En famille/Chapitre XXXIV

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Flammarion (p. 417-430).

Malot - En famille, 1893 p423.jpg

XXXIV

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Ces conseils, donnés avec une bienveillance amicale, n’étaient pas pour rassurer Perrine déjà inquiète de la venue de Mme Bretoneux.

Et cependant, si sincères qu’ils fussent, ils atténuaient la vérité plutôt qu’ils ne l’exagéraient, car précisément parce que Mlle Belhomme était physiquement d’une exagération malheureuse, moralement elle était d’une réserve excessive, ne se mettant jamais en avant, ne disant que la moitié des choses, les indiquant, ne les appuyant pas, pratiquant en tout les préceptes qu’elle venait de donner à Perrine et qui étaient les siens mêmes.

En réalité la situation était encore beaucoup plus difficile que ne le disait Mlle Belhomme, et cela aussi bien par suite des convoitises qui s’agitaient autour de M. Vulfran, que par le fait des caractères des deux mères qui avaient engagé la lutte pour que leur fils héritât seul, un jour ou l’autre, des usines de Maraucourt, et d’une fortune qui s’élevait, disait-on, à plus de cent millions.

L’une, Mme Stanislas Paindavoine, femme du frère aîné de M. Vulfran, avait vécu dévorée d’envie, en attendant que son mari, grand marchand de toile de la rue du Sentier, lui gagnât l’existence brillante à laquelle ses goûts mondains lui donnaient droit, croyait-elle. Et comme ni ce mari, ni la chance n’avaient réalisé son ambition, elle continuait à se dévorer en attendant maintenant que, par son oncle, Théodore obtînt ce qui lui avait manqué à elle, et prît dans le monde parisien la situation qu’elle avait ratée.

L’autre, Mme Bretoneux, sœur de M. Vulfran, mariée à un négociant de Boulogne, qui cumulait toutes sortes de professions sans qu’elles l’eussent enrichi : agence en douane, agence et assurance maritimes, marchand de ciment et de charbons, armateur, commissionnaire-expéditeur, roulage, transports maritimes, — voulait la fortune de son frère autant pour l’amour même de la richesse, que pour l’enlever à sa belle-sœur qu’elle détestait.

Tant que M. Vulfran et son fils avaient vécu en bons rapports, elles avaient dû se contenter de tirer de leur frère ce qu’elles en pouvaient obtenir en prêts d’argent qu’on ne remboursait pas, en garanties commerciales, en influences, en tout ce qu’un parent riche est forcé d’accorder.

Mais le jour où, à la suite de prodigalités excessives et de dépenses exagérées, Edmond avait été envoyé dans l’Inde, ostensiblement comme acheteur de jute pour la maison paternelle, en réalité comme fils puni, les deux belles-sœurs avaient pensé à tirer parti de cette situation ; et quand ce fils en révolte s’était marié malgré la défense de son père, elles avaient commencé, chacune de son côté, à se préparer pour que leur fils pût, à un moment donné, prendre la place de l’exilé.

À cette époque Théodore n’avait pas vingt ans, et il ne paraissait pas, par ce qu’il s’était montré jusque-là, qu’il pût être jamais propre au travail et aux affaires commerciales : choyé, gâté par sa mère qui lui avait donné ses goûts et ses idées, il ne vivait que pour les théâtres, les courses et les plaisirs que Paris offre aux fils de famille dont la bourse se remplit aussi facilement qu’elle se vide. Quelle chute quand il lui avait fallu s’enfermer dans un village, sous la férule d’un maître qui ne comprenait que le travail, et se montrait aussi rigoureux pour son neveu que pour le dernier de ses employés. Cette existence exaspérante, il ne l’avait supportée que le mépris au cœur pour ce qu’elle lui imposait d’ennuis, de fatigues et de dégoûts. Dix fois par jour il décidait de l’abandonner, et s’il ne le faisait point, c’était dans l’espérance d’être bientôt maître, seul maître de cette affaire considérable, et de pouvoir alors la mettre en actions, de façon à la diriger de haut et de loin, surtout de loin, c’est-à-dire de Paris, où il se rattraperait enfin de ses misères.

Quand Théodore avait commencé à travailler avec son oncle, Casimir n’avait que onze ou douze ans, et était par conséquent trop jeune pour prendre une place à côté de son cousin. Mais pour cela sa mère n’avait pas désespéré qu’il pût l’occuper un jour en regagnant le temps perdu : ingénieur, Casimir du haut de l’X dominerait M. Vulfran, en même temps qu’il écraserait de sa supériorité officielle son cousin qui n’était rien. C’était donc pour l’École polytechnique qu’il avait été chauffé, ne travaillant que les matières exigées pour les examens de l’École, et cela en proportion de leur coefficient : 58 les mathématiques, 10 la physique, 5 la chimie, 6 le français. Et alors il s’était produit ce résultat fâcheux pour lui, que, comme à Maraucourt, les vulgaires connaissances usuelles étaient plus utiles que l’X, l’ingénieur n’avait pas plus dominé l’oncle qu’il n’avait écrasé le cousin. Et même celui-ci avait gardé l’avance que dix années de vie commerciale lui donnaient, car s’il n’était pas savant, il en convenait, au moins il était pratique, prétendait-il, sachant bien que cette qualité était la première de toutes pour son oncle.

« Que diable peut-on bien leur apprendre d’utile, disait Théodore, puisqu’ils ne sont pas seulement en état d’écrire clairement une lettre d’affaires avec une orthographe décente ?

— Quel malheur, expliquait Casimir, que mon beau cousin s’imagine qu’on ne peut pas vivre ailleurs qu’à Paris, quels services, sans cela, il rendrait à mon oncle ; mais qu’attendre de bon d’un monomane qui, dès le jeudi, ne pense qu’à filer le samedi soir à Paris, disposant tout, dérangeant tout dans ce but unique, et qui, du lundi matin au jeudi, reste engourdi dans les souvenirs de la journée du dimanche passée à Paris. »

Les mères ne faisaient que développer ces deux thèmes en les enjolivant ; mais, au lieu de convaincre M. Vulfran, celle-ci que Théodore seul pouvait être son second, celle-là que Casimir seul était un vrai fils pour lui, elles l’avaient plutôt disposé à croire, de Théodore, ce que disait la mère de Casimir, et de Casimir ce que disait celle de Théodore, c’est-à-dire qu’en réalité, il ne pouvait pas plus compter sur l’un que sur l’autre, ni pour le présent ni pour l’avenir.

De là, chez lui, des dispositions à leur égard, qui étaient précisément tout autres que celles que chacune d’elles avait si âprement poursuivies : ses neveux, rien que ses neveux ; nullement et à aucun point de vue des fils.

Et même, dans ses procédés à leur égard, on pouvait facilement voir qu’il avait tenu à ce que cette distinction fût évidente pour tous, car, malgré les sollicitations de tout genre, directes et détournées, dont on l’avait enveloppé, il n’avait jamais consenti à les loger au château où cependant les appartements ne manquaient pas, ni à leur permettre de partager sa vie intime, si triste et si solitaire qu’elle fût.

« Je ne veux ni querelles ni jalousies autour de moi », avait-il toujours répondu.

Et, partant de là, il avait donné à Théodore la maison qu’il habitait lui-même avant de faire construire son château, et à Casimir celle de l’ancien chef de la comptabilité que Mombleux remplaçait.

Aussi leur surprise avait-elle été vive et leur indignation exaspérée, quand une étrangère, une gamine, une bohémienne s’était installée dans ce château où ils n’entraient que comme invités.

Que signifiait cela ?

Qu’était cette petite fille ?

Que devait-on craindre d’elle ?

C’était ce que Mme Bretoneux avait demandé à son fils, mais ses réponses ne l’ayant pas satisfaite, elle avait voulu faire elle-même une enquête qui l’éclairât.

Arrivée assez inquiète, il ne lui fallut que peu de temps pour se rassurer, tant Perrine joua bien le rôle que Mlle Belhomme lui avait soufflé.

Si M. Vulfran ne voulait pas avoir ses neveux à demeure chez lui, il n’en était pas moins hospitalier, et même largement, fastueusement hospitalier pour sa famille, lorsque sa sœur et sa belle-sœur, son frère et son beau-frère venaient le voir à Maraucourt. Dans ces occasions, le château prenait un air de fête qui ne lui était pas habituel : les fourneaux chauffaient au tirage forcé ; les domestiques arboraient leurs livrées ; les voitures et les chevaux sortaient des remises et des écuries avec leurs harnais de gala ; et le soir, dans l’obscurité, les habitants du village voyaient flamboyer le château depuis le rez-de-chaussée jusqu’aux fenêtres des combles et de Picquigny à Amiens, d’Amiens à Picquigny, circulaient le cuisinier et le maître d’hôtel chargés des approvisionnements.

Pour recevoir Mme Bretoneux, on s’était donc conformé à l’usage établi et en débarquant à la gare de Picquigny, elle avait trouvé le landau avec cocher et valet de pied pour l’amener à Maraucourt, comme en descendant de voiture elle avait trouvé Bastien pour la conduire à l’appartement, toujours le même, qui lui était réservé au premier étage.

Mais malgré cela, la vie de travail de M. Vulfran et de ses neveux, même celle de Casimir, n’avait été modifiée en rien : il verrait sa sœur aux heures des repas, il passerait la soirée avec elle, rien de plus, les affaires avant tout ; quant au fils et au neveu, il en serait de même pour eux, ils déjeuneraient et dîneraient au château, où ils resteraient le soir aussi tard qu’ils voudraient, mais ce serait tout : sacrées les heures de bureau.

Sacrées pour les neveux, elles l’étaient aussi pour M. Vulfran et par conséquent pour Perrine, de sorte que Mme Bretoneux n’avait pas pu organiser et poursuivre son enquête sur « la bohémienne » comme elle l’aurait voulu.

Interroger Bastien et les femmes de chambre, aller chez Françoise pour la questionner adroitement, ainsi que Zénobie et Rosalie, était simple et, de ce côté, elle avait obtenu tous les renseignements qu’on pouvait lui donner, au moins ceux qui se rapportaient à l’arrivée dans le pays de « la bohémienne », à la façon dont elle avait vécu depuis ce moment ; enfin à son installation auprès de M. Vulfran, due exclusivement, semblait-il, à sa connaissance de l’anglais ; mais examiner Perrine elle-même qui ne quittait pas M. Vulfran, la faire parler, voir ce qu’elle était et ce qu’il y avait en elle, chercher ainsi les causes de son succès subit, ne se présentait pas dans des conditions faciles à combiner.

À table, Perrine ne disait absolument rien ; le matin, elle partait avec M. Vulfran ; après le déjeuner, elle montait tout de suite à sa chambre : au retour de la tournée des usines, elle travaillait avec Mlle Belhomme ; le soir en sortant de table, elle montait de nouveau à sa chambre ; alors, quand ou comment la prendre pour l’avoir seule et librement la retourner ?

De guerre lasse, Mme Bretoneux, la veille de son départ, se décida à l’aller trouver dans sa chambre, où Perrine, qui se croyait débarrassée d’elle, dormait tranquillement.

Quelques coups frappés à sa porte, l’éveillèrent ; elle écouta, on frappa de nouveau.

Elle se leva et alla à la porte à tâtons :

« Qui est là ?

— Ouvrez, c’est moi.

Mme Bretoneux ?

— Oui. »

Perrine tira le verrou, et vivement Mme Bretoneux se glissa dans la chambre, tandis que Perrine pressait le bouton de la lumière électrique.

« Couchez-vous, dit Mme Bretoneux, nous serons mieux pour causer. »

Et, prenant une chaise, elle s’assit au pied du lit de façon à avoir Perrine devant elle ; puis tout de suite elle commença :

« C’est de mon frère que j’ai à vous parler, à propos de certaines recommandations que je veux vous adresser. Puisque vous remplacez Guillaume auprès de lui, vous pouvez prendre des précautions utiles à sa santé et dont Guillaume, malgré tous ses défauts, l’entourait. Vous paraissez intelligente, bonne petite fille, il est donc certain que, si vous le voulez, vous pouvez nous rendre les mêmes services que Guillaume ; je vous promets que nous saurons le reconnaître. »

Aux premiers mots, Perrine s’était rassurée : puisqu’on voulait lui parler de M. Vulfran, elle n’avait rien à craindre ; mais quand elle entendit Mme Bretoneux lui dire qu’elle paraissait intelligente, sa défiance se réveilla, car il était impossible que Mme Bretoneux qui, elle, était vraiment intelligente et fine, pût être sincère en parlant ainsi ; or, si elle n’était pas sincère, il importait de se tenir sur ses gardes.

« Je vous remercie, madame, dit-elle en exagérant son sourire

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niais, bien sûr que je ne demande qu’à vous rendre les mêmes services que Guillaume. »

Elle souligna ces derniers mots de façon à laisser entendre qu’on pouvait tout lui demander.

« Je disais bien que vous étiez intelligente, reprit Mme Bretoneux, et je crois que nous pouvons compter sur vous.

— Vous n’avez qu’à commander, madame.

— Tout d’abord, ce qu’il faut, c’est que vous soyez attentive à veiller sur la santé de mon frère et à prendre toutes les précautions possibles pour qu’il ne gagne pas un coup de froid qui peut être mortel, en lui donnant une de ces congestions pulmonaires, auxquelles il est sujet, ou qui aggrave sa bronchite. Savez-vous que si cette bronchite se guérissait, on pourrait l’opérer et lui rendre la vue ? Songez quelle joie ce serait pour nous tous. »

Cette fois, Perrine répondit franchement :

« Moi aussi, je serais bien heureuse.

— Cette parole prouve vos bons sentiments, mais vous, si reconnaissante que vous soyez de ce qu’on fait pour vous, vous n’êtes pas de la famille. »

Elle reprit son air niais.

« Bien sûr, mais ça n’empêche pas que je sois attachée à M. Vulfran, vous pouvez me croire.

— Justement, vous pouvez nous prouver votre attachement par ces soins de tout instant que je vous indiquais, mais encore bien mieux. Mon frère n’a pas besoin seulement d’être préservé du froid, il a besoin aussi d’être défendu contre les émotions brusques qui, en le surprenant, pourraient le tuer. Ainsi, ces messieurs me disaient qu’en ce moment il faisait faire recherches sur recherches dans les Indes pour obtenir des nouvelles de son fils, notre cher Edmond. »

Elle fit une pause, mais inutilement, car Perrine ne répondit pas à cette ouverture, bien certaine que « ces messieurs », c’est-à-dire les deux cousins, n’avaient pas pu parler de ces recherches à Mme Bretoneux ; que Casimir en eût parlé, il n’y avait là rien que de vraisemblable, puisqu’il avait appelé sa mère à son secours ; mais Théodore, cela n’était pas possible.

« Ils m’ont dit que lettres et dépêches passaient par vos mains et que vous les traduisiez à mon frère. Eh bien ! il serait très important, au cas où ces nouvelles deviendraient mauvaises, comme nous ne le prévoyons que trop, hélas ! que mon fils en fût averti le premier ; il m’enverrait une dépêche, et, comme la distance d’ici à Boulogne n’est pas très grande, j’accourrais soutenir mon pauvre frère : une sœur, surtout une sœur aînée, trouve d’autres consolations dans son cœur qu’une belle-sœur. Vous comprenez ?

— Oh ! bien sûr, madame, que je comprends ; il me semble au moins.

— Alors, nous pouvons compter sur vous ? »

Perrine hésita un moment, mais elle ne pouvait pas ne pas répondre.

« Je ferai tout ce que je pourrai pour M. Vulfran.

— Et ce que vous ferez pour lui, vous le ferez pour nous, comme ce que vous ferez pour nous vous le ferez pour lui. Tout de suite je vais vous prouver que, quant à nous, nous ne serons pas ingrats. Qu’est-ce que vous diriez d’une robe qu’on vous donnerait ? »

Perrine ne voulut rien dire, mais comme elle devait une réponse à cette offre, elle la mit dans un sourire.

« Une belle robe avec une petite traîne, continua Mme Bretoneux.

— Je suis en deuil.

— Mais le deuil n’empêche pas de porter une robe à traîne. Vous n’êtes pas assez habillée pour dîner à la table de mon frère et même vous êtes très mal habillée, fagotée comme un chien savant. »

Perrine savait qu’elle n’était pas bien habillée, cependant elle fut humiliée d’être comparée à un chien savant, et surtout de la façon dont cette comparaison était faite, avec l’intention manifeste de la rabaisser.

— J’ai pris ce que j’ai trouvé chez Mme Lachaise.

Mme Lachaise était bonne pour vous habiller quand vous n’étiez qu’une vagabonde, mais maintenant qu’il a plu à mon frère de vous admettre à sa table, il ne faut pas que nous ayons à rougir de vous ; ce qui, nous pouvons le dire entre nous, a lieu en ce moment. »

Sous ce coup, Perrine perdit la conscience du rôle qu’elle jouait :

« Ah ! dit-elle tristement.

— Ce que vous êtes drôle avec votre blouse, vous n’en avez pas idée. »

Et l’évocation de ce souvenir fit rire Mme Bretoneux comme si elle avait cette fameuse blouse devant les yeux.

« Mais cela est facile à réparer, et quand vous serez belle comme je veux que vous le soyez, avec une robe habillée pour la salle à manger, et un joli costume pour la voiture, vous vous rappellerez à qui vous les devez. C’est comme pour votre lingerie, je me doute qu’elle vaut la robe. Voyons un peu. »

Disant cela, d’un air d’autorité, elle ouvrit les uns après les autres les tiroirs de la commode, et méprisante, elle les referma d’un mouvement brusque en haussant les épaules avec pitié.

« Je m’en doutais, reprit-elle, c’est misérable, indigne de vous. »

Perrine suffoquée ne répondit rien.

« Vous avez de la chance, continua Mme Bretoneux, que je sois venue à Maraucourt, et que je me charge de vous. »

Le mot qui monta aux lèvres de Perrine fut un refus : elle n’avait pas besoin qu’on se chargeât d’elle, surtout avec de pareils procédés ; mais elle eut la force de le refouler : elle avait un rôle à remplir, rien ne devait le lui faire oublier ; après tout, c’étaient les paroles de Mme Bretoneux qui étaient mauvaises et dures, ses intentions, au contraire, s’annonçaient bonnes et généreuses.

« Je vais dire à mon frère, reprit Mme Bretoneux, qu’il doit vous commander chez une couturière d’Amiens dont je lui donnerai l’adresse, la robe et le costume, qui vous sont indispensables, et de plus, chez une bonne lingère un trousseau complet. Fiez-vous-en à moi, vous aurez quelque chose de joli, qui à chaque instant, je l’espère au moins, me rappellera à votre souvenir. Là-dessus dormez bien, et n’oubliez rien de ce que je vous ai dit. »

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