Image d’Épinal - La Journée du prolétaire

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Images d’Épinal


LA JOURNÉE DU PROLÉTAIRE
Épinal - La Journée du prolétaire - 01.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 02.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 03.jpg
Le travailleur sort de son lit ; il éprouve le besoin de renouveler l’air de sa petite chambre, il respire… l’Impôt des Portes et Fenêtres. À peine habillé, il allume sa pipe et il fume… l’Impôt sur le tabac et les allumettes. Pour s’éclaircir les idées, il se verse un petit verre, et il avale… l’Impôt sur les alcools.
Épinal - La Journée du prolétaire - 04.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 05.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 06.jpg
Il se rend à son travail à bicyclette, acquittant ainsi l’Impôt sur les bicyclettes, tout en foulant l’Impôt sur les prestations. Le patron lui dit : « Vite à l’ouvrage, je paye maintenant à l’État 3 francs par ouvrier, et il faut que je les retrouve. Et l’ouvrier s’échine un peu plus pour acquitter… l’Impôt sur le travail. Il déjeune d’un morceau de pain frotté avec un oignon, et saupoudré d’un peu de sel ; il excite son appétit avec… l’Impôt sur le sel.
Épinal - La Journée du prolétaire - 07.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 08.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 09.jpg
À midi il va dîner : il s’assied sur… l’Impôt sur le mobilier ; et, pour se désaltérer, il boit… l’Impôt sur les boissons. Le soir, en rentrant du travail, il profite de quelques instants avant le souper pour bêcher un morceau de son petit jardin, cultivant… l’Impôt foncier. Sa femme a servi la soupe ; mais il fait nuit et il faut allumer… l’Impôt sur les bougies.
Épinal - La Journée du prolétaire - 10.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 11.jpg Épinal - La Journée du prolétaire - 12.jpg
Il se couche, fatigué, espérant avoir soldé tous les impôts ; mais voilà son jeune enfant qui crie ! Pour l’apaiser, il lui fait de l’eau sucrée et paye l’Impôt sur les sucres. Il s’endort enfin, mais il ne tarde pas à être écrasé par un poids sur l’estomac… c’est l’Impôt des centimes additionnels. Tout cela pour permettre à des ministres soi-disant socialistes, comme Millerand, de s’offrir des truffes et des « spooms au vin de Samos ».
Il faut bien que les impôts soient payés par l’ensemble des contribuables ; mais, en supprimant toutes les dépenses inutiles de l’État, le Parti Nationaliste s’efforcera de diminuer les charges du peuple et de les répartir plus équitablement.