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Histoire du Bouddha Sâkya-Mouni (Summer)/Index

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Ernest Leroux (Bibliothèque orientale elzévirienne, IIp. 179-205).


INDEX




Adjâtasatrou, fils de Bimbisâra, roi de Magadha, et l’un des plus grands ennemis de Sâkya-Mouni. Se convertit ensuite au Bouddhisme qu’il protégea, 151, 153, 155, 161, 175.

Amazones, V. Femmes.

Amrapalî, courtisane célèbre, mère du médecin Djivaka ; se convertit au Bouddhisme, 161, 162.

Abhidharma, partie des livres sacrés, 169.

Adjnâna Kaundinya, l’un des cinq premiers disciples du Bouddha, 97.

Amrita, l’ambroisie, le breuvage de l’immortalité.

Suivant la mythologie brahmanique, l’Amrita est le produit du barrattement de l’Océan par les dieux, 42.

Anâtha Pindika (ou Pindada), célèbre maître de maison de la ville de Srâvasti. Son nom, qui signifie : « Celui qui donne de la nourriture à ceux qui sont sans protecteur » n’est, à proprement parler, qu’un titre exprimant sa libéralité.

C’est lui qui fit bâtir le monastère de Djêtavana pour les religieux du Bouddha, 117.

Ananda, cousin et disciple du Bouddha. Est chargé de rédiger la partie des livres sacrés nommés Soûtras ou récits légendaires, 115, 130.

Obtient du Bouddha la fondation de l’ordre des Religieuses, 135 et suiv., 148, 150, 165, 170.

Anirouddha, cousin et disciple du Bouddha, 115, 150, 172.

Anoupya, ville, 115.

Apsaras, nymphes du ciel d’Indra, nées de l’Océan, et femmes des Gandharbas, musiciens du paradis. On les trouve déjà dans le Vêda où elles n’ont pas encore le caractère léger que leur attribue la poésie épique, où on les voit employées à ébranler la vertu des sages, pour les faire déchoir et les priver du pouvoir surnaturel acquis par leurs austérités, 21.

Arâta Kalama, philosophe que Sâkya-Mouni alla visiter, 57, 83.

Arati, fille du démon Mâra, 79.

Ardjouna, l’arithméticien, 37.

Asita, c’est-à-dire « le noir, » ermite qui, à l’aide du pouvoir surnaturel qu’ont les saints, vient, à travers les airs, voir Sâkya enfant, 23.

Asitaki, la plante, l’indigo, 62.

Asôka (Jonesia asoka). L’un des plus beaux arbres de l’Inde, suivant W. Jones : « Le monde végétal offre peu d’arbres d’un aspect aussi riche que l’Asôka en pleine fleur. Il est, à peu près, de la hauteur d’un cerisier ordinaire. Ses fleurs sont grandes, et présentent les plus belles teintes rouges, orangées ou d’un jaune pâle, suivant l’âge de la fleur, » 6, 17.

Astre qui préside à la naissance de Sâkya. Il s’appelle en sanskrit : Pouchya nakchatra. C’est le huitième astérisme lunaire (décembre-janvier), 51.

Asvadjit, l’un des cinq premiers disciples du Bouddha, 97, 107.

Aumi, petite rivière à l’est de Kapilavastou, appelée aussi Anoma. C’est sur ses bords que Sâkya prit les habits d’un ascète, coupa ses cheveux, et renvoya son écuyer et son cheval, 53.

Avîtchi, le huitième et le plus bas des enfers brûlants, 156.

Il y en a huit autres qui sont glacés.

Quand les Bouddhas sourient, il s’échappe de leur bouche des rayons de lumière dont les uns montent et les autres descendent. Ceux qui descendent vont au fond des enfers, froids pour les enfers brûlants et chauds pour ceux qui sont froids. Par eux sont calmées les douleurs des habitants de ces lieux de misère, 22.

(E. Burnouf, Introd. à l’Hist. du Bouddhisme, p. 201.)


Bénarès, ville ; en sanskrit Barânasi, 91.

Bhadrika, l’un des cinq premiers disciples du Bouddha, 97.

Bhadrikâ, la courtisane, 121.

Bhagavat, épithète des Bouddhas, employée souvent seule pour les désigner. Ce titre ne s’accorde qu’à un Bouddha ou à celui qui va bientôt le devenir, 19.

Bhallika, 80.

Bimbisâra, roi de Magadha, naît en même temps que Sâkya-Mouni, 26.

— visite le Bouddha, 59, 106, 151, 152.

Bôdhi, V. Intelligence suprême.

Bôdhimanda, l’endroit où Sâkya arriva à l’intelligence suprême, 74, 87.

Bôdhisattva, « l’être uni à l’Intelligence. » Celui qui est destiné à devenir Bouddha, et n’a plus, par conséquent, qu’une existence à passer sur la terre avant d’arriver au Nirvâna ou délivrance finale, 21.

Bouddha, c’est-à-dire l’éclairé, le savant.

Ce nom, à proprement parler, est un titre pour désigner celui qui possède l’intelligence suprême.

Un Bouddha, quel qu’il soit, doit toujours faire exactement tout ce qu’ont fait les Bouddhas qui l’ont précédé, d’où le surnom de Tathâgata qui s’applique à tous, et signifie « qui est allé comme (son prédécesseur), » 157, 158.
Brahmâ, ce nom, qui revient souvent dans les livres bouddhiques, n’est pas celui du Brahmâ des Brahmanes, 10, 21.

Les Bouddhistes ont fait de ce dieu le chef de la deuxième sphère céleste, 19.

— Supplie le Bouddha de prêcher la loi, 82, 109.


Castes. Si le Bouddha n’en tient pas compte, quand il s’agit de faire entrer en religion, il ne les abolit pas, et lui-même en parle souvent.

C’est, au contraire, en obéissant à l’esprit de caste qu’il est dit qu’un Bouddha ne peut naître ailleurs que dans une famille de brahmanes ou de rois, suivant que les uns ou les autres sont plus ou moins respectés au moment où il naît, 33, 93.

(Lalitav., ch. iii, trad. franç., p. 22.)

D’après une note de M. Spence Hardy (Manual of Budhism, p. 197), les Agra-Srâvakas et Agra-Srâvikâs, « principaux auditeurs hommes et femmes, » ne doivent jamais, non plus, naître dans une famille d’une autre caste que celle des rois ou des Brahmanes.

Quand Sâkya-Mouni dit (p. 33) qu’il prendra aussi bien pour femme la fille d’un marchand ou d’un domestique que celle d’un roi, cela indique, en effet, qu’il ne tient pas compte des castes, mais qu’il les laisse subsister.

Commandements (les dix), 90.

Cinq disciples qui, les premiers, suivent le Bouddha, 60, 97.

Voici leurs noms : Kaundinya, Asvadjit, Vâchpa, Mahânâma, Bhadrika.

Chounda offre au Bouddha un repas, à la suite duquel celui-ci meurt d’une indigestion, 163.
Corbeille (la triple), en sanskrit Tripitaka, Division, en trois classes, des livres sacrés du Bouddhisme, qui furent rédigés, aussitôt après la mort du Bouddha, par trois de ses principaux disciples :

Oupali, le barbier, qui s’occupa du Vinaya ou discipline ;

Ananda, cousin du Bouddha, qui rédigea les Soûtras ou récits légendaires ;

Et Kâcyapa, brahmane converti, qui présidait à toute la rédaction, et auquel on doit l’Abhidharma ou métaphysique, 126.

Cou du Bouddha, comme celui du loup et de l’éléphant, n’est pas flexible, 31.


Dandapâni, père de Gôpâ, beau-père du Bouddha, 34.

Démons de la droite et de la gauche, 66-67. On les divise aussi en démons blancs et démons noirs.

Dents. Le Bouddha en a quarante, 31.

V. les trente-deux signes du grand homme.

Dêvadaha, nom d’un roi et aussi d’une ville, 8, 9.

Dêvadatta, cousin et disciple du Bouddha et l’un de ses plus grands ennemis, 115, 127, 150, 151, 155.

Dharmâsana, « siége de la loi, » chaire à prêcher des Bouddhistes, 124.

Digambaras, philosophes ; les gymnosophistes des Grecs, 95.

Dix commandements (les), 90.

Djambou, pommier rose, 29.

Djamboudvipa, le pays où croît l’arbre appelé Djambou, l’Inde proprement dite. Se composait de seize grands royaumes, au temps de Sâkya-Mouni, 14, 103.

Djâtakas (le livre des), 88.

C’est un recueil de légendes qui contient l’histoire d’un grand nombre d’existences précédentes du Bouddha.
Djêtavana, parc et monastère situés dans les faubourgs de la ville de Srâvasti.

Ce parc avait été acheté au prince Djêta, par Anâthapindika, qui avait fait bâtir, au milieu, un monastère à sept étages.

Ce lieu fut, pendant des années, le séjour favori de Sâkya-Mouni.

Un grand nombre de livres bouddhiques sont datés de cet endroit, 117 et suiv.

Djivaka, médecin du Bouddha, était fils naturel du roi Bimbisâra et de la courtisane Amrapalî, 128, 152, 153.

Doulva, partie des livres sacrés du Tibet, qui contient la discipline religieuse, 18.

Douze causes connexes.

Il ne faut pas s’étonner de voir, dans l’énumération de ces douze causes, la naissance et l’existence précéder la conception. Pour les Indiens, qui croient que les âmes n’ont pas eu de commencement, la première naissance, c’est-à-dire le premier revêtissement d’un corps par une âme, se perd dans une éternité incompréhensible. Ceci accepté, la conception ne vient plus qu’après une existence antérieure, précédée elle-même d’une autre naissance, et ainsi de suite, en remontant à l’infini, 76.


Éléphant blanc.

Le futur Bouddha descend dans le sein de Mâyâ, sous la figure d’un jeune éléphant blanc, 18.

Écritures (soixante-quatre espèces d’), énumérées par Sâkya, leurs noms se trouvent dans le chap. x du Lalita-vistara.

Il n’est, cependant, nullement certain que l’écriture fût d’un usage général au temps de Sâkya-Mouni, 29.

Éventail, le prédicateur s’en servait en chaire, 124.

Femmes, gardes du roi Adjâtasatrou, 153.

L’usage d’avoir des bataillons de femmes pour garde royale est très-ancien dans l’Inde. Il s’est conservé jusqu’à nos jours à Siam où il existe encore.

Nizam-Ali, l’un des derniers princes de la dynastie Mogole, avait deux bataillons de Sipahis, composés de deux mille femmes, accoutumées aux exercices militaires. Elles étaient avec lui à la bataille de Kourdlah, en 1795, et s’y conduisirent tout aussi bien que le reste de l’armée. Elles étaient commandées par deux femmes.

Une partie de ces troupes existait encore en 1815.

Les Anglais, pendant leur guerre avec Théodoros, nous ont appris que celui-ci organisait, suivant la coutume de l’Abyssinie, des bataillons féminins.


Gandharbas, musiciens du ciel d’Indra, 13.

Gangâ (la), ou le Gange, 84.

Garoudas, classe de demi-dieux, 13.

Gautamî, sœur de Mâyâ-Dêvî, seconde épouse de Souddhôdana et tante de Sâkya-Mouni, 26.

Gaya (le mont), 60, 84.

— (la ville de), 105.

Girimêkhala, « qui a des montagnes pour ceinture. » Nom de l’éléphant du démon Mâra. 67.

Gôpâ, fille de Dandapâni, épouse du Bouddha et mère de Rahoula.

Les livres Pâlis lui donnent le nom de Yasôdharâ, « glorieuse, renommée. »

D’après Csoma de Koros, Sâkya aurait eu trois femmes : Yasôdharâ, Gôpâ et Outpalavarnâ. Dans la légende qui porte le nom de cette dernière, on ne dit pas qu’elle ait été la femme du Bouddha.

Csoma parle encore d’une quatrième femme de Sâkya, dont le nom, qu’il donne en tibétain, semble répondre au sanskrit Mrigadjâ, « née de la gazelle ? » 35.
Gridhrakouta (le mont), « le pic des Vautours, » aujourd’hui Giddore, situé près de Râdjagriha, 105.


Hastinâpoura, « la ville des éléphants, » était située à vingt lieues environ au nord-est de Delhi, 15, 131.

Hérétiques, 149, 159.

Himâlaya (le mont), « demeure de la neige, » 4, 22, 23.

Hiouen Thsang, célèbre pèlerin chinois qui visita une grande partie de l’Inde au viie siècle de notre ère (629-644).

Ses voyages dans l’Inde ont été traduits du chinois, par Stanislas Julien, 54, 108, 139.

Huit signes annoncent la naissance de Sâkya-Mouni, 17.


Ikchvakou-Viroutaka, nom d’un roi, 4.

Le nom d’Ikchvakou est celui d’une famille royale qui avait la prétention de remonter aux premiers rois de la race solaire, c’est-à-dire à la plus haute antiquité.

Indra, le dieu, maître de Svarga ou paradis, 10, 21.

Indus, fleuve qui a donné son nom à l’Inde, 95.

Intelligence suprême (l’), en sanskrit : « bôdhi. »

C’est la faculté de connaître au moral et au physique tout ce qui constitue l’univers ; cette faculté n’appartient qu’à un Bouddha.

Iravaty, rivière qui descend de l’Himâlaya et arrose le pays des Birmans, 82.


Joug. Ne pas regarder plus loin que la longueur d’un joug, est une recommandation faite aux religieux, afin que leur esprit ne soit pas distrait par les objets extérieurs, 123.


Kâcyapa, 174, 176. — (Les trois frères), leurs surnoms pour les distinguer, 101.

Koucinagara, ville, 166, 173, 175.

Le Bouddha y meurt. C’est aujourd’hui Kasia, à l’est de Gorakpour, au nord-ouest de Patna.

Katchalindi ou Katchilindi ; c’est le nom d’une étoffe ou plutôt du pays où on la fabriquait ; peut-être Kalinga, sur la côte de Coromandel, 16.

Kadali, plante dont les feuilles enroulées forment seules la tige, 24.

Kalabingka, espèce de moineau, 56.

Kalpa, période comprenant la durée d’un monde, 1.

On distingue trois espèces de Kalpas, le petit de 16,800,000 années, le moyen de 336,000,000 et le grand de 1,344,000,000.

« Chaque Kalpa ou durée d’un monde se décompose en deux époques : l’une d’accroissement, l’autre de diminution.

La vie des hommes étant sujette, suivant les Bouddhistes, à une double marche : l’une d’accroissement et l’autre de diminution, dont la première la porte à 84,000 ans et dont la seconde la réduit à 10, quand la vie humaine diminue, le Kalpa se nomme de décroissement, et quand elle augmente, il se nomme d’accroissement. »

(E. Burnouf, le Lotus de la bonne Loi, p. 325.)

Kantaka, cheval de Sâkya-Mouni, 50, 52 note, 55.

Kapila (l’ermite), 4, 5, 132.

Kapilavastou, capitale du royaume de Kapila, 5, 15, 52, 108, 132.

C’est la plus célèbre de toutes les villes qui sont
citées dans les livres bouddhiques. Elle était la résidence de Souddhôdana, roi des Sâkyas, et c’est dans un jardin qui en dépendait (V. Loumbinî) que Sâkya-Mouni vint au monde. Elle était située sur les bords de la rivière Rohini, l’un des affluents de la Rapti, et non loin des montagnes qui séparent le Népâl du district de Gorakpour.
(Introd. à l’Hist. du Bouddhisme indien, par E. Burnouf, p. 143.)
Kârchâpana, pièce de monnaie, 84, 121.

Kauchambi, ancienne ville sur le Gange, dans la partie basse du Doab, près de Kourrah, 26, 145.

Kaundinya, 97.

Kchêmâ, femme du roi Bimbisâra. Parmi les femmes qui suivaient la loi du Bouddha, elle était une des principales et avait le titre de disciple de la main droite (V. Outpalavarnâ), 166.

Kinnara, la reine, 135.

Kôkila, le coucou indien, 20, 133.

Kôla ou jujubier, 61.

Kôsala, royaume.

L’ancienne province de Vidarbha, aujourd’hui Berâr, dont la capitale est Nâgpour, 26.

Kôti, nom de nombre pour exprimer dix millions, 13.

Kourari, oiseau, 54.


Lalita-vistara (le), contient la biographie de Sâkya-Mouni. — C’est un des neuf livres par excellence que les Bouddhistes détachent de la grande collection de leurs livres sacrés. Il passe pour avoir été rédigé par Ananda, cousin du Bouddha et l’un de ses principaux disciples, immédiatement après la mort du maître, et d’après le récit qu’il avait fait lui-même des événements de sa vie.

Ce livre ne contient que la première partie de la vie du Bouddha, c’est-à-dire jusqu’au moment où commence sa prédication.

Tel qu’il nous est parvenu, le Lalita-vistara sanskrit ne doit pas être la rédaction primitive, parce qu’il présente des traces d’un travail postérieur à sa composition première. Tout porte à croire qu’il est l’œuvre du troisième Concile bouddhiste, qui eut lieu 400 ans environ après la mort du Bouddha, ce qui assigne à ce livre une antiquité de 2000 ans, 12.

Lotus ou Nymphéa. Il y en a dans l’Inde de jaunes, blancs, bleus et rouges.

Les yeux de lotus, sont ceux qui sont allongés comme le pétale du lotus bleu, 56.

Loumbinî, grand’mère du Bouddha.

Loumbinî (jardins de), où naît Sâkya-Mouni, 20, 22.

Au temps de Sinhahanou, grand-père du Bouddha, régnait, dans la ville de Dêvadaha, le roi Souprabouddha. Dans cette cité vivait un maître de maison fort riche, qui avait un jardin délicieux où le roi venait quelquefois se délasser avec la reine. Celle-ci trouva ce jardin tellement de son goût, qu’elle en eut envie et le demanda au roi. Le roi lui dit qu’il ne pouvait le lui donner, parce qu’il appartenait à un autre, mais qu’il lui en donnerait un plus beau. Et il fit planter un jardin charmant qu’on appela Loumbinî, du nom de la reine. Cette dernière fut la mère de Mâyâ-Dêvî.


Mâchoire de lion, V. Sinhahanou.

C’est aussi le treizième des trente-deux signes du grand homme attribués à Sâkya-Mouni.

Madgoura, poisson, 62.

Magadha, le Bihâr moderne, dont la capitale était Râdjagriha au temps de Sâkya-Mouni. Ce pays, où le Bouddha commença sa carrière religieuse, est l’un de ceux dont les historiens d’Alexandre se sont particulièrement occupés. C’est là que se trouvait Pâtalipoutra-poura, que Mégasthène appelle Palibothra, aujourd’hui Patna, l’une des villes les plus importantes de l’Inde, 57, 82.
V. The ancient geography of India ; the Buddhist period, Alex. Cunningham, p. 452 et suiv.

Mahânâma, l’un des cinq premiers disciples du Bouddha, 97.

Mahâsammata, premier roi de la dynastie solaire, duquel descendait en droite ligne Sâkya-Mouni, 3, 4

Le chapitre ii du Mahâvansa (traduct. de George Turnour, p. 8) donne la liste des princes qui ont précédé le Bouddha.

Mahâvana (couvent de), 132.

Le Bouddha s’y retire pour éviter les sollicitations de cinq cents femmes qui lui demandent l’établissement de l’ordre des Religieuses, 134.

Main droite et main gauche, 126, 158.

La différence, entre les disciples de la main droite et de la main gauche, n’est pas clairement indiquée, quoique la gauche soit, sans nul doute, inférieure à la droite.

Sâripoutra était disciple de la main droite et Maudgalyâna de la gauche.

La même distinction existait pour les femmes. La reine Kchêmâ était disciple de la main droite et Outpalavarnâ de la gauche.

Cette distinction, admise pour les disciples du Bouddha, ne semble pas avoir de rapport avec celle qui existe encore dans certaines contrées du sud de l’Inde avec le même nom.

Maitrêya, celui qui succédera à Sâkya-Mouni comme Bouddha terrestre, 16.

Mallas, ce nom signifie « lutteurs », habitaient le pays où se trouvent les villes de Koucinagara et de Pawa, 168, 173.

Mâra, appelé aussi Namoutchi et Pâpiyân, est la personnification de l’amour, du désir (Cupidon) et du péché, 66 et suiv.

Il prend, ainsi que ses serviteurs, les formes les plus bizarres et les plus effrayantes, dont la description rappelle la tentation de saint Antoine, si bien représentée par la gravure de Callot, 66 et suiv.

Les dieux le raillent quand il est vaincu par le Bouddha, 72, 148.

Mathoura, ville, 15, 132.

L’une des plus anciennes de l’Inde, sur le bord de la Djoumna, nommée Modoura par Ptolémée, et Methora par Pline.

Maudgalyâna ou Maudgalyâyana, disciple du Bouddha, 107, 126 ; meurt assassiné à coups de bâton, par des hérétiques ; cause de cette mort violente, 159.

Mâyâ ou Mâyâ-Dêvî, mère du Bouddha, 8, 9, 10, 15, 18, 177.

— (rêve de), 17, 18.

Meurt huit jours après la naissance de Sâkya-Mouni ; pourquoi, 23.

Descend du ciel pour voir son fils, 63.

Mérou (le mont), 13.

La plus haute de toutes les montagnes ; est placée au centre du monde. « Concentriquement à sa masse qui plonge dans la mer à une profondeur égale à celle qui en sort, se développent sept chaînes de montagnes qui vont en décroissant d’élévation, à mesure qu’elles s’éloignent de la montagne centrale. Au delà de ces sept rangées de montagnes, s’étend une vaste mer beaucoup plus profonde que les sept courants d’eau qui séparent ces chaînes les unes
des autres. C’est dans cette mer et aux quatre points cardinaux, pris à partir du Mérou, que sont situées les quatre grandes îles bien connues ; l’île, ou continent méridional nommé Djamboudvipa, est, aux yeux des Bouddhistes, la terre même qu’ils habitent. Cet immense amas d’eau est, à son tour, renfermé dans une enceinte circulaire de hautes montagnes. »
Moutchilinda, roi des serpents, 79.

Mrigadâva ou bois des Gazelles, 85.

Parc au nord-est de Bénarès, aujourd’hui Sârnâth. On l’appelait aussi quelquefois Richipatana.


Nâgas, dragons, serpents des eaux, dont le buste est celui d’un homme, et dont le reste du corps se termine par une queue de serpent, 13.

Deux rois des Nâgas assistent à la naissance du Bouddha, 21.

Nâga (démêlé d’un), avec le Bouddha, 102.

Nairanjana, rivière du pays de Magadha ; le Phalgou moderne.

L’un de ses bras s’appelle aujourd’hui Nilâdjan, qui rappelle le nom antique, 59, 99, 104.

Nâlanda (couvent de), aujourd’hui Baragaon, près du village de Nâlanda, situé à sept milles au nord de Râdjagriha.

Nanda, fils du roi Souddhôdana et de Gautamî, seconde femme du roi et sœur de Mâyâ-Dêvî, mère de Sâkya-Mouni, 127.

Nanda était donc, à la fois, par son père, frère du Bouddha, et, par sa mère, son cousin. Il était né le même jour que Rahoula, le fils du Bouddha.

Nâradatta, neveu du Richi Asita, et transporté avec lui à travers les airs, auprès de Sâkya-Mouni enfant. Son oncle l’engagea à devenir un des disciples du Bouddha, 24.
Nirvâna, délivrance finale des Bouddhistes, 91.

Voilà déjà bien des années que le sens précis du mot Nirvâna divise les savants. Plusieurs de ceux qui l’avaient d’abord considéré comme synonyme d’annihilation complète, ont depuis changé complètement d’opinion.

Voici un raisonnement qui ne semble pas en faveur de l’annihilation :

Suivant le Bouddha, tout composé étant périssable, il faut se délivrer des composés, c’est-à-dire se débarrasser des parties qui composent le corps et emprisonnent l’âme. Or, le Bouddha croyant que les âmes ont existé de toute éternité, elles ne font pas, selon lui, partie des composés ; et le moyen, pour elles, d’arriver à la délivrance, c’est la méditation profonde qui produit la science sans bornes. Si donc toute âme est éternelle, puisqu’elle n’a pas eu de commencement, elle ne fait pas partie des composés périssables, et ne peut être anéantie.

Nyagrôdha (couvent du), près de Kapilavastou, 108.

« Le Nyagrôdha, ou figuier religieux, est le célèbre arbre banyan de l’Inde. Les gigantesques figuiers sauvages sont un des plus agréables présents que la nature ait faits aux pays chauds. L’ombre d’un seul de ces arbres magnifiques rafraîchit le voyageur quand il se repose sous ses branches qui s’étendent d’une manière incroyable, avec leur feuillage luisant, d’un vert foncé. » (J. Lindley, A Natural system of Botany, 2e édit., p. 177.)

Nymphéa, employé en médecine, 129. (V. Lotus.)


Oudâyana, roi de Kauchambi, naît en même temps que le Bouddha, 26.

Oudjayini, ville, 15, 131.

La moderne Oudjein, appelée Ozene par Ptolémée.

Oupali, le barbier, disciple du Bouddha, rédigea le Vinaya ou livre de la discipline, 115, 116, 127.

Oupâsaka, dévot, 98, 124.

Oupâsika, dévote, 98, 124.

Ournâ, le quatrième des trente-deux signes du grand homme, 78.

Ourouvilva, village et forêt au bord de la Nairanjana.

Outpalavarnâ, l’une des principales religieuses bouddhistes ; avait le titre de disciple de la main gauche, 166.


Pândava (le mont), près de la ville de Râdjagriha, 59, 105.

Pansoukoula sivana, nom de lieu, 64.

Pantchatapas, 61, note.

Pâwâ, ville ; aujourd’hui Padraona, au nord de Râdjagriha, 163, 174.

Pourâna, chef des Tirthyas, se noie de dépit d’être vaincu par Sâkya, 144.

Pourôhita, prêtre d’une famille, sorte de chapelain, 33.

Pradyôta, roi d’Oudjayini, naît en même temps que le Bouddha, 26.

Prasênadjit, roi de Kôsala, naît en même temps que le Bouddha ; résidait à Srâvasti, 26.

Fait construire un édifice pour que le Bouddha puisse y lutter de puissance surnaturelle avec les six instituteurs de Râdjagriha qui l’ont défié, 143.

Pratimôkcha, « le livre de l’affranchissement, » c’est-à-dire le livre qui contient l’énumération de tout ce qu’il faut éviter pour arriver à la délivrance, 119.
Deux traductions anglaises de ce livre, faites sur les textes pâli et chinois, se trouvent dans le Journal of the Roy. Asiat. Soc. of Great Britain and Ireland, vol. XIX, 1862.

Prières (cylindres à), 83, note.

Ces cylindres se trouvent surtout au Tibet, en Mongolie et chez les Kalmouks. Il y en a de petits, qu’on porte à la main et qu’on peut faire tourner en se promenant. D’autres, grands comme des tonnes, font partie du mobilier des temples ; d’autres enfin sont, comme des moulins, établis près de cours d’eau qui les mettent en mouvement.

Ces cylindres sont généralement couverts de la formule ôm mani padmê houm (salut à la perle dans le Lotus), peinte ou gravée sur leur contour.


Quatre degrés de l’extase, 75.

Quatre degrés de sainteté (les), 90.

Quatre gardiens du monde ; placés aux quatre points cardinaux, 78.

Quatre vérités sublimes (les), 87, 163.

Quatre postures surnaturelles, 143.

Quatre-vingts signes secondaires du Bouddha, 24.

1. Il a les ongles bombés.

2. Les ongles de la couleur du cuivre rouge.

3. Les ongles lisses.

4. Les doigts arrondis.

5. Les doigts beaux.

6. Les doigts effilés.

7. Les veines cachées.

8. La cheville cachée.

9. Les articulations solides, non apparentes.

10. Les pieds égaux et non inégaux.

11. Le talon large.

12. Les lignes de la main lisses.

13. Les lignes de la main semblables, régulières.

14. Les lignes de la main profondes.

15. Les lignes de la main non tortueuses.

16. Les lignes de la main allongées.

17. Les lèvres rouges comme le fruit du Vimba.

18. Une voix dont le son n’est pas trop élevé.

19. La langue douce, délicate et couleur de cuivre rouge.

20. Sa voix douce et belle a le son du cri de l’éléphant ou du nuage qui tonne.

21. Il a les organes sexuels complets.

22. Les bras longs.

23. Ses membres brillants sont vêtus.

24. Il a les membres doux.

25. Les membres larges.

26. Ses membres sont exempts d’abattement.

27. Ses membres n’offrent pas de saillies.

28. Ses membres sont parfaitement achevés, solides.

29. Ses membres sont bien proportionnés.

30. La rotule du genou est large, développée et parfaitement pleine.

31. Il a les membres arrondis.

32. Les membres parfaitement polis.

33. Ses membres sont réguliers.

34. Le nombril est profond.

35. Le nombril n’est pas de travers.

36. Il a une conduite pure.

37. Comme le bœuf, il est agréable de tous points.

38. Il répand autour de lui l’éclat d’une lumière supérieure, parfaitement pure, qui dissipe les ténèbres.

39. Il a la démarche lente (ou majestueuse) de l’éléphant.

40. La démarche héroïque du lion.

41. La démarche héroïque du taureau.

42. La démarche de l’oie.

43. Il marche en se tournant vers la droite.

44. Il a les flancs arrondis.

45. Les flancs polis.

46. Ses flancs ne sont pas de travers.

47. Il a le ventre en forme d’arc.

48. Son corps est exempt de tout ce qui peut en altérer l’éclat, et de toutes les taches noires qui pourraient le déparer.

49. Il a les dents canines arrondies.

50. Les dents canines pointues.

51. Les dents canines régulières.

52. Le nez proéminent.

53. Les yeux brillants.

54. Les yeux purs.

55. Les yeux souriants.

56. Les yeux allongés.

57. Les yeux grands.

58. Les yeux semblables aux pétales d’un Nymphéa bleu.

59. Les sourcils égaux.

60. Les sourcils beaux.

61. Les sourcils réunis.

62. Les sourcils réguliers.

63. Les sourcils noirs.

64. Les joues pleines.

65. Ses joues ne sont pas inégales.

66. Ses joues ne présentent aucune imperfection.

67. Il est à l’abri de l’injure et du blâme (à cause de la perfection de sa personne).

68. Il a les sens parfaitement domptés.

69. Les organes sont parfaitement accomplis.

70. Il a la face et le front en harmonie l’un avec l’autre.

71. Il a la tête bien développée.

72. Il a les cheveux noirs.

73. Les cheveux égaux.

74. Les cheveux bien arrangés.

75. La chevelure parfumée.

76. Ses cheveux ne sont pas rudes.

77. Ses cheveux ne sont pas mêlés.

78. Il a les cheveux réguliers.

79. Il a les cheveux bouclés.

80. Ses cheveux représentent la figure du Srîvatsa, du Svastika, du Nandyâvartta et du Vardhamâna.

(Ces quatre noms sont ceux de figures mystiques indiquant la grandeur et la prospérité.)

Comp. les trente-deux signes du grand homme.


Râdjagriha, capitale du pays de Magadha, au temps de Sâkya-Mouni, 58, 104, 105, 106, 132, 142, 150.

Rahou, le dragon qui cause les éclipses, 13.

Rahoula, fils du Bouddha ; ainsi nommé, parce qu’au moment où il naquit, la lune était saisie par Rahou (V. p. 13, n. 2.), 114, 147.

La tradition du sud fait naître Rahoula le jour où son père s’enfuit du palais pour aller vivre dans la solitude. Celle du nord place sa naissance six ans plus tard, ce qui fit concevoir des doutes sur la vertu de Gôpâ. Celle-ci, pour se justifier, conduisit au bord d’un étang l’âne qui servait autrefois de monture à son mari ; puis, posant l’enfant sur le dos de l’animal, elle les poussa dans l’étang, en disant : « Si cet enfant est le fils de Sâkya-Mouni, qu’il surnage ! Sinon, qu’il s’enfonce dans l’eau ! » Et, comme une feuille de cotonnier, l’enfant et l’âne surnagèrent. Le roi Souddhôdana, émerveillé et ravi, prit l’enfant dans ses bras, et l’emporta. Pour expliquer pourquoi Rahoula était resté six ans dans le sein de sa mère, on dit que les souffrances que cela dut causer à la mère et au fils étaient le résultat de leurs actions dans des existences antérieures.
La tradition du nord, adoptée par le Lalita-vistara, est certainement moins ancienne que celle du sud, et laisse voir l’influence des légendes brahmaniques sur les Bouddhistes.

Dans le Mahâbhârata (trad. de Fauche, t. I, p. 507), Gandhârî, mère des Kourous, porte un an dans son sein la masse informe qui, divisée, produit cent fils, plus une fille.

Dridhasyou, fils du sage Agastya, reste sept ans dans le sein de sa mère Lopâmoudrâ. (Ibid., t. III, p. 453.)

Rakchas, sorte de vampire, 13.

Rati, fille du démon Mâra, 79.

Religieux, en sanskrit : Bhikchou, c’est-à-dire « mendiant. » Objets nécessaires à un —, 53.

Richi, ascète qui, par ses austérités et sa sainteté, est parvenu à posséder des facultés surnaturelles, 24.

Roudraka (le philosophe), 63.

Sa doctrine ne satisfait pas Sâkya-Mouni, 83.


Sâkya-Mouni, c’est-à-dire « Sâkya le solitaire, » est le nom qu’on donne au Bouddha, à partir du moment où il se retire dans la solitude.

La date la plus généralement adoptée pour l’époque de sa mort est 543 avant J.-C. ; et, comme il vécut quatre-vingts ans, sa naissance se trouve ainsi fixée à l’année 623 avant J.-C.

Sâkyas (les), leur origine, 4, 5.

Sârakoûpa, nom d’un puits, 37, note.

Sârathi, ville, 84.

Sârika, oiseau, 6, 133.

Sâripoutra, disciple du Bouddha, de la main droite, 107, 126, 150, 158.

Sâstras, nom général donné aux livres qui traitent des lois, des sciences et de la littérature, 33.

Science, partage d’un petit nombre, 94.

Sept pas que fait Sâkya-Mouni aussitôt qu’il est né, 21.

Sermon sur la montagne, 105.

Siddhârtha, nom qui est donné à Sâkya-Mouni ; c’est l’abrégé de Sarvârthasiddha « tout but accompli, » 26.

Signes. V. 32 signes et 80 signes.

Sinhahanou « mâchoire de lion, » nom du grand-père de Sâkya-Mouni, 7.

Six ans employés par le Bouddha à se mortifier, 61.

Six instituteurs, à Râdjagriha, défient le Bouddha de faire des miracles, 142.

Six siéges des qualités sensibles, qui sont les cinq sens et le manas « mens, » lequel résume toutes les sensations, 76.

Soubhadra, brahmane ; le dernier converti par le Bouddha, 168, 169.

Souddhôdana, père du Bouddha, 15, 108, 176.

— Frappé de paralysie, meurt, 132.

Soudjâtâ, nom d’une jeune fille qui offrit à manger au Bouddha, 65.

Soumanâ, espèce de jasmin, 15.

Sounanda, 121.

Soundarî, femme qui accuse le Bouddha de l’avoir séduite et rendue mère, 149.

Soûtras, livres sacrés des bouddhistes, 169.

Sramana « ascète qui dompte ses sens, » nom donné en général aux ascètes ou religieux, 62.

Les Sarmanes des Grecs.

Srâvasti, capitale du Kôsala, et résidence du roi Prasênadjit, était située au nord-ouest de Kapila, non loin de l’Himâlaya, 52, 132, 149.

Stoûpas ou Topes, monuments bouddhiques, construits en forme de coupole, renfermant des reliques, 117. On peut voir dans l’ouvrage de M. Alex. Cunningham « The Bhilsa topes, » la figure de ces monuments et celle des objets qu’ils renfermaient, 117.


Tchakravartin ou monarque universel, 172.

Tchamara, éventail ou chasse-mouche fait avec la queue d’un yak ; c’est un des ustensiles employés dans les sacrifices, 6.

Tchandaka, l’écuyer de Sâkya-Mouni, 50, 55.

Terre (la déesse de la), s’appelait Sthâvarâ, c’est-à-dire « fixe, immobile, » 68.

— Rend témoignage des mérites du Bouddha, 69.

Tirthakas, Tîrthikas, ou Tîrthyas, ascètes brahmaniques opposés à Sâkya, 61.

Disputent avec lui à qui opérerait les miracles les plus convaincants, 143.

Tchâitya, nom général donné aux monuments consacrés par les dépôts qu’ils renferment, tels que des reliques ou des objets qui ont servi à un Bouddha ou à un saint.

Ce nom est quelquefois confondu, à tort, avec celui de Tope. C’est ainsi qu’un arbre auquel est attachée une statue du Bouddha, est un Tchâitya, mais non un Tope, qui est une construction, 53.

Touchita, le ciel, 12, 14, 82.

Le sixième étage de la première des sept sphères célestes superposées, formant ensemble trente-quatre étages, de la manière suivante :

La première sphère, où l’on est encore soumis aux désirs, compte huit étages
8
La seconde sphère, celle de la première contemplation en compte
4
La troisième, de la deuxième contemplation, en compte
3
La quatrième sphère, qui est celle de la troisième contemplation, en a
3
La cinquième, de la quatrième contemplation, en a
3
La sixième sphère, qui est une demeure pure, en a
6
La septième sphère, celle du monde sans forme ou sans corps, en compte
7
Les Brâhmanes comptent aussi sept cieux, mais ils ne le divisent pas de même.

Transmigration. La croyance à la transmigration est commune aux Brâhmanes et aux Bouddhistes ; mais il n’est pas facile de préciser le moment où cette croyance est devenue un dogme. Elle n’est pas apparente dans le Vêda, quoiqu’elle se trouve dans les Oupanichats, c’est-à-dire dans les livres qui sont supposés développer la doctrine de Vêdas.

C’est un fait remarquable, qu’on ne puisse retrouver l’origine de ce dogme, dont l’absence ferait crouler tout le système des récompenses et des peines, réservées, suivant les Indiens, aux bons et aux méchants, 12.

Trapoucha et Bhallika, deux frères marchands, 80, 81.

Tremblement de terre, 172.

Trente-deux signes du grand homme que possède le Bouddha.

1. Sa tête est couronnée par une protubérance du crâne.

2. Ses cheveux qui tournent vers la droite sont bouclés, d’un noir foncé et brillant comme la queue du paon ou le collyre aux reflets variés.

3. Il a le front large et uni.

4. Une laine est née entre ses sourcils, ayant l’éclat de la neige et de l’argent.

5. Il a les cils comme ceux de la génisse.

6. Il a l’œil d’un noir foncé.

7. Il a quarante dents égales.

8. Il a les dents serrées.

9. Il a les dents parfaitement blanches.

10. Il a le son de voix de Brahmâ.

11. Il a le sens du goût excellent.

12. Il a la langue longue et mince.

13. Il a la mâchoire du lion.

14. Il a les bras égaux et ronds.

15. il a les sept protubérances (sur les mains, les pieds, les bras, etc.).

16. Il a l’entre-deux des épaules couvert.

17. Il a la peau fine et de la couleur brillante de l’or.

18. Debout, sans qu’il se baisse, ses bras lui descendent jusqu’aux genoux.

19. Il a la partie antérieure du corps pareille à celle du lion.

20. Il a la taille comme la tige du Nyagrôdha (le figuier indien).

21. Ses poils naissent un à un.

22. Ses poils sont tournés vers la droite à leur extrémité supérieure.

23. Ce qu’il faut cacher est rentré et caché.

24. Il a les cuisses parfaitement rondes.

25. Il a la jambe du roi des gazelles ou de l’antilope femelle.

26. Il a les doigts longs.

27. Ses pieds ont le talon développé.

28. Il a le cou-de-pied saillant.

29. Il a les pieds et les mains douces et délicates.

30. Les doigts de ses pieds et de ses mains sont unis par une membrane (jusqu’à la première phalange).

31. Sous la plante de ses deux pieds sont nées deux roues belles, lumineuses, brillantes, blanches, ayant mille rais retenus dans une jante et dans un moyen.

32. Il a les pieds unis et bien posés.

Comp. les quatre-vingts signes secondaires.

Trente-deux nourrices du Bouddha, 27.

Trente-deux magies des femmes, 60.

Trichnâ, fille du démon Mâra, 79.

Tripitaka, V. Corbeille.

Triple science (trividyâ). La connaissance des trois vérités élémentaires du Bouddhisme :

1. Toute créature est périssable ;

2. La douleur est le lot de tous les êtres animés ;

3. Le corps est comme une bulle d’eau, et tout phénomène matériel est sans réalité, 77.

Trois catégories d’êtres, 83.

Trois fois tourner autour d’une personne en lui présentant le côté droit, était une sorte de salut très-respectueux. Cette coutume, dont il est très-souvent question, est aussi une des plus anciennes du Brahmanisme, car on la trouve déjà dans les rituels de l’époque védique. Les Bouddhistes, qui adoptèrent cette manière de saluer, faisaient, dans certains cas, jusqu’à sept fois le tour du personnage qu’ils voulaient honorer.

D’après W. Scott (Waverley, ch. xxiv), les plus anciens des montagnards écossais faisaient encore, de son temps, ce qu’ils appelaient le deasil, c’est-à-dire tourner trois fois autour d’une personne à laquelle on veut du bien, en se dirigeant de l’est à l’ouest, suivant le cours du soleil. Faire le tour en sens contraire, ou le wither-shins, passait pour une espèce de maléfice, 30.


Vâchpa, l’un des cinq premiers disciples du Bouddha, 97.

Vâisalî, ville anciennement célèbre par ses richesses et son importance politique, dont le nom paraît souvent dans les prédications et les légendes de Sâkya. Elle était située dans l’Inde centrale, au nord de Pâtalipoutra, et sur la rivière Hiranyavatî, la Gandakî des modernes, 15, 132, 160.
— (royaume de), 53, 57.

Vênouvana, parc auprès de Râdjagriha, où se trouvait un monastère, 106.

Vihâra. Les vihâras, ou couvents des Bouddhistes, étaient placés au milieu d’un parc spacieux avec des jardins et des promenades. Les bâtiments étaient à plusieurs étages, et, outre les choses nécessaires à la vie ordinaire des religieux, on y trouvait aussi des médicaments pour les malades, 106.

Vimalâ, divinité du jardin appelé Vimalavyoûha, 28.

Vimba ou Bimba (momordica monadelpha), 15.

On compare la couleur des lèvres vermeilles à celles du fruit de cette plante, lequel est d’un rouge vif.

Vinaya, partie des livres sacrés contenant la discipline, 169.

Visâkhâ, femme d’Anâtha Pindika, 124.

Visvâmitra (le maître d’école), 29.

Dans le poëme du Ramâyana, ce nom appartient au précepteur de Râma.


Yasa, l’un des premiers convertis, à Bénarès, 97.