie détournée était intacte, sans la moindre trace d’effraction ; le petit point noir, tout petit, aurait reçu avec peine une tête d’épingle, et mon gland seul est de la grosseur d’une pelote d’épingle ; l’église de Cypris, avec son hiatus, sa fente oblongue, était toute meurtrie, sanguinolente sur les bords ; les lèvres tuméfiées, gonflées en interdisaient l’entrée pour le moment. Après un long baiser sur la plaie, j’en mis un plus long sur la bouche, et je laissai ensemble la maîtresse et la soubrette.