Histoire du Bouddha Sâkya-Mouni (Summer)/Deuxième Partie/III

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Ernest Leroux (Bibliothèque orientale elzévirienne, IIp. 141-156).


III.

LES HÉRÉTIQUES. — CONVERSION D’ADJÂTASATROU.


Nous n’avons pas la prétention de suivre le Bouddha, jour par jour, à travers les vicissitudes de son apostolat ; ce serait tomber dans ces longueurs qui font les délices des Indiens, mais qui lasseraient bientôt la patience de nos lecteurs. Disons seulement que le sage voyageait sans cesse, ne dédaignant aucune conversion, accueillant également la soumission d’un philosophe et celle d’un danseur de corde. Mettre l’enseignement à la portée de tous, voilà le secret de cette propagation si rapide de la doctrine Bouddhique. L’appui des rois, tels que Bimbisara ou Prasênadjit, était acquis à Sâkya-Mouni ; il aurait pu recourir à la force ; il n’employa que la persuasion, et, pour attirer les âmes, il ne compta que sur l’influence de la raison. C’était respecter la dignité humaine, et faire preuve d’une délicatesse que des réformateurs plus modernes n’ont pas toujours pratiquée.

Les Tîrthyas, ces philosophes voués aux macérations, qui avaient été jusqu’alors l’objet de la vénération du peuple et des libéralités des grands, s’émurent des progrès du Bouddhisme. Six d’entre eux, qui tenaient école à Râdjagriha, délibérèrent sur les moyens de réduire à néant une puissance si menaçante[1]. Les six instituteurs ne savaient pas grand’chose ; mais ils s’imaginaient tout savoir. Le démon Mâra agissait furtivement sur eux, et les poussait à défier le Sramana Gautama dans un étrange combat ; ils résolurent de lutter avec Sâkya dans l’art d’opérer, par une puissance surnaturelle, des merveilles supérieures à ce que l’homme peut faire. Ces merveilles figurent-elles l’éloquence qui devait être déployée dans ce différend ? Cela est douteux : les Tîrthyas n’étaient pas aussi forts qu’Aristote, et le Bouddha s’en tenait à une dialectique puérile qui fait parfois sourire M. Barthélemy Saint-Hilaire. Il n’y a donc là qu’une scène de fantasmagorie, dont il faut s’amuser sans y chercher un sens.

Le Bouddha saisit l’occasion d’humilier ceux qu’il appelait des jongleurs et des charlatans ; il accepta le défi de ses adversaires, et choisit Srâvasti comme théâtre de la lutte. Prasênadjit avait fait construire un immense édifice pour que le Bouddha y opérât ses miracles. À la date fixée, Bhagavat parut, suivi d’une troupe de disciples ; il entra dans le temple élevé pour lui, s’assit sur un trône, et se livra à une méditation profonde. Le roi et le peuple attendaient ; les hérétiques triomphaient déjà ; tout à coup, le monde fut rempli d’une lumière éclatante, et la terre trembla. En présence de tous, le Bouddha s’élança dans les airs ; il y prit successivement les quatre postures, c’est-à-dire qu’il marcha, se tint debout, s’assit et se coucha au milieu de l’espace. De la partie inférieure de son corps jaillirent des flammes, et de la partie supérieure s’échappa une pluie d’eau froide. Évoquée par un pouvoir magique, une foule de Bouddhas voltigeaient aux côtés du maître ; sur un signe de lui, ils disparurent, et, en un instant, Sâkya se retrouva sur le trône qu’il avait quitté. Prasênadjit pria les Tîrthyas d’opérer des miracles à leur tour ; ils gardèrent le silence, et, semblables à des béliers noirs dont on aurait coupé les cornes, ils s’enfuirent, pour cacher leur honte, dans les solitudes de l’Himâlaya. Leur chef Pourâna s’attacha au cou une jarre pleine de sable et se précipita dans un étang, où il trouva la mort.

Cet éclatant triomphe accrut la renommée du Bouddha et la jalousie des Brahmanes. Ce qu’ils pardonnaient le moins, c’était de voir les offrandes des fidèles passer en d’autres mains que les leurs. Un détestable complot fut tramé pour détruire le prestige de sainteté du maître, et le perdre à jamais dans l’esprit du peuple. Une femme de mauvaises mœurs fut gagnée par les Brahmanes ; elle s’en alla partout raconter que le sage avait abusé d’elle. Elle eut l’impudence de se rendre à Djêtavana, et de réclamer au Bouddha un dédommagement, affirmant qu’il l’avait rendue mère. Mais, tandis qu’elle parlait, deux souris rongèrent le ruban qui nouait un oreiller attaché sur son ventre, pour simuler la grossesse. Cette chute inopinée prouva l’innocence du Bouddha et remplit ses ennemis de confusion.

Du reste, la vertu de Sâkya n’en était plus à redouter les épreuves, et le maître eut à se défendre contre de singuliers témoignages d’admiration.

Un homme très-riche vint un jour lui amener sa fille, et le supplier de la prendre chez lui à des titres qui n’avaient rien de légitime, le mariage étant interdit aux religieux. La jeune personne était merveilleusement belle ; mais sa beauté n’était pas dangereuse pour celui qui avait résisté aux Apsaras, et qui avait eu un sérail à sa disposition : Sâkya refusa avec mépris. Si le père se rendit à la raison, la demoiselle garda rancune au Bouddha, et, lorsque l’amour d’un roi en eut fait la reine du Kauchambi, elle chercha à persécuter l’homme qu’elle n’avait pu séduire. Les hérétiques du Kauchambi, se sentant soutenus par la reine, devinrent d’une outrecuidance insupportable, et insultèrent publiquement les religieux. Ananda supplia vivement son maître de choisir une autre résidence. Le Bouddha sourit avec bonté : « Calme-toi, Ananda, » dit-il, « qui sait si nous serions plus tranquilles ailleurs ? un peu de patience nous sauvera l’ennui d’un déplacement. C’est en supportant la souffrance avec résignation que l’homme arrive à triompher de ses ennemis. »

L’air du Kauchambi n’était pas favorable pour les Bouddhistes : aux persécutions du dehors se joignirent les discordes intestines. Une discussion sur une bagatelle, un point de discipline, envisagé différemment par deux religieux, vint mettre le monastère en feu : chacun prit parti pour l’un ou l’autre des adversaires. Les femmes s’en mêlèrent, et ne furent pas les moins déraisonnables. Les prédictions du Bouddha n’avaient pas tardé à s’accomplir : la discipline pesait déjà sur ces têtes que la nature fit si fragiles et le soleil de l’Inde si ardentes. Emportement et faiblesse, voilà le caractère des nonnes Bouddhistes peint en deux mots.

En vain le sage rappelait tout le monde à la modération : on se taisait en sa présence ; mais, sitôt qu’il avait le dos tourné, les querelles recommençaient pires que jamais. Sâkya connaissait trop les hommes pour ignorer que, dans certains cas, il est difficile de maintenir l’autorité, et qu’il faut laisser passer l’orage. Abandonnant ces brebis rebelles, le Bouddha s’en alla vivre seul dans une forêt. Des villageois lui bâtirent une cabane de feuillage, et lui fournirent sa nourriture quotidienne. Il passa ainsi la saison pluvieuse. Jeune, il fuyait les plaisirs bruyants de la cour, pour s’enfoncer dans les solitudes voisines de Kapila. Aujourd’hui, sur le retour de l’âge, il venait chercher, à l’ombre des forêts, l’oubli des disputes du monde. Il avait toujours aimé la retraite, et pensé que l’homme y acquiert un puissant empire sur lui-même ; n’étant plus distrait par les objets extérieurs, le champ des réflexions sérieuses et des méditations profondes s’ouvre sans limites devant lui.

Durant cet exil volontaire, le Bouddha prit plaisir à s’entretenir avec des agriculteurs ; il se sentait attiré vers ces hommes simples que leurs travaux rapprochent de la nature. « Et moi aussi, » leur disait-il, « je suis un vrai laboureur, pourvu de tous les instruments nécessaires à la culture de l’âme. »

Ces jours de retraite ne furent pas perdus pour le bien, et le solitaire avait fait de nombreuses conquêtes spirituelles, lorsque ses disciples vinrent le prier de retourner parmi eux. Il rentra à Djêtavana, et, sans faire d’allusion au passé, pardonna à tous les coupables.

Une importante cérémonie se préparait au monastère : Rahoula allait recevoir les ordres religieux. L’enfant, envoyé jadis vers son père, avait alors vingt ans. Naissance, beauté, intelligence, le novice possédait tous les dons, et il aurait pu être fier, si c’était permis à une créature humaine.

Le démon Mâra, toujours aux aguets, essaya de tenter le fils, comme autrefois il avait voulu séduire le père. Une nuit, la veille de l’ordination de Rahoula, le Bouddha ne pouvait dormir : son esprit inquiet devinait les assauts que subissait son fils. Il se leva pour prêcher l’humilité au jeune orgueilleux. Le lendemain, le novice prononçait avec ferveur les vœux monastiques, ne songeant à sa naissance que pour s’en rendre digne par ses vertus ; et le démon n’osa plus jamais venir murmurer à son oreille.

Vers cette époque, Ananda prit la direction matérielle de la communauté. Par son entremise, les ordres du Bouddha étaient communiqués à l’assemblée des fidèles, et les visiteurs qui sollicitaient des audiences étaient introduits près du sage. Le disciple se dévoua tout entier à ces nouvelles fonctions ; il jouissait de la confiance du maître ; rarement on vit un lien plus étroit que celui qui unit ces deux âmes : l’une si tendre et si impressionnable, l’autre si forte et si sereine.

Le Bouddha avait besoin de trouver autour de lui des compensations. Si brillante au début, sa carrière religieuse s’assombrissait. Commander aux hommes, c’est lutter chaque jour contre l’indiscipline et l’orgueil ; c’est attirer sur sa tête la haine et la vengeance.

Malgré son calme apparent, qui ne se démentait jamais, Sâkya dut souffrir de se voir à la fois calomnié, trahi par ses adversaires et ses proches.

Les hérétiques de Srâvasti ne se tinrent pas pour battus ; ils ourdirent un nouveau complot plus noir que le premier. Il se trouva encore une femme pour venir témoigner contre le sage qui approchait de la vieillesse, et dont la jeunesse s’était si chastement écoulée. Soundarî jura qu’elle avait passé une nuit dans la cellule du Bouddha. Rien n’était plus invraisemblable ; mais cette calomnie fit son chemin peu à peu. Quand elle fut suffisamment répandue, les hérétiques gagèrent de misérables sbires pour assassiner Soundarî, et jeter son corps dans un bûcher dépendant du monastère de Djêtavana. Puis, feignant l’inquiétude au sujet de leur victime, les Brahmanes la firent chercher partout ; ils savaient trop bien où la découvrir. Le cadavre fut porté à travers les rues, au milieu d’une population stupéfaite, prête à accuser d’un crime celui qu’elle vénérait la veille.

Le roi ordonna une enquête : il semblait prouvé que le Bouddha avait voulu faire disparaître l’objet d’un coupable caprice. Heureusement la vérité se fit jour. Pris de boisson, les assassins se dénoncèrent les uns les autres ; ils furent jugés et condamnés à être enterrés vivants.

Au milieu de ces vicissitudes, où son honneur et sa vie étaient en jeu, Sâkya gardait un visage calme, et contait tranquillement à ses disciples que les calomnies présentes étaient la punition d’une faute passée. Jadis, il s’était enivré, et, dans cet état, il avait insulté et battu un pieux ermite.

Sans doute il restait encore au Bouddha d’autres péchés à expier, car ses épreuves n’étaient pas finies ; le toit du monastère abritait un ennemi pire que les Brahmanes, et résolu à tout pour le perdre : c’était Dêvadatta, le religieux morose et jaloux, que nous avons déjà présenté au lecteur.

On vantait partout Anirouddha, Sâripoutra, Maudgalyâna, Ananda ; mais personne n’avait jamais fait le moindre éloge de Dêvadatta. Il en conçut un ressentiment profond ; sa colère couva près d’un demi-siècle ; elle éclata sous un prétexte frivole, et le religieux, se séparant ouvertement des doctrines Bouddhistes, partit pour Râdjagriha, où il fonda un couvent d’hérétiques. Il se lia avec le fils du roi Bimbisâra, Adjâtasatrou[2], disposé, en qualité d’héritier présomptif, à faire de l’opposition au gouvernement. Rongés tous deux par l’envie et l’ambition, Dêvadatta et Adjâtasatrou étaient dignes de se comprendre. Le religieux démontra à son auguste ami que le pouvoir était surtout agréable dans la jeunesse, et qu’il était facile de précipiter les jours de celui qui s’attardait sur le trône. Cette éloquence diabolique rencontra un auditeur docile et convaincu d’avance. Le cœur manqua au fils pour tremper ses mains dans le sang paternel ; mais il s’assura de la personne du roi, et le laissa en prison se consumer dans les angoisses de la faim. Dêvadatta vint réclamer le prix de ses conseils. Ce n’était plus le religieux hypocrite ; il parlait à Adjâtasatrou avec l’assurance que donne la complicité d’un crime. Le vieux roi n’était plus là pour protéger Sâkya ; il fut décidé que trente archers s’embusqueraient aux environs de Vênouvana pour tuer le Bouddha. Dès qu’ils l’aperçurent de loin, subjugués par un charme invincible, ils vinrent se jeter à ses pieds et se convertirent aussitôt.

Dêvadatta ne se fia plus qu’à lui-même. Un jour que le Bouddha traversait une vallée, il fit choir, du haut de la montagne, un bloc qui devait infailliblement écraser son cousin. Un obstacle arrêta la masse roulante dont un éclat vint seul frapper l’orteil de Sâkya. Le médecin Djivaka appliqua immédiatement un appareil sur la blessure qui était légère, et ne tarda pas à se guérir. Dêvadatta fit une troisième tentative. Les animaux ne risquaient pas d’être charmés comme les hommes : un éléphant fut enivré, au moyen d’une liqueur fermentée, et lâché dans les faubourgs de Râdjagriha. Le Bouddha s’avançait alors calme et majestueux, tenant à la main la sébile aux aumônes ; peuple et disciples, tout le monde tremblait. Quelle ne fut pas la surprise de chacun, lorsqu’on vit l’éléphant s’arrêter dans sa course furieuse et saluer respectueusement le maître. Il y a même des légendes qui prétendent que l’éléphant écouta la loi et devint un Bouddhiste fervent. Qui sait si cet intelligent animal n’avait pas été philosophe dans une existence précédente ?

Le roi lui-même favorisait ces complots, et assurait l’impunité à Dêvadatta. L’ami et le protégé de Bimbisâra devait être haï et persécuté par Adjâtasatrou ; mais une circonstance inattendue vint changer la face des événements.

Depuis le crime qui l’avait fait monter sur le trône, l’usurpateur était poursuivi par les remords, et, selon l’expression énergique d’une légende Singhalaise, il semblait que mille épées tranchantes lui déchirassent les chairs. Chaque nuit, un sommeil entrecoupé lui ramenait le spectre d’un père mourant de faim. Sombre, farouche, Adjâtasatrou fuyait la société des hommes. Il se promenait un soir sur la terrasse du palais, et les courtisans se tenaient à l’écart. Les échos de Vênouvana apportaient jusqu’à la demeure royale le chant des hymnes Bouddhiques. Le souverain prête l’oreille : ces chants religieux, qui s’élèvent au milieu du silence d’une belle nuit, le touchent malgré lui, et cette âme coupable entrevoit l’abri du repentir. S’adressant à ses courtisans, il leur demande quel est le sage qui pourrait lui rendre un peu de calme ? Chacun se tait ; le nom du Bouddha est sur le bord de toutes les lèvres ; Djivaka seul a le courage de prononcer ce nom détesté. Au grand étonnement de tous, Adjâtasatrou veut immédiatement aller trouver le Bouddha.

On allume les torches ; la garde féminine[3] se range autour des éléphants qui portent la litière du roi, et le cortége s’achemine vers la forêt des Bambous. On passe au pied des rochers qui bordent le jardin de Djivaka ; aussitôt les chants s’arrêtent. Le roi n’a-t-il pas commis une imprudence, en allant ainsi au-devant d’un ennemi ? Il juge les autres d’après lui-même et craint un piége ; une sueur froide coule sur son front ; les criminels sont lâches !

L’aspect du Bouddha, qu’entourent douze cent cinquante religieux, rassure Adjâtasatrou ; il adresse au maître des questions auxquelles celui-ci répond avec douceur. À peine échappé à la mort, que prépara pour lui le complice de Dêvadatta, Sâkya oublie le mal pour faire le bien.

Cette loi, qui apprend à pardonner, le roi l’adoptera, et lavera ses fautes dans la pénitence.

Il se jette à genoux ; devant cette nombreuse assemblée, il confesse, à haute voix, ses crimes. Puis il se relève, et retourne au palais, soulagé par la bénédiction que le Bouddha vient de prononcer sur sa tête.

Le premier soin d’Adjâtasatrou fut de bannir du palais l’infâme qui lui avait donné de si perfides conseils ; il défendit même qu’on lui fît l’aumône. Le peuple, qui n’avait jamais beaucoup aimé Dêvadatta, ne demandait pas mieux. Le vase aux aumônes du religieux fut brisé par la foule.

Justement les cinq cents disciples du renégat, entraînés par l’éloquence de Sâripoutra, venaient de passer dans le camp des Bouddhistes. Un désespoir, voisin de la folie, s’empara de l’orgueilleux hérétique. « Soit, dit-il, tout le monde m’abandonne et me fuit avec horreur. Je sacrifierai ma vie, mais j’aurai celle de mon rival. »

Et la rage prêtant des forces à ce corps épuisé, le religieux partit pour le monastère de Djêtavana.

De pieux fidèles avaient déjà donné l’alarme. Les disciples frémissaient à l’idée de voir leur maître en présence de ce fou furieux ; mais lui, les rassurant : « Soyez tranquilles ; Dêvadatta ne verra seulement pas mon visage ; il n’entrera même pas ici ! »

La prédiction s’accomplit. Haletant, couvert de sueur, Dêvadatta s’était arrêté un instant sous les manguiers qui entouraient le lac du monastère. Il voulait raffermir sa main tremblante pour mieux diriger le fer sur la poitrine du sage. Quand l’impie se remit en route, la terre s’ouvrit sous ses pieds, et il disparut lentement, dans un tourbillon de flammes, jusqu’au fond de l’enfer Avitchi. Les assistants terrifiés l’entendirent, au milieu de son agonie, confesser sa faute et proclamer la gloire du Bouddha.

La punition terrible de ce grand criminel durera un ou deux kalpas, ce qui est déjà raisonnable ; mais, en faveur de son repentir, Dêvadatta obtiendra sa délivrance et renaîtra un jour dans de meilleures conditions.

Détournons nos regards de tant de crimes et de catastrophes ; nous allons assister, dans le chapitre suivant, au plus beau spectacle qu’il soit donné à l’homme de contempler : la mort du sage.

  1. Voy. E. Burnouf, Introduct. à l’Histoire du Bouddhisme, p. 162 et suiv.
  2. V. l’Index.
  3. Les amazones qui veillaient auprès des anciens monarques d’Orient et qu’on retrouve encore à Siam.

    V. l’Index au mot Amazone.