Histoire de la Commune de 1871 (Lissagaray)/Chapitre 7

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CHAPITRE VII


Le Comité Central triomphe de tous les obstacles et contraint les maires à capituler.

Le Comité Central fut à la hauteur. Ses proclamations, les articles socialistes de l’Officiel, l’acharnement des maires et des députés lui avaient rallié ceux des groupes révolutionnaires à l’écart jusque-là. Il s’était aussi adjoint quelques hommes comme Ranvier, Eudes, plus connus de la masse. Par son ordre, la place Vendôme s’arma de barricades ; les bataillons de l’Hôtel-de-Ville doublèrent ; de fortes patrouilles remontèrent les boulevards Montmartre et des Italiens contenant les postes réactionnaires des rues Vivienne et Drouot. Grâce à ces précautions la nuit fut tranquille.

Les élections devenaient encore impossibles pour le lendemain 23, le jour indiqué. Le Comité arrêta qu’elles auraient lieu le dimanche 26, et l’annonça ainsi à Paris : « La réaction soulevée par vos maires et vos députés nous déclare la guerre. Nous devons accepter la lutte et briser la résistance… Citoyens, Paris ne veut pas régner, mais il veut être libre ; il n’ambitionne pas d’autre dictature que celle de l’exemple ; il ne prétend ni imposer ni abdiquer sa volonté ; il ne se soucie pas plus de lancer des décrets que de subir des plébiscites ; il démontre le mouvement en marchant lui-même, et il prépare la liberté des autres en fondant la sienne. Il ne pousse personne violemment dans les voies de la République ; il se contente d’y entrer le premier. » Suivent les signatures [1].

En même temps le Comité déclarait qu’il déférerait devant lui les insulteurs du peuple ; il envoyait un bataillon de Belleville reprendre la mairie du VIe ; ses délégués remplaçaient d’autorité les maires et adjoints des IIIe, Xe, XIIe et XVIIIe arrondissements ; il faisait tenir la voie du chemin de fer aux Batignolles, annulant ainsi l’occupation de la gare Saint-Lazare ; il agissait énergiquement avec la Banque.

La réaction comptait sur la famine pour faire capituler l’Hôtel-de-Ville. Le million du lundi était englouti. Le 22, la Banque en promettait un second et versait 300 000 francs d’à-compte. Varlin et Jourde vinrent le soir chercher le solde ; on les promena. Ils écrivirent : « Monsieur le gouverneur, affamer la population parisienne, telle est l’arme d’un parti qui se dit honnête. La faim ne désarmera personne, elle ne fera que pousser les masses à la dévastation. Nous ramassons le gant qui nous a été jeté. » Et, sans daigner voir les Fracasses de la Bourse, le Comité envoya deux bataillons devant la Banque qui dût s’acquitter.

Il ne négligeait rien pour rassurer Paris. De nombreux repris de justice avaient été lâchés sur la ville. Le Comité les dénonça à la vigilance des gardes nationaux, écrivit sur les portes de l’Hôtel-de-Ville : « Tout individu pris en flagrant délit de vol sera fusillé. » La police de Picard n’avait pu venir à bout des jeux qui, depuis la fin du siège encombraient la voie publique. Duval y réussit par un simple arrêté. Les soldats restés à Paris furent assimilés à la garde nationale. Le grand épouvantail des réactionnaires était le Prussien, dont Jules Favre annonçait l’intervention prochaine. Le commandant de Compiègne avait écrit au Comité : « Les troupes allemandes resteront passives tant que Paris ne prendra pas une attitude hostile. » Le Comité avait répondu : « La révolution accomplie à Paris a un caractère essentiellement municipal. Nous n’avons pas qualité pour discuter les préliminaires de paix » ; et il publia les dépêches [2]. Paris était sans inquiétude de ce côté.

La seule agitation venait des maires. Le 23, autorisés par M. Thiers, ils nommaient commandant de la garde nationale le furibond de la séance du 21, l’amiral Saisset, lui adjoignaient Langlois et Schœlcher, s’efforçaient d’attirer du monde place de la Bourse où se trouvait, disaient-ils, la seule caisse légale. Il vint quelques centaines d’hommes de beaucoup d’ordre pour toucher, non se battre. Les chefs eux-mêmes commençaient à se diviser. Quelques furieux parlaient toujours de tout balayer, Vautrain, Dubail, Denormandie, Degouve-Denuncques, Héligon, l’ancien de l’Internationale, admis depuis le 4 Septembre aux cuisines bourgeoises et acharné comme les renégats ; la plupart voulaient une conciliation, surtout depuis que plusieurs députés et adjoints, Millière, Malon, Dereure, Jaclard, etc., en se séparant de la réunion avaient accusé sa figure réactionnaire. Quelques maires se mirent en tête d’éclairer les ruraux par une scène d’attendrissement.

Ils vinrent le 23, à Versailles, au moment où l’Assemblée reprenant courage faisait appel à la province pour marcher sur Paris. Très solennels, ils apparurent à la tribune du président traversés de leurs écharpes. La Gauche applaudit, crie : « Vive la République ! » Les maires redoublent. La Droite et le Centre : « Vive la France ! à l’ordre ! » et, du poing, ils menacent les députés de la Gauche qui répondent : « Vous insultez Paris ! » Les ruraux : « Vous insultez la France ! » Leur ami Grévy se couvre ; la séance est levée. Le soir, un député-maire, Arnaud de l’Ariège, lut à la tribune la déclaration que ses collègues avaient apportée et termina : « Nous sommes à la veille d’une affreuse guerre civile. Il n’y a qu’un moyen de l’éviter : que l’élection du général en chef de la garde nationale soit fixé au 28, celle du conseil municipal au 3 avril. » Ce vœu alla s’enterrer dans les bureaux.

Les maires revinrent à Paris, fort suffoqués. Paris était déjà très irrité d’une dépêche où M. Thiers annonçait à la province que les anciens ministres bonapartistes, Rouher, Chevreau, Boitelle, arrêtés par le peuple de Boulogne, avaient été protégés et que le maréchal Canrobert, complice de Bazaine, venait d’arriver à Versailles pour offrir ses services au Gouvernement. Il y eut un revirement subit dans les journaux des bourgeois républicains. Les attaques contre le Comité Central faiblirent. Les modérés commencèrent à tout redouter de Versailles.

Le Comité Central sut utiliser ce courant. Il venait d’apprendre la proclamation de la Commune à Lyon et, le 24, il parla sans détour : « Quelques bataillons égarés par des chefs réactionnaires ont cru devoir entraver notre mouvement… Des maires, des députés, oublieux de leur mandat, ont encouragé cette résistance… Nous comptons sur votre courage pour aller jusqu’au bout… On nous objecte que l’Assemblée nous promet, pour un temps non déterminé, l’élection communale et celle de nos chefs et que, dès lors, notre résistance n’a plus à se prolonger… Nous avons été trompés trop de fois pour ne pas l’être encore ; la main gauche reprendrait ce qu’aurait donné la main droite… Voyez ce que le Gouvernement fait déjà. Il vient de jeter à la Chambre, par la voix de Jules Favre, le plus épouvantable appel à la guerre civile, à la destruction de Paris par la province, et déversé sur nous les calomnies les plus odieuses ».

Ayant parlé, le Comité agit, nomma trois généraux, Brunel, Duval et Eudes. Il avait enfermé Lullier ivre-fou et qui, assisté d’un état-major d’intrigants, Du Bisson, Ganier d’Abin, avait la veille encore laissé sortir de Paris, avec armes et bagages, tout un régiment campé au Luxembourg. Un instant, le général Cremer, brillant officier de l’armée des Vosges, venu à l’Hôtel-de-Ville pour réclamer la liberté du général Chanzy et acclamé par la foule, avait failli servir le Comité Central [3].

Les généraux s’annoncèrent vigoureusement : « Le temps n’est plus au parlementarisme… Il faut agir… Paris veut être libre… Tout ce qui n’est pas avec nous est contre nous. La grande cité ne permet pas qu’on trouble impunément l’ordre public ».

Avertissement direct au camp de la Bourse qui se dégarnissait singulièrement. Chaque séance de Versailles amenait des désertions nouvelles. Les femmes venaient chercher leurs maris, leur disaient : « Ne t’en mêle plus ». Les officiers bonapartistes, dépassant la mesure, agaçaient. Le programme des maires — soumission complète à Versailles — décourageait la bourgeoisie moyenne. L’état-major de cette armée en débandade avait été très sottement placé au Grand-Hôtel. Là, siégeait le trio de toqués, Saisset, Langlois, Schœlcher, de l’extrême confiance passés au découragement. Le plus fêlé, Saisset, imagina d’afficher que l’Assemblée avait accordé la reconnaissance complète des franchises municipales, l’élection de tous les officiers de la garde nationale, y compris le général en chef, des modifications à la loi sur les échéances, un projet de loi sur les loyers favorable aux locataires. Ce canard ne pouvait mystifier que Versailles.

Il fallait aboutir. Le Comité Central chargea Brunel d’enlever les mairies du Ie et du IIe. Brunel, avec 600 hommes de Belleville, deux pièces d’artillerie, accompagné de deux délégués du Comité, Lisbonne et Protot, se présente à trois heures à la mairie du Louvre. Les compagnies de l’ordre prennent un air de résistance ; Brunel fait avancer ses canons ; on lui cède le passage. Il déclare aux adjoints Méline et Edmond Adam que le Comité veut les élections à bref délai. Les adjoints intimidés, font demander à la mairie du IIe l’autorisation de traiter. Dubail répond qu’on peut promettre les élections pour le 3 avril. Brunel exige la date du 30 ; les adjoints cèdent. Les gardes nationaux des deux camps saluent cet accord avec enthousiasme et, mêlant leurs rangs, se dirigent vers la mairie du IIe. Sur le passage, les croisées se garnissent, des applaudissements les accompagnent. Rue Montmartre, quelques compagnies de boursiers veulent barrer la voie. On crie : « La paix est faite ! » À la mairie du IIe, Dubail, Vautrain, Schœlcher refusent de ratifier la convention. Mais les membres de la réunion l’acceptent ; un immense cri de joie annonce la nouvelle. Les bataillons populaires, salués par les bataillons bourgeois, défilent rue Vivienne et sur les boulevards traînant leurs canons que des gamins chevauchent, des branches vertes à la main.

Le Comité Central ne pouvait s’abandonner à cette confiance. Il avait renvoyé deux fois les élections et les bataillons fédérés, debout depuis le 18, étaient réellement exténués. Ranvier et Arnold vinrent le soir à la mairie du IIe maintenir la date du 26. Certains maires et adjoints qui n’avaient qu’un but — ils l’ont avoué depuis — donner à Versailles le temps de s’armer, crièrent à la mauvaise foi. « Le citoyen Brunel, leur répondit Ranvier, n’a reçu aucun autre mandat que d’occuper les mairies. » La discussion fut très vive. Arnold et Ranvier se retirèrent à deux heures du matin, laissant les plus intraitables calculer les chances d’une résistance. L’irrépressible Dubail composa un appel aux armes, l’envoya imprimer, passa la nuit avec le fidèle Héligon à transmettre des ordres aux chefs de bataillons et fit entrer des mitrailleuses dans la cour de la mairie.

Pendant que leurs amis s’acharnaient à la résistance, les ruraux se croyaient trahis. Plus nerveux d’heure en heure, étant privés de leur confort, campés dans les couloirs du château ouverts aux vents et aux paniques. Les allées et venues des maires les irritaient, la proclamation de Saisset les exaspéra. Ils crurent que M. Thiers courtisait l’émeute, que le petit bourgeois, comme il s’est hypocritement appelé, voulait jouer les monarchistes, avec Paris levier les faire basculer ; ils parlaient de nommer général en chef l’un des d’Orléans, Joinville ou d’Aumale. Le complot pouvait éclater à la séance du soir où devait venir la proposition des maires. M. Thiers les prévint, les supplia d’ajourner toute discussion, dit qu’une parole malheureuse ferait couler des torrents de sang. Grévy escamota la séance en dix minutes ; le bruit du complot ne put être étouffé.

Le samedi était le dernier jour de la crise. Il fallait que le Comité Central ou les maires fussent brisés. Le Comité fit afficher le matin même : « Nous avons loyalement offert à ceux qui nous combattaient une main fraternelle, mais le transfert des mitrailleuses à la mairie du IIe, nous oblige à maintenir notre résolution. Le vote aura lieu dimanche 26 mars. » Paris qui croyait la paix définitivement conclue et, pour la première fois depuis cinq jours, avait dormi tranquille, fut très mécontent de voir les maires recommencer. L’idée des élections avait fait son chemin dans tous les milieux ; beaucoup de journaux s’y ralliaient, de ceux même qui avaient signé la protestation du 21. Personne ne comprenait qu’on bataillât pour une date. Un courant irrésistible de fraternité emportait la ville. Les deux ou trois cents boursiers, restés fidèles à Dubail, s’éclaircissaient d’heure en heure, laissant l’amiral Saisset faire des appels du pied dans le désert du Grand-Hôtel. Les maires n’avaient plus d’armée quand Ranvier et Arnold revinrent vers dix heures du matin prendre leur dernier mot. Schœlcher, toujours âpre, tenait bon. Arrivent des députés qui apportent de Versailles le bruit du duc d’Aumale lieutenant-général, La majorité ne tint plus, accepta de convoquer les électeurs pour le dimanche 26. Une affiche fut rédigée que devaient signer d’une part les maires et les députés et, pour le Comité Central, ses délégués Ranvier et Arnold. Le Comité Central voulut signer en masse et modifiant légèrement le préliminaire, il afficha : « Le Comité Central auquel se sont ralliés les députés de Paris, les maires et les adjoints, convoque… » Là-dessus quelques maires, à l’affût d’un prétexte, s’enlevèrent : « Ce n’est pas notre convention ; nous avions dit : Les députés, les maires, les adjoints et les membres du Comité. » Et, au risque de rallumer les cendres, ils protestèrent par affiche. Cependant le Comité pouvait dire : « auquel se sont ralliés, » puisqu’il n’avait absolument rien cédé. Ces fumerons de discorde furent étouffés dans l’embrassement des Parisiens. L’amiral Saisset licencia les quatre hommes qui lui restaient. Tirard invita les électeurs à voter ; M. Thiers, le matin même, lui avait donné le mot : « Ne continuez pas une résistance inutile, je suis en train de réorganiser l’armée. J’espère qu’avant quinze jours ou trois semaines nous aurons une force suffisante pour délivrer Paris. »

Cinq députés seulement signèrent l’affiche : Lockroy, Floquet, Clemenceau, Tolain, Greppo. Le groupe Louis Blanc ne quittait plus Versailles. Ces femmelins qui avaient toute leur vie chanté la Révolution, quand ils la virent se dresser, s’enfuirent épouvantés, comme le pêcheur arabe à l’apparition du Génie.

À côté de ces mandarins de la tribune, de l’histoire, du journalisme, incapables de trouver un mot, un geste de vie, voici les fils de la masse, innommés, abondants de volonté, de sève, d’éloquence. Leur adresse d’adieu fut digne de leur avènement : « Ne perdez pas de vue que les hommes qui vous serviront le mieux sont ceux que vous choisirez parmi vous, vivant de votre propre vie, souffrant des mêmes maux. Défiez-vous autant des ambitieux que des parvenus… Défiez-vous également des parleurs… Évitez ceux que la fortune a favorisés, car, trop rarement celui qui possède la fortune est disposé à regarder le travailleur comme un frère… Portez vos préférences sur ceux qui ne brigueront pas vos suffrages. Le véritable mérite est modeste, et c’est aux travailleurs à connaître leurs hommes, et non à ceux-ci de se présenter. »

Ils pouvaient « descendre tête haute les marches de l’Hôtel-de-Ville » ces sans-noms qui venaient d’ancrer à port la Révolution du 18 Mars. Nommés uniquement pour défendre la République, jetés à la tête d’une révolution sans précédent, ils avaient su résister aux impatients, contenir les réactionnaires, rétablir les services publics, nourrir Paris, déjouer les pièges, profiter des fautes de Versailles et des maires, et, tiraillés en tous sens, côtoyant à chaque minute la guerre civile, négocier, agir, au moment et à l’endroit voulu. Ils avaient su accoucher l’idée du jour, limiter leur programme aux revendications municipales, amener la population entière aux urnes. Ils avaient inauguré une langue vigoureuse, fraternelle, inconnue aux pouvoirs bourgeois.

Et ils étaient des obscurs, presque tous d’instruction incomplète, quelques-uns des exaltés. Mais le peuple pensa avec eux, leur envoya ces bouffées d’inspiration qui firent la Commune de 92-93 grande. Paris fut le brasier, l’Hôtel-de-Ville la flamme. Dans cet Hôtel-de-Ville où des bourgeois illustres avaient accumulé trahisons sur déroutes, des premiers venus trouvèrent la victoire pour avoir écouté Paris.

Que leurs services les absolvent d’avoir laissé sortir l’armée, les fonctionnaires et réoccuper le Mont-Valérien. On dit qu’ils auraient dû marcher le 19 ou le 20 sur Versailles. L’Assemblée, à la première alerte, aurait gagné Fontainebleau avec l’armée, l’administration, la Gauche, tout ce qu’il fallait pour gouverner et tromper la province. L’occupation de Versailles n’eût fait que déplacer l’ennemi, n’eût pas été longue ; les bataillons populaires étaient trop mal préparés pour tenir en même temps cette ville ouverte et Paris.

En tout cas, le Comité Central laissait une succession franche, mille fois les moyens de désarmer l’ennemi.




  1. Voici les noms de ceux qui signèrent les adresses, convocations, avis du Comité Central. Nous reconstituons autant que possible l’orthographe véritable très souvent altérée, même dans l’Officiel, de la Commune, au point de produire des noms fictifs. Malgré la décision du Comité les noms de tous ses membres ne figurent pas toujours dans toutes les publications officielles.

    Audoynaud, A. Arnaud, G. Arnold, Andignoux, Assi. Avoine fils, Babick, Barroud, Bergeret, Billioray, Bouit, Boursier, Blanchet, Castioni, Chouteau, C. Dupont, Duval, Eudes, Fabre, Ferrat, Fleury, H. Fortuné, Fougeret, Gaudier, Geresme, Gouhier, Grêlier, J. Grollard, Josselin, Jourde, Lavalette, Lisbonne, Lullier, Maljournal, Ed. Moreau, Mortier, Pindy, Prudhomme, Ranvier, Rousseau, Varlin, Viard. Deux ou trois seulement appartenaient à l’Internationale.

  2. C’est ce que les bons auteurs ont appelé l’entente avec les Prussiens, les complaisances pour les Prussiens. M. Jules Claretie s’indigne que le Comité Central n’ait pas jeté Paris sur les Allemands.
  3. Cremer exigeait le commandement de la garde nationale. On le lui refusa. Il se vengea en injuriant le Comité Central devant la commission d’enquête, se brouilla ensuite avec Versailles et mourut dans les futailles.