Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/La Belette et la Lime

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

List2.svg Pour les autres éditions de ce texte, voir La Belette et la Lime.

Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 37).
77


LA BELETTE ET LA LIME


Une belette, s’étant glissée dans l’atelier d’un forgeron, se mit à lécher la lime qui s’y trouvait. Or il arriva que, sa langue s’usant, il en coula beaucoup de sang ; et elle s’en réjouissait, s’imaginant qu’elle enlevait quelque chose au fer, tant qu’enfin elle perdit la langue.

Cette fable vise les gens qui, en querellant les autres, se font tort à eux-mêmes.