Histoire archéologique de l’époque gallo-romaine de la ville de Rennes/Première partie

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NOTICE

SUR

LES MONNAIES ET ANTIQUITÉS

TROUVÉE DANS L’ANCIEN LIT DE LA VILAINE,

PAR SUITE DES TRAVAUX EXÉCUTÉS

PENDANT LES ANNÉES

1841, 1842, 1843, 1844, 1845,

POUR SA CANALISATION DANS LA TRAVERSE DE RENNES.


PREMIÈRE PARTIE.


Période Romaine à Gallo-Romaine.

Les travaux nécessités par la rectification du cours de la Vilaine, dans sa traverse de Rennes, ont permis d’apprécier les changemens importans survenus dans la largeur et la profondeur de sera lit, depuis l’occupation de cette partie de la Bretagne par les Romains, jusqu’à l’époque actuelle.

Il a été facile de s’assurer que lors de la première, c’est-à-dire, dix-huit siècles avant le nôtre, le fond du fleuve était de 5 à 6 mètres plus profond qu’il ne l’est de nos jours, et qu’il était constitué par on sable grossier, aggloméré, très-dur, puisqu’on a pu bâtir sur lui et les culées du pont nouvellement construit, et les vastes assises en pierre des murs de soutènement des quais qu’on a édifiés.

Le cours de la rivière devait être alors plus rapide qu’il ne l’est aujourd’hui ; car à ces sables se trouve mêlé peu de terre, et il n’existait alors aucun barrage entre son embouchure et son cours supérieur, qui put la retenir au fur et à mesure qu’elle était entraînée et déposée, soit par les ruisseaux, soit par les divers cours d’eau plus considérables, qui venaient s’y jeter de chaque versant des coltines qui bornaient ce fleuve indubitablement beaucoup plus large à cette époque. Il devait donc occuper une notable partie de la vallée dans laquelle il coule. Car les prairies qui, depuis Pont-Réan jusqu’à Rennes, et depuis cette ville jusque beaucoup au-dessus, en ont graduellement rétréci le lit, ont dû se former d’alluvions successives, se faisant d’abord d’une manière en quelque sorte séculaire, et, plus tard, avec bien moins de lenteur, lorsque les diverses écluses établies au xve siècle en eurent favorisé les dépôts [1]. On peut, en effet, suivre pour ainsi dire les diverses phases du comblement graduel du lit de la rivière par ces derniers, en examinant, avec soin les couches formées depuis l’occupation romaine jusqu’à l’époque actuelle. Ainsi, déjà durant la première, les sables se déposèrent dans une épaisseur de plusieurs pieds, comme l’a démontré la limite dans laquelle on a rencontré les pièces de monnaies, une ligne brunâtre plus foncée, colorée par l’oxide de fer, semblant avoir été, durant ce temps, le dernier dépôt d’exhaussement du fond du fleuve, puisqu’au dessus on n’en trouve plus de semblable [2].

Dans une seconde période qui succéda à la précédente, il se déposa un sable plus fin, moins pierreux, encore peu chargé de terre, moins dur à attaquer avec le pic, et dont l’épaisseur peut être évaluée à 24 ou 30 décimètres. Il dût s’accumuler, depuis l’époque où les conquérans de la Gaule furent forcés de l’abandonner, jusqu’à celle le ralentissement du cours du fleuve, par suite de l’exhaussement progressif de son fond, permettait à plus de terre entraînée de s’y mêler, mais dénotait encore un cours assez rapide.

Dans une troisième période plus rapprochée, des couches argileuses épaisses (car elles avaient 2 mètres ou plus de puissance) commencèrent à se déposer au-dessus des sables précédens, d’abord peu abondamment, plus tard, beaucoup plus, par suite des écluses dont on barra la rivière pour la rendre navigable, en y retenant les eaux. C’est dans ces argiles bleuâtres, plastiques, très-denses, qu’on a rencontré des troncs d’arbres énormes, des graines assez bien conservées, et une multitude de pilotis sur lesquels furent assises les fondations de l’ancien couvent des Ursulines, bâti en 1615, et transformé plus tard en Gendarmerie ; et celles d’autres bâtimens soit antérieurs, soit de la même époque.

Enfin, une quatrième et dernière période, indiquée par une couche de terre noirâtre, plus ou moins boueuse, mêlée à une multitude de pierres de grosseurs variables, dans laquelle on a trouvé en grand nombre des monnaies et des objets du moyen-âge et de siècles plus rapprochés du nôtre dénota les derniers exhaussemens survenus.

On sait que les fleuves éprouvent, en général, deux sortes de modifications, l’une dans leur profondeur, l’autre dans leur largeur. Pour la première, les exemples offerts en grand par le Rhône, la Loire, le Danube, le Nil, disent assez comment s’effectue graduellement le comblement de leurs lits, et l’énumération des successions de dépôts, a laquelle je viens de me livrer pour la Vilaine, démontre que les choses ne se sont pas passées autrement pour cette rivière.

Quant à la diminution progressive de la largeur de cette dernière, et par conséquent au rétrécissement assez lent de son lit, il a dû s’effectuer par l’érosion continue de ses bords, laquelle donnait lieu à des éboulemens renouvelés qui comblaient peu à peu la portion dans laquelle ils avaient lieu, en même temps que les terres entraînées se déposaient sur ces parties éboulées, en remplissaient les dépressions, et que de nouveaux dépôts se faisaient au-dessus jusqu’à ce qu’ils gagnassent la surface de l’eau. Alors des plantes s’y développaient, y implantaient loirs racines et fixaient de la sorte ces terres mobiles qui continuaient à s’accumuler, à mesure que le cours du fleuve diminuait de vitesse et le comblaient ainsi lentement ; on bien, les mêmes s’épanchaient sur les terrains voisins, lors des crues, ou par suite des barrages qui s’établissaient sur la Vilaine.

Ce qui achève de rendre évidentes les explications précédentes, c’est qu’en creusant des points assez éloignés du lit actuel de cette rivière, dans les prairies alluviales formées le long de ses bords, on retrouve la succession des couches, indiquant qu’à des époques reculées elle devait occuper une bien plus grande largeur de la vallée dans laquelle elle coule.

On ne pourrait sans cela s’expliquer que les embarcations romaines eussent pu la remonter jusqu’à l’ancienne ville de Rennes, comme tout porte à croire qu’elles le faisaient, sinon les galbes ou trirèmes, au moins des bateaux plus légers. Car il devait être plus facile aux vainqueurs de prendre cette voie pour le transport soit des troupes, soit des munitions, soit enfin du numéraire, que celle de terre, à travers un pays qui défendait sa nationalité contre la conquête et l’envahissement, surtout à une époque où ils n’avaient encore construit aucunes routes militaires de communication.

En effet, l’ancienne ville de Rennes ou Condate [3] avait précédé de bien loin la naissance de Jésus-Christ, et était construite entre la Vilaine et la rivière d’Ille, peu loin de leur confluent. Des camps romains avaient dû être formés autour et au-dessus d’elle, dans des points stratégiques favorables et des lieux de débarquement convenables choisis. La partie très-limitée de la Vilaine, en amont du pont de Berlin nouvellement construit, qui joint le Pré-Botté à la rue Prolongée-Bourbon, de même que celle qui lui correspond, était-elle l’un d’eux ? J’aborderai un peu plus bas cette question.

Jules César, après avoir conquis les Gaules, cinquante ans avant Jésus-Christ, avait envahi l’Armorique et s’était emparé de la ville de Rennes, probablement en remontant la Vilaine, comme il l’avait fait pour Nantes an se servant de la Loire pour y arriver, et enfin plus aisément encore pour Vannes en s’aidant de la rivière du même nom pour venir occuper cette dernière cité. Pins lard, les Romains avaient relié ces diverses conquêtes par des voies ou routes militaires de communication.

J’observerai qu’à cette époque, il n’y avait aucun souverain dont la domination s’étendit sur toute la province, et que, par conséquent, les villes qui s’y trouvaient, telles que celles que je viens de nommer, formaient, dans l’étendue du territoire qui en dépendait, autant de petites républiques indépendantes les unes des autres, qui se gouvernaient chacune en particulier, selon la forme qu’elles avaient jugé leur être la plus convenable pour l’utilité publique et leur propre conservation.

Elles n’usaient toutes que de la même langue qui était la Celtique, généralement usitée dans l’étendue des Gaules, dont la Bretagne faisait partie. Mais depuis le démembrement que se fit de l’empire romain, vers le {ive siècle, d’une part par l’inondation d’une foule de nations barbares, de l’autre, par l’irruption des Francs et autres peuples d’Allemagne dans les Gaules, la Bretagne fut assujétie par des souverains qui s’en rendirent les maîtres. La ville de Rennes se trouva de la sorte, pendant plus de neuf siècles, sans cesse attaquée, prise et reprise, ou bouleversée dans la forme de son gouvernement ou de son administration intérieure, tantôt par ces nations barbares et surtout les Normands qui faisaient de fréquentes incursions dans le pays, tantôt par suite des guerres civiles et étrangères dont la province était continuellement le théâtre, qu’elles fussent entreprises par les habitans qui voulaient s’en emparer, ou par les Français qui s’efforçaient de la rendre dépendante ; en sorte qu’elle avait été incessamment la conquête de l’un ou l’autre de ces partis.

Enfin, vers le commencement du xive siècle, durant lequel la contestation survenue entre Jean de Montfort et Charles de Blois sur la souveraineté de la Bretagne, avait donné lieu à vingt-cinq années de guerre, la ville de Rennes avait encore subie plusieurs sièges, avait été, comme plusieurs autres, prise et reprise, détruite et rebâtie jusqu’à six différentes fois, tant pendant les précédentes guerres que dans le cours des dernières qui ne finirent qu’en 1364 par la bataille d’Auray, en faveur du roi Jean.

Cette ville avait été réduite par ces diverses destructions et réédifications à un très-petit circuit.

Le. point de la Vilaine en amont du pont de Berlin, que les travaux actuels pour le redressement de son cours, dans la traverse de la ville, viennent de forcer à creuser, ont fait découvrir une quantité extrêmement considérable de pièces romaines, à 4 et 5 mètres au-dessous du fond actuel. Il est intéressant de rechercher, sous le rapport archéologique, à quelle cause on peut en attribuer la présence dans cette partie du fleuve, et sous celui de la numismatique, quelles variétés elles ont pu offrir.

Je n’aborderai cette double investigation qu’avec prudence. Car, la voie d’induction, comme méthode historique, a toujours quelque chose d’hypothétique ou de hasardé et par conséquent de controversable. Le lecteur choisira entre les trois opinions que je vais développer et mettre en parallèle, celle qu’il jugera la plus admissible pour expliquer la présence de tant de richesses en numéraire dans cet endroit de la rivière.

Première Opinion.Ce dernier était-il un lieu consacré, affectionné par les Gaulois avant et lors de l’occupation de notre pays par les Bomains, et les pièces trouvées en si grand nombre dans un espace aussi circonscrit, étaient-elles votives et jetées là en vertu, d’une coutume religieuse, comme M. Moët de la Forte-Maison en a émis l’opinion dans sa lettre à M. Ducrest de Villeneuve, rédacteur de l’Album Breton[4] ? Tout porte à le croire. Cet antiquaire pense, en effet, que ces monnaies avaient été abondamment répandues comme offrandes propitiatoires, par les habitans, dans ce fleuve, qui très-probablement alors était sacré, comme son ancien nom semblerait l’indiquer (Herius fluvius)[5]. Il s’appuie pour étayer cette assertion sur ce que les Gaulois avaient la coutume de sacrifier aux génies des eaux, et de jeter de l’or et de l’argent dans les fontaines, les étangs et les rivières consacrées, chacun selon ses facultés, et que dès-lors il est bien permis de supposer que les Armoricains avaient conservé cet usage du temps des Romains, lequel ne cessa généralement que par l’établissement du christianisme ; et de plus, sur ce qu’en Bretagne, où les coutumes superstitieuses ont plus de ténacité qu’ailleurs, il en existe encore des traces.

Le même ne prétend pas dire par là que ce furent les Romains eux-mêmes qui jetèrent ces monnaies dans la Vilaine, encore bien que presque toutes celles trouvées fussent romaines ; car, par cela seul qu’il en fut découvert également un assez grand nombre de gauloises, telles que celles de Germanus, de Durnacos, etc.; il pense que les Gaulois durent y employer d’abord leurs monnaies, tant qu’ils en eurent, ce qui dura peu, les Bomains s’empressant de retirer ces dernières de la circulation, pour détruire tout ce qui pouvait rappeler des souvenirs de nationalité, et qu’ensuite ils furent contraints de les remplacer par celles que leurs vainqueurs y avaient substituées.

En effet, n’est-ce pas ce qui a lieu après toute conquête ? et aujourd’hui que nous occupons l’Afrique, n’avons-nous pas fait disparaître la monnaie du pays pour en anéantir le cours et la remplacer par la nôtre ? Eh bien ! supposons que le même rite religieux, consistant à jeter des pièces dans les fleuves, eût eu lieu lors de l’occupation, et qu’il se fût continué pendant et même après celle-ci, n’y trouverait-on pas plus tard, si l’on venait à fouiller leurs lits, des monnaies antérieures et postérieures à la conquête ? La chose est indubitable.

J’ajouterai que le même savant rapporte, dans le mémoire déjà cité, qu’en 1430, on découvrit daans les bassins de Bade, en Suisse, comme à Rennes (V. Dictionnaire de la Martinière, au mot Baden), des médailles d’or, d’argent et de cuivre, et qu’elles y avaient été jetées par suite du même culte. Enfin il vient encore achever de corroborer son opinion par la note suivante :

En creusant le Morgon, à Villefranche, dans le mois de septembre 1842, pour faciliter le cours de cette rivière, on y trouva, comme dans la Vilaine, dans la partie qui avoisine le plus l’église Notre-Dame, quantité de monnaies romaines et autres, en or, en argent et en billon, et jnsqu’à des objets religieux chrétiens qui avaient été jetés aussi, depuis que les eaux jadis révérées sans doute par les païens avaient vu s’élever sur ses bords une chapelle miraculeuse sous le nom de Notre-Dame-des-Marais.

L’histoire rapporte que cette chapelle devait son origine à l’apparition d’une statue de la sainte Vierge, devant laquelle des bœufs, qui étaient en pâturage, s’agenouillèrent et se prosternèrent tout-à-coup. Les pâtres ayant cherché dans les roseaux la cause d’un fait aussi inouï, y trouvèrent cette statue, qui, transportée professionnellement dans une église de Sainte-Madeleine qui existait alors à l’extrémité de la ville, loin des Marais, se retrouva dans l’endroit même où on l’avait prise la veille.

Ce lieu paraissant donc miraculeusement destiné au culte de la Vierge, on y éleva cette chapelle. Puis, par la suite, la dévotion des habitans croissant avec la grandeur de la ville, ils firent de cette chapelle, aidés par la munificence des sires de Beaujeu, la belle église de Notre-Dame, près laquelle coule le Morgon. (Voir le Journal de Villefranche qui rapporte le fait, sans avoir pensé au culte des eaux qui, très-vraisemblablement, a donné lieu à l’origine de cette chapelle.)

Ainsi donc, ce serait cette coutume religieuse appartenant aux Gaulois, puis continuée par ceux-ci devenus Gallo-Romains, qui aurait été la cause de l’existence d’une quantité aussi considérable de monnaies romaines trouvées dans un endroit très-circonscrit de la rivière.

On ne commença, en effet, à en rencontrer qu’à 30 mètres environ en amont du pont neuf de Berlin. Au-delà, elles devinrent très-rares, puisqu’à peine, si à la base et au-dessous des anciennes culées du pont Saint-Germain, de même qu’au-dessus, on en découvrit quelques-unes disséminées çà et là, de même que dans l’intervalle entre ce dernier et le pont des Murs, bien que la couche profonde de sable mise à nu pour jeter les fondemens de la ligne des quais, eut été trouvée identique à celle du voisinage du pont de Berlin. En outre, la continuation du creusement du lit de la rivière, en aval de ce dernier, jusqu’au-delà de l’hôpital Saint-Yves, a permis de vérifier que les pièces romaines rencontrées, comparativement en petit nombre, et encore principalement vers l’ancien pont de l’Ille et au-dessous du moulin de la Poissonnerie, avaient été probablement entraînées par le courant ; car leur état fruste et leur diminution progressivement croissante, « mesure qu’on s’éloignait en descendant la rivière, prouvait qu’elles n’avaient pas été jetées primitivement dans cet endroit de celle-ci, quoiqu’il ait pu y avoir exception pour un petit nombre d’entr’elles. Si ce point, du fleuve n’avait pas été un lieu consacré, comment s’expliquerait-on cette variété si grande de monnaies, comprenant une période de plus de quatre siècles, rien que pour le Haut et le Bas-Empire, et en y ajoutant toutes celles de la République, une durée totale de plus de neuf à dix siècles ?

Il faut donc bien admettre qu’elles y avaient été jetées avec les autres objets trouvés, comme offrandes ou ex-voto. Ce fait a été démontré d’une manière évidente par H. Hamon, rédacteur du Journal le Progrès, dans un article de ce journal du 8 avril 1842 [6], article où il résumait une opinion déjà développée par lui dans la Revue de Bretagne, en septembre 1838. Nous ne croyons pouvoir mieux faire que de reproduire ici la substance de ces dissertations.

« Cette opinion repose, dit H. Hainon, sur l’existence d’une vieille superstition qui a long-temps régné dans ce pays. La plupart des nations de l’antiquité, particulièrement les Gaulois, adoraient les élémens, et entre les élémens le feu et l’eau, comme les causes premières de tout ce qui existe. A leurs yeux, toute naissance supposait une fécondation et un enfantement, c’est-à-dire le concours de deux principes, actif et passif, fécondant et fécondé, en langage sacerdotal : mâle et femelle. La génération doit être dans toute la nature ce qu’elle est chez les hommes et chez les animaux. Or, dans ces deux règnes, la vie sort de l’union des deux sexes, la science moderne a même démontré l’identité du phénomène dans le règne végétal, ce que les anciens philosophes soupçonnaient seulement par analogie. Voilà par quelle suite d’inductions l’on fut conduit à représenter le principe créateur avec les attributs des deux sexes, sous des figures empruntées aux trois règnes ; la forme importait peu, le symbole restant toujours immuable. Les dieux mâles figuraient la nature fécondante, les dieux femelles la nature fécondée ; et c’est pourquoi le dieu suprême était réputé hermaphrodite, comme réunissant en lui les deux forces primordiales.

» Quels étaient les deux premiers principes nés de l’action immédiate de la cause première, et dont les accouplemens produisirent ensuite tous les êtres ?

» Ici l’opinion se divisait ; chaque nation les trouvait naturellement dans les élémens qui influaient le plus sur sa destinée. Les premiers Grecs les appelaient Jupiter et Junon, et les confondaient, selon les lieux et selon le temps, avec le Ciel et la Terre, le Soleil et la Lune, le Feu et l’Air.

» Les Gaulois les adoraient dans le feu et l’eau ; c’était le dogme fondamental du druidisme. Tel était, aussi le principe de ta religion romaine, avant qu’elle eût été modifiée par l’influence grecque. Le feu et l’eau y étaient considérés comme les deux causes originelles de la génération des êtres, et c’est en ce sens, dit Varron, qu’ils figuraient dans les cérémonies du mariage : Igitur causa nascende duplex ignis et aqua. Et ideo in nuptis in limine adhibentur. Cette doctrine apparaissait clairement dans le culte de Vesta. Le temple de la déesse était rond, comme le monde dont il était l’image (orbis). Au milieu était établi le foyer de Vesta, symbole du feu central, sur lequel brûlait une flamme qui ne devait jamais s’éteindre. Les destins de l’empire étaient attachés à sa durée. Des bassins d’eau lustrale placés à côté de l’autel, marquaient l’union des deux élémens sacrés. L’eau représentait le principe passif ou femelle de la nature, et le feu le principe mâle ou actif ; à ce titre, il était considéré comme le plus puissant des deux. Les Gaulois, au contraire, croyaient que dans la génération, c’est le principe femelle qui exerce la plus grande influence ; de là leur vénération pour la lune et leur usage de compter par nuits au lieu de jours.

» De cette adoration de l’eau découlait naturellement l’usage de faire des sacrifices aux lacs, aux fontaines et aux fleuves. Les Romains le pratiquaient encore du temps d’Auguste. C’est Horace, l’homme le moins dévot de l’empire, qui nous l’atteste dans son ode à Blandusie :

« Fontaine de Blandusie, dit-il, plus claire que le cristal, lu mérites des libations de vin pur ; demain je te ferai l’offrande d’un chevreau couronné de fleurs. Il teindra de son sang vermeil ta fraîche liqueur [7]. »

» Ceux qui ne pouvaient faire d’offrandes aussi considérables, présentaient ce qu’ils possédaient : du vin, du blé, de l’argent et une foule d’autres objets. Comme ce culte se confondait avec celui de Vénus, née des eaux, et symbole du principe passif, la même dans l’origine que Cybèle, les femmes y étaient surtout très-dévotes, et leurs offrandes consistaient naturellement en parures. Les jeunes filles, par exemple, déposaient, en se mariant, sur l’autel de la déesse, ou jetaient dans le fleuve l’agrafe qui fermait leur ceinture, l’épingle d’or ou d’argent qui nouait leurs cheveux. Les Francs qui succédèrent aux Romains étaient également adonnés à cette superstition. Procope raconte qu’ils immolèrent au Pô les fenunes et les enfans des Goths vaincus, et jetèrent leurs corps dans le fleuve, comme prémices de la victoire ; et pourtant ils étaient alors convertis au christianisme [8]. Quant aux Gaulois, l’un des peuples les plus superstitieux du monde, au dire de César, ils n’avaient garde de négliger cette coutume. La mer, les fleuves, les fontaines, les lacs, étaient chez eux l’objet d’une idolâtrie sans bornes. On y précipitait des chevaux vivans, on leur immolait des taureaux et des génisses ; riches et pauvres offraient ce qu’ils avaient de plus précieux, par exemple, du linge, des toisons, de la cire, mais surtout des pièces de monnaie. Cépion [9] fit retirer d’un lac, auprès de Toulouse, une grande quantité d’or et d’argent que les Gaulois y avaient jetée en offrande [10]. Ordinairement les villes adoptaient pour leurs génies particuliers les rivières et les lacs aux bords desquelles elles s’élevaient, ou les fontaines qui coulaient près de leurs murs ou dans leur sein, comme Ausonne nous l’apprend de Bordeaux :

« Salut fontaine à la source inconnue, fontaine sacrée, bienfaisante, éternelle,

» Salut Génie de la Ville, onde médicinale

» Divona comme l’appellent les Celtes, fontaine vénérée au nombre des dieux [11]. »

» De même aussi la Vilaine a pu être adorée par les habitans de l’ancienne Condate, comme leur divinité protectrice, comme le génie particulier de la ville. Ainsi s’explique naturellement la présence des pièces de monnaie, des graines, des parures, d’un couteau de sacrificateur, et des autres objets trouvés dans son lit.

» Les troncs d’arbres peuvent être des restes d’un bois sacré (lucus) situé sur le bord du fleuve, ou des débris de pilotis employés aux fondations d’un temple. Dans les deux hypothèses, on conçoit parfaitement que les offrandes aient été trouvées dans le voisinage de ce temple ou de ce bois sacré.

» Elles sont éparses dans cet espace, parce qu’on les y jetait des deux rives ;

» Elles occupent toute l’épaisseur de la couche et représentent toute la période romaine, parce que la superstition qui les y a fait jeter a duré pendant tout le cours de cette période.

» Mais ici un doute se présente. Pourquoi en trouve-t-on dans les couches postérieures à l’occupation romaine ? Pourquoi y en a-t-il du moyen-âge et des temps modernes ?

» La réponse est tante simple : parce que la même superstition a régné jusqu’à ces derniers temps.

» Nous venons de voir les Francs, après leur conversion au christianisme, immoler des femmes et des enfans au Pô, car, dit Procope, ces Barbares, malgré leur titre de chrétiens, observaient encore une foule de rites de leur ancienne idolâtrie. Il en fut de même des Gaulois. Les missionnaires chrétiens, après avoir essayé vainement de déraciner ces superstitions[12], avaient obligée de transiger, ils placèrent les fontaines, les lacs, les rivières, soos l’invocation des saints qui reçurent désormais les bonheurs rendus auparavant à l’eau seule. Le culte matériel dura toujours, mais il perdit son sens primitif, il fut absorbé dans le christianisme. C’est ainsi que dans la Basse-Bretagne, presque toutes les fontaines fréquentées par la population sont surmontées d’une image de saint, placée dans une niche pratiquée dans la maçonnerie et entourée d’une grille en fer. Quant aux lacs et aux rivières, on les consacrait en élevant sur leurs bords des églises et des chapelles[13]. Presque toujours les sanctuaires gaulois étaient placés sur une éminence ou au bord d’une eau courante. Il est donc, comme nous l’avons dit, très-naturel de supposer que le sanctuaire des habitans de Condate était situé sur la petite colline qui borde la Vilaine en cet endroit. A la place de ce sanctuaire, les apôtres de la Gaule auront élevé un oratoire chrétien, et la dévotion populaire y aura continué ses anciennes pratiques en les reportant, par une nouvelle inspiration, au saint qui avait reçu la dédicace du lieu.

» Ces rites ainsi détournés de leur sens primitif, existent encore dans une grande partie de la Bretagne. On voit, aux jours dé pardon, les paysans accourir vers les fontaines consacrées. Ils s’y lavent les mains et le visage, y trempent Leurs cheveux, en font couler l’eau bien avant dans leurs manches, en élevant les bras : ils y jettent des liards et des sous ; les jeunes filles détachent les épingles de leurs collerettes et les précipitent dans l’eau, tirant, de la manière dont elles tombent au fond, des augures heureux ou malheureux. Nous n’en finirions pas si nous voulions énumérer tous ces pratiques. Elles ont aujourd’hui disparu de ce pays-ci, mais certainement elles y ont existé. »

La même coutume ou consécration s’était donc continuée, non-seulement sous les lientenans qui succédèrent à Jules César, mais encore postérieurement. En effet, sans cela on ne pourrait se rendre compte de l’existence de pièces à l’effigie d’empereurs du Haut et du Bas-Empire, qui ne pouvaient avoir été encore frappées à l’époque de l’occupation romaine, puisque les temps, auxquels elles appartenaient n’existaient pas alors.

En outre, celles en argent de familles consulaires trouvées en assez grand nombre, n’étaient probablement plus en circulation comme monnaies courantes, mais conservées comme monumens ou titres d’illustrations dans certaines familles et destinées par les Gaulois ou les Romains les plus riches à servir d’offrandes propitiatoires ou expiatoires. Il dut en avoir été également de même d’un certain nombre de pièces votives d’empereurs et d’impératrices, de fibules, d’agrafes, de cure-oreilles, d’épingles, de boucles, de fragmens d’ornemens, d’instrumens de toilette, etc.

Enfin, ajouterai-je, que quelques étymologistes de facile composition, ont cru trouver dans la dénomination du Pré-Botté, donnée à la partie de la rive gauche de la Vilaine, située en face de ce point de la rivière, le long de laquelle on a également trouvé un certain nombre de monnaies romaines, une altération de Pré-de-Beauté, qui aurait été, suivant eux, la primitive appellation de cet endroit consacré à des bains, et dont on aurait fait Pré-Beauté, et enfin par abrévation, Pré-Boté. Je pense que chacun fera bon marché d’une semblable opinion, et, pour ma part, je laisse à des philologues plus compétens que moi, le soin de décider à cet égard.

Deuxième Opinion.La circonscription très-limitée du point de la rivière dans lequel ont été rencontrées tant de pièces, pourrait-elle avoir été un endroit servant de débarcadère aux embarcations romaines chargées du numéraire de la caisse militaire, affecté aux légions d’occupation, dont quelques-unes auraient coulé par avarie, combat ou incendie ?

Quelques faits sembleraient, au premier, abord, militer en faveur de cette opinion, mais un assez grand nombre d’autres l’infirment d’une manière bien complète.

Ainsi lo on a bien rencontré çà et là, soi-disant, dans les sables même qui renferment les pièces, des pieux volumineux ou pilôtù, en travers du fond de la rivière et bien au-dessous de la limite de ceux très-modernes de fondation des murs du couvent des Ursulines, lesquels, dit-on, pourraient bien être les vestiges d’un lieu de débarcadère pour les transports romains ; mais c’est un fait mal observé. Car, j’ai vérifié que les premiers n’étaient enfoncés que dans les sables gris superposés à ceux de l’époque romaine, et à 1 mètre 55 centimètres au-dessus, qu’ils étaient carrés, ne supportaient aucune maçonnerie, et qu’ils se trouvaient encore à plusieurs pieds, par leur extrémité supérieure, de celle inférieure et pointue, des pilotis beaucoup plus courts du couvent des Ursulines, fichés dans les glaises et bien au-dessus.

2o Beaucoup de ces pièces, a-t-on encore ajouté, étaient neuves, à fleur de coin, ce qui indiquait qu’elles n’avaient jamais été mises en circulation, et que dès-lors elles devaient foire partie d’envois de numéraire nouvellement frappé dans les monnaies de l’Empire, et destinés à solder les troupes d’occupation. Mais alors, les médailles votives, celles consulaires, quelques autres en or et un grand nombre d’objets de toilette trouvés en même temps, et un ligonem ou couteau de sacrificateur, étaient-ils aussi compris dans les envois que le gouvernement faisait aux légions ?

3o L’accumulation des monnaies dans les dépressions que présentait le fond de la rivière et leur position sur la tranche, objecte-t-on encore, ne sembleraient-elles pas indiquer qu’elles n’auraient point été roulées par le flot, mais qu’elles seraient tombées perpendiculairement et en masses compactes dans les creux où on les a trouvées enfoncées ? Il est bien vrai qu’on les rencontrait surtout en très-grande quantité au-dessous de la ligne colorée en brun et superficielle des sables à gros grains quarzeux, et placées plus ou moins obliquement sur leur tranche. Mais, ce qui prouverait bien que cette particularité avait été l’effet du courant, c’est que les pièces de grand bronze et les médailles votives plus pesantes, étaient toutes posées sur le plat, tandis que celles de moyen et de petit module, et surtout les consulaires, bien moins lourdes, avaient été entraînées et s’étaient introduites presque verticalement dans toutes les fissures ou cavités qu’elles avaient rencontrées, ou bien avaient été soulevées et arrêtées par les petites pierres ou les cailloux peu volumineux qu’elles avaient rencontré.

C’est ainsi qu’il m’arriva de découvrir un grand nombre de pièces consulaires posées sur la tranche, dans les interstices des feuillets obliques des schistes formant le fond du lit de la rivière, à la base du coteau au pied duquel elles s’étaient accumulées.

J’ajouterai que ces monnaies ne se sont pas rencontrées toutes au même niveau ni sur le même plan, ni amassées sur une surface très-étroite, comme cela aurait dû avoir lieu si elles avaient été, en tombant dans le fleuve, renfermées dans une seule caisse, mais éparses sur une étendue d’environ trente mètres ou plus, et disséminées dans toute l’épaisseur de la couche de sable, ce qui indique de toute nécessité qu’elles avaient été jetées séparément, successivement, et durant un long intervalle, à mesure que celle-ci se formait.

4o Enfin l’absence de toute arme romaine entière ou en fragment, éloignant l’idée d’un combat, comme cause de destruction d’un ou plusieurs transports (car on en aurait rencontré quelques débris dans cette partie de la rivière ou au-dessous), ces derniers auraient-ils coulé avec le numéraire dont ils étaient chargés, par suite d’un accident, comme quelques personnes l’on prétendu, tandis que leur coque aurait été remorquée au rivage et dépecée, ou se serait pourrie au fond dé l’eau ? Cela est peu probable, parce qu’on aurait indubitablement trouvé dans ce cas, de longs clous ou chevilles en bronze ou en cuivre, ou des fragmens de proue ou de membrures ; en un mot, quelques traces d’une semblable catastrophe.

Troisième Opinion.Ces monnaies auraient-elles été lancées volontairement dans, le fleuve, plutôt que de les laisser aux Armoricains, lorsque les Romains furent forcés d’abandonner leur conquête en 410 ?

Cette opinion du jet volontaire de ces valeurs métalliques dans le fleuve, par les vainqueurs obligés de fuir précipitamment, et préférant ainsi les anéantir, plutôt que de les laisser tomber entre les mains de leurs ennemis, est victorieusement battue en brèche par la considération que dans ce cas on les eût toutes trouvées au même niveau, et qu’en outre on n’eût pas rencontré des monnaies aussi variées et d’époques aussi distantes. Car évidemment ni Jules César, ni ses lieutenans n’avaient pu jeter dans le fleuve des pièces de presque tout le Haut et d’à peu près la moitié du Bas-Empire qui leur sont de beaucoup postérieurs, et qui, par conséquent, comprendraient la durée de toute l’occupation romaine. Il est tout aussi difficile de s’expliquer comment, au milieu de monnaies appartenant à la dernière période de celle-ci, on a pu en trouver d’antérieures de plus de quatre siècles, et cependant si bien conservées qu’elles semblaient être fabriquées d’hier.

Je m’arrête donc à la première opinion comme à la plus plausible et à la seule raisonnable, surtout si l’on considère l’ordre de superposition dans lequel furent rencontrées les pièces romaines. En effet, les Consulaires étaient toujours les plus profondément engagées dans les dépressions et principalement dans les interstices des tranches dn schiste [14] sur lequel reposait le sable de l’époque romaine, formé de cailloux de quarz gris bleuâtres on rougeâtres, et de fragmens de schiste, agglomérés par un ciment argilo-ferrugineux ou seulement argileux, et mêlés de grains quarzeux blanc. Ensuite venaient les pièces du Haut-Empire, parfois associées à un petit nombre des précédentes, engagées dans ce dernier ; et enfin celles du Bas-Empire, dessinées dans une dernière couche superposée de sable gris, à grains qnarzeux fins et facile à diviser[15].

Quoiqu’il en puisse être, il n’en sera pas moins très-précieux pour la science historique de voir confirma par des témoignages matériels, la tradition de l’occupation de la Bretagne et de la ville de Bennes par les Romains, événement qui a été transmis à notre époque par les commentaires de César et les autres livres de l’antiquité. Car les monumens, tels que fragmens de temples, voies de communication, débris de bains ou de villas, monnaies ou médailles laissés par ce peuple si puissant, ne doivent pas être négligés pour l’appréciation de la vérité de l’histoire, et sous ce rapport, l’étude de l’archéologie et celle de la numismatique ne doivent plus être aujourd’hui considérées comme de pure et stérile curiosité.

La découverte de tant de pièces romaines, dans un point aussi limité de la Vilaine, offrira donc un puissant intérêt :

1o Sous le rapport de leur antiquité.

2o Sous celui des modules, de la variété des revers, et de leur rareté relative.

3o Sous celui artistique, c’est-à-dire, de la correction plus ou moins remarquable des types.

4o Sous celui de la matière employée à leur fabrication.

5o Enfin, sous celui de l’appréciation des divers objets de même origine qui ont été rencontrés avec elles.

Dans la seconde partie de ce travail, je décrirai ceux d’époques bien postérieures, et les monnaies des siècles qui ont précédé ou suivi le moyen-âge, également découverts dans les couches supérieures à celles de l’époque romaine [16].

Etudiées sous le rapport chronologique, ces monnaies ont été, dans l’ordre de leur ancienneté, quelques as romains, premières pièces de la République, à types peu variés, la tête du Janus bifrons, et au revers une galère, faisant allusion à l’arrivée de Janus par mer dans le Latium. Le signe ressemblant à un I qu’on y aperçoit, indiquait la valeur d’une livre ou as. On sait que dès le règne de Servus-Tullius, Rome avait commencé à battre monnaie. Bientôt les Triumvirs monétaires firent graver sur les monnaies, dont ils avaient la direction, les noms et les figures de leurs ancêtres, ou les signes de leurs actions les plus célèbres.

Ce sont ces pièces qui constituent les médailles des familles romaines ou consulaires, si importantes pour l’étude de la mythologie, de l’histoire, de la géographie ancienne, et pour celle de la connaissance des mœurs, des usages civils et militaires des Romains, et des progrès de l’art monétaire, depuis le commencement de leur fabrication avec les matières d’argent et d’or, 269 ans avant Jésus-Christ, époque de la réduction de l’as [17], jusqu’à celle du Haut et du Bas-Empire, durant lesquels on employa en outre abondamment le bronze. Il fut trouvé une très-grande quantité de ces pièces consulaires dans la Vilaine, principalement au-dessus du pont de Berlin. En 1836, époque de sa fondation, j’en avais déjà découvert trois des familles Antonia, Horatia et Minutia sur la rive gauche qu’on creusait profondément pour y établir une des culées de ce pont.

On peut évaluer le nombre de familles romaines différentes qu’elles représentaient à soixante et quelques. Ces monnaies étaient toutes en argent et de petit module, constituant des deniers, des quinaires, des sesterces, et frappées depuis la République, un peu avant la première guerre Punique. Leur surface était, en général, noircie par le sulfure d’argent qui s’y était formé et la recouvrait d’une couche plus ou moins mince. Les plus anciennes étaient celles qui portent d’un côté la tête ailée de Pallas, et au revers les Dioscures (Castor et Pollux), ou nue victoire, soit dans un bige, soit dans un quadrige.

Celles qui l’étaient moins, offraient le nom des familles s’étant rendues illustres.

Après les pièces consulaires, le nombre de celles appartenant aux impératrices et surtout aux empereurs, du Haut-Empire, fut si considérable. qu’on peut l’évaluer grandement à douze ou quinze mille. Elles commençaient à Pompée, ou à l’an 648 de Rome, 106 ans avant Jésus-Christ, et finissaient à Licinius. Enfin, d’autres monnaies du Bas-Empire, commençant à Constantin, et en bien moindre grande quantité, se continuaient jusqu’à Valentinien, ou jusqu’en 348 après l’ère chrétienne.

Cette découverte extraordinaire de tant de pièces comprendrait donc, pour le Haut-Empire, tout le temps écoulé depuis l’an 648 de Rome, où 406 ans avant Jésus-Christ, jusqu’à l’an 360 de l’ère chrétienne ; et pour le Bas-Empire, depuis Constantin jusqu’à Valentinien, ou 364 ans de celle-ci, ce qui ferait une durée de plus de quatre siècles ; et si l’on ajoute celle qui s’était écoulée depuis les premières monnaies de la république romaine, comptant depuis la réduction de l’as, qui remonte à 369 ans avant Jésus-Christ, jusqu’aux siècles précédens, on voit qu’elle embrasserait une période de neuf à dix siècles, espace immense qui permet de suivre curieusement les phases de progrès ou de décadence de l’art monétaire

durant les trois grandes époques de l’existence de l’empire romain.

Familles Romaines


Ces pièces consulaires ont présenté un vif intérêt sous le rapport de leurs variétés et de leurs revers. Je les indiquerai par ordre alphabétique ; et dans un alinéa ayant le titre d’Incertæ sedis, je rangerai celles en très-petit nombre que je n’ai pu classer, soit à cause de leur état fruste, soit parce que je n’ai pu les retrouver, dans Mionnet ou dans d’autres auteurs[18].


FAMILLE ACCOLEIA.

(AR.) Tête de femme, à droite ; derrière P. ACCOLEIVS. ; devant P. LARISCOLVS. — R. Trois sœurs changées en peupliers.

ACILIA.

(AR.) Tête de femme, à droite ; derrière, un petit bâton ; à gauche, IA. — R. Effacé. On lit CIL.

ÆMILIA.

(AR.) Le roi Areta à genoux, tenant de la main gauche les rênes d’un chameau, et de la droite une branche d’olivier ; au-dessus M. SCAVR. AED. CVR. ; à droite EX. ; à gauche S. ; au-dessous REX. ARETA. — R. Victoire dans un quadrige, au-dessus PHVP. SAE / AED. CVR. ; au-dessous CHVP. Sae. cos. / Prel. ver.

ANCIA.

(AR.) Deux têtes de femmes, à droite ; autour DEI PENATES. — R. Hercule nud debout avec sa massue et un trophée ; autour ANCIVS. C. F.

(AR.) Deux têtes barbues. — R. Bige ; autour CENSO.

ANTONIA.

(AR.) Trirème ; autour ANT. AVG. III VIR. R. C — R. Aigle romaine entre deux enseignes militaires ; au-dessous LEG. III. IV. VII. VIII. XI. XII. XIII. XIV. XVII [19].

CALPVRNIA.

(AR.) Tête de femme, dont les boucles de cheveux tombent sur le cou, et ceinte d’une bandelette ; derrière CXX. - R. Cavalier tenant une branche d’olivier et lancé au galop ; autour G. PISO. FRVGI.

(AR.) Tête de femme, à droite ; derrière, un petit bâton. — R. Un enfant sur une levrette courant ; au-dessus N. ; au-dessous C. PISO. FRVGI. (M. B.) Un monétaire d’Auguste.

CARISIA.

(AR.) Tête de femme, à droite ; derrière S. C ; devant un poisson vertical. — B. Victoire dans un quadrige ; au-dessous T. CARISII.

La même, au-dessous CAR.

(AR.) Tête de femme, avec un bandeau. — R. Instrumens de monnayage ; à gauche, MONETA, ; à droite CARISIVS.

(AR.) Une tête de femme tournée à gauche. — R. Un homme debout et à ses pieds un petit autel ; à droite MONET.

(AR.) Tête d’Anguste ; autour AVGVST. IMP. CAESAR. — R. Femme debout, couronnant un trophée d’armes au pied duquel deux captifs ; à gauche P. CARISIVS. ; à droite PRO. PR.


CASSIA.

(AR.) Tête de femme voilée ; à gauche L. — R. Femme debout ; à droite LONGIN. IIIV.

CESTIA.

(AR.) Tête de femme, à droite. — R. Un caducée ; à gauche CEST.

CLAVDIA.

(AR.) Tête laurée avec une lyre derrière — R. P. CLAVDIVS. M. F Diane debout tenant de chaque main un flambeau.

(AR.) Tête de Pallas casquée et ailée, à droite. — R. Victoire dans un trige ; au-dessous A. D. C. L. T. H. QV.

COELIA.

(AR.) Tête d’homme, à droite ; derrière, une feuille de lotus et l’apex. — B. Autel sur lequel un guerrier est couché, tandis qu’à chaque extrémité, un autre présente des épées croisées. On lit sur le devant de l’autel :

L. CALDYS. III VIR. EP.

CAIVS. III VTR.

IM. A. X. (IMperator Augustus X decemvir.)

CLOVLIA.

(AR.) Tête casquée, à droite. — R. Femme dans un bige ; au-dessous T. MAP. CLO.

(AR.) Tête de femme, à droite. — R. Victoire tenant une couronne devant un trophée.

CONSIDIA.

(AR.) Tête de femme, à droite ; derrière A. — R. Tête à droite ; au-dessus GONSID. ; au-dessous PAE.

(AR.) Tête casquée, à gauche. − R. Quadrige tourné à gauche ; au-dessous CONSIDIA.

COPONIA.

(AR.) Tête de femme avec couronne, tournée à droite ; derrière II VIR. ; devant Q. SICINIVS. — R. Massue debout avec la dépouille du lion de Nemée, entre une flèche et un arc ; à droite COPONIVS. ; à gauche P. R. S. C.

CORDIA.

(AR.) Têtes accolées, des dioscures avec étoile au-dessus ; derrière RVFVS III VIR. — R. Femme debout, ayant une chouette sur l’épaule, tenant une balance de la main droite, et de la gauche, une haste ; à droite M. CORDIVS.

CORNELIA.

(AR.) Tête de femme à droite, ceinte d’une bandelette ; derrière COS. ; devant L. LENT. C. M. R. C. — R. Jupiter debout, tenant un foudre de la main droite et un aigle de la gauche, au-dessus d’un autel.

(AR.) Tête ailée de Pallas ; à droite L. MANLI. ; à gauche PROQ. — R. Scylla dans un quadrige couronné par la victoire ; au-dessous L. SVLLA,

(AR.) Tête de Scylla, à droite ; autour SVLIA. COS. — R. Tête de Rufus, tournée à droite ; à gauche Q. POMP. RVFI. ; à droite RVFVS.

DOMITIA.

(AB.) Tête barbue laurée, à droite ; derrière S. C. — R. Victoire tenant une palme dans un quadrige ; au-dessous AHENOBAR.

(AR.) Tête nue d’Abenobar. — R. Galère surmontée d’un trophée ; au-dessous CN. DOHITIVS. IMP.

EGNATIA.

(AR.) Tête de Vénus ; derrière MAXSVMVS. — B. Jupiter et Junon sous un portique.

(AR.) Idem. — R. Deux figures, debout, dont l’une pose le pied sur

la tête d’un crocodile.
EGNATVLEIA.

(AR.) Tête de femme ; derrière C. EGNATVLEIA. — R. Une femme présentant une urne à un trophée d’armes ; au-dessous ROMA.

Cette pièce consulaire fut trouvée huit à dix fois.

FABIA

(AB.) Tête de Jupiter, à droite. — B. Victoire ailée, à droite, couronnant un trophée. L. FABI.

FLAMINA

(AR.) Tête ailée de Pallas ; derrière ROMA. — R. Victoire dans un bige ; au-dessous L. FLAMIN. CILO.

FONTEIA

(AR.) Tête de femme, à cheveux bouclés sur le cou, tournée à droite ; au-dessous un trident ; derrière AM. FONTEIA. — R. Un amour sur une chèvre ; au-dessus deux bonnets de la liberté.

(AB.) Tête casquée. — B. Un cavalier tenant une tance et foulant des ennemis vaincus ; au-dessus P. R. MIL.

PURIA

(AR.) Tête de femme tourrelée ; derrière AED. GVB. — R. Chaise curule ; P. F. CRASSIPES.

(AR.) Tête de Janus ; autour L. F. M. F. — R. Pallas ou Borne casquée, couronnant un trophée ; au-dessous FILI. ; à droite ROMA.

HERENNIA

(AR.) Tête de Vénus diadémée, à droite. — R. Un homme enlevant une femme sur ses épaules ; derrière M. HERENN.

ITIA

(AR.) Tête ailée de Pallas ; derrière X. — R. Les dioscures à cheval ; au-dessous ROMA. JVLIi.

(AB.) Tête jeune ailée^ dorière, un trident, et un scoi^ion. — R. Victoire dans un quadrige, tenant une couronne ; au-dessous L. iVLl.BVRSlO.

JÏNIA.

(AR.) Tête de la liberté, tournée à droite^ derrière LIBERTAS- R. Brutns entre deux lictenrs portant des faisceaux, précédé d’un huissier (accensut ; au-dessous BRVTVS.

(AR.) Tête coiffée d’un casque ailé ; derrière G. — R. Victoire dans un bige ; au-dessous D. SILANVS.

(AR.) Tête de Pallas ; derrière X. — R. Les dioscures ; au-dessous C JVNIA. ROMA.

(AR.) Un éléphant ; au-dessous GAESAR. (Jules). — R. Des instrumens sacrés.

(AR.) Tête de Brutus, à droite ; derrière BRVTVS. — R. Tête barbue d’Ahal ; derrière AHALA.

(AR.) tête de la piété, PIETAS. — R. Deux mains se joignant au-devant d’une enseign ; ALBINVS. BRVTI F. umn.

(AR.) tête de femme couronné ; derrière, une lyre. — B. Femme debout entre deux peupliers, sur lesquels elle semble s’appuye ; à droite P. CRASSVS ; à gauche M. F.

(AR.) Tête de femme, tonmée à gauche. -~ R. Victoire dans un trige ; au-dessous LIONIVS.

(Ait.) Tête d« femme diadémée, à gauche. — R. Pallas dans un quadrige frappant de sa lanc ; au-dessous LIGINIVS. immik.

(AR.) IMe i droite, nue el imberbei derrière REGVLVS — K. Cbaise

curule entre deux faisceau ; au-dessons PRAEF. VR.
LUCILLA.

(AB.) Tête casquée à cimier dentelé, tournée à droite ; derrière P. V. — R. Victoire ailée dans un bige ; an-dessus P. V. F.-, au-dessous H. LVCILL.

(AR.) Tête de PaUas casquée ailée, tournée à droite^ derrière IV. — R. Homme dans un bi^, un fouet à ta main ; au-dessus RVF.-, au-dessous M. LVCILL

LVCRETIA.

(AR.) Dénier. Tête radiée du soleil — R. Croissant an milieu de sept astres. L. LVCRETI. TRIO.

MAMILIA.

(AB.) Tête de Mercure ailée ; derrière, le caducée. — R. Ulysse et son chien ^ derrière HAHIL. ; derant LIHEN. lANLU. (AR.) Tête ailée de PaUas L. MANLI. PROcosul. — R. Scylla couronné par la Tictoire dans un quadrige.

(AR.) Tête ailée de Pallas ; derrière X. — R. Les dioscures ; au-dessous S, C. R.

MARCIA.

(AR.) Télé d’Ancus, tournée & droite ; au-dessous ANCVS. — R. Statue équestre sur un pont, an milieu des arches duquel sont placés les mots AQVA. MAR. ; à côté PHILIPPVS.

(AB.) Deux têtes de profil, à droite, tournées du même côté. — R. Un bige ; au-dessous CENSOrinus.

(AR.) Deux têtes laurées, lonmées k droite. — B. Va guerrier dans un bige, fouettant les cboTaut ; au-dessous quelques lettres effacées.

(AR.) Tété de PaUas. casquée, à droite ; devant ANCVS. — R. Homme montant un cheval qui galoppe, et ayant la lance eo arrêt ; au-dessous

Q. PIUP. (Philippus.)
MEIllA.

(AB.) Tête de Cérès, à droite, C. HEHHI. C. F. — R. Captif supportant an trophée^ à gauche IHPERATOB ; à droite MEHBII.

MSCINIA.

(AB.) Tête en face ; aatonr CA£S. AVG. CONS. S. C. OB. B. P. CONS. (CCSAH ADGUSTIIS COHSDL OB RBl PDDLIC£ COUSBRVANDa). — R. HaTS dcboUt^ autour S. P. Q. B. V. S. PRO. S. ET. REO. OG. (senatis populisque ROMAKUS VOTUH SOLUIT PBO SALDTB ET REDITU AUGUSTI.) IINVCIA.

(AB-) Tête de Pallas. — B. Deux soldats armés d’un bouclier et d’une épée combattant, et au milieu un troisième à genoux ; autour Q. TBERH. M. F.

(AR.) Tête casquée, à droite ; devant X. — R. Les dioscures ; au-dessous Q. MlNVn / BOMA.

(AR.) Tête de femme, à droite. — R. Jupiter dans un quadrige tenant UD foudre.

NEVIi.

(AR.) Tête de femme ; derrière S. C. — B. Victoire dans un trige ; au-dessous C, NA. BAB.

NASIDIA.

(AB.) Tête de femnïe, tournée à droite ; derrière NEPTVNI. — B. Trirème à la TOiie ; à gauche de cette dernière une étoile ; au-dessous Q. NASIDIA.

NONIA.

(AR.) Tête de Saturne ; derrière, la harpa et un autre symbole inconnu ; à droite SVFENAS. — R. Femme assise sur des boucliers, tenant une haste et une petite épée ; derrière, la victoire la couronne ; au-dessous

SEXNONI.
OSSIBIA.

(AR ) Tête de Dianei autour GETA. III TIR — R. SangUer percé d’une flèche, et un chien le mordant ; au-dessous G. HOSIDIC.

PLANCIA.

(AR.) Tête casquée, tournée à droite ; derrière, un lituus ; à droite PLANCIO. CN. F. — R, Guerrier debout, tenant une lance et couronné par la victoire ; au-dessous ROMA.

PLAETORIA.

(AR.) Tête casquée, à droite ; derrière CESTIANVS. — R. Un aigle sur un foudre ; autour H. PLAETOBIVS. MF. AED. ruvTU.

(AR.) Tête échevelée en face ; au-dessous PLAVTIVS. — R. Victoire ailée volant devant un cheval qu’elle tient par le mord ; au-dessous PLA.

(M. B.) Monétaire d’Auguste.

PIOTU.

(M. B.) Monétaire d’Auguste.

PORCIA.

(AR.) Tête à droite, couverte d’un casque à cimiâ- dentelé ; derrière Tif. — R. Victoire sur un bige ; an-dessous LAECA., et plus bas ROMA.

(AR.) (Quinaire.) Tête barbue. − Victoire assise tenant une palme.

(AR.) Tête de femme tournée à droite ; derrière H. CATO. — R. Une victoire assise.

(AB.) Tête de Cérès, à droite ; ROMA. — R. Victoire assise ; au-dessous VICTRIX.

POSTVMIA.

(AR.) Tête voilée de femme, les cheveux épars ; à gauche HISPAN. — R. Homme debout vêtu de la toge, levant la main droite vers une aigle romaine ; derrière des faisceaux avec la hache ; au-dessous POST. AF. ; à gauche S. N. ALBIN.

PROCILIA.

(AB.) Tête de femme, couverte d’une peau de chèvre. — R. Femme dans un bige, brandissant nue lapce, et tenant un bouclier ; au-dessous PBOCIL.

QVINCTA.

(AR.) Tête d’Hercule laurée, avec la dépouille du lion de Némée et sa massue. — R. Cavalier conduisant deux chevaux, et au-dessous un rat ; au-dessus la lettre B. ; avant Tl. Q. ; en bas, )es lettres D. SS.

(AR.) Rête de femme, à droite ; derrière CBISPINVS. — B. Un guerrier debout, tenant un bouclier et une haste de la main droite ; devant lui, une femme debout ; entr’eux, la lettre Q., et au-dessus ROMA.

RENIA.

(AR.) Rête casquée, ailée, à droite ; derrière X. — R. Femme traînée par deux chèvres ; au-dessous CREN / ROMA.

RVBRIA.

(AR.) Tête de Neptune ; au-dessous DOSSEN. — R. Char funéraire surmonté du vexillum, et traîné par quatre chevaux. RÏSIU.

(AR.) Deux têtes imberbes dont une casquée, accolées et placées sur un cippe, orné de chaque côté d’une tête de bélier. — B. Autel, sur lequel est écrit FO&.... BE. ; autour CAES. AVGVSTO. S. C.

(AR.) Tête de Pallas casquée et ailée, à droite. − R. Deux cavaliers se croisant an galop ; au-dessous RVSTIA.

SCRIBONIA.

(AR.) Tête diadémée, tournée à droite ; derrière LIBO. ; devant PL. CONCOB., ou BON. EVENT. — B. Un autel auquel sont attachées deux lyres et une guirlande de fleurs ; au-dessus PYTEAX. ; au-dessous SCRIBON.

SENTIA.

(AR.) Tête casquée de Palliu, à droite ; à gauche R. C. PVB. — R. Quadrige, au-dessous L. CF. SElfllU.

(AR.) Tête de Pallas, à gauche ; à droite BVLLI. — B. Femme assise tenant un bâton à la main.

(AR.) Même tête, à droite ; BVLLl. — B. Une victoire tenant une pahne et montée, sur un bige ; au-dessous SEBVILI. H. F.

SICINIA.

(AR.) Tête de femme ; autour P. R. FORT. — R. Palme, caducée et couronne de laurier ; III VIR. SICINIVS.

SVLPICIA.

(AB.) Tête diadémée avec cordon de perles ; derrière BVFVS S. C. — B. Un amour sur un dauphin ; au-dessous CR. VS. TERENTIi.

(AR.) Tête de femme, à droite R. Victoire dans un bige-, au-dessous TERENTIA. TIORU.

(AR.) Télé de femme, à droite ; à gauche I. C. H. B. — R. Un tau BALBVS

TITIA.

(AR.) Tête de Vénog, à droite. — R. Pégase sur un piédestal, snr lequel on lit Q. TITI.

(AB.) Tête à barbe pointue et ceinte d’une bandelette. — B. Cheval

Pégase.
TITVRIA.

(AR.) Tête barbue, à droite ; à gauche SABIN. ; devant A. P. V. — B. Deux guerriers combattant, eatr’eux un captif renversé ; au-dessous L. TITVR.

(AR.) Tête barbue de Tatius, à droite ; derrière SABIN. ; devant A. P. V. — R. Enlèvement des Sabines ; au-dessous L. ÎITVB.

VIBIA.

(AB.) Tête de Vénus couronnée, tournée à droite. — R. Panthère montant sur un autel, sur lequel on aperçoit une tête de Pan et un thyrse ; à droite VARVS. ; au-dessous C. VIBIVS. (AR.) Tête de Pan ; derrière PANSA. — R. Pallas dans un quadrige ;

C. VIBIVS. CF.
Consulaires Incertaines ou Inédites.

(AR.) Tête casquée, à droite ; derrière X ; au-dessous ROMA. — R. Statue de Rome assise sur des boucliers, tenant une lance, devant et derrière elle, un oiseau volant (oies du Capitole) ; à ses pieds la Louve [20].

(AR.) Tête de Vénus ou de Gérés, avec couronne de flnirs. — R. Victoire dans on quadrige ; fruste. (Considia ?)

(AR.) Quinaire, tête barbue, à droite. — R. Victoire devant un trophée inscrivant. (Cornelia ?)

(AR.) Une téte de femme, tournée à droite ; au-dessous B. — R. Un homme debout, et un captif assis devant ; au-dessous Q.

(AR.) Tête de vieillard, à droite. — B. Une victoire ailée, debout devant un trophée. (Comelia on Vibia ?).

(AB.) Tâte de femme, à droite. — R. Victoire ailée, coaToonant un trophée d’armes ; au-dessous ROMA ; fnule. (Junia ?)

(AR.) Tète ou^uée, à droite. — B. Un cavalier. (Sulpicia ?)

(AR.) Tête à droite devnat N. R. — B. (F. lafig. 1 de la pL I.)

(AB.) Tête de femme couronnée de fleurs et avec boucles d’oreilles, tournée à droite. — B. Un Renier casqué, debout.

(AB.) Tête coiffée d’un casque à cimier, tournée à di’oite ; au-dessous IMP. — R. Un double cercle concentrique en creux, entouré d’un troisième plein, et faisant léger relief. (Inédite.)

(AB.) Tête de Vénus et un foudre au-dessous. − B. Victoire dans un quadrige ; fruste. (Julia ?)

(P. B.) Une tête de femme couronnnée de fleurs, tournée à droite. — B. Une couronne de laurier, an milieu de laquelle on voit le monogramme

dessiné dans la fig. 2 de la pl. I.
Monnaies du Haut-Empire.

On avait rencontré dès 1638, une assez grande quantité de monnaies du Haut-Empire, sur la rive gauche de la Vilaine, dans le point où l’on en creusa le lit pour fonder une des culées du pont de Berlin. Celles que je recueillis alors appartenaient aux règnes de Marc-Antoine (AR.), de J. Caesar, de Tibère, d’Auguste, d’Agrippa, de Galigula, de Néron, de Vespasien, de Domitien, de Trajan, d’Hadrien, d’Aélios, d’Antonin, de Geta, de Constantin. En outre, j’avais noté des Faustines, des Antonias, et deux monétaires d’Auguste.

Mais ce fut surtout en 1841 et dans les années suivantes, lorsqu’on entreprit les travaux de canalisation de la Vilaine, qu’on découvrit par milliers des pièces romaines du Haut et du Bas-Empire, principalement au-dessus du Pont-Neuf et vers la rive droite, dans un espace limité à une trentaine de mètres, tout au plus. Car si, plus tard, ou en rencontra encore bien au-dessous, à la hauteur du vieux pont de l’Ille, dont on ne fouilla qu’une arche, et presque jusque vis-à-vis l’hôpital Saint-Yves, un certain nombre d’autres aux effigies d’Auguste, de Tibère et quelques-unes de Néron, outre une consulaire (AR.), de la famille Claudia et une autre avec une tête de Cérès, couronnée de fleurs, portant au revers une victoire dans un quadrige, elles étaient généralement si usées et si effacées, qu’elles avaient dû être amenées à cet état par les nombreux frottemens du courant qui les avait entraînées jusque-là. Quelques-unes cependant firent exception, telles qu’un Vespasien (G. B.), un Auguste de la colonie espagnole de Ségovie, un Caligula (G. B.), un Titus (AB.) restitué par Gallien, un Quintille (P. B.), une Salonine, des Constantins (P. B.), une Théodora (P. B.), un Licinius père (P. B.), des Claudes Gothique. En général, les pièces étaient en majeure partie de moyen bronze, et en bien moindre de grand module. Celles qui prédominèrent appartenaient aux empereurs Auguste, Claude, Tibère, Auguste et Agrippa (colonie de Nismes), Vespasien, Néron, Titus, Domitien, Germanicus, Caligula, et à l’impératrice Antonia.

Celles de Trajan, d’Hadrien, d’Antonin, de Marc-Aurèle, de Lucille, de Commode, étaient le plus souvent frustes, surtout celles du plus grand dia mètre.

Un très-grand nombre de ces pièces était très-usés et devait avoir beaucoup circulé. D’autres, au contraire, étaient d’une admirable conservation, comme si elles venaient de sortir de dessous le coin romain, et qu’elles n’eussent jamais servi ; aucune altération n’ayant été apportée à leur éclat métallique et à la pureté de leurs types, parce qu’il ne s’était point formé de patine à leur surface.

Cependant parfois, on remarquait sur plusieurs d’entr’elles, une cristallisation superficielle à forme tétraédrique, très-brillante, rappelant celle du fer oligiste, et donnant par la trituration une poudre rouge analogue à celle du péroxide de fer, laquelle nuisait beaucoup à la netteté des effigies et des lettres qu’elle empâtait et masquait en majeure partie.

On trouva aussi une assez grande quantité de pièces de moyen bronze, d’Auguste et de Tibère, fourrées avec du fer. Ce dernier métal avait presque complètement disparu, parce qu’il formait, par suite de son contact avec le cuivre, les élémens d’une pile qui avait focilité la fixation de l’oxygène, ces monnaies ayant été long-temps sous l’eau. Cette observation offre quelqu’intérêt sous le point de vue de la valeur des métaux dans les Gaules, à une époque où à Rome, le fer était encore beaucoup plus rare. Plusieurs pièces, et exclusivement les as, les monnaies coloniales de Nismes et d’Espagne, furent souvent trouvées, coupées exactement en deux moitiés, de manière à faire croire que chacune avait cours comme représentation de moitié de la valeur.

Cette découverte de tant de pièces dans la Vilaine, a encore été d’un intérêt extrême pour la numismatique : 1o sous le rapport de la variété de contremarques qu’il a été possible de noter sur un très-grand nombre de celles d’Auguste, d’Agrippa, de Tibère, de Claude, de Germanicus, de Néron, d’Hadrien, etc., dont je donnerai les dessins, lorsque je décrirai chacune d’elles ;

2o Sous celui du grand nombre d’empereurs et d’impératrices du Haut-Empire dont on trouva les monnaies on les médailles, puisque pour les premiers il fut de cinquante-un, et pour les secondes de dix-sept, outre seize à dix-huit monétaires d’Auguste qu’on put noter ;

3o Enfin sous celui de la variété extraordinaire des revers, comme on

pourra s’en convaincre au fur et à mesure qu’ils seront indiqués.
Empereurs Romains.

CNurs roiFEits.

(AA.) Tête nue de Pompée ; derrière un vase lacrymatoire ; autour Magnus. PIVS. ITER. — R. Guerrier, le pied sur la proue d’une galère ; devant et derrière, un guerrier portant une femme sur ses épaules : au-dessus PRAEF. ; au-dessous CLAS. ET. PB. ET. EX. S. C.

JVLIVS CAESAR.

(AR.) Un éléphant ; au-dessous CAESAR. — R. Un casque, une hache et un marteau.

(AR.) Tête tournée à droite ; derrière une étoile ; devant CAESAR. — R. Vénus Nicéphore s’appuyant sur une lance, et tenant à la main une victoire ailée ; autour SEPVLIVS. MACER.

(AR.) Tête de Vénus, à droite ; derrière COS. TER. T.; devant DIC. TER. − R. Instrumens de sacrifice ; au-dessus AVGVR.

(AR.) Tête de Jules César ; derrière, le libius. — R. Véans deboot avec un bouclier ; à gauche M. METiiog.

(AR.) Tête de Vénus, h droite. — R. Une couronne de chêne ; au milieu, on vase lacrymatoire et le lituus ; au-dessous IMP. F.

MARCVS ANTONIVS.

(AB.) Tête tournée à droite ; autour T. P. P. M. ANTOMVS. AVG. IMP. III. CAES. P. P. T. III VIR, — R. P. C.

(AR.) Tête barbue, à droite ; derrière M., ANT. ; devant augVR. D. C. — R. Homme debout ; devant VENTIDI. ; derrière PONTIF. IMP.

(AR.) Tête droite ; autour ANTONIVS. Marci. Fiuvt. UI. III VIR. R. P. C. − R. Dans le champ

(AR.) Tête d’Antoine, à droite ; autour H. AMTOMYS. AVG. IMP. m YIR. m. V. — R. Victoire debout, tenant une couronne et une palme, au milieu d’une coOrontie de laurier.

Il ne fut trouvé qu’un trè»-peUt nombre de ces pièces.

iïGÏSÎtS.

Les monnaies de cet empereur furent rencontrées en quantité prodigieuse, surtout celles de moyen bronze, et ensuite celles de petit module. Les premiëres, presque toutes frappées ^Lyou, «vecla’tSte d’Auguste d’un côté, et a^tqur CAESAB. PONTIFEt, HAXIUVS. ou GAESaR. AYG. DIVI. FÏLTVS. P. P. — Au revers, an antrt entre deux colonnes surmonté de victoires, qui portent elles-méraes à la main de petites victoires et des palmes, et sur la face antérieure de l’autel, deux génin supportant une couronne ; au-dessous ROH. ET. AVG. (a Roue bt a Auguste,)

Les grands bronzes furent rares.

Une médaille votive de ce dernier module et relative à an des triomphes d’Auguste fut notée.

Les pièces en argent de son règne foreôt aussi trouvées assez souvent.

Il fut également découvert un assez grand nombre dé ses monétaires. Parmi les pièces de moyen bronze, on pot reconnaître nue assez grande variété de contre-marques, dont je donnerai un peu plus bAa des dessins intéressans pour la numismatique.

(AR.) Tii/t d’Auguste, à drtHte. — R. Une victoire ailée sur un globe tenant une couronne ; dans le champ CAESAR. DIVL ¥.

(AR.) Tête d’Auguste, à droite ; autour CAESAB. IMP. VI. — R. Une victoire tenant d’une main une p^e et de l’autre une couronne, debout sur un autel près duquel se dressent deux serpens ; autour ARA. RECEPTA.

Une fois, comme exemple de fausse monnaie, on troara la tête remplacée par des empreintes îircgtuières.

(AR.) Tête de Vénus couronnée et tournée k droite. — R. Colon armé d’un fouet, condaisant deux bœufs ; au-dessous IMP. CAESAR. AVG.

(AR.) Tête d’Auguste, à droite ; autour AYGVSTVS. pIVI. F. — R. Apollon en femme tenant une lyre ; à ctAé IMP. X. ; au-dessous ACTium.

(AR.) Figure d’Auguste, à droite ; derrière an fondre. — R. L’empereur assis sur une chaise curule, tenant à la main une petite statue de victoire ailée ; à gauche IMP. ; & droite CAESAR.

(AR.) Même type. — R. Dieu Terme ao-dessns d’un fondre ; de chaque côté IMP. CAESAR.

(AR.) Tête d’Auguste, à droite ; autour AVGVSTVS. DIVI. F. — R. Guerrier debout, s’appuyant snr une lance et un arc.-, IHP. XI.

(AR.) Même effigie. — R. Un taureau labourant la terre de ses cornes ; au-dessus AVGVSTVS. ; au-dessous DIV.

(AR.) Tête d’Auguste. — R. Un griffon, tenant on globe entre ses pattes de devant.

(AR.). Ouùun’rs. Tête d’Auguste, adroite ; à gauche MON. — R. Femme assise.

(AR.) Qvinaire. Tête d’Auguste, k droite ; k gauche REST. — R. Statuette siir un petit autel, et de chaque cûté deux serpens se dressant, ASIA. RECEPTA.

(AR.) Figure d’Auguste. — R. Un lacrymatoire et uo litDUs entre deux personnages ; aunlessns IMP. ; au-dessous AVG.

(AR.) Tête d’Auguste ; autour CAÉS. AVGVSTO. — R. Un char dans un temple rond ; au-dea|pus S. P. Q. R.

(AR.) Même type. — R. Un pont et un arc de triomphe ; à droite ROMA. ; aiMlessous AVGVSTO.

(AR.) Tête d’Auguste, ï droite ; autour CAESAR. AVGVSTV. DIVI — R. Gains et Lucins, debout, entr’eux deux boncliers, et an-dessus les instrumens pontificaux ; autour C. L. CAESARES. AVGVSTI. F. COS. DESIG. PRIN. JVVEN. (AR.) Deux têtes, à droite ; autour CAES. DIVI. F. — R. Un taureau baissant la tête ; au-dessous IMP. XII.

(G. B.) Tête d’Auguste, à droite autour CAESAR. AVGVSTVS. DIVI. F. PATER. PATRIAE. — R. L’autel de Lyon ; au-dessous ROM. ET. AVG.

(M. B.) Même pièce que la précédente [21].

(M. B.) Tête d’Auguste, avec couronne radiée, à gauche ; autour DIVVS. AVGVSTVS. — R. Femme sur une chaise curule, et tenant à la main une branche d’olivier ; autour CONSENSV. SENAT. ET. EQ. ORDINI. Q. R.

(M. B.) Même figure, à gauche ; autour DIVVS AUGUSTUS. PATER. — R. Un foudre ; dans le champ S. C.

(M. B.) Tête d’Auguste avec couronne radiée, DIVVS AVGVSTVS. PATER. — B, Un aigle sur un globe ; à côté S. C.

(M. B.) Tête d’Auguste, à droite autour lit : PCtT. (iÀESAtl. AVGVSTVS — R. Dans-léc^ainp S. C. ; aatOHTpOnr. AÙXsTR.

(MB.) Tête à gauche ; autour IMP. CAESAR. DIVI. F. AVGVSTVS IMP. — R. An milien S. C. ; auioor PONT. MAX, TR. POT. Xln.

(M. B,) Figure d’Auguste, — R. Autel a»<lessoo» PBOVIDE fnA,

(M. B,) Tête d’Auguste iauU>ufDKyS, AVGVSTVS. ÏA reR, j-a Autel ; aurdeasou» «, C. ; autour IMP. laSVA, tfES. AvevSTVs ; HESTl

(P, B,) Même type, à droite ; autour CAESAR, AVGVSTVS, DIVI, F, PATEE PÀTBIAÉ ^ B, l’autel de Lyon ; ROM, EX. AVG,

(P, B,) Tête d’Auguste, à droite ; autour IMP. CAESAR. — R. Un aigle les ailes déployées ; au-dessus AVGVSTVS,

MONÉTAIRES D’AUGUSTE.

LVRIVS AGRIPPA. — (M. B.) Tête d’Auguste, — R. Au milieu S. C ; autour LVRIVS. AGRIPPA. III VIR. A. A. A. F. F. (Auro. Argento. Aere. Flando. Feriundo.)

M. CANINIVS. III VIR. — (M. B.) Tête d’Auguste, a droite, — R. Au milieu S. C: ; autour M. CANINIUS. III VIR. A. A. A. F. F.

CASSIVS. CELER, m VIR. — (M. B.) Tête d’Auguste !, ii droite autour TRIBVNIC. POTEST. CAESAK. AVCVSTVS. — R ; Au milieu S C ; autour CASSIVS. CELEB. m VIB. A. A. A. F. F. {tnéHU.) C. AStNlVS. GALLVS.ni VSt. — (M. B.) Une couronne et au milieu AVGVSTVS. TBIBVN. POTES. — R. Dans le champ S. C. ; autour C. ASINTVS. GALLVS. Ill VIB. A. A. A. F. F. (Jn&lite.) L. CANINIVS. GALLVS. III VIB. — (AB.) Tête d’Auguste, tourule. à droite ; de ce cété AVGVSTVS. — R. Parthe couTert d’un petit màoteau, à genoux et tenant un bftton court suimonté de deux boules ; autour L. CANHaVS. GALLVS, m VIB. ;

C. GALUVS. LVPERCDS, IB VIB. — (M. B.) Même t«e. — R. Au milieu S. C.) autour C. GALUVS. LVPEBCVS. lU VIB. A. A, A. F. F. LICmiVS. NEBVA. m Vm. — (m. B.) Uime tête. — B. Au milieu S. C. ; autour LIONiVS. NEHVA. m VIR. A. À. A. F. F. SALVIVS. OIBO. m VIB. — (M. B.) Même Tête, -r R. Au miUeu . G. ; jiutonr M. SALVIVS. (DIHÔ. m VIR. A. A. A. F. F. CN. PISO. m vm. — (m. B.) Tête d’AugusIlei autour TRIB. POTEST. . CAESAB. AVG. — B. Au miUeu S. C.-, autour CN. PISO. CN. F. lU VIB. A. A. A. F. F.

MESCmiVS. BVFVS. — (AR.) Tête de trois quarts dans une couronne ; autour HESCINIVS. RVFVS. ~ R. Mars sur un piédestal, tenant une lance de la main droite et levant le bras gauche -, autour même inscription. C. PLOTIVS. RVFVS m VIB. — (M. B.) Une couronne, et au milieu AVGVSTVS. TBIBVN. POTES. — B. Au miUeu S. C. ; autour C. PLOTIVS. RVFVS. III VIB. A. A. A. F. F.

(H. 6.) La même avec la tête d’Auguste. L. SVBDINVS. III VIE. — («. B.) Tête d’Auguste. — R. Au milieu S. C. i autour L. SVRDINVS. m VIR. A. A. A. F. F. M. MAECmVS. TVLLVS, m VIR. — (M, B.) Tête d’Auguste. —

R. Au milieu S. C ; aulonr M. MAECIUVS. TVLLVS. ffl VIR. A. A. A. F. P.

L. YICINIVS. — (Afi.) Tête d’homme tonrnée, à droite. — K. Arc dt . triomphe à trois ToAtes, sur le fironton 5. P. Q. B. -IHP. GAES., et au-dessous L. VINiaVS-

Les ContE^narqoes appelées par les Romains Signa ineuia étaieot des petites emprelbtes en crenx frappées sur des pièces de monnaies déjk mises en circtilatioB. EUes consistaient ordinairemeot. ei| figures, en inscriptions, on parfois en les unes et les autres au nombre d’une, deux et même trois. On a traduit la suivante N. C. A. P. R,, par Numus Cusus AucroitiTATB Poputi Roiuni.

Il est probable qne cet usage des Contremarques ne fiit introduit que pour autoriser la circulation dés monnaies étrangles ou de règnes précédens.

On peut voir toutes les Tariétés que je notai sur les pièces, de moyen brunze d’Auguste dans la fy. i de la pt. l. IIÏU.

Il ne fut découTNt que deux pièces de cette impératrice, dont une son ef^e et l’autre h celle d’une figure allégorïqae.

(M. B.) Tête de la Piété ;. aa-<lessons PIETAS, — R. Dans le champ S. C ; autour DRVSVSr GAESAR. TI. AVGVST. F. TR. POT. ITER.

(M. B.) Coloniale. Tête de fulie, -k gaiiche, reposant sur nu globe, et ornée d’un croissant ; autour JVLLA. AVGVSTA. 6ENETRIX. ORBIS. — R. Tête d’ Auguste, à droite, avec un foudre devant ; autour COL. ROM. PEBM. DIVI. AVG. (GoLonu Romoua Pcrmibsa Diti Anfioni )

I. AGRIPPA.

Les pièces de Marcus Agrippa, ^e moyen bronze, furent rencontrées en très-grand nombre, mais toutes avec là mêmç tête et le même revers. EUes itMeut, en général, d’une très-belle conservation.

(M. B.) Tête d’Âgr^fta compnnée,’ Uniniée à gaaicke ; autour M. AGRIPPA. Lucii. FiLiDS, COS. lU. — R. J<Ieptune debout, teùadt de ki inain droite un dauphin, et de. la^cheJ ? trideùt ; S^ C-CoNTwiiAïauE : [II. M. n.

TltUlVS.

Les monnaies de cet empereur furent presqu’aussi nombreuses que celles d’Auguste. On en découvrit une seule en or j un certain nombre en argent, qndcpiès-niles en grand brboze, mais la plus grande partie était dé moyen module.

(iitl.) Tête larée de Tibère, à droite ; autour TI. CAESAB. D|V1. AVG. r. AVGVSTVS. — R. empereur assis sur une chaise cunile, tenant une branche d’olivier d’une main, et de l’autre s’appuyant sur une lance ; autour HAXIH. PONTIF. I.

(AB.) Tête laurée, à droite. — R. L’empereur dans un quadrige, tenant lapakt^^ 4^ la TÎçtoini il Ia.-maiD ; au-dessous : JJHP. V}1I ;; au-devant. ’TB. ï.vil..,.-...’.’ ;;.

(AR.) : Même figure à droite autour II. ËAESAR. AVG. P. H. TR. P. Vl. lUP. — R. L’empereur à cheval, sur un pont, entre deux (toftiéas’, an-dessous itE-BUIAIW.

(G. B.) Tête laurèe, à droite autour TI. CLAVMVS. CAES. AVG, P.. U. TB.P.. IHP. ~’A : fenuae voil^f diadânée-, debchity tenant une pomme de la main droite ; aiHlessoufl S. G. ; autour SPES AVGVS’TA.

(G. B.) Tête de Tibère, à droite ; autour Tl. «AESAB. AVGVSTVS. F. IMP. V. ou Vil. — E= L’autel de Lyon.

(G. B.) Même typei autour H, CLAVDIVS.CAESAB. AVG. P. lii.TB. IMP. P. F. — it. L’empereur à ciievat, sur un arc de triompbe ; dans le champ S. C ; autour NEBO.CIAVDIVS. DRVSVS. GBRMANIÇVS, IMP.

(M. B.). Tête de Tibère, à droite ; autour TI. CAESAB. AVGVSTVS. F. IMPEBAT. V ou Vn. — R. Autel de Lyon ; an-dessous BOM. ET AVG.

(M. B.) TMe de Tibère, à gauche ; autour ’n. CAESAJl. t. DIVI. AVG.

F. AVGVSIVS. IKP. VU). — K. lin uutncée ; dans le chnBp S. C.^ auloor PONTIF. MAX/lWBVN. POTEST. XXXVl

(M. B.) Tête nné de Tibtae, à droite ; autour TI. CAE^AR. IMTI. AVG : F. TR. POT. XV. — ». Tête laurée d’Auguste, à droite ; autour CAESAK. AVGVSIVS. Dm. F. PATÈH.

(M. B.) HimeSgnre, k gauche, antoiif TI. CAESAR. F. DIVI. AVG. F. AVGVST. IMP. VU. ’— B. Femme assise,. tenant une laocei dans le champ S. C ; auioor PONTIF. MAXIM TEIB. POTEST. XVn.

(P. Bt) Il fut trouvé un très-grand nombre de pièces en petit bronze, du méQie, presque toutes, en cuivre jaune et frappées à LyoD.

(P. B.) Tête laurée, à droite ; autour TICAESÀB. AVGVST ! F. IMP. VII — B. Autel de Lyon ; au-dessous BOH. ET AVG. DISS JUNiM ’

Il ne fut déconvert que quelques pièces de moyen module de cet empereur.

(M. B.) Tête de Drus», à gauche ; antow DRVSVS. GAESAB. Tl. AVG. F. DIVI. AVQ. ni. — R. Au BiKen S. C. ;.anlnir POMTIF TRI-BVNITIA. POTEST. ITERV.

ANTONIA.

On recueillit une très-aDde quantité de pièces, en moyen bronzé et d’une belle conservation, à l’effigie de cette impératrice, et toutes de même revers.

(M. B.) Tête d’Antonia, avec Cheveux attachés derrière le coa, tournée à droite ; autonr ANTONIA. ÂVGVSTÀ ; -^ R. F^nme drapée et voilée, debout, tenant une lampe à la main ; autour Tl. CLAVDIVS. CAESAR. AVG. P. M. TR. P. IMP.

GERMIIHCVS.

Il fut trouvé beaucoup de monnaies en moyen bronze de cet empereurj d’une belle conservation, mais n’of&ant que les deux variétés ciaprès :

(M. B.) Celle-ci bien plus rare, ou médaille, représentait d’un o6té

Gemumicns dans un char de triomphe traîné par quatre chevaux ; au-dessus GERMANIGYS. CAESAR. ~ R. L’eiùperenr debont, ayant la main SUT la banehe,’ tandis qne de l’autre il tient nn bâton surmonté d’an aigle (l)| de chaque côté SIGNIS. RECEPUS. BE. VICHS. GEBM.

(M. B.) Tête de Germanicns, tournée à gauche ; auteur GEBMAItl-CVS. CÀESÀR. n. AVGVST. F. Dm. AVG. N. — R. An milieu S. C ; et autour GEBMANICVS. PRON. H. TR. POT. C. CAES. AVG.

(M. B.) T«le de Claude, à droite-, autour GERMANICVS, DIVS. CAESAR. AVG. P. M. T. — R. Mars armé d’un boncUer et d’un glai»» ; autour CAESAR. AVGVSTVS.

COKTRElTABQnE : Tl. CAESAR.

AGIirriNl ssmo’-

Ou ne déconvrit qu’une seule. pièce en argent et quelques médailles grand bronze, au même rarers, de cette impératrice.

(AB.) Petit module. Teted’Agripplne, tournée à droite ; aotohr AGRIP-FD «A. C. CAES. AVG. GERH. — R. Tête laur^ de Caligiila, à droite ; autour C. CAESAB. AVG. GERM. P. M. TR. POT.

(G. B.) Hfidaille. Tête d’Agrippine avec cheveux courts attachés sur le eon, tournée !i droite ; autour AGBIPPINA. H. F. HAT. C. CAESARIS. AVGVSTI. — R. Lé carpéntom ou char traîné par des mules ; au-dessus MEMOMAE. AGRIPPINAB. S. P. Q. R.

«ERO ET DIÏSTS.

On trouva, à l’effigie de ces princes, un certain nombre de pièces en moyen bronze.

(M. B.) Néron et Drosus ii cheval, comme princes de l’ordre équestre :, au-dessus NEBO ET. DBVSVS. ÇAËSARES. — A. Dans le champ S C ; autour C. CAESAR. DIVI. AVG. PRONEPOS. P. M. TR. P. IV. P. P., ou C. CAESAR, ÀVG. GERMANItVS. P. MAX. T. POT.

(1) Les aigles nni étendard itareiitMloptàtoaslesecoudcoDiiilat d«Mvius.

CllIGVli.

On de une grande quantité de pièces de Galigula, de moyen bronze., mais toutes de même revers et presqu’à fleur de coin, on nota trois médaiUons de c^ empereor.

Le premîtf, représentant. d’un cdté une femme assise, tenant de la main droite une patère, et s’appnyant de la gauche sur une statuette ; autour C. CAESAB. DIVI. AVG. PRONEP. AVG. PON. WiX. p. P. IH. P. P.

— B. Un temple à fronton sur lequel trois persoimages tenant des patères, et couronné d’un quadrige, dans Tintérieur duquel on voit un autel, sur lequel un taureau est d^à placé comme victime, tandis qa’& la droite un sacrificateur, une patère à la main, et en toge, commande. à deux esclaves portant un vêtement plus court, et ayant les jambes noes ; de chaque côté J)ÏVO. AVG VSTO. ; au-dessous S. C. Le second, tête nue de Caligula ; autour C. CAESAB. AVG. GBBMAMIGUS.

— B. Dans une colonne civique : S. P. Q. R. OB. CIVES. SEBYATOS. (Il fut trouvé en fece de l’hôpital Sainfc-Yves.) Le troisième ofDrait la tét« de Cidigota tonméé à’ gànche ;- autour C. CAESAB. DIVI. AVG. PBONEPOS. AVG. P. M. TBI. POT. HI. P. P.

— R. Cinq guerriers casqués armés- de boucliers carrés, devant l’empereur, debout sur une estrade, et ^ant derrière lui une chaise cnmie ; aa-4essus ADLOCVT. ; aiMlessous GOH.

(M. B.) Tête de Caligula, tournée à gâpche ; autour C. CAESAR. AV-GUSTVS. GERMANICVS. PON. M. TR. POT. — R.Vesta assise ; aude «sas VESTA. ; dans, le champ S. G. Ce type prédominai entièrement.

(M. B.). Même tête, à gauche ; autour C. CAESAB. DIVI. AVG. PRO-NEPOS. AVGVSTVS. P. MAX. IV. P. P. — B. Un guerrier armé d’un glaive et d’un boucUer.

CoBTWUuaftOEs : | CAM. [ f H. N. [

CLAUDIUS.

Les pièces de Claudius rivàlisèreot pour la quantité avec celles d’Auguste. On en découvrît par milliers des unes et des antres. Il eq fut noté une seule ea or, nu petit nombre eu argent et eu grand bronze, tandis, que -la plupart était de, moyeu, et ensuite de petit module.

(OR.) Tête de Claude i autour H. CIAVDIVS. CAES. AVG. P. M. TR. P. IIH. — B. Camp prétorien.

(A. B.) Tête de Tibère ; à droite ; autour XI. CLAUDIVS. CAES AVG. TR> P. VI. IMP. XI. — R. Apc ile triomphe avec des trophées, au-dessous DE, BBITANN.

(G. B.) léte à gauche ; autour TI. CLAVDIVS. CAE^AR. AVG. P. H. .TR. P. IMP. -- R. Alltel de tyon ; auKiessogs ROH.ET. AVG.

(G. B.) Même téle’et même inscription autour. — R. Une couronne, au miUeu de laqùeUe EXS. OR : CIVES. SERVATOS.

(G. B ) Même figure ! — R. L’empereur debout, tenant une victoire ; autour SPES. AVGVSTA.

(M. B.) Tête de Claude ; à gauche ; autour TI. ClAVDlVS. CAESAR. AVG ! p. M. TR.P. IMP. -n R. Cérès assise tenant de la main droite ’^ épis et de la gauche un :aBinbeau ; au-dessous S. C ; autour CERES. aVgVsta.

(M. B.) Même type. — R. Pallas tenant de la main gauche un bouclier rond et brandissant dé la droite une jaTehué ; dans le. champ S. C.

(M. B.) Même tête. — R. Minerre ’.s’appuyant de bi main gauche sur une haste et leyant b droite ; autour CONSTANTIAE AVGVSTl.

(M. B.) Même figure. — b : La liberté debout ; autour UBËRTAS. AVGVSXA,

(M. R.) Même tête. — R. Femme Toilée debout, tenant de la main g ;iucbé une lampe ; autour TI CLAVWVS CAESAR. AVGVSTVS. TB. POT, IMP.

(M. B.) Tête il gauche. — R. Femme.Toilée, tenant de la main gauche nne pomme, et de la droite une lyre ; autour LIBEBTA$. AVGVSTA.

(P. B.) Tête radiée de Claude, ii droite ; autour IHP. CLAVDIVS. CAESl AVG. — R. Gueiyier s’appuyant sur un piHer, tenant un javelot de la main droite et une corne d’abondance de la gauche ; autonr D. DONS AVG.

(P. B.) Tèle de Tibère Claade. — R. Un aigle ; CONSECKATIO. CoNTSEMAitQUBs : (. la fis. & de la pl. I.)

Les pièces fripées at^js cet empereur étaient presque toutes de moyen module. Elles furent trooTées danÈ une proportion considà’able et beaucoup de celles-ci étaient^ fleur de coin. On n’en rencontra que quelques-unes en graiul’et en petit bronze. Le bruit courut qu’on en arait découvert une en or, mais je ne la vis

(G. B.) Médaille. Tête de Néron, k droite^ autour NËRO. CLAVDIVS CAÈS. AYG. GERHAI4. T. P. IMP. P.. P ; — R. Deux cavaliers en course, tenant, le premier une longue lance eu arrêt, le second une semblable sur l’épaule j, S. C. de chaque cdté ; au-dessous DEGVBSIO.

(G. B.) MidaitU. Tête hurée de Néron, à droite ; autour NERO. CLAVDIVS. CAES. àVG. GËBM. P.« M. TRI. P. IMP. P. P.’ -^ R. Une franme assise, tenant une torche de la main gauche j un épi de la droite, au-dessus de la flamme d’un petit autel’, devant, Cérès drapée, lui présente lioe Corne d’abondance ; derrière, là proue d’uoe galère ; autour ANNONA. AVGVSTI. GERES. ; au-dessotis S.. C.

(G. B.) Même tête et même inscription autour. — R. L’n arc de triomphe ; de chaque côté S. C.

(G. B.) Même type. — R. Figure militaire assise sur un trophée,- et tenant une victoire-, au-dessous ROM A.

(C. B.) Même tête, laurée. — R. Le temple de Janus ; inscription effacée autour ; de chaque côté S. C :

(G. B.) Même figure, i droite ; autour IMP. NERO. CAESAR. AVG. P. MAX. TH. POT. P* P. — R. Un arc de trioùphe surmonté d’un quadrige, avec fronton historié ; ii côté S. C.

(G. B.) Tête noD laurée, à gauche ; autour IMP. NERO. GLAVttIVS. CAESAR. AVG. GERM. P. M. TR.T : P. — B. ^emme assise près d’une table, devant une femme drapée ; autour ANNONA. AVGVSTA. GERES.

(M. B.) Tête de Néron, h droite ; autour NERO. CLAVDIVS. CAES.

AVG. GERMANIÇ. P.’M. TR. P. iftO*- P. V. — R-^îrie Victoire ailée, s’appuyant de ta main droite sdr lip gioii«,’9ar lequel «p li^ S. P. Q. R.-, de chaque côté S. G.

(M. B.)- Mém^ figure, tonrnëe Ji ganiibe. — R. (Joe Vicloir&ailée, tcoaDt de la maio ’droite une couropaë do çhéne^et-^^la gàu<^ une-bnuM^e d’olivier ; autour VKTOMA.ÀVGVSn.

(M. B.) Tête de Néron, à droite/ — R. L’autel de la Paix j de cliaqac côté S. C., et aurdëisons ARA. PACIS.

(M. B.) Tête de Néron, à ganfcbç.’ — R..Çuperbe loarché com^ocié dé portiques }i colonnes, d’ordre îoi))qbe^ auxquels eonduit un pàron avec marc’bes, et statoe sous te portique fhi ipilieii ; au-dessus,’ uaeséqonde cor lonnade avec guirlandes, -sQhnontée au milieâ d’un dôme ;’ k droite MAC- (MACCtLi-iJii) ; à gauche AVG. iâfl-dessous S- G.

(M. B.) Tête de Mroiij à droite. — rp. Le’témplede lànnç, (ermé-, autour PACE. P. R. VBFQVEJ PARJA’. JÀj«VM. C. (PàçbPofcu Rbiwsi Ùbioue PôdtA Jabl-st CtôsÎT), ouPACE. P. R. TERIJA. MARI^yB. PARTA. JANVM. cLvsit.

(M. B.) Même type. — R. FËnime : assise d^ant un ant^îlautaur SECVRIXAS.AVGVSTI.

(Mi iB.-). Tête de Néron., à droite. -*-. R- Victoir«ailétf, tenant pne<OBr . ronne ’dé lA main droite,-^ unje.brancbè d’olivier, de kÉ g&uctieV.dans’ lechamp S. C.vautourVlCTORlX.,NAyA :Us.

(M. B.) Tête a droite. -^ B. Homme debout, tenant me cornci.d’.abon- / dance de la mua gaHclie,’.et dé Id.droite une patài^, aifTdessus d’un petit’ . auteli de.^chaqùe côté, S. G. ;autoïirGENIO, AyçVSTI.

(M. V.) Même figure, il droite. WR ; Néron en habtt de ’femme, comme Apollon, et jouant de ïa lyre ; autour P. MAX, TB. P. ÏMP. P.’ P :

(M. B.) Tête de Néron i a droite. -^ R. VénWassisçj, ayant.une étoile SOT là t^té, tenaht vn sueptie de la mam gauçhé, et djpvant elle ^b iititel, sur lequel s’élève la, lïanune, «t a cOté im carquois.

(t. B.) Même effigie, i| droite i,aulonr NERO. €LAV1>IVS ; CAIS- AVG. GERMANIÇ. — R. Une. table à pieâs de lion, cm milieu d’eui sphini, au-dessus une urne, et h cVîtè une couronne et quelques épis ;* ikilour

€£It.,QVr. KOM/COS. (GEKTAMiÉir Quinqubnhau’Roh£’Con9tiii,’tum ;.) GeUe pièce rappelé les concouit qoEnquenn^ux pour la- Amsique, la poésie et les exerbioes.’gymnastiques fopd^’à’ Qome par cet empereur.

(P. B.) Tête de Néron, à gauche ; aatour NERO. CLAVDIVS. AUG ; G^tSUNlGVà :.^ R.Hommç as^i^, teoattt une conronnef aatour ràNTIF.

Mx^TR. POT, r"-’i-.

CONTREMARQUES :


Il ne fut trouvé qu’un très-petit nombre de pièces ilêf Galba, et toutes de moyen bronze.

(M. B.) Tête, bni^ dé Galb^,’ ioiii^^ à droite i airionl SPIVIVS. GALBA’ IMP :. èilÇ». : AVB. ÏDNJIF. ^k%. TH. POT. — R. llne couronne deebent, etaumiliçuS.’P. Q, B.^OB, CÏ^.SÉRVAT. <9<. B.) T<|i< lanrie, à gàuelK-, autour SEBV. GilBA IHP : AVG.

— R. Femme défont, s’appnyaot sur une kwc^,,et tenant, uive. bourse de la main droite î autour LlBERTAS.’PUBIJCA.,.’ I ’ (H. B ) Même tête, et autout même épigraphe. — R.. La. Liberté, autour UBERTAs.

Il se fôC découvert ; tfOfi cin^ ^h-.^Ix. ViteUins^ qui a’ôffiirânt ; que,deux -reren diSfraïq. Ces pièces ét^^ de moyéD bi’onzé.

(U. B.) Tête de teUins, tournée à gauche ; aatoor A- VITËLUVS. IBIP. G :ERMÀN. —. B.’I>eHX maios se-Serraot’, auMlesafisFIDES. ; au-des-. sotts EXERCITYM.- dans Je chMnp’S.

(M. B.) Tête laurée du ipémei à gauche ; — R., Mars -casqué, debout, t£oaDt une lance déJff |iiaia gaachei^t on javelot’ de la droite^ de chaque cÛté S. C ; autour £ONSENSVS. EïERCïTVM.

VESPASIANVsi,

Les pièces ea moyen bronze de cet empereur furent rencontrées trèi abondamment, celles en argent Ihcd plus rarement, ei, CeUes cte grand module en proportion encore pins minime. Eo général leur cônserration était admirable. Les dernière» avaient été frappées en commémoration de k) prise de la ludée.

(AR.) Tête laurée de VespaMcn, i droite ; antoor IMP. CAESÀR. VÉSP. AVG. — R. Unaigle, les ailes déployées, sur nn autel ; à côté COS.

(H. R.) Tête laurée dà même !, à, droite ; auteur IHP. CAES. VES-PASIAN. ÀVG. P. M. TR. P. E. COs’ Ùt. — R. La Judée, sous les traits d’une femme plongée dans la tristesse, assise près d’un palmier, et ayant on noit une cuiraisse, à cAté ; derrière elle, l’empereur, vêtu dn paludamentum, appuie lé pied sur nn easque où nne cuirasse, et tient de la main droite une lance. Au-dessous S. C ; autour IVDARA. CAPTA.

(U. B.) Tête à droite. — R. Une Victoire ailée, tenant à la main un globe, sbr lequel on Ut S, P.’Q. R. ; de chaque ctUé.S. C.

(H. R.) Tête laurée de Vespasien, à droite ; autobr DfP. CAES. VES-PASUN. AVG. COS. Vlill. — R. La Justice s’appnyant sur une lance, et tenant de la main droite une bdance ; autour AËQVITAS. AVGVSTI.

(K. R.) Même type. — - R. Une femme debout, voilée.et coiffée de perles, tenant une tlenr k la main ; de chaque cMé S. C.

(1VI.^B.) Tête laurée, a droiteT — R. La Fortune debout, tenant de la main gauche une corne d’abondaiiee, et de la droite un gouvernail ; dans le champ S. C ; autour FORTVNAE. REDVGI.

(M. B.) Méme tête. — ’ R. Femme debout, tenant de la main droite une patère et de la gauche une corne d’abondance ;-autourFIDES. PVRLIGA.

(M. R.) Même figure. — B. Autel de la Providence ; h côté S. C ; au-dessous PROVIDENTUE.

(M. B.) Tête laurée de Vespasien, à droite ; autour tMP. CAES. VES-PASIAN. AVG. COS. VIL P. P. — R. Un aigle les ailes déployées, tenant le globe dans ses ^err^ ; à droite S.’et k gàiiche G.

(M. R.) Heine ^pe. — R. La Paix tenant ane branche d’olivier d’une rnaïn, et im bftton court de l’autre ; autour PAX. AVGVSTI. ; dans le. champ s’. C.

(M. B.) Tête à droite. — R. Femme debout, tenant aae corne d’abon-. dancei autour FOKTVNAE AVGVSTI.

(M. B.) La même figure,’ à droite. — B. Femme debout ; autour FELICITAS. PVBLICA.

(M. B.) La même tête, portant une couronne radiée ; autour IMP. CAES. VESPAS. AVG. COS. Vin. P. P. ou COS. VI. CENSOB. — R. Femme debout, tenant upe haste ; autour ABVNDANTIA. AVGVSTI.

(M. B.) Tête ladrée, à droite. — R. La statue de Rome assise ; audesaous ROMA.

(M. B.) Même figure. — R. Victoire ailée, tenant une couronne et une palme ; autour VICTQRU. AyGVST(. ; de cbaqne c6té S : C. «oniiLU.

Il fut trouvé une seule DomiUlle en grand bronze ou médaille.

(G. B.) Médaille. Char trahie par deux mules ; au-dessos S. P. Q. R. MEMOBIAE. DOWniXAE. — S, Dans le champ S. C ; autour IMP. T. CAES. DIVI. VÉSP. F- AVG. P. M : TR. P. P. P. COS. VIU. (4) Ttm^ ;

La quantité de mwipaies de Titus découvertes fut considérable. Elles étaient tentes de moyen bronze, et en g^éral parfaitement belles.

(AR.) Restituée par Gallien. tête radiée de Titus, à droite ; autour DlVO. TITO. — R. Un autel ; autour CONSECRATIO.

(M. B.) tête laurée de Titos, à gahche ; autour T. CAESAB. IMP. AVG. F. TR. P.XOS. VI. CENSOB, — R. Femme debout, tenant une lleur à. la main ; de chaque cèté S. C.

(1) Cette médaille fut frappée à l’avénement de Titus par le sénat. Hionnet l’atlribue iiDomitjlle, fille de Veapaaien et de FI. Domitille. Mais M. Deville croit, qu’elle doit l’être à cette dernière, femme de Vespasien, le mot filia étant toujours ajouté après, pour les filles d’empereurs, taudis quÈ pour t^ (emmes cela n’a pas lieu comme on le voit daiïs les exemples suivans : JVLU. AVGVSTI. - hÂVTIMA.. AVG’. IMP. TBAJANI., et tant d’autres. (T. T de la Rmue NumUmaliqut.j

(M. B.) Mène tête. :— B. Une Victoire ailée, tenant d’une main une palme et de l’autre une couronne ; dans le champs S. C. ; autour VICTORIA. NAVALIS.

(M. B.) Même figure. — B. L’empereur debout, tenant un sceptre ; autour PAX. AVGVST.

(M. B.) Même type. — R. Prêtresse debout, tenant de la main gauche une branche d’olivier et un caducée et de la droite une patère au-dessus d’un autel ; de chaque côté S. C., autour PAX. AVG.

(M. B.) Même tête. — R. Femme debout, s’appuyant sur une lance, et tenant une balance à la main ; dans le champ S. C. ; autour. AEQVITAS. AVGVSTI.

(M. B.) Même type. — R. Femme drapée ; debout, tenant une corne d’abondance ; au milieu S. C ; autoor FELICITAS. PVBLICA.

(M. B.) Tête de Titus, à droite ; autour, même inscription. — R. temple de la Providence ; au-dessous PROVIDENTIA.

(il, B.) Même type. — R. Femme assise, se coiffant ; autour SECVRITAS. PVBLICA.

(M. B.) Tête de Titus, avec couronne radiée, tournée à droite ; autour IMP. CAES. DIVI. VESPAS. FIL. P. M. — R. Pallas casquée, ayant un bouclier à ses pieds, et tenant, de la main droite un épi de blé ; autour TR. P. COS. VIII. P. P. ; de chaque côté S. C.

(M. B.) Tête laurée, à droite. — R. Femme assise au pied d’un palmier ; autour JVDAEA. CAPTA.

(M. B.) Tête laurée de Titus ; à droite ; autour T. CAES : IMP. AVG. TR. P. COS. VI. CENSOR. — R. Rome assise sur u bouclier et tenant une couronne ; dans le champ S. C. au-dessous ROMA ;

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour T. CAES. IMP. AVG. F. TR. P. COS. V. CENSOR. — R. La Paix debout faisant une libation au-dessus d’un autel ; autour PAX. AVGVSTA.

Je ne vis que deux pièces ed moyen bronze de cette impératrice.

(M, B.) Tête eri cheTenx, à droite ; autour JVLIA. IMP.. T. FELIX. AVG.— R. iTMta assise" tèijîiijfone statneHé^ à côté S. C ; ao-dessoiis

VESTA.

(M. B.) Mêiap,fi6«tb dq UMa ;, ’autour JVUA. AVG. F. AVGVSTA.— . R. Vesta assise ; au-àessôus VÎSTÀ. : , trouvées dans les rouilles,

excepte quelqaes médaillons,

n ipodale, d’une cousei’Ta

[}i,ii^}meaattion. leie lauioc’.ae uonmien, tournée.à droite ; autour IMfi. GAES ; BOMITUNUS. Ayii ! GERMANIC. COS.,XI1U. CENSOR. PERp. P. P. ;^-1i. Jupiter assis, Want une haste de la main gauclic. et une Victoire df> droite ; apidëssous S. C ; autour JOVI. VICTORI.

(G. B>) Méine tu sur une estrade, ayant deux viises près d^^bWe ;.1 k deux personnages drapés et debout, ;. defrien : me ; autour, Juscriptioq eflaoi’c, dont il Dé’ res

(G. B.)- fête laurée ;dfl,’l>omitieo. ^-- R. L^eo^ereur debout, en costume juilitairtr’ ; ’ ’ ^Ictoifelecouronnant ; au-dessous S. G.

(G. B.)iéiif, à droite ;. autour CAES. AVG. POMIT. G(të. y. -^’R..’ s fiortiqUes, renfermant chacun une statue., Kurmont^ d’uii ( cbàque extrémité du fronton, d’un’bige ; de chaque p^.i., ’.

(G, B.) Même type. — R., L’empereur debout.

(M. B.) Tête laurée, de DdnAtâeD^ à droite ; autour CAESAR. AVG. t’IL. DOMlTlANVS. COS. V. h- R. Feouné drapée, debout, tenant une fleur à la Qiain ; dànï le champ S. C.

(M. B.) Tête à droilei autour iHE. CAESAE. DIVI. VESP. F. DO-MITIAN. AVG. P. M. — B. Un guerrier debout, tenant un bouclier de la main Manche, et brandissant delà droite une jaYditte ; autour TB. P. COS. Vlir P. P.

(M. B.). Figure de Domitien, avec couronne radiée ; autour IHP. GA£S. DOMIT. ÀVG.. GERM. p. m. te. p. VIII. CENSOB. P. P. — B. U Fortune tenant une corne d’abondance d’une main et de l’autre du gonïérnaili de cbaqué c«té S. C. ; autour FQRTVNAE : AVGVSTI.

(f. B.) Tête laurée du mtaé, k droite^ autour O^. CAES. DOHIT. AVG. GERM ; COS. Xnil. CENSOH. PEBP. P. P. — B. Mars debout, s’appuyant sur une lance, et tenant nu bâton de commandement de la main gauche ; dans le cbamp S. C ; autour VUtTVTI. JLVGVSH.

(M. B.) Tête semblable. ^ R. Un guerrier debout, s’appuyant. de la main gauche.sur une haste, ayant à ses j>ieds un boucliei’, et h la main droite un petit instnunenli li e«té S. C ; autour I. P.. COS. VIII. DESIGN. Vlil. P. P.,

(M. B.) Même type. -^ R. Palltis s’appuyant ’snr’sa lance ; autour T. P, COS.’ VIII. DESIGN. Vin. P. P.

(M. B.) Tête laurêe de Domitien, à droite ; autour CAES. AVft. DO-MIT. COS. V. — R. L’empereur à cheval, et au-dessous S. C.

(M. B.) Même figure, - R. Pallas debout, tenant une haste de la main gauche et un glaive de la droite ; autour T. P. COS. VII. DESIGN, vm. P. T.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IHP. CAES. DOHIT. AVG. GEBH. COS. XII. CENS.-PERP. — E. Jupiier s’appuyant de là main gauche sur. une haste ; dans le champ S. C ; autour JOVI. CONSEEVA-TORl.

(M. B.) Tête laurée de Domitien, à droite ; autour CAES. AVG. I. DOHIT. COS. V. — R. Une femme debout ; au milieu S. C.

(M. B.) Même type. — R. Femme voilée, tenant. une balance et une corne d’abondance ; ii celé S. C ; autour MONETA. AVGVSTA.

(M, B.) Même tête. ~ R. Autel de la Paix ; au-dessus SALVS. ; au-dessous AVGVSTI,

(M. B.) Tête de Domitien, à droite. — R. Victoire devant un tropbée ; autour VICTOBIAE. AVGVSTI.

(M. B.) Même type. — R. Victoire ailée, tenant un globe ; dans le cbamp S. C.

(M. B.) tête lauréè, à droite. — R. Pallas debout, s’appuyant sur une haste, et un bouclier à ses pieds ; autour TB. P. COS. VUI. DES. Vllll. P. P.

(M. B.) Même figure. — R. Femme debout, tenant une coupe de la main gauche, et une conroone de la droite ; autour LIBEBTAS. PVBLICA.

(M. B.) Tête laurée de Domitten, à droite ; autour IMP. GAES. DO-MiTIAN. AVG. GEBH. GOS. XI. — R. Deux boucliers germains, un étendard et un arc en faisceaux ; sur les côtés S. C.

(M. B.) Tête aree couronne radiée, à droite ; autour IHP. GAES. D1V1. VESP. DOMITIANVS, AVG. P. M. — R. Minerve debout, tenant un foudre de la main droite, et ayant un bouclier à ses pieds ; autour TB. P. COS. VIII. DESIGN, vm. P. P.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour GAES. DIVI.VESP.F.DOHITIAN. GOS. VII. — B. Femme assise, tenant une corne d’abondance ; autour CONCORDIA. AVGVSTA.

NERVA.

Les monnaies de cet empereur ne furent rencontrées qu’en très-petit nombre, et presque toute de moyen bronze, car je n^en notai que cinq de grand module.

(G. B.) Tête laurée de Nerva, à droite ; autour IMP. NEBVA. CAES. AVG. P. M. TR ; P. COS. III. P. P. — B. Une femme tenant une corne d’abondance ; antojir FOBTVNA. FELIX.

(G. B.) Tête laurée du même, adroite ; autour IMP. NERVA. AR-MENIAGVS. — B. Bome assise.

(G. B.) Figure laurée, à droite ; autour IHP. NEBVA. GAESAB. AVG. P. M. TR. P. — R. La Fortune debout ; autour FOBTVNA. AVGVSTA.

(G. B.) Tête de Nerva laurée, à droite ; autour NERVA. GAES. AVG. P. H. TR. P. GOS. m. -i- B. Deux mains jointes au-derant d’une enseigne militaire ; aatour CONGORDIAE. EXERCITVM. 8

(G. B.) H«me type, à droite ; autour IHP. NERVA. CAES. AVG. P M. TB. P.. — B. Deux persoDoages debout, se donnant la main-, autour œNœRMA. AVGVSTA.

(M. B.) Tête de Nerva, ceinte d’une couronne radiée, à droite^ autour IMP. NEBVA. CAES. AVG. P. M. TB, P. COS. III. P. P, — B. Deui mains se joignant au-devant d’une enseigne militaire, au-dessus d’une prottCi dans le cbamp S. C ; autour CONCORDIA. EXEKQTVII.

(M. B.) TUe, à droite-, autour IHP. NEBYA. CAES. AVG. GEBHAmCVS. lU. P P. — R. L’empereur debout ; autour LÎBERTAS. PV-BUCA.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP. NERVA. CAES. AVG. P M. TB. P. COS. m. P. P. — R. Gérés debout, tenant une corne d’abondance ; à ctté S. C. ; autour FOBTVNA AVGVS’H. (M. B.) Même type. — B. Statue ’de la Liberté ;.autour LIBERTAS. PVBUCA.

TtiJANfS.

Il ne fut trouvé qu’an certain nombre de monnaies de cet empereur-Celles en grand bronze étaient, en général, plus frustes que celles en moyen, quoique ces dernières laissassent beaucoup à désirer sons le rapport de leur conservation.

(AR.) Une couronne, et an milieu S. P. Q. B. — R. Victoire ailée, tenant une pabne et une couronne ; autour SALVS. GENERIS. HVMANl.

(G. B.) Jf^datlle. Tfité de Trajan laurée, tournée ï droite ; autour IMP. CAES. NEBVA. et TBAJANO. AVGVSTO. GEBM. DAC. P. M. TR. COS. V. P. P. — B. Grque naval, avec colonne de chaque côté et petites galères snr l’eau ; au-dessous S. C. ; à gauche S. P. Q. R. ; à droite OPTIHO. PRINCIPI.

(G. B.) Tête de Trajan, à droite ; autour IMP CAES. NEBV. TRA^ JANO. AVG. GER. DACI. PART. P. M. TR, P. COS. III. — R. L’empereur debout ; autour OPTIMO. PRINCIPI.

(G. B.) Tête semblable. — B. Cérès debout, tenant une corne d’abraidance ; dans le champ S. C. ; au-dessus S. P. Q. B ; autour OPTIHO. PRi^api.

(G. B.) Même type. — R. L’empereur à clieval, foulant un eoDemi ; autour S. P. Q. B. OPTIMO. PBINaPI.

(G. B.) Tête de Trajan, tournée à droite ; autour IMP. CAES. NEBV. TBAJANO. AVG. GEB. DAC. P. M. TB. P. COS. — R. Femme drapée, debout ; autour OPTIMO. PBINCIPI.

(G. B.) Même type de tête. — R. Victoire debout, devant no trophée, inscrivant des hauts faits ; autour S. P. Q. B. OPTIMO. PBINGIPI.

(G. B.) Tête à droite, laurée-, autour DttP. CAES. NEBVAE. TBAJA-NO. AVG. GER. DAC. P. M. T». POT. P. P. — R. PerBonnage assis sur un globe, au pied d’un trophée ; au-dessous S. C ; à droite S. P. Q. B.

(M. B.) Tête de Trajan avec couronne radiée, & droite ; auteur IMP. NERVA. TRA3AN. AVG. GERM. P. M. — B. Femme assise sur une chaise en X ; au-dessous S. C ; autour TB. POT. COS. H.

(M. B.) Même figure. — B. Victoire ailée, tenant un globe sur lequel on Ut S. P. Q. R. ; autour TR. POT. COS. HI. P. P.

(M. B.) Figure de Trajan, à droite. — R. Femme assise, t^ant une corne d’abondance ; autour FOBTVNAE. BEDVGI.

(M. B.) Tête de Trajan, avec couronne radiée, à droite ; autour IHP. CAES. NEBVA.TBAJANO. DACICO. PABTHICO. P. M.TR. COS. lU. P. P. — R. Figure militaire, marchant entre deux enseignes-, ao-dessons S. C ; autour SENATVS. POPVLVS. QVE. BOMANVS.

(M. B.) Tête laurée, à droite. — B. Guerrier debout, appuyé de la main droite sur line lance, et tenant de la gauche une Victoire ; autour S. P. Q. B. OPTIMO. PRINCIPI.

(M. B.) Tête de Trajan, à droite. — R. Cheval Pégase.

(M. B.) Même figure, à droite. ~— R. Femme debout, tenant une corne d’abondance de la main gauche ; un aigle à ses pieds ; au-dessous ALIM. ITAL.

(M. B.) Tête de Trajan, à droite ; autour TBAJANO. AVG. GEBM. DACI. — B. L’empereur tenant une lance et passant sur le corps d’un ennemi.

(M. B.) Tête du même, avec couronne radiée, tournéie à droite ; autour IMP. TBAJANO. AVG. GEB. DAC. P. M. TR. P. COS. V. — B. Femme debout, tenant de la main droite une corne d’abondance, et de la gaûebe une couronne ; autour OPTIMO. PRINaPl.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP.CAES.NEHVA.TItAJANVS. AVG- — R. Femme debout, sacrifiant annlessus d’un autel ; autoor TB. POT. COS. lU.

(M. B.) Même type. — R. Trophé d’armes ; autour S. P. Q. B. OP-TIMO. PRINCIPI.

(M. B.) Même tête. — R. Victoire assise, tournée ai gauche ; autour TB. POT. COS. m.

(M. B.) Même figure. — R. Pallas debonlj autour IMF. COS. V.

(M. B.) Tête avec couronne radiée, & droite ; autour IMP. TRAJANO. AVG. GER. DAC. P. M. TR. POT. COS. V. P. P. — R. Cérès debout ; autour S. P.. Q. R. OPTIMO. PRINCIPI.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMp ! CAES. NEBVA. TRAJAN. AVG. GERM. P. M. " R. Femme debout, s’appuyant sur un bouclier ; autour TR. POT. COS.

(P. B.) Figure de Trigan ; à droite ; autour IMP.CAES.NER. TRAJANO. OPTIMO. PRINCIPI. — R. Une conronne ; au milieu S. C ; autour P M TR. POT. XX. COS. VI. P. P.

(P. B.) Tête de l’empereur, avec couronne radiée, à droite ; autour TBAJANO. OPTIMO PRINCIPI. — B. Gonronue de lierre ; au milieu S. C ; autour DAQCO. PARTHICO. TB. POT XX. COS. XV

HlDRUNfS.

La plupart des pièces de cet empereur qui forent trouvées étaient frustes, surtout celles ea grand bronze. Celles en moyen et en petit module étaient mieux conservées.

(G. B.) Tête laurée d’Hadrien, à droite ; autour HADRIANVS. AVG. GOS. — R. L’empereur élevé sur une estrade, et assis sur une chaise curule i cdté de lui la Libéralité, versant, d’une corne d’abondance, de la monnaie à un homme placé en bas, vèUi d’une toge, représentant le peuple romain ; au-dessous S. G. ; autour LIBERALITAS. AVGVSTI.

(G. B.) Même type- — R. Va roi, à genoux, offirant tribut à l’empe-reur, en tt^e.

(G. B.) Même tête. — B. Une femme debout.

(G. B^) Figure d’Hadrien, à droite. — B. Femme diadémée, assise sur une chaise ornée, et tenant à la main une patëre au-dessus d’un autel.

(G. B.) Tête laurée, à droite-, autour HÂDRUNVS. AVG. qOS. I». P. P- — R. Vénus yoilée } dans le champ S. C.

(G. B.) Même type. — R. Deux figures debout, rune grande, l’autre petite.

(G- B.) Tête laurée, à droite. — R. Femme drapée, assise à terre, et tenant une branche d’oliTier j autour HISPANIA.

(G. B.) Même effigie. — R. Femme dn^ée, debout, tenant de la main droite une palme appuyée à terre ; de chaque càté S. P. Q. B.^ au-dessous COS. m.

(G. B.) Tête laurée d’Hadrien, à droite. — B. Femme tenant une corne d’abondance entre deux enfans debont ; au-dessous COS. III. ; autour HILARITAS.

(G. B.) Même type. — B. Vénus debout ; autour VENERl. GENETR.

(G. B.) Même tête. — R. Femme marchant.

(G. B.) Tête laurée, k droite. — R. Rome casquée, assise sar un trophée, tenant d’une main une corne d’abondance, et de Fautre une petite Victoire, au-dessous S. C.

(G. B.) Même effigie. — B. L’empereur assis sur une estrade ; au bas, deux à trois fig.res debout et de face ; autour UBERAUTAS. AVGVSTI.

(G. B.) Tête laurée d’Hadrien, à droite. — B. Une galère et l’empereur à la poupe ; de chaque cAté S. C ; au-dessous COS. HI. P. P.

(G. B.) Tête à droite. — B. L’Abondance s’àppuyant sur un gouvernaU-, autour FOBTVNAE. BEDVCL

(G. B.) Même type. — B. Borne couchée ; autour AEQVITAS. AV-GVSTI.

(G. B.) Tête laurée, à droite. — R. Guerrier casqué, assis, s’àppuyant sur une haste, et tenant de la main droite nne petite Victoire.

(G. B.) Tête laurée d’Hadrien, à droite ; autour HADRIANVS. AVGVS. — R. Femme debout, s’appuyant sur une lance.

(G. B.) Même effigie. — R. L’empereur debout sur une estrade ; devant, deux personnages distribuant des largesses à un troisiènke montant des degrés ; de chaque cAlé S. C ; au-dessous LIBERAUTAS.

(M. B ) Même figure, à droite ; antour HADBIANVS. AVGVSTVS. — R. Une femme tenant un épi et un gouvernail ; autour ANNOTA. AV-GVSTA.

(M. B.) Même tête. — B. Gnenrier debout s’appayant sur une laftce, et tenant de la main droite une corne d’abondance ; autour COS. ; dans le champ S. C.

(M. B.) Tête à droite. — R. Une couronne de chêne, et au milieu S. C.

(M. B.) Tête d’Hadrien, avec couronne radiée, à droite ; antour IMP. CAES. TRAJANVS. HADRUNVS. AVG. — R. Femme debout, tenant Une balance de la main droite et une corne d’abondance de la gauche ; autour MONETA. AVGVSTI.

(M. B.) Tête laurée, à droite. — R. Mars tenant un glaive à la main.

(M. B.) Même type. — R. Femme debout tenant on gouTernail et une corne d’abondance ; autour FORTVNAE. REDVGI.

(M. B.) Même figure. — R. Fleuve couché, s’appuyant sur une corne d’abondance.

(P. B.) Tête laurée d’Hadrien, à droite ; autour HADRIANVS. AV-GVSTVS. — R. Hodius avec des épis ; autour ANJSONA. AVG.

(P. B.) Même tête. — R. Femme assise, tenant une patère au-dessus d’un petit autel ; autour SALVTI. AVGVSTI.

(P. B.) Même type. — R. Rome Nicéphoreassise ; au-dessous COS. 111.

(P. B.) Tête laurée, à droite. — B. Femme tenant d’une main un serpent qu’elle’ Eût boire dans une conpe.

(P. B.) Même figure. — R. Fenune tenant une baguette d’une main et de l’autre un sceptre.

CoNTiiE«Awn)B ;. I NC. APR.

SiBilli.

Il fut trouvé on certain nombre de pièces à l’effigie de cette impératrice, dont quelques-unes de grand bronze et d’autres de petit module ; sODTent elles se présentèrent frustes.

(G. B.) Tête de Sabine, les cheveux ceints d’une bandelette ; autour SABINA. AVGVSTA. HAOTIANI. AVG. P. P.— R. Vénus debout, tenant la pomme-, dans le champ S. G. ; autour VENERI. GENITRICI.

(G. B.) Même type. — R. Venus debout, nue, tenant la pomme ; autour VENERI. VICTORI.

(G. R.) Tête de l’impératrice dîadémée, tournée à droite ; autour SA-BINA. AVGVSTA. HADB1AI11. — R. Femme assise, tenant une corne d’abondance.

(G. B.) Tête de Sabine diadémée, à droite^ autour SABINA AVGVS-TA. HADBLANI. — B. Fenmie assise, tenant un fuseau.

(M. B.) Tête de la même, à droite. — fl. Femme debout, tenant une corne d’abondance ; à cèté S. G.

(M. B.) Même type. — R. Femme assi^, tenant une patère.

(M. B.) tête diadémée de Sabine, à droite ; autour SABINA. AVGVSTA. HADRUNI. AVG. P. P. — R. La Concorde debout ; autour CONCORDIA. AVG.

(P. B.) Même figure, à droite ; autour SABINA.AVGVSTA.UADRIANl.

— R. Femme debout avec un petit enfant, qu’elle montre de chaque cdté ; autour PIETAS. AVG.

AELIVS.

Quelques pièces seulement de cet empereur, en moyen et petit bronze, furent rencontrées.

(M. B.) Tête d’Aélius, à droite ; autour L. AEUVS. CAESAR. — B. Victoire ailée, debout, écrivant sur un trophée. ; VICT. IHP.

(P. B.) Tête frisée d’Aélius, à droite ; autour AEUVS. CAESAR. — R. Femme assise, tenant nne patère ; autour CONGORDIA. TR. POT. COS. II.

(P. B.) Même type. — H ; Figire debout, sacrifiant ; autour TR. POT. COS. II.

ANTONmVS MHS.

Il fut découvert un grand nombre de monnaies d’Antonia, de grand et et moyen bronze, la plupart d’one conservation imparfaite, et quelques-unes de petit module.

(AR.) tête laurée, à droite ; autour AOTONINVS. AVG. PIVS. P. P. TR. POT. XXI. — R. Un temple ; autour TBHPLVH. Dm. AVG. REST. ; au-dessous COS. IIII.

(G. B.) Tête d’Antonin, à droite ; autour DIWS. ANTONINVS. — h. La colonne Antonine ; autour DIVO. PIO.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. TR POT. — R. Une femme assise, tenant de la main droite une patère.

(G. B.) Figure laurée, à gauche ; autour M. ANTONINVS. AVG. PIVS.

— R. Jupiter, debout ; JOVI. STATORI.

(G. B.) Même tête, à droite. — R.’ Le Génie du sénat romain, sous les traits d’un homme yèto de la toge, tenant de la main droite une corne d’abondance, et de la gauche le sceptre d’ÏToire, marque distinctive des consuls,

(G. B.) Même type. — R. Une femme tenant une lance de la main gauche et une coupe de la droite ; devant elle, un autel.

(G. B.) Tête d’Antonin, k droite. — B. Blars nu, tenant une lance de. la main droite, et une autre sur l’épaule gauche.

(G. B.) Tête à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. TR. POT. XXII. — R. Femme debout, tenant de la main droite une couroone, et portant un enfant sur le bras gauche, tandis qu’on en voit un de chaque côté à ses pieds ; dans le champ S. C ; autour PIETAS. AVG. COS. III.

(G. B.) Même type — R. Rome assise, s’appuyant de la main gauche sur une lance, et tenant de la droite une statuette de la Victoire, allée ; à cdté un bouclier ; autour IMP. VI. tX)S. III.

(G. B.) Tête à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. P. P. COS. XVII. — R. Vénus debout, s^appuyânt sur une lance, et présentant de la main droite une patère au-dessus d’un petit autel.

(G. B.) Même cAlsie. — R. L’empereur en toge, debioat, portaqt le Texillom ) aotoor FGUaTAS. PVBUCA.

(G. B.) Tête d*AiitoaiD, & flrpite. -^ R’. Femoié assise sur aa globe, tenaot noe ’cor|te j’aboodance^ des épisi de eliâque cdté S. C.

(G. B.) Tête laurée et barbue, du même ; autour M ; ANTONINVS. AVG. GËRH. SABM TR. P. XXI. — R. Femme drapée, d^ont, tenant de la main droite, une conronne, àa-dessus d’un autel -, antQor VOT.

(G- B.) Tête à droite. — R. Apollon eo’ habit de femme^, tenant une lyre ; autour APOLUNI.AyGVSTO.

(G. B.) Même type. — R. Bûcher ; autour CONSECRATIO.

(G. B.) Tête laurée d’AntoDiD, à droite ; autour ANTONINVS. AVG PIVS. P. P. TR. P. Xn. — B. Deux corne d’abondance, sur lesquelles sont deui têtes d’enfims -, autour TEMPORVM. FELICITAS.

(G. B.) Même téifi. — < B. Femme debout, tenant d’oite main un épi, et de l’antre on aviron ;.dans le champ S. G. ; anCauT POT. XVI.

(G. fi.) Même type. — B. Femme debout, tenant une couronne de la main gauche et un épi de la droite ; de chaque c6té S. C.

(G : B.) Même tête, -r- R. Femme ddiout, donnant k manger à un serpent.

(G. B.) Même figure. — R. F^nfliedçbodt, s’appuyant delà main gauche sur une enseigne^ dans, le champ S.-C.. - - ’

(G. B.) HêiauB t£te. — R. Feoime ienaat uàe corpe d’abondaiice) autour ABVNDANTIA..

(G. B.) Tête d’Antonin, à droite. — R. L’empereur assis, tenant un globe ; derrière, une Viêtoire le couronne ; antour TR : POT. XV. ;

(G. B.) &Ume^pe.—R. Victoire aiiBi>e,telnnt une patanejàcÀléS.C.

(G. B.) Tête d’Antonin, à droite. :— R. Fenune assise, ^tenant une balance et une corne d’abondance ; ttutour T- POT. X. UH>’. II. COS. lil.

(G. B.) Même figure. — B.- Femme tenant une corne d’abondance, et assise, ; au-deasoas ANNONA. AVG.

(G. B.) Même ^. — B. Jupit^ assis, tenant a la main vine Victoire ; autour JOVl. VICTORI.

(G. B.) Même type. — R. Mars debout ; luitonr HARTI. VLT. IMP. II.

(G. B.) Même type. — R. L’empereur entre quatre enseignes, s’appuyant sur une haste.

(G. B.) Même figure. — R. Victoire ailée, debout ; dans le champ S. C.

(G. B.) Même tête. — R. Victoire ailée, tenant une palme ; à cêté S : C.

(G. B.) Tête d’Antonin, à droite. — R. Victoire aijée, ou l’Histoire ÎHScriTant sur un bouclier des bànts foits.

(G- B.) Même tête. — R. Femme assise sur un globe, tenant une carnti d’abondance et un sceptre ; dans le champ S. G.

(G. B.) Même type. — R. Rome assise, s’appuyant sorun bouclier.

(G. B.) Idem, — R. L’empereur debout, devant lui un captif à ge~ nonx.

(G. B.) Tête laurée d’Antonio, à droite ; autour AM^NINVS. AVG. PIVS ; POT. TR. COS. — R. Une femme assise ; autour OPI. AVG,

(G. B.) Même tête. — R. Femme debout, portant un en^t et un globe ; à ses pieds deux autres enfans ; autour PIETAH. AVG. COS. IIIl-

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. P. P. TR. P. XVI. — R. Femme assisej tenant d’une main une couronne et de l’autre un thyrse ; autour INDVLGENTl A. AVG, COS. UU.

(G. B.) Tête à droite. — R. L’empereur et une femme debout se donnant la main, l’un en toge, tenant le simulacre de la Concorde, et l’autre voilée et vêtue de la stola ; à leurs pieds, deux autres figures plus petites se prenant la main au-dessus d’un petit autel ; autour CONCOB-DIAE.

(G. B.) Tête d’Antonin, à droite. — R. Femme voilée, debout, étendant la main au-depsns d’un petit autel ; dans le champ S. C- ; autour VOTA. SVSCEPTA.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG, PIVS. P. P. TR. P. COS. im. — R. Femme d^raut ; autour UB. VI. COS. UU.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS^ AVG. PIVS. P. P. TR. POT. — B. Cérès assise sur un globe ; autour GERES. AVGVSTA. ; an-deasous ITALIAE.

(G. B.) Tête à droite. — R : Cérës assise ; autour TK. POT. XX COS. IIII.

(G. B.) Tête lanréei à droite ? autour ANTONINVS. AVG,...«XXVn- — R. L’einperear deboitf, et, k genoux devant lui, une feqmie à tête tourrelée ; autour :.... COS. III.

(G B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. P. P. TB. P. VIII. COS. — B. Femme debout, tenant une balance.

(G. B.) Même figure, à droite ; aotour ÀNTONIHVS. AVG- PIVS. P. P. TB. P. COS. III. — B. L’empo-çur debout, en toge, tenant on sceptre ; autour GENIO. SENATVS.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG. PIVS. P P. TB..P. XVI. — B. Hygîe debout, préseidanl une patère à un serpent qui se dresse au-dessus d’un petit autel ; auteur SALVS^ AVG. COS.III.

(M. B.) Tête laurée d’Antonin, à droite ; autour ANTÔNINTS. AVG. PIVS. TB. P. XXVI. — B. Cérès debout vCOS. VI. ; dans le champ se.

(M. B.) Même tête. — R. Femme debout, s’appuyant sur un gouvernail ; autour TB. P.. AVG. COS. III.

(M. B.) Même type. — R. Femme tenant une balance, à droite, et une corne d’abondance, ï gauche ; autour TB. POT. XXI. COS. III.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour ANTONINVS. AVG. WVS. P. p. TB. POT. COS. VII. — R. Hygiè debout, présentant une patère à un serpent se dressant au-dessus d’un petit autel ; autour SALVS. AVG.

(M. B.) Même figure. — R. Un aigle sur un socle ; de chaque cfité S. C.

(M. B,) Même type, — R. Vénus assise, tenant une pomme de la main droite.

(M. B.) Même tête. — R. Femme debout, tenant une corne d’abondance d’une main, et de l’autre un flambeau ; autour PAX. AVG. PIO. II.

(M. B.) Même figure, à droite. — R. Femme assise ; autour INDVL-GENTIA. AVG. COS. UU.

(M. B.) Tête laurée d’Antonin, à droite. — R. La Liberté tenant une haste de la main gauche, et un bonnet de l’autre ; autour UfiERTAS. AVG. COS. IIII.

(M. B.) Même Ute. — R. FanBe debout ; atitom’LIBKEAUTAS COS IllI. :.,’

(M. si) Tête butéi ; il’ Antonio, 8 dcoita ; antoiir ÀNTONBtVS. AVG. PJVS’P. P ; TB. P. XXli. — B. D«ui figures dans’nn, Veraple octostyle ; an-dessons COS : XXU.-, aiitonr I50>. L. T. M ; DIV. ivG. BEST. (In-PERATOR I^DCIOS VBSDB MaXIHOS DlVOS AufiDBiPS’BEaTlTDIT.).

(M. B.) Mtme tlU). — R. ta Uberté Ami ; antonr UBEBTAS AVGVSTI.

(M. B.) Même type. -^ B. d’Abondance s’appnjànt sur un bouclier ; au-dessous FOBTVNAE. BEDVCl !

(P. B.) Tête d’Antonin,’ avec eoaronqe radiée, ï droite^ autour ANr TONUrVS : ATO. PIVS. p. p. TB. p. ÎVII. — U iJibtM, debOBt, tenant un bonnet, autour ÙBEBTAS. COS. niL

(P. B.) Tête radiée, à droite. — H. Femme debout, fenant.use baste, et présentant de la main droite une patëre à nu serpent qui se dKSse sur on autel ; autour SALTn. AVGVSTI. TB. POT, COS. III.

(P. B.) Même figure. ^.B. Guerrier aaoé d’un bouclier. et brandissant im glaive j autour TB. POT. VIU. COS.

(P. B.) Même type. — - B. Femme s’appoyunt sur un gouvernail ; autour TB. POT. XX.

(P. B.) làtM. — ^ B. Bome s’appuyant sur une lance et un bouclier ; dans le champ -S. C.

(P.- B.) Même Hgnrè. — B : Femme débout près d’un petit. autel. (P. B.) 1<I$|». — B. Un fondre.

(P..B.) Même tête. -^ B. Gneirier tenant d’one maîa’le vexiUum, et de l’antre un globe on disque ; antonr’ FELICITAS. AVG.

f ADSTim sÉsm :

On rencontra un certain nombre de pièces de cette impératrice, en grand etmoyen bronie, mais en général assez fruste.

(AB.) Tête avec côiinre à perles, i droite ; autoni’ DIVA. FAVSTINA, — R. L’impératrice, debout ; autour AVGVSTA.

(AB.) Tête à droite y autour PITA. FAVSTINA. — R. Junon, debout, tenant un sceptre ; autour AVGVSTÂ.

(G. B.) Tête de Faustinft, à droite ; autoiM- DIVA. FAYSTINA. — B. Femme debout, relevant, dn patt’de.8a robâ ; anàowt AflTFRMTAS. ;. dans’ le çbamp S-.C.

(G..B,) Même téte. — R. L’Equité, deboirt ) autour AEQVITA6.

(G. Bt) Même tjpe ;, aTie^ cheuveux relevés. — R. Cérés, : debout, autour AVCVSJA..

(G. B.) Tête de FaustiD^ I autour FAVSXINA ; AVG.ANTONiNL AVG. P. F. r—B. Vénus debout ; autour VENEBI. ÀVGVSTAE.

(G. B.) M&tao âgnre. 7- B. Femme debout, toiant Je palladiion et la haste ; autour VISTA. ; ^

(G. B.) Même type. — R. Femme dd>out, tenant une pat^ d’une main et tao soiqptre de l’autre j.autour ÂVÇr. VESTA.

(M. B.) Tête de Faoïtiae, à droite j antonr FAVSTINÀ. AVQVâTA. — R. Femme, debout, tenant nneo^Csur le bnw g&iudie, et un bftton de la main droite V antoor FECVNDITAS.

(M. B.) Même tête. — R. Femme assise-, tenant un sceptre^ autour AVGVSTA.

(M. B.) Même B^nte, à droite<aùtoiirl>iyA. FAVSTINA. — R. Femme Toii^e, debont, tenant d’une nrain qn miroir, et dé l’autre, aa long bâton.

(H. B.) Même téte..^^ Bt Femme aMisie, tenimt~nn’ globe sur ses genoux, et s’appuyant le. ^i9s droit sur la chaise.

(H- B.) Tête à droite ; antpnr FAVSHKA. AVG. — % Fenunedebout, tepant’ d’une maia tm seqfwnt, Qt de Tantre,’ ;nne bj^^uette ; de cbaqae celé S. C.

(P.- 9.) Tête de F^tçatine’, h droite, r— I^ ; Femme debont, tenant de la main droite une lampe, au-dessus d’un antel.

(P.. B.) Même type. — R. Femme. debout, tenant de ta main droite une lampe, ur-dewiM-d’ua eofant.

M. ITREIIVS.

Il fut rencontré qd nombre considérable de pièces de grand et moyen bronze à l’effigie de cet empereur. Elles étaient généralement atseï fnutes ^ celles de’petit module furent beaucoup plus rares.

(Q. B.) Tête laurée et barbue, à droite ; autour M. ANTONINVS. AVG. GERM. TR.’P. XXIS. — B, Femme debont, tenant une corne d’abondance ; autour LIBERAL. AVG. VI. IMP. VH. COS. Ul.

(G. B.) Tête de Marc-Aurèle, ceinte d’une bandelette, à droite’ ; aulonr M. ANTONINVS. AVG. TR. P. XXVI. — R. Victomî ailée, inscrivant sur un bouclier VlC. GER. ; autour TR. POT. COS.

(G. B.) Tête, à droite — R. Hygie-’ debout, présentant «né pat«Te à un serpent qui se dresse au-dessus d’un petit aat«lj autour LIB. AV-GVSTOR. TR. P. XV. COS- 111.

(G. B.) Méme type, à droite. — R. Mars s’appuyant sur une lance et un boacliw ; autour COS. IlL

(G. B.) Tête frisée de Marc-Aurèle, à droite — R. iDSlnimeos de sacrifice ; autour PiETAS. AVG. "

(G. B.) Même figure, toisnée à droite ; autour AVREUVS. CAESAR. AVGVSTl. P. H. F. COS. — R. Un gnerriér s’appuyant sar une lance.

(G. B.) Même’ tête laurée, à droite. — R. Femme debout, tenant une patère.au-dessns d’nn petit autel ; dans le champ S.’-C.

(G. B.) Tête de Marc-Aurèle, ornée de la couronne radiée, à droite ; autour IMP. CÀES. M. AVR. AM’ONINVS. AVG. P. H. — R. Un homme et une fnnme ddiout, se donnant la main ; autour CONCOBDIA. AVGVST. TR. P : XV. P. M. ; au-dessous COS. lU.

(G. B.) Tête à droite. — R. Un sacrificateur, tenant une patère au-dessus d’un autel ; au-dessous PIETAS.

(G. B.) Même type. — R. Trophée d’armes ; autour DE. SARMATIS. IMP. VIU. COS. m. P. P.

(G. B.) Tête barbue, avec couronne, radiée, tournée à droite, autour M. ANTONINVS. AVR. TB. P. COS. XXIV. — R. Escnlape s’appuyant de la main gauche sur un bAton, et présentant une patère ii un serpent se dressant sur un autel ; autour SALVTl. AVGVSTl. COS. III,

(G. B.) Même figure. — R. La Monniiie,.debout ; autour HONETA.

(G. B.) Tête de Marc-Aurèle, à droit«, et laurëe ; aulpur H. A^R. ANTONINVS. AVG. ABMENIACVS. — B. Guerrier casqué, debout, s’appuyant sur UD bouclier, et tenant une lance de la main droite-, TB. POT. œs. lU.

(G. B.) Wle Wjée, à droite ; autour H. AVHEUVS. CAES. AVG. — Fenuue debout, tenant de la main droite le veiillum, et de la gauche une lance ; autour TR. POT.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour M. AVRE. ANTONINVS. PIVS. AVG. P. P. ITEB. — R. Femme drapée, debout, tenant ime lance de la main gauche, et de la droite une baguette dont elle touche un globe ; autour PROVIDENTIAE. AMNONVM.

(G. B.) Même type : — B. Mars assis près d’un bouclier, et s’appuyant sur une lance ; autour IHP. TB. P. VU]. COS.

(G. B.) Tête à droite. — R. Mars, marchant ; antonr Ht. P. XXIV COS. UI.

(G. B.) Tête laurée, à droite ; autour H. AVR. AKTDNINVS. AVG. P. M. — R. L’empereiir, debout, devant Borne assise ; antonr IMP. Vlll. COS. m.

(G. B.) Idem. ; autour M. ÀVBEl. ANTONINVS. AVG. — B. Femme debout, tenant une haste, et de l’autre main des épis ; antonr FELICITAS. AVG.

(M. B.) Tête à droite ; autour DIWS. M. ANTONINVS. PR. COS — R. Aigle tenant im globe entre ses serres.

(M. B.) Même figure ; autour M.AVREUVS. ANTONINVS.— R. Statue de la Liberté s’appuyant sur une lance ; autour FELICITAS. AVGVSTI.

(M. B.) Hème type. — R. Deux personnages en face ; CONCORDIA. FOB. TB. P. AVG. ; aiHiessous COS. m..

(M. B.) Tête frisée, à droite ; autour AVRELtVS. CAES. AVG. PII. F. — B. Guerrier debout, tenant une hince de la main droite, et sur l’épaule un trophée ; autour TB. POT. XUIl.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour M. ANTONINVS. AVG. TR. P.

XXVIl. — R. Captif debout’j et qd autre assis. près d’uotn^bée ; autour GERMANICO ! AV€. fflP,. VI. COS, ffl.

(M. B.) Même type. - R. Rome assise sur un bouclier’,’"tena»tatie petite Victoire,’de la main droite, et s’appuyant sur une lance ;.(mtoiir fiOMA. ; au-dessous œS..Vl.

(M, B.) Tête laurée, à droite — &. Femme d^ut, etàcdtéun arbre.

(M. B.) Même figure. — B. Femme drapée, s’appuyant sur une lance, et ayant devant elle un enfant debout.

(M. B.) Tête à droite. — R. Femme tenant une corne d’abondance.

(V. h.) Idem. T~ R> FeÀime debout, s’appuyant sur un bouclier ; autour TR. POT. COS.

(M. B.) Tête à droite, — R. Mars s’appuyant sur une haste et un bouclier ; autour TR. POT- COS.UI. ’

(M. B.) Tête frisée, k dtoHei autour i)iyVS. M. ÀNTONINVS. AVG. — R. L’émpereûr eulevé sur un aigle ; autour CONSECRATI0<.

(M. B.) Tête laurée, àdroHe. — R. La Partbie debout, avec le costume oriental, des -ailes aiidos, et une guirlande dans les mains ; autour XXX : IMP. COS.

(H..B.) Tête à droite. — R. Femme debout tenant une corne d’abondance et une coupe^, autour LIBERAI : AVG. VIL COS. III.

(M. B :) Tête à droite. - R. Victoire ailée, debout, insciÎTadt sur un trophée ; àntpiir TB. POT. XIX. IMP. n..C05. H,

(M. B.) Même type. - R. ilygie ddiout ; autour &ALVTi : AVGVStorvm :

(P. s ;) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IMP. CAES. H. AVREL.ANTONINVS. AVG : —R. Femme debout, tenant une corne d’abondance, autour FEL.TEMP. XV. COS. in.

(P. B.) Tête à droite. - R. Statue debout, tenant une enseigne ; au-dessus VICT. PABTHORVM.

(P. B.) Tête radiée) & droite. — R. Couronne de diêne,- et au milieu decellft* ! VICT. GERMA. IMP. Vr. COS. in. S : C

(P B.) Tête à droite. — R. Un bûcher ; autour CONSECRATIO.

ÏAÏSTINA junior.

Il fut rencontré on certain nombre de pièces de cette impératrice, en grand et en moyen bronxe. Les premières, en pins grande quantité, étaient souvent trës-fhUtes. Les revers en Forent assez TWiés. On en nota gaelqnea-uaes en petit module.

(G. B.) Tête diadémée de Faustine, à droite ; autoor FAVSTINA. ATG. PU. AVG. FIL. — B. Vénnt debout, tenant la pomme j autour VENEBI. GENETBia. *

(G. B.) Tête coiffée en cheveux, ^ droite ; autour FAVSTINA. AV-GVSTA. ANTONINL. AVG. PU. F. AVG. — B. Femme voilée, debout ; autour œNCOBDIA.

(G. B.) Même tête et même épigraphe.. — R. Femme assise, tenant une coupe à la main ; autour CONCORDIA.

(G. B.) Même type. — B. Vénus assise, tenant une Victoire et la baste ; autour VENyS. FEUX.

(G. B.) Tête co^6e ai cheveux et ii droite. — B. Vàius debout, s’appuyant sur UÉ bouclier, et tenant use Victoire de la main droite ; autour VENVS. VICTBIX.

(G. B.) Même figure. — R. Femme dd>ont, tenant une eome- d’abondance.

(G. B.) Même effigie. — Femme apuyée sur un pilastre, et à«e8p^s un enfant debout.

(G. B.) Tête de Faustine, à droite. — B. Femme debout, tenant une baste de la main gauche et noe couronne de la droite ; à c6té, na oiseau.

(G. B.) Tête à droite ; autour DIVAE. FAVSTINAE. «ATBI. CAS-TEOBVM. — B. Deux éléphans traînant un char, dans lequel une figure voilée.

(G. B.) Tête de Faustine, à droite. — R. Femme debout, tenant un flambeau.

(G. B.) Même figure, à droite. — B. Femme debout, s’appuyant sur un b&ton.

(G. B.) Tête de Faustine, avec cheveux tressés en natte, à droite ; autour FAVSTINA. AVGVSTA. — R. Femine debout, s’appayant sur une lance.

(G. B.) Même type. — R. Vénus assise ; autour VENERI. AVG.

(G. B.) Même figure. — R. Vénus debout ; autour VENVS.

(G. B.) Idem. — R. Fortune debout, s’appuyant sur un gouvernail.

(G. B.) Tête de Fanstine, eu cheveux, à droite. — R. Cybèle debout, tenant un sistre de la main gauche, et de la droite une lampe ; à ses pieds, une petite figure debout ; dans le champ S. C.

(G. B.) Tête de Faustine, avec cheveux nattés, k droite ; autour DIVA. .FAVSIINA. AVGVSTA. — R, Femme s’appuyant sur une haste, tenant une corne d*aboDda)ice de la main droite, et devant elle un oiseau marchant.

(G. B.) Tête à droite, autour DIVA. FAVSTINA. — R. Un paon enlevant Faustine ; de chaque Côté S. C.

(M. B.) Tête avec cheveux nattés, à droite. — B. Femme debout, tenant une lampe au-dessns d’un enfant ; dans le champ S. C.

(M. B.) Tête de Faustine, à droite ; autour DIVA. FAVSTINA. — B. Vénus, deboDt, appuyant sur le bras droit on bâton terminé en phallus ; autour SIDEBIBVS. RECEFTA :

(M. B.) Tête avec cheveux nattés, tournée k droite ; autour DIVA. FATSTINA. — R. Porte d’un temple ; sur les côtés S. G.

(M. B.) Même figure. — R. Un Ut sur lequel deux enfkns se regardent ; autour CONSECRATIO.

(M. B.) Tête de Faustine, à droite^ autour DIVA. FAVSTINA. PII. AVG. — R. Diane Lucifère, marchant ; autour SIDERIBVS. RECEPTA.

(M. B.) Tête à droite ; autour FAVSTINA. AVGVSTA. — R. Femme debout, s’appuyant de la main droite sur un long bftton, et tenant de la gauche nn enfant ; autour FïCVNDITATI. AVG.

(M. B.) Même type. — R. Un bûcher ; autour GONSECBATIOl

(M. B.) Tête de Faustine, à droite ; autour FAVSTINA. AVGVSTA. — R. Femme debout, tenant un enfant sur chaque Ihus, et on de chaque côté à ses pieds i autour FECVNDITATI. AVGVSTAE.

(M. B.) Tête à droite — R. Femme assise, tenant un scepixe de la main ganche, et de la droite portant na phénix sur nn globe, en face de deux enseignes militaires ; autour MÀTRl. CASTflORVH.

(M. B.) Même effigie ; autour FAVSTINA. AVG. — R. Deux enfaus dans denx lits ; autour SAECVLI. FELICITAS.

(P. B.) Tête de Faustine, coiffée en cheveux, îi droite ; autour DIVA. FATSTINA. — R. Femme debout, tenant nne corne d’abondance «t une baste-

(P. B.) Même figure. — R. Femme debout, tenant une lampe de la main droite, au-dessus d’un petit autel ; autour VENEBl.

(P. B.) Même tête. — Vénus assise, tenant un flambeau ; autour VENVS. lïCIÏS ÏMÏS.

Il ne fut découvert qu’un très-petit nombre de pièces de cet empereur ; elles étaient de grand bronze et assez frustes.

(G. B.) Tête laurée de Venu, barbue, tournée à droite ; autour IHP. AVREL. VERVS. AVG. ARMENIAÇVS. — R. Un guerrier casqué, nu, portant une lance sur son épaule ; autour TR. POT. VI. IMP. III. COS. H.

(G. B.) Tête frisée et barbue, a droite ; autour IHP. AVREL. VERVS CAES. AVG. — R. Mars, debout, s’appuyant sur une lance et un boucUer ; autour TR. POT. IMP. IL COS. U.

(G. B.) Même figure ; autour LVCIVS VERVS. — R. Aigle sur un globe ; dana le champ. S. C.

(G. B.) Même type. — R. Rome debout, une lance d’une main, et portant nn trophée d’armes sur son épaule ; autour TB. POT. V. IMP. II. COS. U.

(G. B.) Même tête. — R. Aigle d^loyé sur un globe ; autour CONSECRATIO.

(P. B.) Tête frisée de Véros, avec couronne radiée ; autour IMP. CAES. AVR. VERVS. AVG. — R. Deux femmes drapées, se donnant la main ; autour CONCOBDIA. AVGVSTOR. TR. P, IMP.

(P. B.) Tête à droite ; autour IMP. AVREL. VERVS. AVG. — R. Cérès, debout ; autour PROVIDENTIA. TR. P. II. COS. H.

Les pièces de cet impératrice furent trouvées en certain nombre, surtout en grand bronze. Cependant, il m’en fiât prâentë aussi en moyen et en petit module. Elles étaient, en général, d’^iqe très-médiocre conservation.

(G. B.) Tête coiffée en cheveux, tournée à droite ; autour LVCILLAE. AVG. M. ANTONINI. AVG. F. — R. Vénus, assise, s’appuyaat sur une . lance, et tenant de la main’ droite une statuette ; autour VENVS.

(G. B..) Tête avec résille, enveloppant les cheveux, à droite ; autour LVCOXA. F. AVGVSTI. ANTONINI. AVG. —R. Femme debout, tenant une corne d’abondance de la main gauche, et de la droite cueillant une branche à un olivier placé devant eUe-, dans le champ S. C ; autour BI-UUUTAS.

(G. B.) Tête coiffée de la même manière, à droite ; autour LVCILLA. F. AVG. ANTONINI. AVG. — R. Femme assise, tenant ime cpienOuiUe ; autour ANNONAE. AETïïINÂE : ’

(G. B.) Même figure, a droite. — R. Femme assise, tenant un oifant sur ses genoux, un antre )i ses pieds -, autour FEGVNDITAS.

(G. B.) Même tête. — R. Femme assise, et deux enfans ; autour FE-GVNDITAS.

(G. B.) Même type. — R. Feouneassise, tenant d’une main une pomme, et s’appayant de l’antre sur un bAton ; aitdessous S. G. ; autour ÏVNONI. iVCINAE.

(M. B.) Tête de Lucille, sans réseau, à droite ? autour LVCILLA. F. AVG. ANTONC* !. AVG. F. — R. Vénus tenant une pomme de la main droite, çt de la gauche un thjrse ; aatoor VENVS.

(M. B.) Même effigie. — R. Femme assise, tenant un bftton courbé de la main gauche, et de la droite un vase ; autour JVNONI. LVGINAE.

(M. B.) Tête de Lucille, à droite ; autour LVCILLAE. AVG. ANTO-NINI. AVG. — R. Femme debout, présentant une patère à un serpent au-dessus d’un petit autel, et tenant une statuette de la aiain gauche. ’

(P. B.) Tête coUKe en cheveux, à droite^ autour LVCllLA. AVGVS-TA. — B. Femme assise, présentant le sein à pn enfant ; devant et derrière elle ; un enbnt debout ; autour FECVNDITAS.

(P. B.) Tête de Lucille, à droite ; autour IVaLlAE. JkVGVST. AN-IQNI. F. — B Femine drapée, debout ; autour PVDiaTIA. coniiDvs.

Le nombre des pièces de cet empereur rencontré, dans les fouilles de la Vilaine, fut assez considérable, en grand et eu moyen. bronze ; elles étaient généralement d’une assez belle conservation.

(G. B.) Tête laurée, tournée à droite ; autour M. AVB. COHMODVS. AVG. GEBH. — B. Trophée d’armes ; au-dessous CAES. AVG

(G. B.) Tête frisée de Commode, à droite ; autour H. ÂYB. œMHO-DO. GAES. AVG. GEBH. SABM. — B. Jupiter debout, tenant une faasie de la main droite, un foudre de la gauche, et devant lui un enfant ; dans le champ S. C ; autour JOVI. VlGTOEI.

(G. B.) Même type, à droite ; autour COHMODVS : CAES. A.VG. FIL. — R. Guerrier debout, s’appuyant sur une lance, auprès d’un £lobe surmonté d’un trophée d’armes ; autour PB1NG1PL JWENTVTÎS.

(G. B.) Tête de Commode, à droite ; autour COHMODVS. AKT. PIVS FEUS. AVG. BBIT. P. P. — B. Apollon, en hàbiU de femme, tenant une lyre appuyée sur une colonne ; autour APOLLoai. PALatino. P. H. TB. XVI. COS. VI.

(G. B.) Tête laurée et barbue, à droite. — B. La Libéralité debout ; aiitonr UB. AVG. Tb’. P. XVII. IHP. VIII. COS. VII. P. P.

(G. B.) Tête frisée et barbue, ceinte d’une bandelette, à droite ; autour H. COHMODVS. ANT. AVG. PIVS. BBIT. — fi. Femme assise, tenant un globe ; autour SECVBITAS. OBBIS. P. M. TB P. XIII. IHP VU !. ; aùJessooaCOS. V. P. P.

(G.B.) Tête barbue et laurée, à droite ; autour U ;AVBEL. COHMO-DVS. AVG. P. F. — B, Deux agures se donnant la main ; autour PlE-TA’n. SENATVS. C. V. P. P. (Coasot Qumilll Patm Pural*.)

(G B.) Même effgie, à droite ; autour COHHODVS. ANTOiNINVS AVG. — B- Jupiter debout, s’appuyant sur une haste et l’aigle 1t ses pieds ; autour TB. P. VUI. IHP. VI. CO^. III.

(G. B.) Même figure laurée, à droite ; autour IHP. COMMODVS. AVG. GEBHANIGVS. — B. Trophée d’armes ; au-dessous SABMATA.

(M. B.) Tête de Commode à droite, autour AVBELIVS. COMMODVS. ANTONINVS. AVG. — B. Femme s’appuyant de la main gauche sur une lance, et tenant une bourse de la droite.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP. AVB. COMMODVS. P. M. AVG. P. P. — B. L’empereur debout, appuyé sur une lance, tenant la main d’un guerrier placé en face et armé d’une haste.

(M. B.) Même type ; autour IMP. COMMODVS. ANTONINVS. — B. Femme tenant une lance de la main droite ; autour TB. P. III. IHP.

(M. B.) Même figure. — B. Cérès debout^ avec uue corne.d’abondance.

(M. B.) Idem. — B. Femme drapée, debout, tenant une haste ; autour LIB. AVG. P : m. TR. p. XVH. COS. VII. ’

(M. B.) Tête lanrée, à droite. — R. Mars casqué, debout, s’appuyant sur nn boucliar ; autour HAHTI. VLTOBI.

(M. B.) Idem. ~ B. Trophée d’ardies ; autour DE. GEBM. TB. P. H. COS. P. P.

(M. B.) Tête laurée, à droite, même ^igraphe. — B. Génie ailé, écrivant sur un bonclier ; autour TB. POT. XI. IHP. COS. V. P. P.

(M. B.) Même figure. — R. Jupiter debout ; à ses pieds une petite figure en toge portant la Victoire ; autour JOVI. CONSERVATOBI.

(M. B.) Idem. - R. Femme debout, s’appuyant sur une haste, et tenant une coupe ’i la main.

(M. B.) Même type. — R. Femme debout, tenant une corné d’abondance ; autour LIB. AVG TB. P. IMP. Ull. COS. U

(M. B.) Idem. — R. Mars- assis sur un bouclier, et tenant une luice sut laquelle il s’appuie.

(M. B.) Tête laurée de Comjnode, à droite. — R. Hygie debout, présentant une patère & un serpent dressé au-dessus d’un antel.

(M. B.) Idem. — fi. Femme assise, tenant une corne d’abondance ; au-desaous FORT. PVB. ; anloor TR. P. P. VIU. COS. VI.

(M. B.) Tête à droite. — R. U Liberté debout antour LIBERTAS AVG.

(M. B.) Idem : — R. Femme debout, sacrifiant au-dessus d’un autel ; autour P. M. IR. P. XB. IMP. Vni. CÔS. V. P. P.

(M. B.) Idem. — R. Femme assise, tenant on globe ; antoiir SECVRl-TAS. OBB. P. M. TR. P. Ml. IMP. TIII

(P. B.) Tête laurée de Commode, ii droite. — B. Cérès assise. cmsriNi.

Il fut découvert un nombre très-peu considérable de pièces de cette impératrice. Elles étaient de ^and et moyen bronze, qndques-ones de peUt, et aoorent assez frustes.

(G. B.) Tête de Crispine^ coiffée en cheveux, et tooroée à droite ; autour CRISPINA. AVGVSTA. — R. La Concorde assise, t«nant une corne d’abondance sur le bras gauche, appn ;é snr une petite figure placée sur un cippe,. et une patère dans.la main droite^ autour CONCORDIA.

(G. B.) Même figure. — B. Femme assise, tenant une couronne de la main droite, au-dessus d’un petit autel, et s’appuyant le cQude sur le dossier de la chaise.

(G. B.) Tête à droite. — B. Vénus Nicéphore, assise ; aatoor VENVS. FEUX.

(M. B.) Tête de Crispine, à droite. — R. Femme assise ; autour PV-DICITIA.

(M. B.) Même type ; antour CRISPINA. AVG. — R. Hygie assise devant un petit autel, présentant une palère k,un serpoit qui se dresse- au-dessus.

(P. B.) Même figure, à droite ; autour CBISPINA. AVGVSTA. — R. Femme debout, triant soif voile ; autour PVDICITIA.

(P. B.) Idem. — R. Rome Nicéphore, assise ; autour ROHAE. AE TERNAE.

(P B.) Tête de Crispine, à droite ; autour CKISPDIÀ. AVGVSTA. — R. Cérès assise^ autour CERES.

SIDUCU.

Je n’ai pu noter que deux pièces de cette impératrice, et eocôre tellement frustes, qu’il est resté des doutes dans mon esprit.

(G. B.) Tête fisses jeunç, coiffée en chereox, ei tournée à droite — R. Femme assise, tenant une fleur de la main droits, et s’appnyaat sur un coussin ; auprès un chien.

tmm iimlivs.

Il ne fut rencontré qu’une pièce en argent et un seul grand bronze de cet empereur ; il était un peu fruste.

(AR.) i>«nt«r. tête laurée de l’empo^ur^ aotoor IHP. GA£. Dbcimus. Clodivs ALBINVS. — R. Hinerre’, delwdt, tenant ttne branche d’oIiTier^ autour MN. PAC. COSl. U. ’

(G. B.) Tête bapboé d’ilbmas, toorn^ ^ droite- autour D. GLOD. SEPT. ALptN. GA£S. — R. La Fortune » assise, tenant une corne d’abondance de la main ganch,e, et une patère de la droite ; dans le.Qhamp S. C ; autour FORT. REDVa. COS. H.

SEPTIMIVS SEYERTS.

Il ne fut trouvé qu’un petit nombre de monnaies de Septime Sévère, de moyen module, et une ou deux de grand bronze.

(M. B.) Tête laurée de Septime Sévère, tournée à droite, autour SEPT. SEV. P. P. TR. P. AVG. — B. Statue de la liberté ; tenant une lance de la main gauche ; autour LIBERTAS. AVGVSTA.

JVLUB0IN4.

Les pièces de cette impératrice, que les fouilles de la Vilaine mirent à découvert, étaient en très-petit nombre, frustes, et en moyen et petit bronze.

(AR.) Tête de femme, avec réseau, tournée à droite ; autour JVLIA.

PIA. FELIX. AVG. — B. Véons. assise, tenant une pomme d’une main, de Taotre un phalhis, et s’appuyant sur un bâton ; autour VENVS. GE-NETRIX :

(AK.) Figure à droite ; JVUA.AVGVSTA. —B. Vénus debout, tenant la pomme ; aatoor VENTS. VICTBIX.

(P. B.) Tête avec Grisures transversales, tournée à droite ; autour S-LIA’. PIA. fXUX. AVG. — R. Femme debout ; s’appuyant sur une haste, et devant elie un oiseau marcbant ; autour JVNO. ; dans le champ S. G.

CAlXClUl.

Il fut trouvé un nombre très-peu considérable de pièces, en grand et ni07«i bronze, de cet empereur.

(AB.) Tête avec conronne radiée, h droite ; autour IMP. CAES. M. AVB : AMT. — R. Mars, chargé de dépouilles, tenant une lance ; aàtoar MARS. VICTOR.

GETA.

Il ne fut découvert qu’un denier en argent de cet empereur.

(AB.) Tête trte-jeune de Get%, à droite ; autour P. SÉPTI. GETA. CAES. POKT. — R ; Un des Dioscures debout, tenant un cheval ; au-dessus CASTOR.

RLifiiftALVS.

On nota seulement quelques monnaies de moyen bronze de cet empereur.

(M. B.) Tête d’Elagabale, ceinte d’une couronne radiée, et tournée à droite ; autour IMP. M. AVB. ANTONINVS. AVG. — R. Femme debout, tenïmt une corne d’abondance ; autour FEL. TEHP. IMP. XV, COS. III.

JVLU lAEfii.

Il ne fut trouvé qu’une ou deux pièces à l’effigie de cette impératrice.

(AB.) Tête coiffée en cheveux nattés en arrive, à droite ; autour IVUA. MAESA. AVG. — R. Femme debout, drapée, tenant Une patère au-dessus d’un petit autel ; autour SAEGVtl. FELICITAS. SEVERfS AlEXMDEt.

Les monnaies de cet empereur ne fdrent pas nombreuses. Quelquesunes de grand module furent rues, mais la majeure partie était de moyen bronze.

(G. B.) Tête ceinte d’une bandelette, tournée a droite ; autour IHP. CAES. M. AVR. SEVER. ALEXANDER. AVG. P. P. — R. Femme debout, s’appuyant sur une colonne, tenant d’une main une corne d’abondance et de l’autre une tessère ; autour LQtERALlTAS.

(M. B.) Tête à droite et même épi^aphe autour. — R. Mars debout, tenant une lance de la main droite et une seconde sur l’épaule ; autour P. M. TR. P. V. COS. V. P. P.

(M. B.) Tête laurée, à droite. — R. Victoire ailée, tenant une couronne de la main droite et une palme de la gauche ; autour VICTORIA. AVGVSTI.

(M. B.) Même figure — R. Femme drapée, debout, s’appuyant sur unb&ton, et présentant une patère 1i deux serpens s’élevant au-dessus d’un petit aiite ; autour P. M. TR. P. X. COS. III. P. P.

(M. B.) Tête de Sévère Alexandre, à droite ; autour IMP. CAES. M. AVR. SEV. ALEX. — R. Fenune drapée, s’appuyant sur des enseignes ; autour npELITAS. MILITVM.

MAXIMINVS I.

Il ne fut trouvé que quelques pièces, en moyen et petit bronze, de cet empereur.

(P. B.) Tête laurée, à droite i autour MAXIMINVS. PIVS. AVG GERM — R. Guerrier debout ; autour GEMIO. POPVLI. BOMANl. MAXINfS.

Je ne vis qu’un seul spécimen des pièces de cet empereur.

(AR.) Tête laurée, à droite ; IMP. MAXIMINVS. PIVS. AVti. — B. L’empereur debout, entre deux enseignes ; autour P. M. TR. P. 11. COS. SOIBIANÏS III.

Il fut rencontré quelques monnaies de moyenet de petit bronze de cet empereur.

(AR.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IHP. GORDIANVS. PIVS. FELIX. kVG. — R. L’empereur debout, tenant un globe d’une main et un javelot de l’autre ; autour P. M. TB. III. COS. P. P.

(U. B.) Tête avec couronne radiée, tournée à droite ; autour IMP. CAES. GORDrAPTVS. PIVS. AVG. — R. Fenune debout, tenant une corne d’abondance à gauche, et de ht main droite un long bâton ; autour FELKaTAS. AVGV5TL

(M. B.) Tête radiée, à droite ; autour IMP. GORDIANVS. DIVVS. FEUX. AVGVST. — R. La Liberté tenaal une baste ; autour SALVTI. PERPETVO.

(P. B.) Idem. — R. Femme debout, avec corne d’abondiutce ; autour AEQVITAS. AVG.

pfiiLiprvs I.

Il ne fut trouvé qu’un très-petit nombre de pièces, en moyen bronze. de Miilippe.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IHP. PfflLIPPVS. AVG. — R. Femme drapée, debout, tenant à ganche une conte d’abondance, et de la main droite un long bâton ; autour T. POT. UIl. COS. IV. P. P. TBUANVS DECIV8.

Quelques monnaies seulement fit de cet empereur furent constatées.

(P. B.) Tête radiée, il droite ; autour ÏMP. C. M. Q. TRAJANVS. DE-CIVS. AVG. — R L^Abondahce debout ; autour ABVNDANTIA.

ETRVSCrLU.

On me signala quelques médailles frappées en l’honneur de cette impératrice ; mais je ne tes via pas. coiNiiii svrnA.

Il fut rencontré quelques pièces de petit bronze de cette impératrice Mais n’ayant pas pu le vérifier par moi-même, je me bonts à rapporter cet on dit, sans mé rendre garant de la réalité die cette asserUon.

mERUBÏS.

Le petit nombre de monnaies de Valérien qui fut découvert était d’argent et de petit bronze.

(àR.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IMP, C. P. L. VA-LERIANVS. PI. AVG. — B. L’empereur debout, et nu captif à genoux ; autour RESTITVTOR. ORBIS.

(P. B.) Tête à droite j autour DIV.O. CAES. VALEKIANO. — R. Autel ; autour CONSECRATIO.

GiLLIENVS.

Les pièces de cet empereur furent assez nombreuses ; elles étaient toutes de petit bronze.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour GALLIENVS. CAES, AVG. — R. Trophée d’armes, et de chaque côté un captif assis ; autour GERMANICVS. ;

(P. B.) Même tête. — R. Un cerf ; autour JOVI. C0N5ERVAT0RI.

{P. B.) Idem. — B. Femme tenant une lance de la maia gauche et une couronne de la droite ; autfHir PROBITAS. AVG.

(P. B.) Même figure. - R. Centaure tirant de l’arc ; autour APOL-UNI. CONS. AVG.

(P. B.) Idem. — R. Femme tenant une pomme de UtBiaiagaache et une haste de la droite ; autour FEUCITAâ. AVG.

(P. B.) Tête à droite, — R. Fedome debout, tenant un vase de ses deux mains ; autour ABVNDAKIIA. ATG.

(P. B.) Tête de Gallieo, à droite. — R. JupiUr tenant un fondre de la main droite et un fouet de la gauche ; autour lOVl : PBODVCTOBI.

(P. B.) Même tête. — B. Cérès debout ; autour FORTYNÂ. AVGVSTI.

(P. B.) Même type. — R. Pégase ; autour SALVS. AVGVSTI.

(P. B.) Même figure. — R. Jupiter tenant une lance de la main droite et un foudre de la gauche ; aatonr JOVI. STATORI. 87

(P. B.) Mil» ! eOgie. — R. Un gàSSon ; autonr APOLUNI. AVG.

(P. B.) Iiton. — H. Un aigle ; autonr CONSECHATIO.

(P. B.) Même type. — B. Un cerf ; antour DIANAE. CONS. AVG. SilONINA.

Il fut trouvé trois pièces en argent l’effigie de cette impératrice, et quelques autres eu petit bronze.

(AA.) Tête de femme, avec résille sur la tête ; antour SAIX)N1NA- AV-GVSTÀ. — R. Femme asùse tenant -on bAton à la main ; autour GALLIE-NVS. FEUX.

(AR.) Tête à droite. — R. Femme debout, tenant une couronne de la main droite, et s’appuyant de la gauche sur une haste ; autour XVNO. REGtNA.

(AR.) Saucée. Tite à droite. — R. Femme assise ; autour PVDICITIA. AVG.

(V. B.) Soucie. Tête h droite ; antoor SALONINA. AVG. — R. Femme triant une corne d’abondance à la main, et donnant l’autre h un enfant ; autour AETERNITAS.

(P. B.) Tête avec réseau, tçurnée k droite ^autour COR. SALONINA. AVG. — R. Une biche ; autonr JVNONI. CONS. AVG. POSTVÉYS.

On déconvrit un assez grand nombre de monnaies en petit bronze de cet empereur.

(M. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, à droite ; épigraphe effacée. < — R. Deux guerriers se tenant la main.

(U. B.) Tête à droite, radiée ; autour lUP. filARC. €ASSI. LAT. POS-TVH. AVG. — R. Hercule tenant une massue de la main droite, et de la gauche un lion en lesse ; autour HERCVLI. DENSONIENSI.

(P. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, tournée à dcoite ; autour IMP. POSTVSIVS. AVG. — R. Femme debout, s’appuyant sur une ancré ; autour PIETAS. AVG.

(P. B.) Tête à droite ; même épigraphe. - R. Un guerrier debout, tenant une haste ; autour PAX. AVGVSTI.

(PB.) Figure à droite ; autour IMP. POSTVMVS.AVS. — B. Femme debout, tenant un sceptre de la main gauche et une bourse de la droite : autour PAX. AVG.

(P. B.) Même tête. — R. Victoire ailée tenant une palme ; autour SALVS, AVGVSTI.

(M. B.) Même type. — R. Une galère ; au-dessus LAETITIA. AVG.

(P. B.) Sauele. Tête à droite ; autour IMP. POSTVMYS. PIVS. AVG. — R. L’empereur debout, tenant un globe et un javelot ; autoiv SAECVLI. FELICITAS

(P. B.) Saticie.Uémeagnre ;autourUiP.POSTVl[VS.AVG.— K.L’empereur debout, tenant un globe d’une main ; autour P. M. TR. P. COS. H AVGVST

(P. B.) Saucfe. Tête à droite. — R. La Monnaie ; autour MONETA.

VICIOIINÏS siMoii.

Il fut Dolé un certain nombre de pièces, en petit bronze, à l’effigie de cet empereur.

(P. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, tournée k droite ; autour IMP. VICTORINVS : P. F AVG. — R. Hygie debout, tenant une patère et un serpent ; autour SALVS. AVG.

(P. B.) Même figure. — R. Stelue ; autour SPES. AVGVSTA.

(P. B.) Idem. — R. Guerrier debout, tenant.nn fouet de la main gauche et levant la droite ; autour INVICTVS.

(P. B.) Même type. — R. La Paix debout, élevant une couronne de ta main droite au-dessus d’un autel, et tenant une corne d’abondance de la gauche ; autour PAX. AVGVSTI.

(P. B.) Tête à droite, autour IMP. VICT. P. P : AVG. — R. Soldat debout ; autour VIRTVS : AVGVSTI.

(P. B.) Idem. — R. La Paix debout ; autour PAX. AVG.

(P. B.) Tête à droite. — R. Femme debout ; autour SALVS. AVGVSTl.

(P. B.) Idem. — B. La Providence ; autour PROVIDENTIA AVG.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour lUP. VlCTORl-NVS. P. F. AVG. — B. Femme tenant une corne d’abondance ; autour ABVNDANTIA. AVG.

(P. B.) Tête radiée, à droite ; autour IMP. C. VICTORINVS. D. N. AVG. — R. L’empereur debout ; autour. INVICTVS.

(P. B.) Figure de Postume radiée, adroite ; autour IMP. POSTVMVS. P. F. AVG. — B. Mars debout, tenant une lance d’une main «t un glaive de l’autre ; autour P. M TR.POT. COS. III. P ; P.

TETfilCYS SENIOR

II fut trouvé un grand nombre de pièces de Tétricus, toutes eu petit bronze.

(P. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, tournée a droite ; autour IMP. TETRICVS. P. F. AVG. — R. Fenune debout, tenant une couronne et une haste ; autour HILABITjVS. AVG.

(P. B.) La même tête. — R : Femme ddMnit, autour LAETITIA. AVG.

(P. B.) Même type. — R. Femme debout ; autour SPES. AVG.

(P. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, à droite-, même épigraplie. — R. Femme debout, tepant une palme ; autour P. TETBICI.

(P. B.) Idem. — R. Femme debout, tenant une fleur d’une main on un colUeri autour LAETITIA. AVG.

(P. B.) Même type. — R. Femme tenant une corne d’abondance et une palme dans l’autre main ; autour HILARITAS. AVG.

(P. fi.) Le même. — R. Femme tenant une bâste^ autour PAX. AVG.

(P. B.) Même figure. — R. Femme debout, tenant de chaque main une enseigne-, autour IMP. ITekuh XIII.

(P. B.) Idem. — R. Un aigle ; autour CONSECRATIO.

(P. B.) Même tête. — B. U FéUcité debout ; autour FELICITAS. AVG.

(P. B.) Idem. — Femme on Victoire debout, tenant une branche de laurier. 90

(P. B.) Même effigie. -- R. Femme debout, tenant nne palme et une corne d’abondance et «’appuyant sor one ancré ; antonr SPES. AVG’.

(P. B.) Idem. — R. Mars debciut, autoor TETRICVS. AVG.,

(P. B.) Même tête, k droite. — R. Le Soleil debout, avec ses attribùU ; autour INVICTVS.

(P. B.) Idem. — R. Vases pontificaux-, autour HILARITAS. AVG.

(P. B.) Même tête ; autour IMP. TETRICVS. AVG. — R. Un cerf.

(P. B.) Idem, t— R. Instrvmens de sacrifiée.

T8TIIICÏS JOT/oii.

Il fut noté, parmi les Tétricns trouvés dans la Vilaine, quelques pièces appartenant k ce dernier empereur : -elles étaient tontes de petit bronze.

(P. B.) Tête imberbe, arec conreune radiée, tournée à droite ; autour G. PES : TETRICVS. — R. L’Espérance marchant ; autour SPES. AVG.

(P. B.) Même tête ; autoor C. PL VESV. TETRICVS. CAES’ — R. L’empereur debout ; autour SPES. AVG-,

lACIIANYS jvmoB.

Je ne vis qu’une seule pièce de cet empereur.

(AR.) De billon. Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IMP. C F. MACRIANVS. — R. L’empereur debout ; autour INVICTO. CIAV0IVS GOTHICVS.

Il fut trouvé un assez grand nombre de monnaies, en petit bronze, de cet empereur.

(P. B.) Tête radiée, toomée à droite ; antonr lÈP. C. CLAVDIVS. AVG. — K. L’ Abondance debout ; autour ANNONA. AVG.

(P. B.) Même. tète. -~- B. Femme debout, tenant, une balance et un llambean ; autour AEQVITAS. AVg !.

(P. B.) Même tjpe ; antonr DIVO. ClAVDIO. — B. Bu autel ; autour CONSECHATIO.

(P. B.) Même figure. — R. Gio. debout.

(P. B.) Idem. — R. Femme deboat, tenant une corne d’abondance-, autour FOBTVNA. AVGVSTI.

(P. B.) Idem. — R. Femme debout, tenant de la main droite une Victoire ailée ; autqur SP£S. BEI. PVBLICAË.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IMP. C. CLAV-DJVS. PI. AVG. — R. iupiter assis, s’appuyant sur une haste de ta main gauche, et de la droite sur un globe surmonté d’une petite Victoire ailée ; autour lOVl. VICt. AVGG.

(P. B.) Tête radiée, à droite ; autour IMP. -CLAVDIVS. AVG. — R. Femme debout ; tenant une baguettç^ à cAté XI. SEGVRITAS.

(P. B.) Idem. — R. Guerrier debout, s’appuyftnt sur. sa Unpe, et tenant un rameau d’olivier à la main ; autour ViRTVS.

(P. B ) Tête radiée, k droite ; ântoui* IMP- CLAVDIVS. — Bf. Victoire ailée ; autour VICXOBU ; AVGVS.

(P.. B.) Idem. — R. Aigle ; autour CONSECRATIO.

ftïIIWlUVS.

Il ne fut noté que qriejques pièces, en petit bronze, de cet empereur.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autqur IMP. QVINTIL-LVS. AVG. — B. Femme entre deux enseignes ; antçur FIDES. MILITVM.

AÏBEIIANÏS.

Quelques monnaies de cet empereur furent rencontrées. EDes étaioit en petit bronze.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, tournée il droite ; autour IMP. l.. C. AVRELIANVS. AVG — R. Guerrier debout, tenant de U main dpoite un glaive recourbé, et de là gauche utoe haste ; autour. VIRTVS. AV-GVSTI.

neim.

Il fut découvert qudqaes pièces, en petit module, de Tacite.

(P. B.) Tête barbue, avec couronne radiée, tournée à droite ; autour IHP. C. M. CL. TAGITVS. AVG. — R. Figure militaire, deboat ; autoorVlRTVS. AVG.

PROBYS.

Il fut trouvé plusieurs monnaies en petit bronze de cet empereur.

(P. B.) Figure casquée, avec bouclier et une lance sur l’épaide^ autour INVICTVS. PROBVS. AVG. — R. Femme debout, tenant une corne d’abondance et une haste ; autour TEHPOR. FELICITAS.

(P. B.) Même tête. — R. Femme drapée, debout, tenant une corne d’abondance de la main gauche, et de la droite une enseigne ; autour FE-UCITAS. AVGVSTI.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour IMP. C. M. AVR. PROBVS. P. AVG. — R. Le Soleil dans on quadrige, de foce ; autour SOU.INVICTO.

(P. B.) Même tête, mais à gauche. — B. Hercule tenant sa massue d’une main et une branche d’olivier de l’autre ; autour HERCVLI. PA~ CIFEBO.

(P. B.) Tête casquée, avec bouclier ; autour TIRTVS. PRORi. — B. Femme debout, tenant deux enseignes ; autour CONGOBDIA. MILI-TVH.

aitdessous D. XXI.

CARYS.

Plusieurs pièces «a petit bronze de cet «npereor iurent mises au jour dans les fonilles.

(P. B.) Tête à droite, ayec couronne radiée ; autour IHP. G. M. AVR. GARVS. AVG. — R. Femme debout, tenant de la main gauche un bftton obliquement, et de la droite une eonpe (la Paix marchant) ; autour PAX. AVG.

CARINYS.

Il ne me fut montré que deux ou trois pièces de cet empereur.

(P. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP. C. M. AVR. CARINVS. P. F. AVG. — R. Deux guerriers debout, se donnant la main, l’un s’appayant sur une lance ; entr’enx TR. ; autour VIBTVS. AVG. DIOCLETIANfS.

Il fut découvert un certain nombre de monoaies de cet empereur, presque toutes de petit bronze, si l’on en excepte deux ou trois de moyen module.

(M. B.) Tête radiée, à droite ; autour IHP. DIOCLETIÀNVS. ÀVG. — B. Guerrier debout j tenant une corne d’abondance de la main gauche, et de la droite une couronne au-dessus d’un autel ; autour GENIO. POPVLI. ROMAJW.

(M. B.) Buste avec couronne radiée et cottfrde-mailles, à droite ; antoor IMP. DIOCXETIANVS. AVG. — R. L’empereur assis, tenant une lance de la main ganche, et de la droite un globe surmonté d’une Victoire aUée ; autour JOVI. AVGVSTO

La même, en petit module.

(P. B.) Même type. — R. La Félicité debout ; autour FELicitas TEMPoiim.

(P. B.) Tête avec eounuine radiée, à droite ; autour MP. DIOCLE-TIANVS. AVG. ~~ B. lupiter debout, tenant un foudre ; autour JOVI. CONSERVATOBI. AVG.

lAXIlHNVS HEICVLES,

Il fut rencontré plusieurs pièces de cet empereur ; elles âaient de moyen bronze, et quelqura-unes de petit module.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP. MAXIMIANVS. Pids. AVG. -~ R. Guerrier drapé, debout, tenant’de la main gauche une corne d’abondance, et de la droite une patère ; autour GENIO. POPVLI. ROHANI. ; au-dessous S. T. (SiGiiATA TuvERis.)

(M. B.) Figure à droite, laurée-, et avec cottode-maiUes ; autour MAXIMIANVS. NOBIUS. CAES. - R. Génie ijlebout ; antodr GENIO. AVGVSTI.

(P. B.) Même effigie, avec couronne radiée et la même armure sur la poitrine ; autour IMP. C. MAXIMIANVS. P. F. AVG. — R. La Paix debout, tenant une lance et un globe surmonté d’une petite Victoire, autour PAX. AVGG. illïCTÏS.

Il fut trouvé deux pièces, eo petit bronze, de ce tyran.

(P. B.) Buste h droite, avec CQunnuieTaifiéetetcairàsse sur la poitrine ; autour IMP. ÀLLEGTVS. CAES. -^ B. Feoune debout, tenant de la main droite nue couronne, et s’appofant d« M gauche sur un javelot ; dans le cfaamp H. L. (Mo^œta Ldgddnensib) ; autour LAETITIA. AVG.

(P. B.) Tête radiée, a droite. ; antoiirïMP.C.ALLÉCTVS. P. P. AVG.

— B. La Paix debout^ dans le champ S. A. (Salus Augusti) H. L. ; antour PAX. AVG.,

TBE«DOIA.

Je notai une ou deux pièces, en petit bronze, de cette impératrice.

(P. B. ;) Tête à droite. ; autour lHEODORAE. AVG. — B. Femme tenant, des enfans. ; autour PIETAS. «Ai lAJillIANVS.

oe fut trouvé qoe quelques monnaies de cet empereur.

(M. B) mte à droite. ; autour MAXIMIANVS. NOB. CAES. — R. Le Génie de Romci autour GENIO. POPVU : ROMAM,

lAXIlINYS DAZl.

On ne découvrit, dans les fouilles de la Vilaine, qu’une seule pièce en petit bronze dé cet iemperenr. ;

(P. B.) Tête ceinte d’une bandelette, tournée à droite ; autour UfP. HAXUONVS. P. F. AVG. ~ B. GiieiTier debout ; autour GENIÔ. PO-P

^J. BOMANI.

Je ne vis que trois pièces de cet empereur.

(P. B.) Télé à droite- autour IMP.. MAIENTTVS. P. F., AVG, — R. Rome assise dans nu temple heiastyle ; autour CONSERVAtOB, VRBIS. SVAE.

(P. R.) Tête laurée, à droite ; même épi^apbé. -^ R. L’empereur à cheval, devant un soldat ; autour AETERNITAS. AVG.

(P. B.) Figure casquée, a droite, avec la lance sur l’épaule et le bouclier ; autour MAXENTIVS. P. N. AVG. — R. Victoire debout, devant un trophée, sur lequel on lit VOT. XX. FEL., et ayant à ses pieds un captif ; au-dessus JUOSTE. (Moneta Sigrata XnEvEitiB.).

IICINIÏS SENIOR.

Les monnaies de Licinins, rencontrées dans la Vilaine, furent rares, et toutes de petit bropte.

(P. B.) Tête laurée, à droite-, autour IMP. UCINIVS. P. P. AVG. — R. Un guerrier debout, tenant une courooiie de la main droite, et une corne d’abondance de la gauche ; autour GENIO. POPVU.ROStANI.i au-des&oùs P. L. N. (Pemccssa. Lufloimi. Noka.) ; ou S. TR. (Sigrata. ThbtEsib.) ; dans le champ T. F. (TuTBais FACiORDini-)

(P. B.) Même tête laurée, à droite, autour IMP. UGINIVS. AVG — R. Génie de Rome sacrifiant. ; autour GENiO, POPVU- ROMANI. Monnaies Coloniales.

Il ne fut trouvé dans la Vilaine, comme monnaies de Colonies romaines, qu’un très-petit nombre de pièces frappées dans celles qa’ils araient fondées en Espagne, tandis qu’il n’en fut pas ainsi pour les mêmes de la colonie de Nismes, qui y furent rencontrées avec une abondance extrême. Peut-oD s’expliquer cette particularité par la considération ’des rapports commerciaux qui avaient pu s’établir entre l’Armoiique et les cdtes de l’Espagne, au moyen d’une navigation pouvant se faire avec une sorte de sécurité le long de celles de la Gaule ^ on bien, les Romains eux-mêmes avaient-ils établis des communications par mer avec cette partie de leurs possessions, pour correspondre avec des cheEa militaires disposant de forces auxquelles Us pouvaient être obligés de faire appel ; et pent-on admettre, en acceptant cette’ hypothèse, qu’alois ces pîiices coloniales avaient été importées dans Condale par une légion venant d’Espagne, comme MH. Ducrest de Villeneuve et Maillet l’ont avanoé dans leur Histùire ie Remus, d’après les inductions nomismatiqnes de H. le docteur J.AussàntO) ?

Je crois que le nombre de ces monnaies fut trop minime ponr qu’on puisse adopter cette opinion. En effet, dans ce cas, cette légion n’eAt apporté avec elle que des pièces d’une ou deux colonies tout au plus,

(1) Je me pUis i reconnaître combien H. J. Auuant me Kcondt ivec lib«relité et lèle, par les recherches auxquelles il se livra sur cet piècea coloniale*, et par lea noies qu’il roit à ma disposition, en même lempi qu’il ne laissait échapper aucune occasion de me faire connaître les médailles ou les objets intereasuu qu’il avait pu noter ou rci cueillir.

y et non de six à sept^ et on les eât trouvées dans une certaine proportion, tandis que rien de semblable n’a été constaté. En outre, il est bieu plusnaturel de penser qu’il avait pu facilement se glisser dans la monnaie en circnlaliou à cette époque dans l’Armorique, quelques pièces de certaines villes d’Espagne, rapportées par des individus isolément. comme nous avons vu et voyons encore de nos jours la même chose arriver pour nos sols coloniaux.

Tout au plus pourrait-on admettre leur assertion, pour les pièces de la colonie de Nismes rencontrées dans ta Vilaine eo si grand nombre, et encore, dans ce cas, manquerait-on d’élémens suffisans pour décider si elles auraient été importées dans Condale à la suite d’envois faits par l’Empire, ou bien par une légion venne de Nismes, soit par mer, soit par terre, en suivant la grande voie dirigée de Logdnnom (Lyon) à travers les provinces centrales de la Gaule jusqu’à l’extrémité de la péuinsule armoricaine, dans laquelle elle pénétrait depuis Jutiomagus (Angers), par une doublé ligne, l’une passant par Condtvicnutn (Nantes), et i>ariorigum (Vannes), et l’autre par Condate, pour se réunir un peu avant Fofvantum (Carhaix), et n’en plas former qn’une seule jusqu’à Gaocribate (port à la pointe du Finistère).

Toutes ces pièces coloniales, en en exceptant celles de Nemaunu (Ninnes), étaient remarquables par le peu de relief de leurs figures et de leurs lettres.

Elles provenaient, la plupart, de Caaarea Augutta (Sarragossé), de Vatmtia. de Copia, du Jfuntetpiuin de BUbilà. de Cetia, de Turasio (Tarragon), de Romulea, ou de l’Espagne Tarragonaise, et de la Betique, dans celle ultérieure, et de la colonie de Copia, sur les cfttes d’Italie, dans le golfe de Tarente. Biais à peine en compta-t-on huit à douze pour les plus communes, et deux à ^is pour les autres. Quant aux pièces de la colonie de Nismes, dont le nombre fut si considérable et si prépondérant, leur présence dans la Vilaine s’expliquerait par leur provenance de la métropole de Lyon, grand entrepôt ou bdtel des monnaies de l’Empire, de même que celle d’une quantité si extraordinaire de tant d’autres représentant l’autel de la même ville entre deux Victoires, provioidrait de la même source : le reste devhiit être attribué à des envois faits de l’Italie même. COLONIE NEIOSf S..u NeilNSEIlSIf « (Nisnes).

Ces pièces étaient, en général, d’une fabrique assez grossière- J’en observai quatre rariétés.

La première (M. B.) représentait les têtes d’Auguste et d’ Agrippa cour ronnées et opposées ; au-dessus IMP. ; aii-dessoas DIVl. F. ;; et dé chaque cdté un P. — R. Un palmier, auquel est enchatniénncroc^dlle ; aitdessus et à gauche dne coureone-, et de ehaque câté COL. NEH. (Cdloma Ne-HOSUS. )

La seconde (M. B.), avec les deux mêmes têtes, sans- couronnes et sans les deax P., mais avec le même revers. La troisième (P. B.), représentant les deux mêmes fgures, seulement l’une d’elles n’a paâ de couronne et les deux -P manquent ; revers, le même.

Enfin, la quatrième (Pi P, ti.), d’un module encore plus petit que la précédente, ofirait le même type. Il n’en fut noté que quelques-unes. CostïBHAaQCEs. (F. làfig. it de tapi. ï.)

COIONIB JVHA VAIENTU fValMtt). <’»

(G. B.) Têtes de César et d’Auguste, non lanr^, opposées ^ autour DIVL JVLL CAESAR. DIV. CAE.^ au-dessus IMP. ^ R.. Une galère pi^étorieniie à prouè, élevée.

(G. B.) Le» mêmes,’ opposées i au-dessQus DIVL F, -— R. Galère prétorl «mev aq-dessus un cercle renfermant on fruit ;

(G. B.) Têtes BueS’et opposées, de Jules César et -d’Auguste ; autour DITI. JVLL CAES. DIVI. F. UMP. — R. Galère prétoriennçj au-dessus C. L V : (CowHiA JuLiA. Valentia.).

(M. B.) Mêmes eïBgie8i ;àutourJVLIA. VALENTIA. — R. Galire prf torieâne.

(1) NemftuiusColoffîaGalUtt Braccatœ, apud itemoricos (hodU Nitmet), licdictia Nemaoso deo. {Imperatonim Numismate, 1 Carolo Patiiio.)

(3) Valeutia, au sud de Sagontej chei les EdeUfli, qui s’étendaient lur la c6le de la Mëditerrannée, d^uis l’Ebre jusqu’au fleuve Sucro, COl«NI( {Oril (Sjhris).

(G. B.) Les deux têtes opposées, de César et d’Angtute ; autour DIVl. JVLI. ÎMP. CAESAR. DIVl. F. — B. Galère prétorieDoe ;, au-dessous COPU.

(G : B.) Mêmes figures, dont- une seule couronnée, et entr’elles une paùne (3) ; autour DITI. JVLI. CÀESAfi. DITI. — R. Gal^ prétorienne, et au-dessus un rond saiÛast ; au-dessous €OFIA.

COIONIE CKLS4. W

(G. B.) Tête laurée d’Augoste, tournée k droite ; autour AVGVSTVS. DIV. F. — R. Un taureau ; dans te obamp H VIR.-, au-dessus L. BACCtO. ; au-dessous I^. FESTO ; derrière Colohu Victbix Iolu CELsa.

(G. B.) Même effigie ; derrière BiVI. F.-, deraot AVGVSTVS. — R. Un taureau ; au-dessus L. SVRA. ; an-deruit II Tffi. ; au-dessoas I. BVÇCO ; derrière C.V. I. CEL.

CCiLOIllE CAESil iVfiVSTA (Svn^Mse).

(G. B.) Trois figures sur dJM cippes, là plus grande jmiée enire Caius etLucius, revêtoade la prétexte et présentant le simpuhnn’k la pnanière ; autour UOP. CAESAB- AVG. G. CAES. COS. DES. — R. Trois enseignes mUitaires ; autour CAESÀR.AVGVSTA.

(H b !) Tête d^ Auguste, k droite ; autour AVGVSTVS. IHP. GAES. COS. DES. XII. POMT. HAX. — R. Un colon tenant un fouet, et conduisant deux. bœois attelés ; au-dessous n VIR. ; an-^essus CAESAR.

(1) Copia, ancien nom de Sybtrii, ville d« ULucaai«,rarUMild«ïureDle. LwCrotoniates là détruisironl. Tburimn, fondée par tes Albénient, s’éleva ensuite prèa de ses (3) Victoriam ulrique et divo etdivi Glio oommunem unica palma. {TlùtaunuBranâfhurgieut. )

(3) CelM ou Sakona, ville de l’Espagne TarragoBaisr.

(4) Caef ar iugnsta on Saldaba (Sarragosse), ville coniidëraUe d’Espagne, sur IThre, et capitale des BdeUni.(^ sait que sous Auguste, cette provinee était divisée en Tarragonaise. qoi comprenaille nord el le centre ; en Betique ; formée du sud, et enLusilanie, qui embrassait la partie occidentale. 13

AVGVSTA. ; àuloor CN. O. T. V. Q>: RI. (Cïiios O.... I... ViitBiiHjs, Epdli RlPUASIl) (1).

(U. B.) Té.tedeGenaaAiciis.,tourQâ !àgaiiche ; autour GERMA^ICVS. CAESAB. — R. Dans le clMmp C. C. Ai aatonr SCIPIONE. ET. MON-TANO. irVIR..

(M. R.) tête de mère, tdàrnée à ganchei autour TI. CAESAK. DlVl. AVGVSTI. F. AVGVSTVS. — ». Vu bomue monté sur un char traîné par deux taureaux-, au-dessus C. C. A. ; auHÎessons M. CAtOLVETTIA-CVS.

(M. B.) Figure de Caligila, a gauche ; autour C.CAF^R. AVG, GEB-MANlicVâ. . VAS. -^ B. Un cok», conduisant deux bamfs attelés à une charrue ; dam le champ C. C A. ; autour UCINIENO ET GEBJIANO ; au-dessous II VIR.

(M. B.) Tête d’Auguste, avec lé Mloo augurai ; autour CAESAB. AVGVSTA. -T R. Deux.taureaux sons k ; joug.

(M. B.) Effigie d’Auguste..— R. Deux bœufs ;- autour MABCO. CA-NINIO. ITER. LVCIO. TIHO :

(M. B.) TMe de Tibin.—B.Femiwàsrisé ; autour IIIUA. AVGVSTA. ; au^léssous ÇAESABEA. AVGVSTA.

Il fut rencontré un assez grand nombre d’autres pièces, lndii|uant les consulats et les puissances tribonîtiennes d^Au^ste, mais d’une conservation trèsrlmparfsité.

COIONII aSClNTVI (€i8cute).

On découvrit un certain nombre de monnaies de moyen bronze de la c<rionie de Gascantnm.

(M. B.) tête d’Auguste, de profil ; devant, le nom dû.monétaire écrit yerticEiJemenl^ derrière IH VtR ; parfois, aatour CAi ;S. DIV. AVG.. F. AVGVSTVS. ou TRIBVNITIA. POTESTATE- AyGVSTVS. — H. Un taureau, avec noms propres de monétaires triumnts abrégés,’ au-dessus et

(1) EpuliSipunii, mgûtnts c1pu-gésd6UM[Vie*tù>n.,

(3) Ctscaaturo, Colonie d’Espagne. -dessous, ou par foia seulement aq-da^us VNICI. ( Moincirm ), et au-Hies80ii8 ASGAKTVM. avee ou sans le C deraot. Sur l’une de ces pièces, je remarquai une rontremarque consistant dans le contour m d’eux d’une tête d’aigle.

(M. B.) Figorede Tibère, à droite ; épigraphe, effiwée. — R. Deux taureaux ; au-dessous ASCANT.

COIOIIK tnn (tarbeHi). <’)

(M. B.) Tête d’Auguste, ilroite ; derpière 11 VIB. ; devanl MVND. — R. Ud taureau, au-dessus QuiicTUS NONtl’S ;, au-dessous l^ijciLS FABiLS. COIONK IMUi. W

(G. B.) T^e de inlie, à gauche, reposant sur un ^ot>é et ornée d’un crpissaot ; autoolr ÏVUA. AVGVSTA.GÊNETRIX. pRWS. — R. tête d’Auguste, à droite ; avec nn’.ll»idre derànt ; autour COL. ROM. PERM. DIVI. AVG. (CoLOiUA RoMULA Peuhissa Divi AuGtgti.).

COIONIEJUIBIIIS (ealiiajri].

Il fut trouvé un certain nombre de pièces de cette colonie cdtib^eone.

(M. B.) tête d’Auguste, i droitei autour ÀViSVSTVS. DlVl. F. — R, Un cavalier à cheval, la lance en arrêt ; au-dessous- BILBILIS.

(M. B.) La même effigie ; autour AVGVSlVS. DIVLF. ^R ! Une couronne an milieu de laquelle on lit II. VIR. ; autour et dans la okoitié supérieure, It^uNiciPiuH AVGVSTA- BILBILIS., et data ViaSMmt«, Lticn CORdio. cXlDO. Lucip SIIHProiuo, RVILO. (pour RVTlf.O.)

(I) MuDila, ville d’Espagne, près du fleuve GuMliiiu, c)iti les CarpeUnt, où près de Malsca, chez lesBuUi’li.pl-esquâ’snr les bords d« la ftUdilerranée.

(a) Romula, ville d’Espagne dans la, Belitjue. Pièce frappée 1 Cordolie.’

(3) iiWm», Munieipium ou ville ^’Espagne", au sud-ouest de Caesar Augusta, cbes lés Celtibèrcs, renommée par la bonne iren^é.de ses armes et les fiàux minéralea. Elle -Tut la patrie de Martial. Ses ruisM portent aujourd’hui le nom de 8«mIfoU, pr<bs de Calalayud, dan^ l’Anfon. (M. B.) Tête d’Auguste. — R. Une couronne de chêne, et au milieu III Vm. ; autour AVGVSTVS. BIBIUS. DmOC. COLONII SEGOtilGl. (Ségorbe.).

(M. B.) Tête d’Auguste, sans épiçrapfae ; derrière, la cootremarque représentée fig.- S de tapi. l’. — B. Ub taaread.

COLONIE TVSiStO. (Tarazsna.].

(M. B.) Tête de Tibère, à droite ; antour TI. < :AESAR. DIVI. AVG. F. AVGVgTVS. — R. CouroDne de laurier ^ au milieu II VÏR -/autour M. SVLP. LVCaho Marco SEHPBonio FRONTowe (3). mppo. (*

(M. B.) Tête nue, à.droite ; autour et devant IftlPPO. — B- Fenjme assise tenant de la main droite une piomme de pin, et de ’la gaoclie une corne d’abondance.

(1) Segobriga (Sêgorbe), chei tes Sueuetani.

( !) Tnruio (T>ra»Da), ville cbes îéa Celtibèrtf ; dont le territoire était situé au sud de l’Ebre.ets’éteDdaitJiuqQ’auTage. Il est raprësenté par la parlifi orientale delà Vieille et de la Nouyelle Castille, et par la partie occ>d«ntale de l’ Aragon.

(3) SoldatdanomdeFrontODe.quitauTalavie à Tibère, et reçut une couroDoe de laurier du Hnnlcipiuin ou ville de TuraMO, aujounThni Tarasona, en Àngui.

(4) Médaille antonomed’Inppo, ville incertaine d’Espagne. ilYatU d€$ MéiaiVet ih

HiONiiBT, ir« partie, page 9(1.)

Monnaies du Bas-Empire.


Les monnaies du Bas-Empire furent bien moins nombreuses dans la Vilaine, puisqu’elles ne comprirent que les règnes de dix-neuf empereurs seulement, et encore avec de nombreuses interruptions, savoir depuis Constantin I jusqu’à Valentinien II (375 ans après Jésus-Christ). On conçoit qu’il ne put en être autrement ; les empereurs, dès la fin du Haut-Empire, s’étant succédés rapidement, comme on peut le constater après Gordien, dès-lors les monnaies de règnes aussi courts n’ayant dû parvenir qu’en petite quantité dans l’Armorique, si éloignée du centre de l’Empire, et la même chose ayant eu lieu pendant ceux, de Philippe, de Postume, de Victorin, de Tétricus, de Probus, de Maximien, de Constance Chlore, de Galérius, de Constantin (303), de Gratien, et enfin de Valentinien II (371).

Dès cette époque, l’Empire commença à chanceler, et la Gaule armoricaine, secouant un peu plus tard le joug et rompant toute communication avec Rome, cessa de recevoir aucunes monnaies. C’est, en effet, ce qu’est venu confirmer leur interruption dans les fouilles de la Vilaine. Dès lors, le pays conserva encore pendant quelque temps les pièces romaines antérieures ayant cours, jusqu’à ce qu’il les eût remplacées, par une monnaie nouvelle ou nationale. Hais cela n’arriva que dans les temps qui suivirent, et encore bien plus tard pour celles des rois et des ducs de Bretagne, dont on trouva les plus anciennes seulement au-dessus des sables

de l’époque gallo-romaine, correspondans à plusieurs siècles postérieurs.
CONSTANTINVS MAGNVS.

Il fut découvert un certain nombre de monnaies de cet empereur, et toutes de petit bronze, excepté une qui était de moyen module.

(M. B.) Tête laurée, à droite ; autour IMP. CONSTANTINVS. F. AVG. V. — R. Un guerrier, armé d’une lance et d’un bouclier, combattant ; autour MARTI. PATRI. CONSERVATORI.

(P. B.) Même type, à droite ; autour CONSTANTINVS. AVG. — B. La Victoire ailée, tenant une palme d’une main, et un trophée d’armes de l’autre ; à ses pieds, un captif ; autour SARMATIA DEVICTA.

(P. B.) Même tête, à droite. — R. Victoire en face, tenant une couronne de la main gauche ; autour MARIANA.

(P. B.) Tête casquée de l’empereur, à gauche ; autour CONSTANTINOPOLIS. — R. Victoire ailée, s’appuyant sur un bouclier ; au-dessous T. N. P. (Treveris Numus Percussus.)

(P. B.) Même figure ; à droite ; autour FLAV. VALER. CONSTANTINVS. NOB. — R. femme drapée, tenant une baste ; autour PROVIDENTIAE. DEORVM.

(P. B.) Tête laurée, à droite ; autour CONSTANTINVS. P. F, AVG. — R. Tête radiée du Soleil ; autour SOLI. INVICTO.

(P. B.) Idem. — R. Camps prétorien ; autour PROVIDENTIAE. AVCG ; au-dessous D. CONST. ou un croissant, et P. TR. (Percussa Treveri).

(P. B.) Tête laurée, à droite. — R. Deux figures debout et une à genoux ; autour SOLI. AVGVSTO COMITI.

(P. B.) Tête ceinte d’une couronne radiée ; autour CONSTANTINVS AVG. — R. L’empereur mettant le pied sur un captif ; au-dessous, un croissant et TR. (Treveri).

CRISPVS.

Il fut rencontré plusieurs pièces, en petit bronze, de cet empereur.

(P. B.) Tête laurée, à droite, autour JVL. CRISPVS. NOB. CAES. — R. Une couronne ; au milieu VOT. X ; autour CAESARVM. NOSTRO, DOMIN. ; au-dessous S. TR. (Signata Treveri).

(P. B.) Même figure, à droite ; autour JVL. CRISPVS NOB. CAES. − R. Autel surmonté d’un globe ; sur le devant VOTIS. XX ; au-dessous S. T. R. ; autour GRATA. TRANQVILLITAS,

CONSTANTIVS II.

Il fut trouvé quelques-unes des monnaies, en petit bronze, de cet empereur, et une en argent.

(AR.) Tête laurée ; à droite ; autour D. N. CONSTANTIVS. — R. Un guerrier dont le cheval s’abbat par suite d’un coup de lance que lui porte un soldat par derrière.

(PB.) Même figure ; autour FL. JVL. CONSTANTIVS. NOB. C — R. Enseigne entre deux soldats ; autour GLORIA. EXERCITVS.

(P. B.) Tête avec couronne radiée, à droite ; autour FLAV. JVL. CONSTANTIVS. AVG. — R Deux soldats debout se donnant la main ; autour CONCORDIA. EXERCITVM.

DECENTIVS.

Il ne fut rencontré que quelques pièces, en petit bronze, de cet empereur.

(P. B.) Tête à droite ; autour D. N. DECENTIVS NOBILIS. CAES. — R. Deux Victoires ailées, tenant un vote sur lequel on lit ; VOTV. MVLT. au-dessous F. S. L. C (Factundo Signata Lugduno) ; autour VICTORIAE D. D. N. N. AVG. ET. CAE.

VALENTINIANVS I.

Quelques monnaies, en petit bronze, de cet empereur, furent découvertes.

(P. B.) Tête à droite, ceinte d’une bandelette ; autour D. N. VALENTINIANVS. P. F. AUG. — R. Victoire ailée, tenant une palme d’une main et une couronne de l’autre ; autour SECVRITAS. REIPVBLICAE.

(P. B.) Même type. — R. L’empereur debout, en habit militaire, foulant

un captif à genoux, et tenant de la main, droite le labarum orné du monogramme du Christ.
VALENTINIANVS II.

Il ne fut noté qu’une ou deux pièces de cet empereur ; elles étaient de petit bronze.

(P. B.) Tête laurée de Valentinien, à gauche ; autour D. N. VALENTINIANVS. JVN. P. F. AVG. − R. Deux captifs au pied du labarum ; autour VIRTVS. EXERCITVM.


Les monnaies romaines trouvées dans le lit de la Vilaine, étudiées sous le rapport artistique, c’est-à-dire sous celui de la correction plus ou moins remarquable du dessin et des types, n’ont pas offert un moindre intérêt. En effet, on a pu suivre, dans le caractère et la pureté des effigies et des revers, deux périodes bien distinctes : l’une qui commence vers les derniers temps de la république, et semble se terminer au règne de l’empereur Commode ; l’autre de décadence, qui suivit la dégradation insensible de l’Empire romain, épuisé par les attaques des Barbares, et succombant enfin sous leurs efforts multipliés. Les plus beaux types rencontrés, ont été ceux frappés sous les règnes d’Auguste, d’Agrippa, de Tibère, de Néron, de Vespasien, de Titus, de Domitien et de Trajan, dont un grand nombre était à fleur de coin.

Qu’on me permette ici quelques considérations relatives aux transformations successives des types monétaires, comme expression des idées religieuses, des institutions et des évènemens historiques qu’ils étaient destinés à représenter, et rappeler.

Cette étude des types des médailles sera importante pour acquérir des notions précises sur l’histoire, la mythologie et les arts. En effet, elle intéresse virement le savant, le littérateur et l’artiste. Elle nous transmet aussi la connaissance des mœurs, des usages, civils et militaires, des divers emplois publics, et enfin celle de la géographie ancienne.

Ces monnaies, échappées aux ravages du temps qui a détruit tant d’ouvrages en apparence plus durables, sont en quelque sorte les pièces justificatives de l’histoire, puisqu’elles nous font connaître toutes les divinités qu’adoraient les Romains, les instrumens dont ils se servaient dans les sacrifices, leurs temples, leurs cirques, leurs arcs de triomphe, leurs marchés, leurs ponts, leurs obélisques, leurs tombeaux, une foule d’autres monumens, les noms des magistrats qui surveillaient la fabrication des monnaies, et enfin une multitude d’évènemens historiques. J’ajouterai que l’iconographie, ou l’art de reconnaître les portraits des anciens, est née de la numismatique.

Le commerce, dans l’origine, ne se fit que par échange. C’est ainsi que, du temps d’Homère, un grand trépied d’airain valait six paires de bœufs ; et une femme, capable d’exercer plusieurs genres de travaux manuels, en coûtait deux. Mais, comme pour se procurer les choses dont on avait besoin, ce mode n’était pas, sans inconvénient, on ne tarda pas à imaginer quelque chose qui, l’aide d’une marque apposée par l’autorité, pût représenter la valeur des denrées et des antres objets nécessaires à la vie.

De là l’invention des premières monnaies qui vinrent remplacer les échanges d’objets volumineux, incommodes ou difficiles à transporter, et faciliter les transactions commerciales par le prix conventionnel qu’elles acquirent en devenant ainsi un signe représentatif de la richesse.

Les métaux furent choisis de préférence, à cause de leur valeur intrinsèque, de leur poids, de leur dureté, de leur petit volume, de leur propriété de se conserver long-temps, et de leur facilité à pouvoir prendre toutes sortes de formes ou d’empreintes et à se diviser à l’infini.

Le premier signe monétaire légal qui, y fut imprimé fut très-simple. Il consista en une empreinte, telle que celle d’un bœuf ou de la tête de Janus, etc., sur un seul côté d’un morceau de métal. On en diminua le poids à mesure que la civilisation fit des progrès, on en changea aussi la forme, on y représenta des types de dieux, ou des sujets religieux, ou enfin quelques traditions historiques propres à être communiquées ou répandues parmi le peuple ignorant.

Plus tard, les monnaies devinrent en quelque sorte des tablettes sur lesquelles on retraça les mythes particuliers à chaque contrée, ses croyances et ses institutions. Par le caractère sacré qu’on imprima aux sujets qu’on y représentait, on en assura en quelque sorte la durée. Aussi ont-elles pu traverser une longue série de siècles, pendant tout le temps qu’ont subsisté les empires sous lesquels elles avaient été frappées ; et si elles leur ont survécu, ce n’a été que parce qu’elles sont restées enfouies, soit dans la terre, soit au fond des fleuves.

Il résulta encore de la production des types consacrés à l’expression d’une idée religieuse, une sorte de devoir ou d’obligation de les reproduire sans y rien changer, sous peine d’amendes très-fortes à la moindre altération. Ces types, jusqu’à l’époque où Rome devint toute-puissante, ne furent, dans la totalité des monnaies, que religieux. Si l’on en changea parfois les symboles, ce ne fut que bien rarement (surtout en Grèce où les Athéniens, peuple si mobile, conservèrent cependant la même pendant dix-huit siècles), et seulement à Rome, qui cherchait à s’assimiler les divinités adoptées par une foule de ville, en créant de nouveaux dieux, parmi lesquels elle se plaça elle-même ainsi que son sénat.

On commença, vers la fin de la république, à représenter sur les monnaies et d’abord sur les consulaires, des dioscures, des biges, des quadriges, et enfin des trophées, et des victoires faisant allusion à la gloire du peuple romain ; ensuite, des sujets historiques, tels que la défaite d’Arétas, roi d’une partie de l’Egypte, par Æmilius Scaurus, sous Pompée ; la mort de César, l’allaitement de Remus et de Romulus par une louve, l’enlèvement des Sabines, etc.

Puis on y adjoignit des sujets mythologiques ou emblématiques, tels que des représentations de Jupiter, de Vénus, de Flore, de Cybèle, de Mercure, de Junon, de Pan, de Némésis, etc. ; ou des épisodes y ayant trait, comme l’image du sanglier d’Erymanthe, Hercule couvert de la peau du lion de la forêt de Némée, etc.

Parfois on y représenta des monumens, tels que des temples, des ponts seuls ou avec statues équestres, des arcs de triomphe ; des murailles de villes, des cirques, des naumachies, etc. D’autres fois des types relatifs à des coutumes ou usages, comme divers chars, des trophées, des autels, des sacrifices, des instrumens destinés à ceux-ci, des enseignes militaires, des aigles légionnaires, des casques, des vexilla, des cornes d’abondance, des chaises curules, des caducées, des proues de vaisseaux, des instrumens de monnayage et une foule d’autres destinés à des usages variés qu’ils ont fait connaitre.

Jules César obtint, le premier, de mettre son effigie sur les monnaies, avec le nom d’un duumvir monétaires au revers, et afin de se faire pardonner cette innovation ambitieuse, il permit, en même temps, à plusieurs familles patriciennes de faire graver des types relatifs aux hauts faits de leurs ancêtres. Après lui, cet usage se conserva sous Lépide, Marc-Antoine, Brutus, et le sénat, y donna son acquiescement, comme on peut le voir sur les pièces des familles Cordia, Sergia, Julia, sur lesquelles on lit : EX. S. C. (En Senatus Consulte.)[22]

Auguste suivit cet exemple, et de la sorte s’établirent les monnaies impériales. Dans ces dernières, le type de la famille régnante reçut une sorte de consécration en se substituant aux précédens. Ainsi ce fut le buste du souverain, entouré de tous les titres qu’il tenait de la puissance tribunitienne et du sénat. Il y fut adjoint des figures relatives aux évènemens historiques les plus remarquables de chaque règne, ou des types symboliques, tels que ceux de la Piété, de la Concorde, de la Fortune, de la Fidélité, de l’Hilarité, etc., propres à personnifier toutes les vertus.

Certains empereurs, en outre, semblèrent affectionner plus spécialement quelques divinités ; et alors ils les représentèrent plus souvent sur leurs pièces. C’est ainsi qu’Auguste révérait par-dessus tout Jupiter tonnant ; Galba, la Fortune ; Domitien, Minerve ; Elagabale, le Soleil ; Dioclétien, Jupiter ; etc.

Enfin, vers le iiie siècle, et pendant la durée du Bas-Empire, on vit sur les monnaies, des allégories de vertus ou de qualités qui n’existèrent souvent que sur celles-ci, telles que la Félicité ou Sécurité des temps, du siècle ou de l’Empire ; l’Espérance publique ou perpétuelle, la Libéralité ou l’Equité d’Auguste, la Fidélité et la Piété de l’armée, la Providence des dieux, etc. ; et enfin la Consécration ou Apothéose de l’empereur qui mourait.

Les Romains, afin de pouvoir renfermer d’assez longues inscriptions, dans un espace aussi limité que celui que leur offraient communément leurs monnaies, furent obligés d’y introduire des abréviations ou lettres monogrammatiques qui en rendent la lecture souvent très difficile et même parfois incertaine.

Lorsque le Christianisme eut fait des progrès, eut ébranlé les croyances payennes et converti Constantin, le signe de la Foi parut sur les monnaies et fut pendant quelque temps placé dans la main de la Victoire, puis le monogramme du Christ surmonta le labarum. Ensuite, le Sauveur fut représenté vu de face, assis, la main droite levée, et une croix, ou le globe surmonté de celle-ci dans la gauche. Plus tard, la croix occupa seule le revers. Durant tout le Moyen-Age, elle devint un symbole politique et religieux, et revêtit sur les monnaies les formes les plus variées, en même temps que l’épigraphe qui l’accompagnait était toujours une sorte d’invocation ou d’appel à la bénédiction de Dieu.

Seulement, on affecta d’adopter la forme, la grandeur, et les types des monnaies qui étaient alors les plus répandues, afin d’en étendre le cours le plus possible. Ainsi l’on s’efforçait d’imiter le florin d’Italie, l’esterlin d’Angleterre, la piastre ou le quadruple d’Espagne, etc., dans le but de bénéfices à obtenir pour le potentat qui les faisait fabriquer.

Depuis deux siècles, on a cru devoir rendre les types des monnaies très-simples et fixes. Chaque règne a suivi cette marche, pendant toute sa durée, pour ceux qu’il avait adoptés, et souvent même ils ont continué sous celui qui a succédé, tandis que chez les Romains, la mort d’un prince n’envoyait pas, comme parmi nous, à la fonte, les pièces frappées à son coin ; outre que les revers de ces dernières contenaient une variété infinie de sujets curieux et intéressans, différent ainsi beaucoup de la monotone uniformité des nôtres.

Enfin les médailles de la Vilaine, étudiées sous le rapport de la matière employée à leur fabrication, ont été, dans l’ordre du prix le plus élevé des métaux, les plus rares, celles en or, trouvées seulement au nombre de trois [23] ; ensuite, celles en argent impériales, mais surtout les consulaires, en assez grande quantité, et enfin celles en bronze on cuivre qui constituaient la masse. On n’ignore pas que les Romains ne commencèrent à frapper des monnaies d’or que vers l’an 547 de Rome, et que ce métal était employé par eux sans aucun alliage.

Les pièces en argent pur ne furent fabriquées à Rome que pendant la république, et sous l’Empire, que depuis Auguste jusqu’à Septime Sévère.

Ce fut sous ce dernier prince que leur titre commença à être altéré d’une manière sensible avec de l’alliage, et continua de l’être de plus en plus sous ses successeurs, de manière à ce qu’il s’y trouve plus de cuivre que d’argent. De sorte que, depuis Gallien jusqu’à Quiétus, les monnaies ne furent plus que de billon, c’est-à-dire mêlées, à beaucoup d’alliage, ou bien de cuivre recouvert d’une feuille d’étain on frotté d’un peu d’argent (on les nomme alors saucées), ou enfin de fer enveloppé d’une feuille de ce dernier métal (fourrés).

Il en fut trouvé un certain nombre de telles, d’Auguste et de la colonie de Nismes, dans la Vilaine. Ces pièces étaient l’ouvrage de faux monnayeurs, qui se servaient de fer qu’ils recouvraient d’une feuille d’argent. Depuis Claude le Gothique jusqu’à Dioclétien, on ne voit plus que du petit bronze saucé. Ce ne fut que sous ce dernier empereur que l’argent pur reparut et continua à être mis en usage, sans interruption, jusqu’au dernier des Paléologues. Les pièces de la Vilaine étaient, pour celles en bronze, le plus fréquemment en cuivre rouge, mais parfois jaune, comme dans une partie de celles d’Auguste, de la colonie de Nismes, d’Antonia, de Néron, de Vespasien, de Trajan, d’Antonin, de Faustine, de Marc-Aurèle, de Lucille, de Commode. Il ne s’était point formé à leur surface cette patine verte on brunâtre, espèce de vernis naturel qui les recouvre lorsqu’elles ont été enfouies dans un terrain peu humide, et qui les conserve. Elles étaient seulement enduites de terre qui s’enlevait par le frottement et le lavage, on persistait, lorsque les petits grains fins de quarz en contact avec leur surface, avaient contracté une intime adhérence avec elle, par l’intermède d’un sel cuivreux qui s’y était formé.

D’autrefois, elles avaient acquis une coloration brune ou elles s’étaient recouvertes de l’espèce de cristallisation analogue à celle du fer oligiste que j’ai précédemment signalée.

Quant aux pièces en argent, leur surface était constamment enveloppée d’une couche noirâtre de sulfure d’argent, en général, très-mince, mais

ayant parfois une certaine épaisseur.
Objets Romains.

Il fut aussi trouvé, dans l’espace indiqué de la Vilaine, et avec les pièces romaines, un certain nombre d’objets eu bronze de même origine, presque tous, moins quelques-uns, relatifs à la toilette.

Dès 1838, en creusant les fondations du pont de Berlin, on avait découvert un petit nécessaire évidemment romain, de la grandeur et de la forme indiquées dans les fig. 1 et 1 bis de la pl. II. Plus tard, on rencontra dans les fouilles nécessitées par la canalisation de la Vilaine, et dans les sables de l’époque romaine et ceux contigus ou gris, les objets suivans, outre un certain nombre de plus petits ou de portions d’autres.

1o Plusieurs bagues en bronze, dont l’une de la forme représentée dans la fig. 2 de la pl. II.

2o Un petit hameçon de même manière. (Fig. 3 de la pl. II.)

3o Un crochet en bronze. (Fig. 4 de la pl. 11.)

4o Un assez grand nombre de fibules, de formes, de grandeurs et d’ornementations assez variées, la plupart entières ou parfois incomplètes, et ayant été dorées dans quelques cas. (V. les fig. 5 et 5 bis, 6, 7 et 7 bis, 10 et 10 bis, de la pl. II, et 12 de la pl. III.)

5o Des aiguilles en bronze (Fig. 9 de la pl. II.)

6o Quelques instrument de même matière et ayant la forme de petites, haches, servant probablement à la toilette. (Fig. 15 et 16 de la pl. II.)

7o Un fragment d’ornement ayant fait partie d’une fibule. (Fig. 14 de la pl. II.)

8o Un certain nombre de petits flacons en verre blanc, de formes tantôt simples, mais élégantes (fig. 8 de la pl. II) ; tantôt ornées de figures et d’ornemens variés. (Fig. 2 et 3 de la pl. III.)

J’éprouve de vifs regrets de n’avoir pu obtenir les dessins de plusieurs d’entr’eux, remarquables par le fini de leur moulage, la grâce et le bon goût de leurs embellissemens. Tous ces vases, indubitablement destinés à renfermer des parfums, pour la toilette [24], étaient magnifiquement irisés à leur surface et en partie dépolis par suite de leur long séjour dans des sables très-humides.

9o Une clef en bronze, d’une belle conservation et de la forme indiquée dans la fig. 11 de la pl. II.

10o Un ornement de même matière, ayant fait partie de quelque meuble. (Fig. 12 et 12 bis de la pl. H.)

11o Un crochet en bronze, avec quelque ciselures ou dessins grossiers sur l’une de ses faces, percé de trois trous propres à le fixer, et représenté de grandeur naturelle et de face., fig. 13, et de profil fig. 13 bis de la pl. II.

12o Une tessère (tessera) en plomb [25]. (Fig. 7 de là pi. TU.)

13o Une bague en cuivre jaune avec un chaton vide, grossièrement travaillée.

14o Quatre stylets, dont trois en bronze, de la forme et de la grandeur représentées dans les fig. 3, 5, 6 et 6 bis de la pl. IV, et un en fer du dessin indiqué dans la fig. 4 de la pl. IV.

15o Un instrument en bronze, dont la douille était brisée d’un côté, et ayant la formé d’une serpe ou faucille, dessiné de grandeur naturelle dans la fig. 5 de la pl. III [26].

16o Une plaque en bronze portant l’inscription NAVCTICEL., et de la proportion indiquée dans la fig. 6 de la pl. III.

17o Un crampon en fer, de 14 centimètres de longueur sur 4 et demi de longueur, rencontré au milieu des pièces d’Auguste, dans le conglomérat argilo-quarzeux qui les renfermait. (Fig. 1 de la pl. III.)

18o Des anses de vases en bronze.

19o Un petit instrument de même métal, offrant quatre tiges inférieures, minces et rondes, se terminant supérieurement de la manière indiquée dans les fig. 9 et 9 bis de la pl. III.

20o Une agrafe en bronze, représentant un serpent. (Fig. 10 de la pl. III.)

21o Un petit instrument de toilette. (Fig. 8 de la pl. III.)

22o Une longue épingle pour retenir les cheveux, trouvée avec une seconde entièrement semblable, près le pont de Berlin, parmi les pièces romaines, et dessinée de grandeur naturelle. (Fig. 2 de la pl. IV.)

23o Un poids en porphyre vert poli, de 4 centimètres de diamètre, et de 3 millimètres d’épaisseur, d’une forme ronde et conique. (Fig. 8 de la pl. IV.)

24o Une bague ou anneau massif en bronze, sortant du moule, et offrant encore les bavures que ce dernier y avait laissées. (Fig. 11 de la pl. III.)

25o Un flacon en verre épais, coloré, admirablement irisé à sa surface, ayant 16 centimètres de largeur sur 10 de hauteur, en n’y comprenant pas son col brisé qui en avait 6 et demi, et représenté réduit, fig.. 4 de la pl. III.

En dehors de ces objets, on rencontra, en outre, une assez grande quantité de briques romaines à rebords, tantôt droites, tantôt courbes ; une plaque en schiste maclifère de forme quadrangulaire allongée, polie sur l’une de ses faces, longue de 17 centimètres, large de 9, et épaisse de 2 ; des débris de vases ou de poteries rouges de même origine, ayant conservé leur couverte brillante ; et enfin quelques os de crânes humains.

Il résulterait donc de ce qui précède,

1o Que la presque totalité des objets romains trouvés appartenait à la toilette ;

2o Que la composition du verre était parfaitement connue des Romains, et parvenue, ainsi que son coulage, à une grande perfection.

3o Que le fer, du moins dans l’Armorique, l’était également, et déjà travaillé à l’époque de l’occupation romaine, puisqu’on l’employait à des usages grossiers, tels que fabrication de crampons, de haches, ce qui tendrait à prouver, de plus, qu’il devait être d’un prix bien peu élevé, tandis qu’il n’en était pas ainsi à Rome ;

4o Qu’enfin, la nature même de ces objets, les seuls qui aient été rencontrés avec les pièces, vient confirmer la premier opinion émise dans ce travail, que le lieu où elles ont été trouvées était consacré, et leur jet dans le fleuve, en si grande quantité et durant une période aussi

longue, le résultat de rites religieux, lui imprimant le caractère d’offrandes ou d’ex voto.
Monnaies Gallo-Romaines.

Il fut aussi découvert, durant les travaux exécutés dans la Vilaine, et le plus souvent dans le gisement des médailles romaines, un certain nombre de pièces gallo-romaines.

Ces monnaie n’avaient pas de rapport avec les impériales, dont l’imitation fut sans doute interdite par les empereurs, quoique dans les exploration de cette rivière j’aie trouvé une preuve qu’on chercha à en fabriquer ou à en contrefaire, comme on peut le voir dans la fig. 7 de la pl. IV. Il est, en effet, facile de remarquer toute l’ignorance et l’impéritie de l’artiste, puisque les lettres du mot PROVIDENTIA ont été placées en sens inverse, ou omises du moins pour plusieurs d’entr’elles, et disposées ainsi qu’il suit INDIVI, et que, dans la tête représentée, on ne reconnaîtrait jamais celle d’Auguste, sans le revers indiquant l’imitation d’une de ses pièces. J’en ai également vu une autre fourrée de la colonie de Nismes, dont la fabrication était des plus barbare. Peut-être, les Gaulois ne voulaient-ils pas les imiter servilement ou s’en servir, par antipathie contre leurs nouveaux maîtres, car leurs monnaies ressemblaient plutôt aux Consulaires ayant cours lors de l’invasion, et que les lieutenans de César et d’Auguste avaient plus spécialement répandues dans les Gaules. Elles étaient plus épaisses, à bas titre, en cuivre ou en potain avec des types altérés, des traits incohérens (et très-souvent fourrées). Elles étaient, eu outre, coulées, le monnayage moulé, ayant été pratiqué le premier et ayant précédé l’emploi des coins et du marteau usités par les romains, même en campagne. Car on a, aujourd’hui des preuves certaines que parfois des ateliers monétaires étaient organisés dans l’armée et la suivaient dans ses campemens, où l’on y fabriquait très-promptement au marteau sur des flaons chauffés [27].

On conçoit que la Gaule, divisée avant et à l’époque de l’invasion romaine en une multitude de peuples formant autant de petites républiques qui frappaient leurs monnaies, ces dernières ont dû être très-variées, comme le démontrent les collections dans lesquelles on s’est plu à en réunir une certaine quantité, et qu’en outre, les rapports commerciaux aient souvent amené vers les cités des individus appartenant à plusieurs d’entr’eux, et apportant des monnaies qu’ils y auront laissées. C’est de cette manière qu’on peut s’expliquer la variété de celles rencontrées dans la Vilaine, lors des fouilles de cette rivière pratiquées dans le voisinage de Condate.

Les. monnaies qui y furent notées sont les suivantes

(AR.) Cinq de Tournay, DVRNACOS [28] ;

(AR.) Tête casquée, à droite ; devant DURNACOS. — R. Un homme tenant une lance en arrêt sur un cheval qui galoppe ; au-dessous DONNVS ou parfois AVSCRO. (Fig. 13 de la pl. IV.)

Une autre gallo-romaine, représentant une figure grossière ; et au revers l’empreinte très-informe d’un cheval. (Fig. 15 de la pl. IV.)

Une autre, avec un profil grossier de tête tourné à gauche, et le revers représentant également un cheval. (Fig. 19 de la pl. IV.)

Une autre offrant une tête semblable, et au revers un aigle. (Fig. 14 de la pl. IV)

Une gallo-romaine. Tête à droite. — R. Un taureau au-dessus GERMANVS ; au-dessous INDVTILII. Elle a été long-temps attribuée très-faussement à Inditiomar [29].

Une autre en bronze, bombée d’un côté. — R. Un cheval.

Une celtibérienne. (M. B.) Tête casquée ; autour et à droite C. N. C. C. R. I. C. F. — R. Le cheval Pégase, et au-dessous des lettres effacées.

(M. B.) Tête tournée à droite, et couverte d’un casque sur lequel on voit l’empreinte d’une contremarque représentant un dauphin ; sur le cou, un collier de perles rondes et une seconde avec les lettres D. D. — R. Cheval Pégase, avec grenetis autour, et au-dessous les lettres informes représentées dans la fig. 10 de la pl. IV.

(P. B.) Une pièce épaisse, avec une tête de femme, tournée à gauche ; devant TIXTILO. — R. Un griffon, à gauche et à côté ; en lettres renversées, VΓORILLI, dessinées dans la fig. 17 de la pl. IV, dans la position qu’elles avaient.

(P. B.) Une autre également épaisse. Tête de femme, à droite, ceinte d’une bandelette ; à gauche TIXTILO [30]. — R. Une main tenant une branche chargée de baies becquetées par un oiseau perché sur le poignet ; au-dessous NIT.

(P. B.) Pièce mince. Tête à droite ; devant CONOVIOS [31]. — B. Un

arbre au-devant duquel est un loup, la queue entre les jambes, et les deux pattes de devant au-dessus d’une tête de taureau vue de face.

(P. B.) Une autre monnaie gallo-romaine. Figure aussi à droite. — R. Un arbre, et à côté une louve, tenant dans l’une de ses pattes de devant une petite branche portant deux fruits.

(P. B.) Une pièce gallo-romaine. Tête à droite ; devant, les lettres représentées dans la fig. 18 de la pl. IV.) — R. Cheval libre, à droite ; au-dessus une sorte de fouet ; au-dessous, un astre (inédits).

(P. B.) Tête à droite, les cheveux dans un espèce de réseau très-orné ; autour un grenetis. — R. Un oiseau debout en lutte contre un serpent ; entr’eux une étoile ; autour les lettres LA., fin d’un mot effacé (rare). (Fig. 20 de la pl. IV.)

(Potain.) Une monnaie gallo-armoricaine. Tête à droite. — R. Cheval à tête d’oiseau, guidé par une main qui tient les rênes ; au-dessous une roue. (Fig. 11 de la pl. IV.)

On en trouva deux dans la Vilaine. La seconde avait pour revers le cheval à huit pieds.

Enfin, une contrefaçon grossière d’une pièce d’Auguste. (M. B.) Tête de cet empereur, d’imitation et de fabrication gallo-romaine. — R. Autel

de la Providence ; an-dessous INDIVI. (Fig. 7 de la pl. IV.)
Objets Gallo-Romains.

On ne rencontra que cinq objets gallo-romains dans les fouilles de la Vilaine ; nécessitées par les travaux des quais, savoir :

1o Un fer de flèche, du ive siècle, réduit de moitié, et dessiné dans la fig. 8 de la pl. IV

2o Une hache gallo-romaine, qui fut trouvée avec les objets du moyen-âge. (Fig. 1 de la pl. IV.)

3o Une amulette en os, représentant un animal fantastique. (Fig. 16 de la pl. IV.)

4o Un fer de flèche très-acéré trouvé à la profondeur des monnaies romaines. (Fig. 12 de la pl. IV.).


5o Une agrafe ou fibule gallo-romaine ; en plomb, travaillée à jour d’une manière très-curieuse, et faisant partie de la collection de M. Moët de la Forte-Maison, qui se réserve d’en publier plus tard le dessin, dans un ouvrage spécial qu’il prépare sur les monnaies, les instrumens et les monumens gaulois.

Le manque complet d’objets de cette dernière origine, et l’absence presque absolue de ceux gallo-romains dans la Vilaine, pendant l’époque de l’occupation de Condate par les Romains, doit faire présumer que ses primitifs habitans, après avoir inutilement cherché à défendre et sauver la ville, avaient succombé et que le petit nombre de ceux qui n’avaient pu s’échapper avait été mis à mort, ou pris et tenu éloigné de l’intérieur ou des environs de la cité par les vainqueurs, qui probablement l’occupaient seuls de leur camp retranché, duquel ils devaient faire d’incessantes incursions dans le pays.

On conçoit d’ailleurs que les Armoricains évitassent prudemment l’approche de pareilles citadelles, et que les combats, lorsqu’ils avaient lieu, se passaient le plus souvent loin de celles-ci et surtout en engagemens partiels. C’est aussi ce que le hasard est venu confirmer, car lorsqu’il a fait et fait encore. parfois découvrir dans le sol des armes gauloises on gallo-romaines, entières oa’liriséeB, indices de luttes soutenues, c’est ordinairement dans des lieux éloignés des oppida^ quoiqu’il poisse y avrar des exceptions à cet égard.

Il s’était probablement écoulé un certain laps de temps -avant que les Armoricains, après s’être soumis, fiissent Tenqs habiter le» vlUes,’ en se pliant aux lois et aux cootniaes dés vainquenr», puisque ce n’est, du Dioins pour Rennes, que probablement plusieurs sièdes après qu’on a pu découTtir, dans la partie de la Vilaine qui en baignait ou en aTOisinaît les mnrs, quelques t^jets pn^res ï prouva I3 présence des raincus dans la cité rtHuaine. De même que la rareté extrême de ces objets est un indice qu’ils étaient très-pauvres ea ustensiles ou ornemeos de fabrique gauloise, ces derniers ayant dû pen à peu disparaître et étrç remplacés par d’autres confectionnés par les Bonuins. L’absence de toute arme de semblable origine dans la même ririëre doit ai^si foire prësugier qu’il ne leur en avait pas étélàissé (ce qm’ita fait toiijOnrs à l’égard des populations imparfoitonent soumises), ou c(ae, s’il en avEùt été autrement, et qu’ils fussent parvenus à en cacher, ils les avaient conservées très-précieuse ment, dans des lieux sûrs, en attendant l’occiWQn de s’en servir plus tard.

  1. On sait que la vallée de la Vilaine est pratiquée dans le terrain de transition qui s’étend vers le Nord jusqu’aux environs de Fougères, et par quelques issues atteint presque le littoral, que ce dernier est formé de schistes, de quarzites, d’une grauwake terreuse, grise ou verdâtre, et de phyllades tendres et fissiles, et qu’il est stratifié dans une direction O. N. O., les couches plongeant au Nord.
    J’ajouterai que la Vilaine qui prend sa source à l’est du département, sur la limite de relui de la Mayenne, parcourt le premier dans une large vallée, en se dirigeant vers l’Ouest pour atteindre Rennes ; que là, elle change de direction, se porte vers le Sud pour se frayer une issue, au-dessous de Pont-Réan, entre des collines schisteuses assez élevées, au-delà desquelles mon sujet n’exige pas que je la suive.
  2. Ce sable, d’une dureté assez prononcée, était composé de grains de quarz, liés par un ciment argilo-quarieux, coloré pinson moins parle Ter hydraté, et son aspect rappelait en quelque sorte celui d’un poudingue grossier et friable.
  3. Lorsque les anciennes Cités des Gaules quittèrent leur nom pour celui de leur peuple, Condate prit celui de Rhedones, dont on a tait Rhednes, puis enfin Rennes.
    Note de M. Moët de la Forte-Maison, dans son explication des Monnaies gauloises.
    (Album Breton)
  4. Sixième livraison de l’Album breton, année 1811, mois de novembre.
  5. D’Anville trouve une trace de cet ancien nom de Herius dans celui de Treig-hier, que l’on donne an passage de la Vilaine, entre la Roche-Bernard et l’embouchure de la rivière. Ce mot, dit-il, doit s’être formé de Trajectum-Herii. (Voyez Encyclop. Method. Geogr. anc.)
  6. Il rendait compte dans cet article d’une Notice sur les antiquités trouvées dans le nouveau lit qu’on creusait à la Vilaine, dans la traverse de Rennes, que j’avais lue précédemment à la Société des Sciences et Arts, et que je lui avais communiquée.
  7. Od. lib. 3.
  8. Goth. lib. 2.
  9. Greg. Tur. de glor. confess. c. 2. − Max. tyr., lib. 1.
  10. Strab. 4.
  11. Burdigat., v. 29.
  12. Lex saxon., cap. 2l. − Capitul., lib. 1, c. 62.
  13. Greg. Tur. di glor. confess., c. 2.
  14. Ces schistes formaient une espèce de colline, dont la pente augmentait graduellement de rapidité, à mesure qu’ils approchaient de la rivière dans laquelle ils plongeaient assez brusquement, au-dessus des sables romains, sous un angle de 25 à 30°, en se dirigeant du Nord-Ouest à l’Est.
  15. Il fut trouvé au-dessus et dans l’épaisseur des couches supérieures du sable gris, mais surtout dans celle des argiles et de la tourbe, correspondant à peu près à l’époque Gallo-Romaine, et à 12 ou 15 mètres du pont de Berlin, un tronc de chêne d’une dimension énorme, couché un peu obliquement et presqu’en travers de la rivière. Les tronçons brisés de ses branches répondant au fond de celle-ci, indiquaient qu’elles l’avaient été dans sa chute. Sa racine était colossale, ton bois d’un noir d’ébène et excessivement dur. En amont de ce tronc gigantesque, il s’était amoncelé par couches, une très-grande quantité de feuilles. Cet antique débris végétal indiquait donc que dans cet endroit du fleuve, avait dû exister sur ses bords, quelque bois séculaire, peut-être consacré.
  16. Une commission avait été instituée par un arrêté de M. le préfet d’Ille-et-Vilaine, du 20 novembre 1841, dans le but de conserver à la ville de Rennes les monnaies et autres objets précieux qui pourraient être trouvés dans la Vilaine, pendant les travaux de sa canalisation.
    M. Laguistière, conseiller de préfecture, en avait été nommé le président, et M. Chevremont le secrétaire. Les autres membres qui la constituaient étaient MM. Pontallié, conservateur des Collections Scientifiques de la ville ; Ducrest de Villeneuve, Langlois, architecte ; Toulmouche, Aussant, Maillet, bibliothécaire ; Doré, ingénieur des ponts-et-chaussées ; Letestu, secrétaire de la mairie ; Varin, doyen de la Faculté des Lettres. Cette commission fit, avec le peu de moyens mis à sa disposition, tout ce qui était en son pouvoir pour remplir son mandat.
    Qu’il me soit permis d’exprimer ici aux personnes studieuses qui la composaient, ma reconnaissance pour le dévoûment et le zèle qu’elles ont mis à me seconder dans les recherches auxquelles je me suis livré, en me fournissant tous les documens et les objets qu’elles pouvaient se procurer.
    Je doit également déclarer combien je trouvai de bon vouloir et de complaisance chez la plupart des amateurs qui avaient en leur possession des médailles ou autres objets d’art qu’ils avaient acquis ; et, en particulier, chez M. le général d’artillerie, baron de Tournemine.
  17. Ces pièces étaient divisées en deniers X, valant 10 as ou dix livres de monnaie de bronze ; et en quinaires V, valant 5 as ou cinq livres en monnaie de bronze ; enfin un sesterce HC ou LLS, valant 2 as et demi ou deux livres et demi, équivalent à 4 sols de France ou 19 centimes.
  18. On conçoit que quelques pièces ont pu échapper à mes investigations, malgré mes efforts pour qu’il n’en fut pas ainsi, et que je n’ai pas la prétention d’avoir tout noté dans ce travail. Mais, au moins, je puis affirmer que peu d’objets intéressons m’ont fait défaut.
    Dans tous les cas, j’ai eu soin de ménager de larges marges et de faire imprimer sur papier collé, afin qu’on put y ajouter les notes jugées convenables.
  19. L’inscription de chacune de ces légions a été notée sur autant de pièces séparées. Celle des légions III, VII, VIII, XI, XIII, XIV, n’est pas indiquée dans Mionnet.
  20. Classée dans les Consulaires incertaines. (Voyez l’ouvrage Familiæ Romanæ, par Carolus Patinus.
  21. L’émission des monnaies frappées à Lyon ne cessa pas avec le règne de Tibère, mais continua sous ses successeurs, Claude, Néron, Galba, etc.
  22. Revue Numismatique, Barthélémy, tome 5, page 194.
  23. On sait que Rome, jusqu’au temps des empereurs, n’offrit presque pas de pièces d’or, tandis que plus tard elle on mit une infinité en circulation, depuis Jules César jusqu’à la décadence de l’Empire ; qu’elle commença par le bronze, puis remonta, graduellement à l’argent, avec lequel elle frappa des deniers, des quinaires et des sesterces, peu d’années avant la première guerre punique, et qu’enfin elle émit des monnaies d’or, 62 ans après celle-ci.
  24. Vasa vitrea liquoribus (aqua, vinum, lac, sanguis, oleum, opobalsamum) ; vel fundendis, vel condendis usurpata, seu lacrymatora. (Thesaurus Brandeburgicus, a Laurentio Begero.) Mais les derniers, dits lacrymatoires, étaient d’une forme différente de celle des premiers, et on n’en rencontra pas un seul de cette espèce dans la Vilaine.
  25. Marques de différentes matières et de formes variées, qui étaient distribuées au peuple romain, soit pour l’entrée du cirque ou du theâtre, soit pour aller recevoir les présens qu’on lui faisait en blé, en huile, etc.
  26. Cet instrument, en la possession de M. le général d’artillerie, baron de Tournemine, ressemblait à une petite faux ou faucille, semblable à celle qu’on voit dans le spicilège de Beger, faisant suite au Trésor de Brandebourg, sur une pierre gravée qui représente un homme tenant d’une main une tête qu’il vient découper, tandis que l’autre est armée d’un instrument tout-à-fait analogue à celui trouvé dans la Vilaine, et dont il s’est servi pour opérer cette séparation. (V. Spicilegium Antiquitalis, pag. 71. A Laurentio Begero, Thesaurus Brandeburgicus.)
  27. Consulter une suite d’articles intéressans sur l’Histoire Monétaire de France, publiée par Cartier, dans le tome 1 de la Revue Numismatique
  28. M. Pioquin croit que ces pièces ont été frappées à Durnae, chez les Eduens, et M. de la Saussaye, à Tournay, en Belgique. Je pencherais pour cette dernière opinion.
  29. Chef gaulois. INDVCIOMARVS, vel INDICIOMARVS, INDVTIOMARVS ; Treverorum princeps, bellum contra romanos paravit (p. 79, Julii Cæsaris Comment.) − Eum ad se venire jussit Cæsar cum ducentis obsidibus, 80. — Treviros repetiit, 98. — Destitutus à Germanis, consilium Galliæ totius indixit, bona Cingetorigis publicavit, 99. — Labieni castra aggressus est, 100. — Et in prælio interfectus est, 101. — (Catalogus memorabilium ex 8. Celso, p. 13. Collection des Classiques de Lemaire.)
  30. Tixtilos ou Richtel, chef gaulois dont le nom n’a pas été conservé par les historiens, mais qui doit avoir eu une certaine puissance, puisqu’on trouve un grand nombre de ses médailles de types variés, sur lesquelles on lit TIXTILOS, ΓIXTILOS, PIXTILOS, tandis qu’au revers, on voit un oiseau à gauche, déployé et becquetant un rameau chargé de baies, tenu par une main sur laquelle il est posé. (Revue Numismatique, t. 2, p. 88. De la Sausdaye.) Cette assertion de M. de la Saussaye demanderait d’autres preuves que celles qu’il en donne, et jusques là elle doit rester contestable.
  31. Le baron Chanduc de Crasannes, dit qu’au lieu de CONOVIOS, il faut lire CONTOVTOS, nom de quelque chef gaulois. M. Millin, qui a lu comme nous CONOVIOS, croit que ce mot indique le Conovium Britanniæ de Ptolénée. (Revue Numismatique, t. 3, p. 159.) Je suis porté à penser que l’attribution des mots précédens à des noms de chef gaulois, n’a été qu’un moyen de tourner une difficulté, et qu’il eut été plus prudent de s’arrêter devant celle-ci, et de convenir qu’on ne sait rien de leur signification réelle.