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Jupes troussées/1-8

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Texte établi par Société des bibliophiles cosmopolites. Éditeur scientifique, Imprimerie de la société cosmopolite (p. 57-62).
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Jupes troussées, Bandeau de début de chapitre



VIII


Mademoiselle Hélène, la blonde sous-maîtresse, fait ses paquets pour quitter l’établissement dans la journée. Elle a été très insolente envers sa maîtresse, qui la reprenait pour un grave manquement à ses devoirs. Mme Tannecuir qui tient à la sous-maîtresse à qui elle reconnaît une grande fermeté dans l’accomplissement de ses fonctions, fermeté qui lui rend des services signalés auprès de la bande de petites polissonnes du pensionnat, vient la trouver dans sa chambre, pour lui proposer une transaction. Si elle veut se soumettre à une correction corporelle, elle la reprendra ; mais comme il lui faut des preuves de sa docilité, elle ne la gardera qu’à la condition qu’elle recevra volontairement cinquante coups de verges. Hélène, qui prenait visiblement un sensible plaisir à administrer le fouet, et à le voir donner, devait être sans doute friande de la discipline, car sans prendre le temps de réfléchir deux secondes, elle accepte volontiers la transaction, promettant de subir, sans se plaindre, le châtiment qu’on se propose de lui infliger.

J’étais à mon poste d’observation depuis dix minutes, avisé par ma maîtresse de ce qui allait se passer, quand la porte de la salle s’ouvrit, livrant passage à madame Tannecuir et à la charmante sous-maîtresse. Je ne l’avais jamais considérée comme aujourd’hui, les victimes étant seules intéressantes dans la chambre du « fouet ». Hélène est une fort jolie blonde, râblée, potelée, amplement pourvue aux bons endroits ; avec cela dix-neuf printemps, une ravissante figure, Vénus ou la Vierge, avec des traits énergiques, quand ses grands myosotis ne sont pas noyés de langueur.

Sans la moindre hésitation, elle s’agenouille sur un coussin de velours, devant une chaise basse, de façon à avoir la croupe plus élevée que la tête ; elle appuie son front sur le siège, et relève ses jupes sur ses reins. Un superbe relief bombe la toile du pantalon, tendu sur d’opulentes rondeurs. La maîtresse fait entrer la chemise qui pend par la fente, la repousse dans le haut, et ordonne à la patiente d’écarter elle-même la fente de son pantalon. Celle-ci s’exécute ; elle tire sur les bords, et par l’ouverture ainsi élargie, jaillit un coin de chair blanche et rose, forçant la fente, mais insuffisamment encadrée pour bien recevoir la verge.

« Ôtez votre pantalon, mademoiselle, dit madame Tannecuir, je ne puis pas vous fouetter ainsi. »

La belle fille se relève, passe sa main sous ses jupes, déboutonne son pantalon, le laisse glisser jusqu’aux pieds, en sort, revient s’agenouiller sur le coussin, appuie son front sur la chaise et relevant brusquement tous ses dessous elle découvre en entier un superbe postérieur blanc et rose, de la plus riche carnation, étalé de telle sorte, que ses deux belles fesses potelées, charnues, satinées, s’épanouissent dans leur splendide plénitude, offrant un vaste champ de bataille. Juliette, la verge à la main, le teint animé, les yeux brillants de luxure, contemple avec ravissement ce superbe monument, dont l’aspect nouveau pour elle, la remue d’un frisson admiratif ; jamais jusqu’ici elle n’avait travaillé sur un aussi beau terrain de manœuvre.

Elle lève enfin la verge, une verge longue et souple ; un premier coup cingle la croupe en travers, au-dessous des hanches, avec un bruit sec sur la chair tendue, laissant sur les deux globes qu’elle cingle à la fois une empreinte rose ; un second coup, un troisième ; un quatrième résonnent bruyamment, chacun laissant sur le derrière une marque immédiatement au-dessous de l’autre ; un sixième retombe sévèrement, sans que le derrière manifeste la moindre émotion ; et quand la verge retombe pour la douzième, fois, le cul est rayé de douze sillons roses parallèles, sans que la patiente ait laissé échapper un soupir, ni fait un mouvement d’inquiétude. Juliette remonte, en cinglant adroitement les mêmes sillons, maniant la verge avec plus de sévérité, et changeant les roses en coquelicots. Hélène se trémousse enfin sous les cruelles atteintes, laissent voir dans le mouvement convulsif de ses fesses, entre ses cuisses écartées, les bords vermeils de la fente entre-bâillée, bordés de touffes frisées, dorées comme ses blonds cheveux.

Juliette dont les yeux étincellent redouble de rigueur en commençant l’application de la seconde moitié de la correction. Ses lèvres tremblent, s’entr’ouvrent comme pour sermonner la patiente, mais elle ne dit mot, et paraît s’absorber de nouveau dans l’accomplissement de sa rude besogne. La victime fait preuve d’un admirable courage ; malgré la torture qu’elle doit endurer, elle n’a pas une plainte elle ne pousse pas un cri ; ses fesses se serrent, se trouent de fossettes, ses cuisses se frottent lascivement, cachant le centre des délices. La verge s’abat terrible maintenant, fendant l’air en sifflant, striant la peau de zébrures sanguinolentes. Les fesses s’écartent de nouveau, laissant voir l’huis qui bâille grand ouvert, exhibant sur le bord, le bouton vermeil, frémissant, secoué, et luisant de la rosée qu’il distille.

La fouetteuse applique les dix derniers coups avec une sévérité croissante, chaque cinglée soulève des cloques sur les chairs hachées, les fesses se pointillent de gouttelettes de sang ; les deux derniers coups dirigés de haut en bas dans la raie, froissant les lèvres de la grotte, meurtrissant le bouton, déchirant la peau.

Quand le châtiment est fini, le dernier coup tombé, Hélène, qui n’a pas laissé échapper une plainte, malgré l’horrible cuisson qui arde son derrière mutilé, se relève, les yeux chargés d’amour, luisants de luxure, saute au cou de Juliette, et applique un ardent baiser, qui n’en finit pas, sur les lèvres de son bourreau, qui le lui rend très volontiers, si volontiers même, que ma maîtresse, oubliant sans doute la présence d’un témoin intéressé de leurs démonstrations amoureuses, s’affaisse pantelante sur les genoux, achevant dans ce suave baiser l’œuvre de volupté qu’avait fort avancé le stimulant exercice auquel elle vient de se livrer.

Quand elle est débarrassée de l’étreinte de sa victime, elle se rappelle que quelqu’un s’impatiente et languit à côté, et elle accourt me tirer de peine. Mais elle ardait d’une telle flamme, que je ne pus l’éteindre, malgré les deux heures que j’employai à combattre l’incendie.