Ennéades (trad. Bouillet)/V/Livre 3/Notes

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LIVRE TROISIÈME.
DES HYPOSTASES QUI CONNAISSENT ET DU PRINCIPE SUPÉRIEUR.

Ce livre est le quarante-neuvième dans l’ordre chronologique.

Il a été traduit en anglais par Th. Taylor, Select Works of Plotinus, p. 402.

Les paragraphes 12 et 17 ont été traduits en français par M. Barthélemy Saint-Hilaire, De l’École d’Alexandrie, p. 260-265.

Porphyre a commenté ce livre dans ses Principes de la théorie des intelligibles, § xxxi-xxxiv. Voyez notre tome I, p. lxx-lxxiv.

Il a été cité par Proclus, comme nous l’avons mentionné ci-dessus p. 36, note 1, et p. 41, note 1.

On peut aussi rapprocher du texte de Plotin, comme nous l’avons fait, divers passades de saint Augustin (p. 48, note 1), d’Olympiodore (p. 31, note 1 ; p. 32, note 1 ; p. 35, note 1 ; p. 36, note 1), de Jean Philopon (p. 37, note 1), de Maïmonide (p. 45, note 1) et d’Ibn Gébirol (p. 47, note 1 ; p. 59, note 2).

Sur ce point que le sujet pensant, l’objet pensé et la pensée elle-même sont identiques dans l’Intelligence divine (t. III, p. 39), M. Franck cite, dans son ouvrage sur la Kabbale (p. 193), un passage très-remarquable des commentaires de Moïse Corduero sur le Zohar, passage qui exprime une doctrine identique à celle de notre auteur :

« Les trois premières Séphiroth [manifestations divines], à savoir : la Couronne, la Sagesse et l’Intelligence, doivent être considérées comme une seule et même chose. L’Intelligence représente la connaissance ou la science, la Sagesse ce qui connaît, et la Couronne ce qui est connu. Pour s’expliquer cette identité, il faut savoir que la science du Créateur n’est pas comme celle des créatures : car, chez celles-ci, la science est distincte du sujet de la science et porte sur des objets qui, à leur tour, se distinguent du sujet. C’est cela qu’on désigne par ces trois termes : la pensée, ce qui pense, ce qui est pensé. Au contraire, le Créateur est lui-même tout à la fois la connaissance, ce qui connaît et ce qui est connu. En effet, sa manière de connaître ne consiste pas à appliquer sa pensée à des choses qui sont hors de lui ; c’est en se connaissant et en se sachant lui-même qu’il connaît et aperçoit tout ce qui est. Rien n’existe qui ne soit uni à lui et qu’il ne trouve dans sa propre substance. Il est le type de tout être, et toutes choses existent en lui sous leur forme la plus pure et la plus accomplie ; de telle sorte que la perfection des créatures est dans cette existence même, par laquelle elles se trouvent unies à la source de leur être, et à mesure qu’elles s’en éloignent, elles déchoient de cet état si parfait et si sublime. C’est ainsi que toutes les existences de ce monde ont leur forme dans les Séphiroth, et les Séphiroth dans la source dont elles émanent. »