Fables d’Ésope (trad. Chambry, 1927)/Les Oies et les Grues

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Traduction par Émile Chambry.
FablesSociété d’édition « Les Belles Lettres » (p. 153).
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LES OIES ET LES GRUES


Des oies et des grues picoraient dans la même prairie. Des chasseurs parurent : les grues, légères, s’envolèrent ; mais les oies, retardées par la pesanteur de leurs corps, furent prises.

Il en est ainsi chez les hommes : quand une ville est en proie à la guerre, les pauvres se déplacent et se sauvent facilement d’un pays dans un autre et conservent leur liberté ; mais les riches retenus par le poids excessif de leurs richesses deviennent souvent esclaves.