Histoire des empereurs romains de Marc-Aurèle à Gordien III

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

TABLE à revoir

MARC-AURÈLE tombe dangereusement malade en Pannonie. — Au souvenir de Néron et de Domitien, il songe avec effroi à la jeunesse et à l’inexpérience de son fils, appelé à lui succéder. — Son discours à son lit de mort. — COMMODE succède à son père. — Heureux commencements. — Il est corrompu par les flatteurs. — Retour à Rome. — Il confie l’administration des affaires à Pérennius, chef des gardes prétoriennes. — Complots de sa sœur Lucilla et de Quadratus, son amant. — Quintianus, leur complice, est mis à mort. — Lucilla traînée au supplice. — Conjuration de Pérennius découverte pendant la fête de Jupiter Capitolin. — Pérennius est puni de mort, ainsi que son fils. — Maternus et ses adhérents. — Commode échappe à ce nouveau danger. — Il s’entoure d’une garde plus nombreuse et séjourne hors des murs. — Rome est ravagée par la peste. — Famine ; accaparement des blés. — Émeute et combat aux portes de Rome et dans Rome. — Les soldats qui y tiennent garnison prennent parti pour le peuple contre les cavaliers de la garde de l’empereur. — Supplice du Phrygien Cléandre, favori de Commode. — Le peuple massacre les deux fils et tous les amis du favori. — Commode, sans s’effrayer de cet acte de vengeance populaire, accueille toutes les délations, se livre à tous les excès, à tous les vices. — Il se fait gladiateur, combat les bêtes dans le cirque. — Il prend le nom d’Hercule, puis celui d’un gladiateur célèbre. — Supplices et spoliations. — Incendie qui détruit les plus beaux monuments de Rome. — L’empereur veut quitter le palais impérial et habiter le gymnase des gladiateurs. — Il veut célébrer, à leur tête, la fête des Saturnales. — Marcia, sa concubine, cherche en vain à le détourner de ce projet. — Marcia et Philocommode. — Tablettes de l’empereur interceptées. — Complot de Marcia. — Loetus, chef des prétoriens. — Électus l’Égyptien. — Châtiment de Commode. — Il meurt empoisonné d’abord, puis étranglé.




Les restes de Sévère sont transportés à Rome par ses deux fils. — Il est mis au rang des dieux. — Cérémonie de l’apothéose. — Discorde des deux frères. — Complots mutuels. — Vaine intervention de leur mère Julie. — Préférence du peuple pour GÉTA, prince doux et modéré. — Passions violentes d’Antonin. — Projet de partage de l’empire proposé par Antonin, repoussé par sa mère et les amis des deux princes. — ANTONIN (CARACALLA) égorge son frère, l’accuse faussement d’une tentative de meurtre sur sa personne, dit qu’il l’a tué en se défendant, se réfugie au camp des prétoriens, les gagne par ses largesses, est proclamé seul empereur. — Cruautés de ce prince. — Ses vengeances. — Une fille de Marc Aurèle mise à mort. — Citoyens et sénateurs livrés au supplice. — Bourreaux envoyés dans les provinces pour tuer les généraux et gouverneurs signalés comme amis de Géta. — Vestales enterrées vivantes sur de fausses accusations. — Le peuple est massacré pendant les jeux du Cirque, pour s’être moqué d’un conducteur de char, favori de l’empereur. — Expédition d’Antonin sur le Danube, en Macédoine, en Asie. — En Macédoine, il imite Alexandre. — A Pergame, en Asie, il imite Achille, et se fait un Patrocle de Festus, son affranchi. — Afin de pousser jusqu’à bout l’imitation, et d’avoir occasion d’enterrer splendidement le nouveau Patrocle, il l’empoisonne, dit-on. — Il fait massacrer les habitants d’Alexandrie, au milieu d’une fête, pour se venger de quelques épigrammes. — Les Parthes surpris et vaincus, au mépris des traités. — Conspiration de Macrin. — Antonin Caracalla assassiné à Catches, en Mésopotamie. — MACRIN est élu empereur. — Il fait alliance avec Artaban, roi des Parthes, après une bataille sanglante, et marche sur Antioche avec l’armée romaine.



ALEXANDRE (SÉVÈRE) règne avec modération. — Sa douceur, sa répugnance à verser le sang. — Son aïeule Moesa et sa mère Mammée le dirigent. — Mort de Moesa. — On lui rend les honneurs dus à une impératrice. — L’empereur s’adjoint des conseillers choisis dans le sénat. — Il efface les souillures du précédent règne, remet en honneur la religion et la justice. — Trop grande faiblesse de ce prince. — Sa mère Mammée prend sur lui un funeste empire. — Il épouse une femme de race patricienne, puis la répudie par les conseils de sa mère. — Avarice, violences et cruautés de cette princesse. — Artaxerce, roi de Perse, après avoir enlevé aux Parthes l’empire d’Orient, franchit tout à coup les frontières romaines. — Il repousse les offres de paix. — Alexandre se décide à la guerre avec regret ; il quitte Rome avec douleur. — Guerre malheureuse contre les Perses. — Fautes d’Alexandre. — Son manque d’énergie, son indécision. — Il laisse surprendre son principal corps d’armée. — Une grande armée romaine est détruite. — Retraite désastreuse à Antioche. — Alexandre est rappelé en Europe par l’invasion des Germains, qui ont franchi la Rhin et le Danube. — Guerre de Germanie. — Impétuosité et élan des troupes maures, auxiliaires des Romains. — Résistance opiniâtre des Germains. — Alexandre n’est guère plus heureux qu’en Asie, et il veut traiter de la paix. — Mécontentement des soldats ; sédition et révolte dans l’armée. — Elle nomme empereur un de ses chefs, MAXIMIN. — Alexandre, abandonné même de sa garde particulière, tombe, ainsi que sa mère Mammée, sous les coups d’un tribun et de quelques centurions.



MAXIMIN passe les Alpes et met le siège devant Aquilée. — Vigoureuse résistance de cette ville, qui a pris parti, comme toute l’Italie, pour MAXIME et BALBIN. — Crispinus et Ménéphile, personnages consulaires, défenseurs d’Aquilée. — Maximin s’en prend à ses généraux du peu de sucrés du siège. — Ses barbaries excitent l’indignation de l’armée. — Révolte dans son camp. — Il est égorgé par ses soldats qui le tuent, ainsi que son fils, nommé par lui César. — La tête de Maximin et celle de son fils sont envoyées à Rome. — Les cavaliers chargés de les porter rencontrent à Ravenne l’empereur MAXIME, qui rassemblait des forces contre Maximin. — Maxime entre à Aquilée ; il est reçu avec enthousiasme par les habitants. — Sa rentrée triomphale à Rome, ayant à ses côtés BALBIN et le jeune César Gordien. — Gouvernement sage et modéré des deux empereurs. — La jalousie les divise. — Les soldats se soulèvent contre ceux qu’ils appellent « les Empereurs du sénat » ; ils les tuent et traînent leurs cadavres dans Rome. — Le jeune GORDIEN (GORDIEN III) est proclamé empereur à 13 ans.