Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Cheval et le Palefrenier (bilingue)

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Traduction d’Émile Chambry
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LE CHEVAL ET LE PALEFRENIER


Un palefrenier volait l’orge de son cheval et la vendait ; en revanche il passait toute la journée à le frotter, à l’étriller. Le cheval lui dit : « Si tu veux vraiment me voir beau, ne vends plus l’orge destinée à ma nourriture. »

Cette fable montre que les gens cupides amorcent les pauvres gens par leurs discours séducteurs et leurs flatteries, tandis qu’ils leur ôtent jusqu’au nécessaire.

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Ἵππος καὶ ἱπποκόμος.


Κριθὴν τὴν τοῦ ἵππου ὁ ἱπποκόμος κλέπτων καὶ πωλῶν τὸν ἵππον ἔτριβεν, ἐκτένιζεν πᾶσαν ἡμέραν. Ἔφη δὲ ὁ ἵππος· « Εἰ θέλεις ἀληθῶς καλὸν εἶναί με, τὴν κριθὴν τὴν τρέφουσάν με μὴ πώλει. »

Ὅτι οἱ πλεονέκται τοῖς πιθανοῖς λόγοις καὶ ταῖς κολακείαις τοὺς πένητας δελεάζοντες ἀποστεροῦσιν αὐτοὺς καὶ τῆς ἀναγκαίας χρείας.