Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Les Guêpes, les Perdrix et le Laboureur (bilingue)

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Traduction d’Émile Chambry
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LES GUÊPES, LES PERDRIX ET LE LABOUREUR

Des guêpes et des perdrix, pressées par la soif, vinrent trouver un laboureur, pour lui demander à boire, promettant, en échange d’un peu d’eau, de lui rendre un service, les perdrix en bêchant sa vigne, et les guêpes en en faisant le tour pour écarter les voleurs avec leurs aiguillons. Le laboureur répondit : « Mais j’ai deux bœufs qui me font tout sans rien promettre : il vaut donc mieux que je leur donne qu’à vous. »

Cette fable s’adresse aux hommes corrompus qui promettent des services et causes de grands dommages.

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Σφῆκες καὶ πέρδικες καὶ γεωργός.

Σφῆκες καὶ πέρδικες δίψῃ συνεχόμενοι πρὸς γεωργὸν ἦλθον παρ’ αὐτοῦ αἰτοῦντες πιεῖν, ἐπαγγελλόμενοι ἀντὶ τοῦ ὕδατος ταύτην τὴν χάριν ἀποδώσειν· οἱ μὲν πέρδικες σκάπτειν τὰς ἀμπέλους, οἱ δὲ σφῆκες κύκλῳ περιιόντες τοῖς κέντροις ἀποσοϐεῖν τοὺς κλέπτας. Ὁ δὲ γεωργὸς ἔφη· « Ἀλλ’ ἔμοιγέ εἰσι δύο βόες, οἳ μηδὲν ἐπαγγελλόμενοι πάντα ποιοῦσιν· ἄμεινον οὖν ἐστιν ἐκείνοις δοῦναι ἤπερ ὑμῖν. »

Ὁ μῦθος πρὸς ἄνδρας ἐξώλεις ὠφελεῖν μὲν ἐπαγγελλομένους, βλάπτοντας δὲ μεγάλα.