Histoire des relations entre la France et les Roumains/Mercenaires, voyageurs et missionnaires au XVIIe siècle

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CHAPITRE IV

Mercenaires, voyageurs et missionnaires au XVIIe siecle.


Si un Moldave, qui fut plus tard, par droit d' « héritage » encore, prince de son pays, Etienne Tomcha, combattit pour Henri IV dans les Pyrénées, il trouva devant lui, pendant son règne, combattant pour la dynastie des Movila qu'il avait remplacée, des aventuriers de France, que l'appât du gain et du plaisir avait amenés dans les contrées décrites par Fourquevaux. Le récit oral de leurs exploits par le gentilhomme lorrain Charles de Joppecourt, fut publié par un autre Français, Baret, à Paris, en 1619 sous le titre : Histoire sommaire des choses plus memorables advenues aux derniers troubles de Modalvie.

Dans une introduction, l'aventurier lorrain présente les « grasses campagnes de la Moldavie, arrousées de belles fontaines et ruisseaux », « les coustaux fort agréables et si abondans en vins que non seulement la Moldavie en est suffisamment fournie, mais encore on en transporte en Podolie et autres pays, dont les troubles présents sont dus à l'avidité des Turcs, aux avares Bachats » et au « dragon insatiable ». Joppecourt prit part, bien entendu, à la plupart des combats entre les deux partis, et il les raconte, en commençant par l'année 1607. Il n'était pas seul : la veuve du prince Jérémie Movila, le protégé des Polonais, avait engagé, pour soutenir les droits de son jeune fils Alexandre, un capitaine de routiers français, Montespin, qui commandait « soixante cavaliers françois, armés de toutes pièces ». Lors de l'entrée solennelle à Jassy du jeune prétendant en 1615, ils figurèrent dans le cortège, marchant aussitôt après les beaux-frères polonais d'Alexandre. Le prince en fit sa garde ; elle l'accompagnait lorsque, peu de temps après, il sortit de la ville pour aller recevoir un convoi de prisonniers, paysans révoltés de Bessarabie, d'Orheiu, qu'amenaient « comme une troupe de moutons » les troupes de Wiszniewiecki, l'un des beaux-frères dont il vient d'être parlé. Les Français passèrent l'hiver à Jassy, où, « nonobstant les guerres et les dégâts faits par les armées, on avoit un bœuf pour quinze sols et un bon mouton pour deux sols ». Lorsqu'Alexandre fut contraint de se retirer à Hotin, la « compagnie française » était dans sa suite ; dans une reconnaissance sur le Pruth, à Stefanesti, ces soldats d'élite furent cependant surpris par les Tatars et, bien qu'ils « avoient accoustumés d'estre tousjours vainqueurs », cinq seuls purent s'échapper. Mais Tomcha se hâta de racheter le capitaine, qu'il fit entrer à son service. C'est pourquoi Joppecourt est en mesure de raconter aussi les actes suivants de ce drame militaire qui finit par la victoire durable de l'influence turque. La suite du récit, contenant les aventures d'une sœur d'Alexandre, femme du Polonais Korecki, devenue prisonnière des Tatars, est un long roman arrangé par Baret ; il y introduit les souffrances d'un esclave français à Constantinople, le capitaine Rigaut, qui parvint à s'échapper vers le même temps.

Tel qu'il est, cet opuscule, bien informé et souvent très précis, est le premier livre qu'un Français ait consacré aux vicissitudes des Roumains[1].

Après le catastrophe de Pierre Cercel, il n'y eut plus d'ambassadeur français disposé à soutenir les prétentions des princes errants. Si même les successeurs de Germigny l'avaient voulu, ils étaient réduits à l'impuissance par leur perpétuel manque d'argent, situation humiliante en face d'une Cour et de dignitaires qui prisaient chacun d'après les présents qu'il était en état d'offrir.

Une occasion leur fut cependant bientôt fournie d'agir utilement. L'Église orthodoxe de Constantinople, complètement déchue, surchargée de dettes, vexée par les Turcs, ne paraissait plus pouvoir maintenir son indépendance confessionnelle. Alors que les représentants des Etats de la Hollande employaient tous leurs efforts à faire entrer le Patriarche œcuménique dans une alliance étroite avec les Réformés, le comte de Césy, ambassadeur de Louis XIII, voulut faire dériver vers le catholicisme les eaux stagnantes de la vieille religion des Grecs. Or, les princes roumains étaient, en fait, comme les chefs laïcs de cette grécité. Il était donc bien naturel que l'ambassadeur s'adressât à Alexandre, prince de Valachie, et à son voisin moldave; il envoya dans leurs provinces des agents chargés d'entrer en relation avec les communautés catholiques, peu importantes d'ailleurs, sauf dans les villages hongrois de Moldavie, et les Voévodesrépondaient par des lettres aimables, en italien du Levant, à leur « amorevolissimo amicho » de Constantinople. Le cardinal Bandinin'employa pas d'autre voie pour faire pénétrer ses agents dans les Principautés danubiennes. Lorsque le missionnaire Paul Bonnicio se présenta à Jassy, en 1631, le prince moldave Moïse Movila s'empressa d'en écrire à Césy ; il lui déclara que « quiconque a besoin de son aide et de son appui ne peut se servir d'un meilleur intermédiaire » que l'ambassadeur. Il fut même question d'établir comme évêque du diocèse moldave de Bacau un des protégés de la Maison de France Della Fratta. Gournay, successeur de Césy, continua ces bons offices des missionnaires ; on a encore les lettres qui furent échangées entre ce diplomate et les princes roumains, ses contemporains ; il eut même des relations utiles parmi les boïars. Cela dura jusque vers 1640; le plus important des dominateurs de la Valachie à cette époque, Mathieu Basarab, qui régna presqu'un quart de siècle (1632-1654) et mourut à l'âge d'un patriarche, assurait Gournay, en 1635, qu'il accueillerait avec bienveillance tous les prélats catholiques pour lesquels on aurait recours à sa protection. Il priait en même temps le représentant d'un roi, dont le prestige grandissait en Orient, de s'employer en sa faveur auprès du Caïmacam, lieutenant du Grand-Vizir, ce qui serait une « œuvre agréable à Dieu » lui-même. Mais, alors que les princes roumains gagnaient, maintenaient et recouvraient leurs principautés vassales par l'appui des ministres de l'Empereur, de la Hollande et de Venise, comment une intervention française eût-elle pu amener un changement de règne sur le Danube ou empêcher une de ces intrigues grecques qui ne se lassaient jamais de manœuvrer autour des puissants de la Porte ? Les prélats envoyés par les ambassadeurs du roi étaient pour la plupart des Franciscains italiens dépendant de la « Propagande » à Rome ; ils dominaient l'Église latine en Valachie; ils la représentaient en Moldavie aussi, bien que, dans ce pays, le chef de l'organisation fût un Polonais, qui, du reste, n'y résidait pas, confiant ses pouvoirs à un vicaire, Italien comme ses prêtres. Cependant en 1659, au temps où s'opérait un grand mouvement de transformation politique en Pologne, les nouvelles des pays du Danube, intéressés dans ce conflit menaçant pour le royaume polonais, étaient transmises par l'agent français Vignacourt.

Vers le milieu du XVIIe siècle, des marchands français traversaient de temps en temps les Principautés, où ils n'avaient aucune place permanente dans la vie, absolument libre et même favorisée par l'État, des communautés catholiques. Un certain Gaspard Caillé habitait Jassy vers 1660 ; il est fait mention de la maison qu'il s'y était achetée ; son métier était celui d'horloger, et nous avons trouvé sa signature sur le revers d'un acte de propriété rédigé en roumain.

Un Jésuite français visita en 1685 la Cour de Moldavie. Il s'appelait Philippe Avril ; il était accompagné d'un confrère, Beauvoillier et venait de Moscovie, où les Pères avaient mené pendant de longues années une œuvre de propagande qui parut menacer à un certain moment l'orthodoxie traditionnelle. Trente Roumains à cheval, fournis par le Grand-Général de Pologne, escortèrent les missionnairesà travers le territoire occupé en Moldavie par les soldats du roi Jean Sobieski, le <( croisé » de Vienne, victorieux des Turcs. Par Campulung, le « Campus Longus » des Romains, dont les Autrichiens, après le rapt de la Bucovine en 1775, ont fait l'affreux vocable de « Kimpolung », et à travers la grande forêt de hêtres qui donna son nom à la province « acquise » par la pieuse Impératrice Marie-Thérèse, on arriva dans les riches vallées du pays. Le Jésuite en parle comme d' «une des plus belles et des plus agréables provinces de l'Europe », malgré les continuelles incursions dévastatrices des partis polonais et des hordes tatares, qui contraignaient les pauvres paysans « de se faire des loges sous terre ». Avec une nouvelle escorte, tout aussi dévouée, les deux religieux se rendirent à Jassy, où les attendaient un secrétaire du prince Constantin Cantemir, père du célèbre historien de l'Empire ottoman et, comme interprète, un des fils de l'historien du pays, Miron Costin. Dans un « carrosse escorté de cinquante soldats » et parmi une haie de soldats armés, ils se rendirent en la présence du « Hospodar ». Se levant sur son trône, le vieux guerrier fit aux étrangers cette harangue : « Mes chers pères, puisque le Roy à qui vous avez l'honneur d'appartenir et sous les auspices duquel vous allez prêcher l'Evangile jusqu'aux extrémités du monde est un monarque si accompli qu'il fait lui seul l'admiration de toute la terre, je vous demande par grâce votre amitié pour me donner la consolation de compter désormais parmi mes autres amis deux sujets, et deux mathématiciens, du plus grand monarque de l'Univers ».

Mais pour comprendre le sens de ces paroles il faut exposer la politique de Louis XIV clans les pays du Danube.

Le premier prince roumain qui eut des relations politiques avec le roi dont le prestige répandu sur l'Europe entière avait atteint l'âme simple du vieux soldat Cantemir, fut Georges-Etienne. Chassé de son pays, la Moldavie, par les Turcs qui voulaient le punir d'avoir soutenu de ses armes les projets du prince transylvain Georges Rakoczi sur la Pologne, ce pauvre exilé, qui ne devait jamais plus revoir son pays, crut pouvoir se tourner vers le lointain roi de France[2].

Dans une lettre datée de Stettin, capitale, à ce moment, de la Poméranie suédoise, où il avait trouvé un abri, il s'adressait, le 1er janvier 1665, à Louis XIV pour lui recommander son émissaire, Alexandre Jules Torquatusdes Frangepani, colonel, et demander son appui auprès du Sultan. La Cour s'intéressa au sort de ce prince chrétien d'Orient ; mais elle sut bientôt, par l'ambassadeur de France, qu'il s'agissait d'une « entreprise difficile ». Néanmoins le 28 juillet 1667, le roi parlait encore en faveur du « prince George Estienne de Moldavie », qu'il appelait son « cousin » ; il invitait l'ambassadeur à ce passer à l'advantage dudict prince tous les offices nécessaires à cette fin », et assurait qu'il avait écouté avec bienveillance l'exposé fait par un nouvel envoyé du fuyard de Stettin, « le baron spatarius, cy-devant vostre general ». C'était Nicolas Milescu, homme d'une grande érudition, qui fut ensuite consulté sur les dogmes de l'Eglise orientale par les représentants de la France à Stockholm que préoccupait le problème janséniste ; le roi lui faisait écrire : « J'ai beaucoup d'estime et d'affection pour votre personne. Je souhaite-rois bien d'estre en estat de mesme pouvoir soulager dans vos malheurs, que je prie Dieu de faire bientôt cesser, et de vous prendre, Monsieur mon cousin, en sa sainte et digne garde. » De son côté, le ministre, Lyonne, ajoutait aux lettres royales sa propre missive pour remercier l'exilé de « la lettre dont Elle a cru agréable de me favoriser » et lui rendre « ses très humbles actions de grâces ». Georges-Etienne devait cependant mourir sur la terre étrangère, ayant pour seule consolation les Psaumes ainsi que la Bible entière traduits en roumain, par le même Milescu. Un de ses successeurs, le riche et entreprenant Rouméliote Duca, eut des relations suivies avec l'ambassadeur de France à Constantinople, qui intervint pour lui faire obtenir le trône de Jassy. « II m'a quelque obligation », prétendait au moins ce dernier, de La Haye, en 1668. Un contemporain de Duca, Grégoire Ghica, tour à tour prince de Moldavie et de Valachie, et qui venait de subir le même sort que Georges-Etienne, sort qu'il sut cependant corriger par une habileté versatile peu ordinaire, s'offrait à quitter le service de l'Empereur pour « vivre et mourir à celui de cette couronne », s'offrant à engager pour le compte du roi 2.000 soldats d'infanterie albanaise et 2.000 Croates, dont il garantissait l'expérience. Mais l'ambassade française de Constantinople, qui était naturellement consultée sur ces propositions, n'ignorait pas l'insignifiance politique de ces princes, surtout par rapport aux intérêts réels de la France. Le marquis de Nointel disait d'eux : a ils sont des esclaves et non pas des souverains ; ce sont des Grecs eslevés par argent, qui, au bout d'une année ou peu plus, tombent de leur trône dans une prison où ils rendent gorge, et au-delà, de ce qu'ils ont volé » (1676). Cependant les ministres du roi en Turquie continuaient, non sans quelque intérêt personnel, à entretenir des relations avec cette engeance grecque ou grécisée, qui donnait des successeurs, à Jassy et à Bucarest, aux princes héroïques du XVe et du XVIe siècle : ainsi le titre de drogman de l'ambassade fut accordé à cette même époque au fils du prince moldave Antoine Rosetti, d'origine levantine, mais orthodoxe, qui ignorait d'ailleurs les langues étrangères et qui, « cherchant avec un Turc la pierre philosophale », fut poursuivi par la police impériale.

Ces incidents personnels concernant des exilés, des aventuriers et des ambitieux ne tardèrent pas à faire place à une politique suivie de la France envers les Principautés. Après la délivrance de Vienne attaquée par le Grand-Vizir en 1683, la chrétienté occidentale, moins la France, parut devoir s'unir pour briser la puissance dégénérée de cet Empire vieilli des Ottomans. Moscou même, gardienne de la plus stricte orthodoxie, consentait à combattre, tout en poursuivant d'ailleurs ses propres buts politiques, à côté des nouveaux croisés de Jean Sobieski, qui était, aux yeux des Russes, un ennemi naturel de l'Empereur Léopold et de Venise réveillée de sa longue torpeur. Pour Louis XIV, au contraire, uniquement préoccupé de détruire la situation impériale des Habsbourg et leur domination sur le Rhin, le devoir de croisade, que chacun interprétait d'après ses droits et ses convoitises, n'existait pas. Il s'occupait peu de cette Transylvanie que l'Empereur occupa de fait et conserva à la paix de Carlowitz en 1699 ; tout aussi peu des deux Principautés que ses soldats traversèrent sans avoir conclu un accord avec le prudent prince de Valachie Serban Cantacuzène et avec son successeur Constantin Brâncoveanu. Les Hongrois calvinistes s'étant soulevés contre le patron des Jésuites sous EméricTœkœli, la France fit du révolté, qui s'intitulait roi de Hongrie, son protégé permanent. On voulut lui donner en 1689 le riche fief de la Valachie, en dépossédant Brâncoveanu. Après deux ans d'efforts, les Turcs, gagnés par l'or du prince légitime, refusèrent nettement et définitivement d'installer à Bucarest l'aventurier magyar. Celui-ci obtint cependant des Turcs une grande expédition, qui fit de Tœkœli, pour quelques jours, le prince de Transylvanie. Brâncoveanu avait dû collaborer à la campagne contre les Impériaux, et son « allié » l'en dédommagea en pillant cette Valachie dont il avait même l'air de ne plus vouloir sortir. On disait encore du côté des Français, au mois de mai 1690 : « Si le dessein de la Transylvanie devenoit impossible, je pourrois offrir les memes sommes pour establir le comte Tekely dans la Moldavie et la Valachie » ; il s'agissait donc de reformer l'ancienne Dacie au profit de cet étranger ! Pour détruire le prince valaque, on recourait à tous les moyens : on encourageait les boïars mécontents à se plaindre à Constantinople ; on nourrissait les ambitions et les ressentiments du jeune Constantin, fils de cet ancien protégé qui avait été Duca. Lorsque Brâncoveanu, pressé par les circonstances, était contraint de faire quelque geste d'amitié envers la Cour de Vienne dont la suzeraineté, impérieuse et avide, lui était odieuse, on le dénonçait aussitôt comme ennemi du Sultan.

Tœkœli était décidément impossible comme « prince roumain ». Mais le territoire danubien intéressa bientôt la France à un autre point de vue. Tœkœli n'était pas seul, après la défaite définitive des Turcs, à convoiter la domination en Moldavie et en Valachie. Les rois de Pologne, Jean Sobieski, puis son successeur, Auguste de Saxe, parlaient des anciens droits du royaume sur ces contrées qu'ils affectaient de considérer comme de simples Palatinats, soumis jadis à l'autorité de leurs devanciers. Pour attirer dans son parti la Pologne, pour empêcher en même temps l'Empereur d'arriver à ses fins, la diplomatie française demanda aux Turcs, pendant environ dix ans, de consentir au démembrement de la Moldavie. Le Vizir s'y refusa absolument en 1693, bien que les Polonais eussent déjà occupé, dès 1691, la Bucovine actuelle et une large partie du territoire entre le Séreth et les Carpathes. Sans abandonner le projet d'établir Tœkœli, fût-ce même en Moldavie (1694), on persista dans cette direction. Le roi proposait, le 21 avril de cette même année, qu'on cédât a Czernovitz et Hotin, avec le pays entre le Pruth et le Dniester, de Sniatyn jusqu'à l'endroit où le Pruth se rapproche le plus du Dniester ». Il fallut bien en rabattre, et la paix de 1699 laissa la Moldavie entière ; on restitua seulement aux Polonais, en dédommagement des efforts où ils avaient prodigué les derniers restes de leur énergie nationale, la forteresse de Kamieniec, sur le Dniester.

Il n'avait pas été donné à Louis XIV de livrerà un étranger ou de démembrer ces Principautés que Napoléon III devait, deux cents ans plus tard, réunir en les agrandissant[3].

  1. Le voyage de Bongars, est dans le tome XIV au recueil de Hurmuzaki, celui de Fourquevaux dans nos Actes et fragments. L'opuscule de Baret a été reproduit dans le tome ii du Tesaur de monumente istorice publié par A. PapiuIlarian (Bucarest, 1863)
  2. Les actes concernant les relations de Césy et de Gournayavec les princes roumains sont dans nos Actes et Fragments, tome I. Le voyage de Philippe Avril a été reproduit dans le recueil de Papiu, tome iii.
  3. Lespièces relatives à ces événements se trouvent dans le premier Supplément au tome I de la collection Hurmuzaki et dans nos Studii si documente, XX,