Enquête sur la monarchie/Discours préliminaire/V
V SUITE DE LA VRAIE RÉPUBLIQUE
Nous la connaissons bien. Nous sommes nés, nous avons grandi et mûri sous son règne. L’Enquête sur la Monarchie a été conduite, publiée, rassemblée durant ce que l’on peut appeler la période perturbatrice qui a préparé tous nos maux. Mon séjour à Bruxelles, auprès d’André Buffet et de Lur-Saluces, est de juin 1900. La lettre de Monseigneur le duc d’Orléans est d’août suivant. Le débat écrit de la Gazette de France dura jusqu’en décembre. Les demi-adhésions de Jules Lemaître sont de 1904. Ses ralliements complets, de 1908. La publication en librairie, par les soins de René de Marans et de Jean Rivain, eut lieu en 1909, et la doctrine de cette Enquête a surtout commencé à se répandre durant ces jours de grave inquiétude qui vont de 1909 à 1914, lorsque les éléments de l’impréparation du régime apparurent face à l’agression que tout annonçait !
Cette faillite du régime s’étendait aux autres domaines. Peu apte à préparer la guerre, la Vraie République n’avait pas fait fleurir les arts de la paix. Avant de laisser massacrer une immense population de 1 500 000 hommes, la Vraie République n’avait pas fait naître, ou, si l’on veut, laissé naître grand monde. Il y avait 37 millions de Français vers la fin du second Empire. Il y en avait 39 millions en 1914. Ce faible accroissement de 2 millions devrait être diminué du total de nos pertes de guerre. Reliquat net au maximum : 500.800. Mais ne défalquons rien et tenons-nous au chiffre brut. Dans cette période où la République obtenait l’apparence d’un accroissement de population de 2 millions d’âmes, l’Empire d’Allemagne en gagnait 30 millions (37 millions en 1870, 67 millions en 1914). Le Royaume-Uni en gagnait 14 (30 millions en 1870, 44 en 1914), le royaume d’Italie en gagnait 10 (25 millions en 1870, 35 en 1913). La décadence de notre natalité était devenue légendaire, il est difficile d’en méconnaître les conséquences pour la nation. Comme disait un Allemand avant la guerre, le Dr Rommel, « le terrain compris entre les Vosges et les Pyrénées n’est pas fait pour que 38 millions de Français y végètent du moment que cent millions d’Allemands peuvent y prospérer. Le moment approche où les cinq fils pauvres de la famille allemande viendront facilement à bout du fils unique de la famille française… Quand une nation grossissante en coudoie une autre plus clairsemée qui, par la suite, forme un centre de dépression, il s’établit un courant d’air vulgairement appelé invasion, phénomène pendant lequel le code est laissé de côté… »
Mais l’effet politique n’aurait-il pas dérivé de causes non politiques ?
Ce n’est pas soutenable : placée en d’autres conditions politiques, la race française continue à montrer une fécondité splendide, les épreuves du Canada et de l’Acadie l’établissent. La liaison de nos régimes politiques et du recul de la population ressort des dates mêmes auxquelles la crise de la natalité s’est traduite. Sans remonter à la France de l’ancien Régime, dont les 25 millions d’âmes en 1789 formaient la population la plus dense de l’Europe (l’Autriche, 18 millions ; l’Angleterre, 12), la natalité française manifeste son premier déclin en 1831, deux générations après la mise en vigueur définitive de nos lois révolutionnaires : lois économiques portant sur la constitution de la famille, l’autorité du père, le partage des biens ; lois spirituelles et morales tendant à limiter ou à combattre l’action religieuse au profit de ce qu’on appelle si curieusement la libre pensée de l’individu… Bienfaisante à tant d’autres égards, la Restauration n’eut pas les moyens, ni surtout le temps d’établir une résistance efficace ; les gouvernements d’ordre, d’ordre relatif, qui lui succédèrent, demeurèrent trop faibles pour réprimer autre chose que les effets de l’anarchie sans cesser d’en respecter les puissantes causes latentes. Depuis le 4 septembre, tous les freins superficiels ont sauté.
Dès 1869 le parti républicain a élaboré le programme général, que dès 1878 il applique. Le caractère essentiel en est de tout accorder à cet individualisme éthico-social qui exige l’irréligion de l’État. La religion est désavouée en tant que force nationale ou politique, elle n’est supportée qu’en tant qu’« affaire de conscience ». S’il y a une politique à laquelle ce régime inconstant aura été fidèle, c’est celle-là. Par le divorce, par l’école, par l’extension indéfinie du domaine matériel de l’État (d’un État qu’agitait cet esprit révolutionnaire), par l’action croissante du fisc en matière de successions, les traditions morales, les ressources physiques des foyers furent méthodiquement saccagées. Est-il possible d’imaginer que c’est le programme d’un tel avenir que le père Hugo put chanter :
Semons ! — Semons le gland, et qu’il soit chêne immense !
Semons le droit ; qu’il soit bonheur, gloire et clarté !
Semons l’homme, et qu’il soit peuple ! Semons la France[1].
Le poète aurait pu se répondre qu’il ne naît plus d’oiseaux quand on brûle les nids. Qui détruit les foyers arrête la naissance des hommes. C’est en démolissant la maison que l’on a su et pu exténuer la race. Ces grandes causes de l’affaiblissement de notre population sont liées de près au corps d’idées et de lois qui forment l’être et l’esprit de la République. On s’en rend compte en prenant garde au peu de succès, au peu de portée, ou au mauvais succès, à la portée faible et fausse des quelques lois dites sociales que le régime a édictées dans des heures de distraction favorable : la loi Ribot sur le bien de famille fonctionne à peine ; l’organisation ouvrière a été conçue de manière à rendre inévitable la guerre des classes ; les lois d’assistance et de retraite obèrent communes et départements, démoralisent souvent les individus. Les tendances sociales de la législation sont anti-sociales dans leurs effets. Les quelques progrès enregistrés dans cet ordre par certaines caisses de syndicats et de mutualités agricoles sont dus à l’énergie héroïque de particuliers, mais ils n’ont exercé aucune action sur le mouvement de la population. La natalité avait contre soi l’ensemble des institutions et les mœurs que les institutions déterminent.
À défaut d’une population puissante, la République nous a-t-elle donné de la puissance sur les choses et, à défaut de force numérique, la force économique ? Le développement de l’économie nationale a-t-il gagné en qualité ce qu’il perdait du côté du nombre que ce régime du nombre tuait ? La République ne nous a même pas laissés au point d’égalité avec les autres nations. Si le matériel de guerre de 1914 n’était pas « à la hauteur des dernières découvertes modernes »[2], notre matériel de paix ne valait pas mieux. L’outillage retardait sur tous les terrains. Les mêmes nations voisines qui grandissaient par leurs naissances s’étendaient et se renforçaient par la quantité des produits, par la qualité des moyens de production. Elles nous imposaient, en même temps que leurs marchandises, les outils et machines-outils pour en fabriquer. Nos méthodes restaient presque absolument stationnaires. Non contents de créer moins, nous créions moins bien et la France acquérait partout la solide réputation d’un peuple riche et plein de ressources, mais profondément arriéré. « Notre outillage est vieux », disait en 1910 un ministre du Commerce sortant de charge, M. Cruppi, « notre outillage est usé, nous ne le renouvelons pas assez vite. » Comment l’aurions-nous renouvelé ? Sous la pression, sous l’aiguillon de qui ou de quoi ? La consigne du point d’affaires s’étendait au-delà de la diplomatie. La société décomposée par les idées et les lois de la démocratie pouvait mal suppléer à la carence de l’État. L’absence du chef suprême n’avait pas stimulé l’action des chefs secondaires, chefs de famille, chefs d’exploitation, chefs d’industrie. L’inertie démocratique nous enlisait dans cette molle et douce « facilité » qui est, au témoignage de M. Anatole France, le caractère essentiel de la République.
Décourageant l’effort privé, confisquant les richesses productives pour les stériliser, endossant les productions onéreuses, le socialisme d’État cristallisait et refroidissait un peuple qui avait été si vivant ! Ce qui restait de citoyens, contribuables et administrés, plaçait son argent non dans les entreprises nationales qui auraient vivifié la communauté, puis enrichi ses membres, mais dans les fonds d’État, généralement étrangers et souvent ennemis, sans nul souci du crime auquel ils coopéraient, sans conscience de la responsabilité engagée, sans autre calcul véritable que celui du revenu automatique à toucher par semestres échus. Le cas exceptionnel de telle industrie florissante et de tel trafic énergiquement continué doit nous remplir d’admiration et de gratitude pour la volonté et l’intelligence de tels ou tels Français, mais ces hommages mérités ne doivent pas aveugler sur la somme incroyable de tout ce qui aurait pu être et n’a pas été. Des institutions égoïstes déterminent des mœurs passives. On a parlé souvent de malthusianisme économique comme du résultat de calculs pervers. Les volontés n’ont été guère perverties qu’en conséquence du mauvais aménagement des choses, des lois, des convenances, des règlements, de l’État lui-même qui les impose. L’État voulait être le seul arbitre de la vie publique et privée ; il voulait donc n’avoir affaire qu’à des individus désunis ou aussi mal unis que possible. Par la constitution étatiste et individualiste, proclamée de 1789 à 1799 et affermie depuis 1870, les Français, pris un par un, ayant beaucoup plus d’intérêt à vivre seuls que mariés, ou rentiers que producteurs, se sont mis à jouir et à trafiquer plus qu’à travailler et créer.
La seule exception relative à cette règle a eu lieu heureusement dans le domaine agricole, lorsque l’agriculture fut devenue la seule ressource d’un certain nombre de familles nombreuses, fécondes, propriétaires d’une partie du territoire cultivé, et que leur origine catholique et monarchiste désignait à l’ostracisme du Gouvernement. Si, par malheur, au lieu d’être un pur républicain, ce Gouvernement eût été une démocratie césarienne à tendances conservatrices, ces familles, utilisées dans les fonctions publiques, auraient certainement continué à être décimées et exténuées par le virus inhérent à toutes les modalités de la Démocratie. Le gouvernement de la troisième République ne pouvait pratiquer cette modération malfaisante propre à l’Empire. Il était radical, il agit radicalement : une importante minorité de bons Français et de bonnes Françaises fut induite à sacrifier le séjour à la ville, à vivre sur les vignobles et sur les labours, à recréer l’épargne matérielle et physiologique en voie de s’épuiser d’autre part. C’est là que le nerf de la Patrie se sera conservé pendant quarante ans. Le patrimoine maintenu régénérait le sang. On s’en est aperçu à la guerre par la valeur des officiers et des soldats dont l’immense majorité était de souche rurale. Mais on s’en apercevait déjà aux années d’avant-guerre quand l’érosion démocratique était compensée par un effort rural qui ne tendait pas seulement à produire, mais qui associait, syndiquait, fédérait des forces sociales et financières dont l’importance n’est pas encore mesurée. Néanmoins, l’ensemble de l’État, qui devait servir parfois ces intérêts, ne pouvait que les combattre dans leurs éléments d’avenir. L’hypothèque rongeait le domaine des champs, les taxes successorales l’épuisaient, le partage le divisait indéfiniment. On ne peut conclure à la prospérité agricole de la troisième République parce que c’est là que le fléau de la dépopulation a frappé le plus durement. En 1881, les professions rurales formaient les 48 p. 100 de la population de la France. En 1923, elles n’en occupaient plus que les 33 p. 100, 67 p. 100 étant accaparées par l’industrie, le commerce, les professions dites libérales ; les producteurs réels ont diminué d’autant. M. Pierre Caziot cite un groupe de cinq départements où la population a diminué d’un cinquième depuis un demi-siècle : autant dire qu’un département sur cinq a disparu. Ce qui était regagné par la \ bourgeoisie et l’aristocratie rurale, était donc annulé du côté du peuple[3]. De ce côté, la France perdait encore. La législation faite dans les villes, même si elle s’attachait à rendre la campagne plus fertile, tendait à rendre le campagnard moins fidèle. Pour un bourgeois qui retournait aux champs, dix manœuvres les abandonnaient, pour devenir fonctionnaires, ouvriers de petite ou de grande industrie.
Les grandes et belles villes de France pouvaient éblouir le nouveau citadin ; mais, tombées sous la coupe d’institutions paresseuses et immobiles, elles causaient à leur visiteur étranger une déception croissante pour tout ce qui touchait aux améliorations, aux assainissements et aux élégances de la vie moderne. À Paris, sous le second Empire, le plan Haussmann avait été presque achevé en vingt-deux ans : mais les cinquante années qui ont couru depuis n’ont pu voir la fin du boulevard Haussmann ni de la rue de Rennes ni de la rue du Louvre. Le bourgmestre de Berlin, invité en mai 1914, par le Musée social, fit là-dessus, devant un auditoire de compétences que présidait M. Ribot, d’assez pénibles observations. « Il constata », dit M. Victor Cambon, « non sans quelque ironie que, tandis que toutes les grandes cités du monde civilisé avaient accumulé les efforts pour s’améliorer, Paris, au point de vue de l’urbanisme et de l’architecture, était depuis un demi-siècle resté stationnaire. Il démontra que toute ville qui grandit doit multiplier les avenues et les parcs, que le souci de l’urbanisme devrait être que toutes ces oasis de verdure et de repos fussent reliées entre elles par de larges boulevards plantés d’arbres, afin que cette succession de grandes artères constitue un but de promenade agréable et ininterrompue. Il ne manqua pas de proclamer que le nouveau Berlin avait été conçu d’après ce principe… Passant ensuite à l’examen des banlieues, le conférencier critiqua vivement l’absence de tout plan d’ensemble dans les communes suburbaines et surtout le manque de discipline qui fait que chacun y construit, suivant son bon plaisir, soit un immeuble à six étages, soit une villa, soit une usine. »[4]. La discipline suppose une autorité qui manque, l’autorité réclame une continuité et une indépendance qui manquent aussi. En République démocratique, chaque moi armé de son droit tire de son côté, et le moindre effort fait la loi de l’immense majorité. Il est fort injuste d’ajouter qu’ainsi l’a voulu la France, et M. Victor Cambon a tort d’expliquer les maux qu’il voit fort bien par des causes qu’il analyse fort mal : « Au temps », dit-il, « où la France était riche, elle a préféré disperser partout ses capitaux plutôt que d’assainir ses villes et d’améliorer son patrimoine immobilier ». La France n’a rien préféré. On lui a fait préférer. On l’a entraînée à ces choix. Qui ? Les chefs de la démocratie, les circonstances nées de la démocratie. Hélas ! dit M. Cambon, « aucun des services publics, voirie, postes, téléphones, gares, hôpitaux, halles, établissements scientifiques ou d’éducation, n’est plus proportionné au nombre des habitants. L’encombrement règne partout au mépris de l’hygiène et de tous principes d’urbanisme ». Est-ce la France qui a rêvé cela ? Cela n’a été voulu que par le régime, par la logique consciente ou inconsciente d’un régime que la France a reçu des bandes d’émeutiers payés par l’Étranger, parfois par l’Ennemi. Pas plus qu’elle n’a voulu que l’on négligeât les Palais et Châteaux historiques, tels que Versailles et Fontainebleau, dont l’entretien est abandonné à la charité d’étrangers, pas plus qu’elle n’a voulu la saleté, l’encombrement, l’incommodité de sa vie urbaine, résultat de sa régression administrative et politique, la France n’a admis ni voulu l’anarchie gouvernementale, cause de cette régression. On lui avait caché et camouflé le mal, on lui avait promis le progrès et la liberté : ce qu’elle a voulu, ce sont ces fantômes. Les ruines ont suivi, non comme des objectifs choisis, mais comme des conséquences à peine aperçues, même inaperçues la plupart du temps : la France de 1910 ignorait qu’elle n’eût qu’un matériel civil et militaire ridiculement rétrograde, comme elle ignorait que sa marine marchande fût en pleine décadence et que sa marine militaire tendît à n’exister plus. Le propre des nations est de vivre et non de régner. On ne pouvait demander à la France de sentir, de penser, de choisir en souveraine. Elle n’avait pas de souverain, le mal était là, et elle l’ignorait.
Quand un critique, un polémiste, mettait le doigt sur cette plaie, elle était contestée. Si le censeur faisait la preuve, si, par exemple, il démontrait que la décadence du commerce maritime était doublée et en partie déterminée par une décadence de la marine militaire, que, la seconde sur mer en 1870, notre puissance navale n’arrivait plus que la quatrième, la cinquième, peut-être bientôt la sixième, aux années qui allaient suivre 1910, si le même censeur faisait remarquer combien cette situation était grave pour un pays qui possédait le second empire colonial de la planète, le citoyen ou le groupe de citoyens qui l’écoutaient ne pouvaient manquer d’être frappés de l’évidence de cette idée simple : avoir d’immenses domaines outre-mer, et n’avoir pas de bateaux pour les défendre, ni même pour y aller… Impression d’un instant ! réflexion forcément fugace ! Outre ses travaux, ses plaisirs, chaque citoyen d’un pays comme la France a, naturellement, l’esprit tourné vers autre chose que le ruban littoral qui ne borde que 26 départements sur 89, et qui représente à peine le quart de nos intérêts communs, de ceux qui sont vivants, directs, sensibles, immédiats. La distraction, la légèreté, les occupations de la vie, la nature même des choses, se liguaient pour faire oublier ce point noir avec tous les autres.
Était-il donc abruti ou dégénéré, épuisé par les mille ans de sa belle histoire, ce citoyen-souverain inutilement adjuré ? Était-il seulement écrasé par la fonction absurde à laquelle tout autre à sa place eût été également inégal ?
Ou bien la faute était à sa fausse, à son impraticable souveraineté, ou elle tenait à une dépression nationale. Pour exonérer la République, les publicistes républicains d’avant 1914 n’hésitaient pas à soutenir en effet que c’était la faute du pays, non pas du pays-territoire dont la richesse et la beauté n’ont pas cessé de faire la convoitise du monde, mais du pays-race, du pays-sang, de sa vitalité, de ses mœurs, de ses volontés, de son esprit et de son cœur. Ils nous jugeaient volontiers en voie de déclin par rapport aux Germains et aux Anglo-Saxons. L’épreuve de la guerre a été malheureusement assez dure pour démontrer que le cœur français pouvait supporter, le sang français produire, l’esprit français concevoir, entreprendre, accomplir le nécessaire et le désirable. La mauvaise excuse tirée de nos prétendus défauts de substance ne résiste pas au tableau des improvisations du génie national. Sous des directions souvent faibles et courtes, divisées et incertaines, mais sous le rude fouet de l’occupation et de l’offensive ennemies, les armes, les produits, les machines pour les fabriquer sont sortis de terre ; tout ce qui pouvait et devait être fait l’a été. Nul matériel humain ne put faire envie à celui de la France, une fois qu’il fut mis en ordre soit par la volonté des chefs militaires, soit par des circonstances qui en tenaient lieu. Mais dès que ces dures circonstances firent défaut, la vérité républicaine reparut, le désordre recommença.