George Sand, sa vie et ses œuvres/1/Introduction

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Plon et Nourrit (1p. i--).



INTRODUCTION


Nous adressons ici nos remerciements sincères à toutes les personnes qui ont bien voulu nous aider, soit de leurs conseils et de leur savoir, soit par la communication de documents et de correspondances inédites.

Nous tenons avant tout à exprimer notre reconnaissance sans bornes à notre excellent ami le vicomte de Spoelberch de Lovenjoul, qui non seulement nous permit de puiser à pleines mains dans ses inestimables et si justement célèbres trésors littéraires et bibliographiques, mais encore nous guida de ses inappréciables conseils, empreints de cette érudition, quasi légendaire, qui le place au premier rang des chercheurs de notre siècle. De plus, il nous sacrifia des semaines entières de son précieux temps, et nous vint en aide avec une incomparable bienveillance. Si ce n’était la crainte de blesser sa modestie, nous aurions voulu ne point nous borner à ces quelques mots de remerciement, mais proclamer hautement tous les services qu’il nous a rendus au cours de notre travail.

De son côté, Mme Maurice Sand a bien voulu s’intéresser aussi à notre œuvre. Dès qu’elle lui fut connue, elle nous honora d’une confiance spontanée et illimitée, en nous donnant, par écrit et de vive voix, de nombreux renseignements, et en remettant entre nos mains des manuscrits et des documents précieux. Non seulement elle nous ouvrit les archives de Nohant, mais, pendant l’impression de ce livre, elle nous aida encore, avec une sollicitude toute maternelle. Tous ceux qui connaissent Mme Maurice Sand savent quelle bonne grâce et quelle simplicité, dignes de son grand cœur, cette noble et excellente femme apporte dans ses rapports avec ceux qui viennent à elle au nom de George Sand.

C’est à ce cher et illustre nom que nous devons aussi la chance d’avoir pu profiter des bons conseils et de l’aide gracieuse de M. Henri Amic. De plus, MM. Henry Harrisse, Albert Lacroix, Edmond Plauchut et Maurice Tourneux, à Paris, ainsi que M. Innocent Michaïlosvitch Boldakow, à Saint-Pétersbourg, ont bien voulu nous aider de leurs vastes connaissances, et de leurs conseils éclairés. Nous pûmes, grâce à l’extrême obligeance de M. S. Rocheblave, consulter les lettres inédites de George Sand à Dumas. Enfin, Mmes Oscar Cazamajou, Cosima Wagner et M. Ercole Moreni nous permirent, avec une grâce exquise, de publier dans ce livre un portrait inédit de George Sand, et des documents extrêmement précieux.

Combien de noms amis et connus viennent encore se presser sous notre plume ! Cette page ne suffirait pas pour les transcrire tous. Nous ne saurions donc mieux clore notre liste qu’en traçant ici les jolis noms de nos charmantes amies, Mmes Aurore Lauth et Gabrielle Sand, qui nous aidèrent de leurs souvenirs personnels, et furent nos guides à travers Nohant, le Nohant de George Sand ! Nous devons encore à l’amitié de la première de pouvoir orner notre ouvrage du portrait de sa grand’mère enfant, ainsi que de la reproduction, spécialement faite pour nous sur les originaux, de deux autres portraits d’elle.