Guy Mannering/27

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Traduction par Albert Montémont.
Ménard (Œuvres de Walter Scott, volume 6p. 186-193).


CHAPITRE XXVII.

MEG MERRILIES REPARAÎT.


S’il y a quelque compassion en toi, tourne-moi la tête afin que je puisse mourir.
Johanna Baillie.


Notre voyageur loua une chaise de poste dans l’endroit où il se sépara de Dinmont, avec le projet de se rendre à Kippletringan et de s’informer de la famille de Woodbourne avant de se hasarder à faire connaître à miss Mannering sa présence dans le pays. La distance était de dix-huit ou vingt milles, et il fallait pour ainsi dire passer à travers champs. Pour ajouter aux inconvénients du voyage, la neige commençait à tomber avec abondance. Le postillon cependant courut pendant plusieurs milles sans montrer ni doute ni embarras. Ce ne fut que lorsque la nuit fut tout-à-fait close qu’il manifesta quelque crainte de n’être pas dans le bon chemin. La neige, qui continuait de tomber, augmentait d’autant plus ces craintes, qu’elle fouettait sur la figure du postillon, et, blanchissant tout autour de lui, contribuait doublement à lui faire perdre la connaissance qu’il avait du pays et à diminuer la chance de se remettre dans la bonne voie. Brown alors sortit de la voiture et jeta les yeux autour de lui, sans autre espoir, comme on doit le penser, que de découvrir quelque maison où il pût aller demander le chemin. N’en voyant aucune, il ne put que dire au postillon d’avancer promptement. Ils étaient au milieu de plantations d’une étendue et d’une épaisseur considérables, ce qui fit conjecturer à notre voyageur qu’ils ne pouvaient être loin de quelque château. Enfin, après environ un mille d’une marche pénible, le postillon s’arrêta, et protesta que ses chevaux ne voulaient plus bouger ni faire un pas en avant ; « mais il voyait, dit-il, à travers les arbres, une lumière qui devait venir d’une maison ; et c’était là seulement qu’on pourrait savoir la route qu’il fallait prendre. » En conséquence il descendit de cheval, embarrassé de son large manteau, et d’une paire de bottes qui auraient pu le disputer en épaisseur au bouclier recouvert de sept feuilles de cuir que portait Ajax. Comme il allait entreprendre son voyage de découverte dans ce costume, Brown, ne pouvant maîtriser son impatience, s’élança hors de la chaise, lui dit de rester auprès des chevaux, et qu’il irait lui-même à la maison qu’on apercevait, arrangement auquel il se soumit très volontiers.

Notre voyageur allait à tâtons le long de l’enclos d’où partait la lumière, pour trouver quelque moyen d’en approcher ; enfin, après quelques minutes de marche, il trouva une ouverture dans une haie et un sentier qui traversait la plantation, très étendue en cet endroit. Ce sentier paraissait se diriger vers la lumière qui était l’objet de ses recherches, et Brown marcha dans cette direction ; mais bientôt elle fut masquée par des arbres. Le sentier, qui, à l’entrée du bois à travers lequel il serpentait, paraissait large et bien tracé, devenait alors à peine visible, quoique la blancheur de la neige projetât un léger reflet de lumière. Se dirigeant donc du mieux qu’il put dans les parties les moins fourrées du bois, il fit un mille environ sans découvrir de nouveau la lumière ou rien qui ressemblât à une habitation. Néanmoins il crut qu’il valait mieux encore avancer toujours dans la même direction : la lumière qu’il avait aperçue, trop transparente pour être un feu follet, devait sûrement partir de la hutte d’un garde forestier. Le terrain finit par devenir raboteux, et formait une pente rapide ; Brown, pensant suivre ce qui avait été du moins autrefois un sentier, maintenant très inégal, fit une ou deux chutes occasionnées par des inégalités du sol que la neige l’empêchait d’apercevoir, ce qui le décida à retourner sur ses pas : d’ailleurs la neige à laquelle, dans son impatience, il n’avait pas fait attention, tombait plus épaisse et avec plus de rapidité.

Cependant il voulut tenter un dernier effort et avança encore quelques pas : à sa grande satisfaction, la lumière reparut à une petite distance, et il jugea qu’elle était de niveau avec lui. Cette dernière conjecture était fausse, car le chemin continuait à descendre si rapidement, que Brown pensa bientôt qu’il y avait un grand creux ou un ravin entre lui et l’objet de ses recherches. Marchant donc avec plus de précaution encore, il descendit jusqu’au fond, d’un vallon escarpé et très étroit à travers lequel serpentait un petit ruisseau dont le cours était presque arrêté par la neige, et se trouva enfin au milieu des ruines de chaumières dont les poutres noircies, rendues plus visibles par le contraste de la surface blanchie de la terre, étaient encore debout. Les murs des côtés avaient depuis long-temps cédé aux ravages du temps, et entassés en monceaux informes que couvrait la neige, ils arrêtaient à chaque pas notre voyageur. Il ne se rebuta pourtant pas, traversa le ruisseau après plusieurs tentatives pénibles et dangereuses, atteignit le côté opposé, malgré son escarpement, et se trouva enfin devant le bâtiment d’où partait la lumière.

Elle était si faible, qu’il lui fut difficile de reconnaître la nature de cet édifice. Il paraissait être un bâtiment carré, d’une moyenne grandeur, dont la partie supérieure était entièrement en ruine. Peut-être ce bâtiment avait-il été, à une époque reculée, l’asile de quelque petit propriétaire, ou un lieu de refuge et de défense en cas de nécessité pour un personnage plus important. La voûte de l’étage inférieur subsistait encore, et formait le toit de l’édifice. Brown s’avança vers le lieu d’où venait la lumière. C’était une longue et étroite fenêtre ou meurtrière comme on en trouve dans les vieux châteaux. Curieux de reconnaître l’intérieur de cette étrange demeure avant d’y pénétrer, Brown regarda par cette ouverture et découvrit une scène de désolation. Un grand feu était allumé au milieu de la chambre, et la fumée dont elle était remplie s’échappait par une ouverture pratiquée au haut du plafond. Les murs, qu’éclairait une sombre lueur, semblaient appartenir à une ruine de deux ou trois siècles au moins. Un ou deux tonneaux, des malles brisées et plusieurs ballots, étaient pêle-mêle dans l’intérieur. Mais ce qui attira surtout l’attention de Brown, ce furent les habitants. Sur un grabat de paille recouvert d’une seule couverture, gisait un homme tellement immobile, que Brown l’aurait pris pour un cadavre s’il eût été couvert des vêtements qui annoncent la mort. Un second coup d’œil lui fit voir que bientôt ce ne serait plus qu’un cadavre, car il entendit un de ces soupirs rauques, pénibles et entrecoupés, qui précèdent la séparation de l’âme d’avec le corps. Une femme vêtue d’une longue robe était assise sur une pierre à côté de cette misérable couche, ses coudes appuyés sur ses genoux, et sa figure, que la lumière d’une lampe de fer, placée derrière elle, n’éclairait pas, tournée vers celle du moribond. De temps en temps elle lui mouillait les lèvres avec une liqueur contenue dans un vase à demi brisé ; dans les intervalles, elle chantait à voix basse et sur un ton monotone une de ces prières, ou plutôt un de ces charmes que, dans quelques parties de l’Écosse et dans le nord de l’Angleterre, le vulgaire et les ignorants ont coutume de réciter pour aider l’esprit à quitter le corps, comme on emploie le son des cloches dans l’église romaine. Elle accompagnait ces chants funèbres d’un balancement de corps, comme si elle eût voulu marquer la mesure par ce mouvement. Les paroles étaient à peu près ainsi :


chant d’agonie.

Mourant et sans espoir, pourquoi tarder encor,
Et te débattre ainsi contre une froide terre ?

Âme, d’un corps de poudre, allons, prends ton essor :
Écoute le chant funéraire.

Sainte mère de Dieu, hâte-toi de quitter
Ta dépouille mortelle et que tout abandonne !
Dans tes pressants besoins les saints vont t’assister :
N’entends-tu pas le glas qui sonne ?

Va, ne crains pas la neige aux flocons abondants,
Ni la pluie et la grêle, et l’autan en furie ;
Bientôt le blanc linceul couvrira tous tes sens,
Car ils auront quitté la vie.

Hâte-toi d’exhaler un douloureux soupir !
La terre tourne vite, et le temps a des ailes.
Une dernière fois pleure avant de partir
Pour les régions éternelles.

Ici la chanteuse s’arrêta ; le moribond lui répondit par un ou deux profonds gémissements, qui semblaient annoncer son agonie et la fin de sa lutte. « Cela ne sera pas, se dit-elle à elle-même ; il ne peut partir avec cette idée dans son esprit, elle le retient encore :

Le ciel ne peut la recevoir,
La terre ne peut point l’avoir[1].
Il faut que j’ouvre la porte. » Se levant alors, elle se tourna vers

la porte de la chambre, observant soigneusement de ne point tourner la tête derrière elle ; et, tirant un verrou ou deux, car, malgré l’apparence misérable de la chaumière, la porte était bien fermée, elle leva le loquet en disant :

Fermeture, ouvre-toi ; lutte, sois donc finie ;
Viens, mort ; et disparais, ô vie !

Brown, pendant ce temps, avait quitté son poste, et se trouva devant elle lorsqu’elle ouvrit la porte. Elle recula d’un pas, et il entra, quoiqu’il reconnût à l’instant, non sans une sensation désagréable, la même Égyptienne qu’il avait rencontrée à Bewcastle. Elle le reconnut aussi ; et son attitude, sa figure et l’anxiété peinte sur ses traits, lui donnaient l’air de la bonne ogresse d’un conte de fées, qui avertit un étranger de ne pas entrer dans la demeure inhospitalière de son mari. Les premiers mots qu’elle prononça (en levant les mains d’une manière de reproche) furent : « Ne vous avais-je pas dit : Ne faites rien, ne vous mêlez de rien ? Prenez garde au coup rougissant[2] ! vous êtes venu dans une maison où la mort n’est point naturelle. » À ces mots elle prit la lampe, en tourna la lumière vers la figure du moribond, dont les traits durs et défigurés étaient alors dans les convulsions de l’agonie. Une bande de linge qui entourait sa tête était teinte de son sang, dont la couverture et la paille étaient aussi inondées. Il était facile de voir qu’il ne mourait pas d’une mort naturelle. Brown tressaillit et recula à cet horrible spectacle, et se tournant vers l’Égyptienne, il s’écria : « Malheureuse femme ! qui a tué cet homme ? — Ceux à qui cela était permis, » répondit Meg Merrilies en examinant d’un œil attentif et perçant les traits du malheureux mourant ; « il a eu une longue lutte, mais il s’en va ; je savais qu’il était près de mourir quand vous êtes entré. C’était le râle de la mort. Le voilà mort ! » Dans ce moment, on entendit plusieurs voix à quelque distance. « Ils viennent, dit-elle à Brown ; eussiez-vous autant de vies qu’il y a de cheveux sur votre tête, vous êtes un homme mort. » Brown jeta les yeux autour de lui, cherchant une arme pour se défendre ; il n’y en avait pas ; il se précipita alors vers la porte, dans l’intention de se jeter dans le bois et de s’échapper d’un lieu qu’il considérait comme une caverne de meurtriers. Merrilies le retint avec une force au-dessus de celle de son sexe. « Restez, dit-elle, restez, et vous serez sauvé. Mais, quoi que vous voyiez ou entendiez, ne faites aucun mouvement, et il ne vous arrivera aucun malheur. »

Brown, dans cette position désespérée, se rappela sa première rencontre avec cette femme, et pensa que le seul moyen de se sauver était de lui obéir. Elle le fit coucher au milieu d’un monceau de paille dans un coin de la chambre, en face du cadavre, le couvrit avec soin, et jeta sur lui deux ou trois vieux sacs qui se trouvaient là. Curieux de savoir ce qui allait arriver, Brown arrangea aussi doucement qu’il put les objets qui le cachaient, se ménagea une ouverture, et attendit avec anxiété l’issue de cette étrange et dangereuse aventure. Pendant ce temps, la vieille Égyptienne disposait le corps du défunt, étendait ses membres, plaçait les bras de chaque côté. « Il vaut mieux faire cela, murmurait-elle, avant qu’il soit roide. » Elle plaça sur le sein du cadavre une assiette de bois remplie de sel, une chandelle à la tête et une aux pieds, et les alluma toutes deux. Puis, reprenant ses chants, elle attendit l’arrivée de ceux dont on entendait les voix au dehors.

Brown était soldat, il était brave, mais il était homme aussi ; et dans ce moment ses craintes l’emportèrent tellement sur son courage, qu’une sueur froide lui coulait par tous les pores. Il songeait qu’il pouvait être découvert dans sa retraite par ces misérables qui probablement n’étaient autres que des assassins, qu’il était sans armes et sans aucun moyen de défense ; ses supplications ne serviraient qu’à les divertir, ses cris pour appeler du secours ne frapperaient d’autres oreilles que les leurs ; enfin sa sûreté reposait sur la compassion précaire d’un être associé à ces brigands, et dont le cœur, par suite de ses habitudes de rapine et d’impostures, était fermé à tout sentiment humain. Anéanti sous le poids de ces réflexions, il s’efforça de lire dans les traits noirs et flétris de l’Égyptienne, que la lampe éclairait, quelque chose qui promît ces sentiments de pitié que les femmes, même dans le dernier degré d’abaissement, peuvent rarement étouffer : rien n’y respirait l’humanité. Quel que fût le motif qui la portait à le secourir, il ne provenait pas d’un sentiment de compassion, mais d’une idée secrète, et probablement capricieuse, qu’il ne pouvait pénétrer : peut-être une ressemblance imaginaire, telle que celle que lady Macbeth crut trouver entre le monarque endormi et son père.

Telles étaient les réflexions qui se succédaient rapidement dans l’esprit de Brown pendant qu’il regardait cette femme extraordinaire. Cependant la bande semblait ne pas approcher, et il fut sur le point d’en revenir à sa première intention d’essayer de sortir de la hutte, maudissant son irrésolution qui l’avait fait consentir à se cacher dans un endroit où la fuite et la résistance lui étaient également impossibles.

Meg Merrilies semblait aussi aux aguets. Elle prêtait l’oreille à tous les sons qui pénétraient à travers les antiques murailles ; elle retournait vers le défunt, trouvait toujours quelque chose à arranger ou à déranger dans sa position. « C’était un beau corps, se disait-elle à elle-même, et il vaut la peine d’être bien enterré. » Cette horrible occupation semblait lui causer une sorte de plaisir, et les détails minutieux dans lesquels elle entrait révélaient en elle une grande expérience. Un manteau de marin, qu’elle trouva dans un coin, fut disposé pour servir de linceul : elle laissa le visage du mort découvert, lui ferma la bouche et les yeux, puis arrangea les collets du manteau de manière à cacher les traces sanglantes et à donner au corps, comme elle le disait elle-même, « un air plus décent. »

Dans ce moment trois ou quatre hommes, que les figures et les vêtements pouvaient faire reconnaître pour des brigands, se précipitèrent dans la chambre. « Meg, membre de Satan, comment osez-vous laisser la porte ouverte ? » tels furent les premiers mots du chef de la bande.

« Et qui a jamais entendu dire qu’il fallût fermer la porte lorsqu’un homme est sur son lit de mort ? Comment l’esprit pourrait-il passer à travers des verroux et des barreaux comme ceux-ci ?

— Il est donc mort ? » dit l’un d’eux en allant vers le lit pour regarder le cadavre.

« Oui, oui, et bien mort, dit un autre. Mais il y a ici de quoi passer le temps en gardant son corps. « À ces mots, il alla chercher dans un coin un baril de liqueur forte, tandis que Meg se hâtait de leur préparer des pipes et du tabac. L’activité qu’elle mettait à les servir donna à Brown plus de confiance dans la fidélité de son hôtesse ; il pensa qu’elle désirait engager ces scélérats à se livrer à la débauche, afin de les empêcher de le découvrir si par hasard l’un d’entre eux s’approchait trop près de sa retraite.


  1. Les rites mystérieux auxquels Meg Merrilies se livre lui appartiennent comme reine de sa race. Tout le monde sait que les Égyptiens dans tous les pays s’attribuent le don de prédire l’avenir ; mais il arrive souvent qu’ils sont soumis eux-mêmes aux superstitions dont ils tirent profit chez les autres. Le correspondant de Blackwood cité dans l’Introduction de ce roman nous donne quelques renseignements au sujet de leur crédulité.
    « J’ai même appris, dit-il en parlant des Égyptiens de Yetholm, qu’ils sont extrêmement superstitieux, examinant avec un soin particulier la formation des nuages, le vol de certains oiseaux et le sifflement du vent, avant d’entreprendre quelque chose. On sait qu’ils sont revenus plusieurs jours de suite sur leurs pas, avec leurs chariots chargés, leurs ânes et leurs enfants, pour avoir rencontré des personnes qui leur paraissaient de mauvais augure, et ils ne s’engagent jamais dans leurs émigrations d’été sans avoir un augure favorable pour leur retour. Ils brûlent aussi les vêtements de leurs morts, non pas tant par la crainte qu’ils leur communiquent la maladie, que par la conviction qu’ils ont qu’en les portant ils abrégeront leur vie. Ils gardent pareillement avec un grand soin les cadavres, le jour et la nuit, jusqu’au moment de l’enterrement, et ils croient que le diable a la garde du corps de ceux qui à leur lit de mort ont senti l’agonie et les terreurs du remords. »
    Ces pratiques ne sont pas particulières aux seuls Égyptiens ; elles ont été répandues dans les dernières classes de l’Écosse, mais on ne les trouve plus que parmi les gens les plus grossiers dans leurs habitudes et les plus dépourvus d’instruction. L’idée populaire que l’on prolonge la lutte entre l’agonie et la mort en laissant la porte fermée, était reçue comme une certitude par les ancêtres superstitieux des Écossais. Elle ne devait pas non plus être tout-à-fait ouverte. Laisser la porte entrebâillée était la manière adoptée par les vieilles femmes versées dans les mystères du lit de mort et de la garde des cadavres. Dans ce cas, l’âme avait de la place pour sortir, et c’était en même temps un obstacle, nous a-t-on assuré, pour empêcher d’entrer toute forme effrayante, qui autrement aurait pu s’introduire dans la chambre. Le seuil d’une habitation était en quelque sorte une limite sacrée et le sujet de nombreuses superstitions. Même aujourd’hui, on soulève la fiancée pour lui faire franchir le seuil de la maison conjugale, coutume qui vient sans doute des Romains.a. m.
  2. The redding straik. Le coup rougissant, à la lettre, est un coup reçu par un homme qui se jette entre deux combattans pour les blesser ou les séparer, et on l’emploie proverbialement, dit l’auteur, pour dire le coup le plus dangereux qu’un homme puisse recevoir. a. m.