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Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules/Livre 2/Chapitre 8

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LIVRE 2 CHAPITRE 7 Histoire critique de l’établissement de la monarchie françoise dans les Gaules LIVRE 2 CHAPITRE 9



LIVRE 2 CHAPITRE 8


suite de l’histoire depuis l’année quatre cens vingt-neuf, jusqu’en quatre cens trente-quatre. les confédérés armoriques sont appellés bagaudes.

il semble qu’Aëtius après avoir soumis en quatre cens vingt-huit les francs qui vouloient ériger sur le territoire de l’empire des royaumes indépendans, et après avoir obligé les visigots à promettre que désormais ils se contiendroient dans leurs quartiers, dût contraindre en une campagne ou deux les armoriques à rentrer sous l’obéissance de l’empereur. Cependant il ne paroît point qu’il ait alors tenté de les réduire. Ce n’est pas que ce capitaine manquât d’activité ; elle étoit une de ses principales vertus. Mais peu de tems après avoir terminé les expéditions dont je viens de parler, il fut obligé de l’employer ailleurs, et de la faire servir à sa propre défense. Le simple récit de ce qui se passa durant les cinq ou six années qui suivirent immédiatement la soumission des francs, et la pacification accordée aux visigots, montrera suffisamment que l’empire ne fut point alors en état de faire de grands efforts pour soumettre les provinces confédérées. Il est vrai qu’on ne voit point que les troubles et les guerres civiles qui agiterent l’empire dans les tems dont nous parlons, ayent éclaté dès l’année quatre cens vingt-neuf ; mais il paroît que dès-lors la semence en avoit été jettée, et que les grands officiers de l’empire s’étoient brouillés entre eux dès ce tems-là. Les fastes de Prosper disent sur cette année quatre cens vingt-neuf, que Felix ayant été fait patrice, Aëtius fut fait maître de la milice, ce qu’il faut entendre de la milice du département du prétoire d’Italie, par deux raisons. La premiere, c’est que nous allons voir Aëtius agir en cette qualité dans l’Italie : la seconde, c’est que nous avons vû par le titre que lui donne Idace, en parlant de la guerre contre les juthunges, et par l’interêt qu’il lui fait prendre dans les affaires d’Espagne, que ce capitaine étoit déja maître de la milice dans le département des Gaules dès quatre cens vingt-sept. Comme ces deux emplois ne pouvoient point être compatibles, il est aussi très-probable qu’Aëtius qui étoit l’ame de la monarchie, dont Valentinien étoit le chef, aura quitté le géneralat du département des Gaules, en acceptant celui du département d’Italie, et que c’est une des causes pour lesquelles il ne s’y fit rien de remarquable en quatre cens vingt-neuf. Nous observerons encore que nous ne verrons plus Aëtius commander dans les Gaules, qu’après l’avoir vû revêtir de la dignité de patrice, qui, comme nous l’avons dit, mettoit en droit de commander au maître de la milice dans son propre département. Mais pour revenir à notre sujet, des orages pareils à celui que nous allons voir, ne se forment pas en un jour, et sans faire souffrir le corps politique long-tems avant qu’ils éclatent. Enfin, l’année quatre cens trente, Aëtius ayant connu que le patrice Felix, Padusia femme de Felix et Grunitus, lui dressoient des embuches, il les fit assassiner tous trois. Qu’on juge du trouble et de la confusion qu’un pareil attentat dut causer en occident ; et si Placidie qui d’un côté se voyoit outragée par un de ses officiers, et qui d’un autre côté apprenoit chaque jour que les vandales faisoient de nouveaux progrès en Afrique, avoit le loisir de songer aux affaires des Gaules. Il faut cependant qu’Aëtius ait fait sa paix avec Placidie en quatre cens trente-un, puisque nous le voyons consul en quatre cens trente-deux ; mais les mouvemens qui arriverent cette année-là même, montrent bien que le parti de ce capitaine, et le parti qui lui étoit opposé, ne s’étoient pas reconciliés veritablement, et que leur raccommodement n’avoit pû produire aucun fruit. Nous avons parlé déja plus d’une fois de Bonifacius. Cet officier romain qui commandoit en Afrique, lorsque Placidie fut réduite à se réfugier à Constantinople, et qui s’étant alors déclaré pour elle, ne voulut plus lui obéir, lorsqu’elle fut devenue la maîtresse de l’empire d’occident sous le nom de Valentinien. Nous avons vû même qu’en quatre cens vingt-sept ce Bonifacius avoit été déclaré ennemi de l’état, qu’on avoit envoyé une armée contre lui, et que pour se mettre mieux en défense, il avoit par un crime des plus fameux dont l’histoire romaine fasse mention, attiré en Afrique les vandales d’Espagne. Or Procope nous apprend que la désobéissance de Bonifacius, et tous les malheurs dont elle avoit été la cause, étoient l’effet d’une trame ourdie par Aëtius, et que toute l’intrigue fut découverte dans le tems où nous en sommes. Aëtius avoit d’abord écrit à Bonifacius que la cour étoit résolue à le perdre, et qu’elle alloit le mander, afin de se défaire de lui aussi-tôt qu’il auroit mis le pied dans les lieux où elle faisoit son séjour. Aëtius avoit ensuite insinué à Placide que Bonifacius se mettoit en état de se maintenir malgré elle dans le gouvernement d’Afrique, et il avoit avancé, pour montrer qu’il disoit vrai : qu’elle pouvoit éprouver Bonifacius, en le mandant à la cour, et qu’elle verroit alors s’il ne désobéiroit pas. L’ordre avoit été envoyé à Bonifacius ; il avoit désobéi, et la guerre civile dont nous venons de récapituler les évenemens s’en étoit ensuivie. On conçoit aisément l’interêt qu’avoit Aëtius de brouiller Bonifacius avec Placidie. Aëtius n’étoit pour cette princesse qu’un ennemi reconcilié, et qui suivant le cours ordinaire des choses, ne pouvoit prétendre à aucune dignité au préjudice d’un ancien serviteur. Toute la trame, comme je l’ai déja dit, fut donc découverte pleinement vers l’année quatre cens trente-deux. Il n’y aura eu d’abord que des so upçons violens contre Aëtius, qui se sera justifié quoique coupable, parce qu’on n’avoit point encore des preuves claires de sa prévarication. Cette justification que je suppose s’être faite en quatre cens trente et un, aura été suivie de sa nomination au consulat pour l’année suivante. Mais on aura eu cette année-là contre Aëtius, des preuves si claires, qu’on aura rompu de nouveau avec lui. Par qui la trame fut-elle découverte ? C’est ce que nous ignorons. Nous sçavons seulement que la perfidie d’Aëtius devoit être pleinement éclaircie en quatre cens trente-deux, puisque cette année-là même Bonifacius revint d’Afrique, et que l’empereur lui confera la dignité de maître de la milice dans le département de la préfecture du prétoire d’Italie, quoiqu’Aëtius en fût actuellement revêtu. Croyoit-on que la promotion d’Aëtius au consulat, qui étoit une dignité supérieure à celle de maître de la milice, et même au patriciat, fît vaquer l’emploi d’Aëtius ? Je n’en sçais rien. Voici ce que nous sçavons des suites qu’eut cette déposition. Aëtius n’ayant pas voulu se laisser dépoüiller, se retira de la cour, et il prit les armes. Son rival gagna contre lui une bataille ; mais le vainqueur reçut dans l’action une blessure, dont il mourut quelques jours après. Cependant on ne laissa point à Aëtius l’emploi de maître de la milice ; et l’on étoit si bien résolu à le lui ôter, qu’après la mort de Bonifacius, on le confera à Sebastianus gendre de Bonifacius. Il paroît qu’il se fit alors une convention entre Placidie et Aëtius, en conséquence de laquelle l’empereur devoit cesser de poursuivre Aëtius comme rebelle, et de son côté Aëtius devoit se retirer sur ses terres. On voit du moins qu’après s’être démis de toutes ses dignités, il vivoit comme un particulier à la campagne, lorsqu’il fut informé que ses ennemis vouloient le faire enlever. Il reçut cet avis assez à tems, pour avoir le loisir de gagner la Dalmatie, d’où il se sauva dans le païs des huns, qui l’aimoient autant que s’il eût été un de leurs compatriotes. Rugila qui regnoit alors sur ce peuple, et qui est célebre dans l’histoire, pour avoir été le prédecesseur de Bléda et du fameux Attila, prit même les armes en faveur d’Aëtius, et il entra dans le territoire des romains, qui de leur côté demanderent du secours aux ostrogots. L’empire étoit donc menacé d’une guerre très-sanglante, quand la paix fut faite tout à coup. Sebastianus le gendre de l’ennemi d’Aëtius fut déposé, et réduit à s’en aller chercher fortune à la cour de Constantinople. D’un autre côté Aëtius fut fait patrice. En cette qualité il eut droit de commander par tout où ne se trouveroient point l’empereur ni le consul d’occident. Idace et les deux Prospers, ou bien les deux ouvrages du même Prosper, marquent tous ces évenemens sur l’année quatre cens trente-deux, où Aëtius fut consul ; mais comme il ne paroît pas bien vrai-semblable que ces grands évenemens soient tous arrivés la même année ; d’ailleurs comme ils n’ont commencé d’arriver que sous le consulat d’Aëtius, et que les fastes de Prosper ne rapportent rien sur l’année quatre cens trente-trois, j’aime mieux croire que ce ne fut que dans cette derniere année que tous les troubles finirent, par le raccommodement de Placidie et d’Aëtius. Pour peu qu’on ait de connoissance de la méthode de nos chroniqueurs, on n’aura pas de peine à croire qu’ils ayent mieux aimé anticiper l’histoire de l’année suivante, en rapportant sur l’année quatre cens trente-deux des circonstances d’un évenement principal, qui n’appartenoient qu’à l’année quatre cens trente trois, que de couper en deux la narration de cet évenement. Je crois pouvoir rapporter à l’année suivante quatre cens trente-quatre, sur laquelle on ne trouve rien non plus dans les fastes de Prosper, le soulevement d’une partie de celles des provinces des Gaules, qui étoient demeurées réellement sous l’obéïssance de l’empereur, et dont la chronique du même Prosper qui nous apprend cet évenement, parle sur la douziéme année du regne de Valentinien Iiie, où ce prince entra vers le commencement de l’année quatre cens trente-cinq. On lit dans cette chronique : " les provinces septentrionales des Gaules… etc. " si l’on est choqué des termes impropres dont Prosper se sert pour dire, que les provinces septentrionales des Gaules se révolterent, on doit se rappeller l’observation que nous avons faite dès le commencement de notre ouvrage. C’est que les romains vouloient bien traiter d’alliance, les liens qui attachoient les Gaules à l’empire, quoique ces liens fussent de véritables chaînes et même des chaînes très-dures. Répondons à quelques objections qui peuvent se faire contre notre version du passage de la chronique de Prosper. On pourroit dire en premier lieu que j’ai tort de traduire en faveur des bagaudes ces mots latins in bagaudiam , parce que in ne signifie pas en faveur , mais contre . Ce dernier sens, j’en tombe d’accord, est le sens de in le plus ordinaire ; mais cela n’empêche pas que dans les bons auteurs latins in n’ait aussi quelquefois l’acception d’ en faveur . Il y a plus : Gregoire de Tours employe in dans cette derniere acception, et il est certain par conséquent qu’elle a eu lieu dans la basse et dans la moyenne latinité. Disons en second lieu pourquoi nous avons rendu gallia ulterior , par les provinces septentrionales des Gaules . Le partage de la province des Gaules en Gaules plus reculées, ou en Gaules ultérieures , et en Gaules plus voisines ou citérieures , auquel se sont conformés quelques auteurs du cinquiéme siécle et du sixiéme, n’a été qu’une division arbitraire, et que l’usage seul avoit introduite dans le langage commun : la division des Gaules par rapport à l’Italie, en Gaules citérieures , et en Gaules ultérieures , n’avoit point lieu pour lors, ni dans l’ordre ecclésiastique, ni dans l’ordre politique. C’étoit une division de même nature que la premiere division des Gaules, en Gaules proprement dites, et en païs des sept provinces, de laquelle nous avons parlé si au long sur l’année quatre cens dix-huit. L’une et l’autre division étoient fondées probablemen t sur les mêmes principes, et introduites dans l’usage ordinaire par les mêmes raisons. Ainsi c’est uniquement des auteurs qui ont écrit dans le tems où la division de la Gaule en Gaules citérieures et en Gaules ultérieures avoit lieu, que nous pouvons apprendre quel païs s’appelloit les Gaules citérieures , et quel païs s’appelloit les Gaules ultérieures . Or Rénatus Profuturus Frigéridus qui écrivoit dans le même-tems que Prosper, nous apprend que de son tems les provinces germaniques étoient dans les Gaules ultérieures, et que par conséquent celles des provinces des Gaules qui étoient encore plus éloignées de l’Italie que les provinces germaniques, étoient aussi comprises dans les Gaules ultérieures, et qu’elles en faisoient une portion. Frigeridus dit donc, et son passage a déja été cité dans le chapitre quatriéme de ce livre de notre histoire. " on apprit dans Arles que Jovinus avoit été proclamé empereur dans la Gaule ultérieure : " on a vû dans ce même chapitre, qu’Olympiodore nous apprend que ce fut dans les provinces germaniques que notre proclamation se fit. Voilà donc les Gaules ultérieures et les Gaules citérieures trouvées autant qu’il nous l’importe. Nous avons aussi exposé, quand il en étoit tems, que les deux provinces germaniques, et les deux provinces belgiques n’étoient point, à l’exception d’une partie de la seconde Belgique, entrées dans la confédération maritime : ainsi toutes les convenances veulent que ce soit dans les provinces belgiques, et dans les germaniques demeurées jusques-là sous l’obéïssance de l’empereur, que Tibaton ait excité un soulevement, et puis ce soulevement aura donné lieu à la populace de la premiere Lyonnoise, de la premiere Aquitaine, et de quelques autres provinces encore fideles, de former le complot de se joindre aux armoriques. Où étoit la ligne qui faisoit la séparation des Gaules citérieures et des Gaules ultérieures ? Aucun auteur ancien ne le dit positivement. J’avois cru d’abord que cette ligne fût la Loire, de maniere que la Gaule ultérieure étoit la partie de la Gaule qui est au septentrion de ce fleuve ; mais j’ai trouvé des passages d’auteurs qui font foi sur cette matiere-là, et qui m’ont fait connoître que je m’abusois. On voit par ces passag es (j’aurai occasion de les citer) que plusieurs villes assises au midi de la Loire, étoient comprises dans les Gaules ultérieures. Lorsque je traduis galliarum servitia par le menu peuple des Gaules , j’ai pour garant l’usage du tems attesté par le glossaire latin de M Ducange, qui fait foi que dans la basse latinité, servitium ne signifioit pas seulement les hommes qui étoient dans l’état de servitude, mais aussi les personnes libres obligées par differentes raisons, à en servir d’autres. Venons au dernier des éclaircissemens, dont je suis redevable envers le lecteur. J’ai aussi pour moi le sentiment de M Ducange, et toutes les convenances, lorsque je rends bagaudia par la république des Armoriques. Nous avons vû d’où venoit le nom de bagaudes, et qu’on donnoit ce nom dans les Gaules à tous les révoltés. C’étoit une espece de sobriquet, par lequel les sujets fideles les désignoient. Nous verrons même que ce sobriquet avoit passé les Pyrénées, et qu’on le donnoit en Espagne aux sujets rebelles. Il est fait mention plus d’une fois dans l’histoire des bagaudes du territoire de Terragone, et d’autres cités d’Espagne. D’un autre côté, la signification naturelle de bagaudia est celle que lui donne M Ducange, le païs des bagaudes . Or qui étoient les rebelles, ou les bagaudes des Gaules en quatre cens trente-quatre, et dans le tems que Tibaton fit révolter la Gaule ultérieure ? C’étoient les confédérés de l’union armorique. Prosper suit, en les désignant, ainsi qu’il les désigne, l’esprit du parti dans lequel il se trouvoit. Mais, dira-t-on, le nom de bagaudes qui originairement étoit celui de païsans attroupés, pouvoit-il être donné à des peuples qui formoient une république aussi étendue et aussi puissante que l’étoit celle des Armoriques ? Je réponds deux choses à cette objection : l’une est, que les premiers bagaudes, que ceux qui firent connoître ce nom, et qui le mirent en usage, ne devoient pas être simplement un gros de mutins rassemblés au hazard, un attroupement de personnes de la lie du peuple, puisque, comme nous l’avons vû, ils faisoient des entreprises sur les villes, et qu’ils oserent même mettre le siege devant Autun. Mais quelqu’abjecte qu’eût été la condition dont étoient les premiers révoltés qu’on appella bagaudes, il suffit que ce nom fût devenu le sobriquet ordinaire que les sujets fideles donnoient aux sujets rebelles, pour être attribué dans la suite à tous les révoltés, quelle que fût leur condition, et quelque puissant que fût leur parti. En ces sortes d’occasions l’usage l’emporte sur la signification propre du nom ; il le fait donner à des personnes à qui ce mot pris dans son sens naturel, ne convient en aucune façon. On vit quelque chose de semblable à ce que nous venons de dire durant les troubles du Païs-Bas, commencés en mil cinq cens soixante et cinq. Les premiers factieux qui se donnerent à eux-mêmes le nom de gueux , se trouvoient être presque tous des personnes de condition, dont plusieurs étoient riches. Ils prirent tous néanmoins ce nom-là, comme le nom de leur parti, et cela indépendemment de l’état de leur fortune et même indépendemment de leur religion. Lorsque dans la suite le nom de gueux fut devenu le sobriquet propre aux calvinistes, parce qu’il n’y avoit plus que les provinces où les calvinistes étoient les maîtres qui persistassent dans l’union d’Utrecht, on a continué de l’employer toujours comme un nom de parti, sans avoir aucun égard ni à la pauvreté ni à la richesse. Combien de fois a-t-on donné le nom de gueux à des personnes qui jouissoient de trente mille livres de rente ? Dans la portion des Païs-Bas qui s’appelle la généralité, c’est-à-dire, dans la partie du duché de Brabant, et dans celle du comté de Flandres, qui appartiennent aux sept provinces-unies en commun, parce qu’elles ont conquis cette contrée à frais communs ; il arrive tous les jours qu’un pauvre païsan catholique dit que le seigneur de son village est gueux , lorsque ce seigneur est calviniste ? Ne dit-on pas aussi, comme nous l’avons remarqué, que Luxembourg est une ville des Païs-Bas ? L’usage est le tyran des langues vivantes. Nous verrons encore dans la suite de cet ouvrage, que Salvien qui vivoit dans les provinces obéissantes, et qui a écrit vers le milieu du cinquiéme siécle, a toujours désigné les armoriques par le nom de bagaudes.