Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Le Renard et le Dragon

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 18).
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LE RENARD ET LE DRAGON


[Il y avait un figuier près d’une route.] Un renard, ayant aperçu un dragon endormi, envia sa longueur, et, voulant l’égaler, il se coucha près de lui et essaya de s’allonger, jusqu’à ce que, outrant son effort, l’imprévoyant animal creva.

C’est le cas de ceux qui rivalisent avec de plus forts qu’eux : ils crèvent eux-mêmes, avant de pouvoir les atteindre.