L’Église chrétienne (Renan)/XV. Antonin le Pieux

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Calmann Lévy (pp. 290-304).


CHAPITRE XV.


ANTONIN LE PIEUX.


Adrien rentra dans Rome, qu’il ne quitta plus, en l’an 135. La civilisation romaine venait d’exterminer un de ses plus dangereux ennemis, le judaïsme. Elle triomphait. De toutes parts, la paix, le respect des peuples, les barbares en apparence soumis, les maximes les plus douces de gouvernement introduites et pratiquées. Trajan avait eu définitivement raison de croire qu’on peut gouverner les hommes en les traitant avec civilité. L’idée de l’État, non-seulement tutélaire, mais bienveillant, s’enracinait fortement. La conduite privée d’Adrien donnait lieu à de graves reproches ; son caractère se pervertissait, à mesure que sa santé s’altérait ; mais les peuples ne s’en apercevaient pas. Une splendeur et un bien-être sans exemple, enveloppant tout comme d’une brillante auréole, dissimulaient les parties défectueuses de l’organisation sociale. À vrai dire, ces parties défectueuses étaient susceptibles d’être corrigées. La porte était ouverte à tous les progrès. La philosophie stoïcienne pénétrait la législation, y introduisait l’idée des droits de l’homme, de l’égalité civile, de l’uniformité d’administration provinciale. Les privilèges de l’aristocratie romaine disparaissaient de jour en jour. Les chefs de la société croyaient au progrès, y travaillaient. C’étaient des philosophes, des philanthropes, voulant sans utopie la plus grande application possible de la raison aux choses humaines. Cela valait bien mieux que la fanatique et inapplicable Thora, bonne tout au plus pour un très-petit peuple. On avait lieu d’être content de vivre, et, derrière cette belle génération d’hommes d’État, on en apercevait une autre plus sage, plus sérieuse, plus honnête encore.

Adrien s’amusait, et il en avait le droit. Son esprit curieux et actif rêvait toutes les chimères à la fois ; mais son jugement n’était pas assez sûr pour le préserver des fautes de goût. Il faisait construire, au pied des montagnes de Tibur, une villa qui était comme l’album de ses voyages et le pandæmonium de la célébrité. On eût dit la foire bruyante et un peu heurtée d’un monde près de mourir. Tout y était : du faux égyptien, du faux grec, le Lycée, l’Académie, le Prytanée, le Pécile, le Canope, l’Alphée, la vallée de Tempé, les champs Élysées, le Tartare, des temples, des bibliothèques, des théâtres, un hippodrome, une naumachie, un gymnase, des thermes. Lieu étrange, attachant néanmoins ! Car c’est le dernier endroit où l’on se soit amusé, où des gens d’esprit se soient endormis au vain bruit de « l’Achéron avare ». À Rome, le grand souci du fantasque empereur était ce tombeau insensé, mausolée immense, où Babylone était vaincue, et qui, dépouillé de ses ornements, a été la citadelle de la Rome papale. Ses constructions couvraient le monde ; les athénées qu’il fondait, les encouragements qu’il prodiguait aux lettres, aux beaux-arts, les immunités qu’il accordait aux professeurs, réjouissaient le cœur de tous les lettrés[1]. Malheureusement la superstition, la bizarrerie, la cruauté, prenaient de plus en plus le dessus chez lui à mesure que ses forces physiques l’abandonnaient. Il s’était bâti un Élysée pour n’y pas croire, un enfer pour en rire, une salle des Philosophes pour railler les philosophes, un Canope pour montrer les impostures des prêtres et se rappeler les folles fêtes de l’Égypte, qui l’avaient tant fait rire. Maintenant tout lui paraissait creux et vide ; rien ne le soutenait plus.

Peut-être faut-il attribuer aux caprices et aux désordres de ses derniers mois quelques martyres qui eurent lieu sous son règne, et dont on ne voit pas bien le motif. Télesphore était alors chef de l’Église de Rome ; il mourut en confessant le Christ, et passa au nombre des gloires de la foi[2].

La mort du césar amateur fut triste et sans dignité ; car aucun sentiment moral vraiment élevé ne l’animait. Le monde néanmoins perdit en lui un puissant soutien. Les juifs seuls triomphèrent des angoisses de ses derniers moments. Il fut d’usage chez eux de ne le nommer qu’en ajoutant après son nom : « Que Dieu lui broie la jambe[3] ! » Il aima sincèrement la civilisation, et comprit bien ce qu’elle pouvait être de son temps. La littérature et l’art antique finissent avec lui. Il fut le dernier empereur qui crut à la gloire[4], comme Ælius Verus fut le dernier homme qui sut goûter les plaisirs délicats[5]. Les choses humaines sont si frivoles, qu’il y faut faire une part au brillant, à l’éclat. Un monde ne tient pas sans cela ; Louis XIV le savait ; on a vécu, on vit encore de son soleil en cuivre doré. Adrien, à sa manière, marqua un sommet, après lequel commença une descente rapide. Certes Antonin et Marc-Aurèle le surpassèrent infiniment en vertu ; mais sous eux le monde s’attriste, perd sa gaieté, s’encapuchonne, se fait chrétien[6] ; la superstition augmente[7]. L’art d’Adrien, bien qu’il ait son ver rongeur, tient encore aux principes ; c’est un art habile et savant ; puis la décadence se produit avec une force irrésistible. La société antique s’aperçoit que tout est vain ; or, le jour où l’on fait cette découverte, on est près de mourir. Les deux sages accomplis qui vont régner sont deux ascètes à leur manière. Lucius Verus, Faustine vont être les survivants déclassés de l’élégance antique. C’est vraiment à cette date que le monde dit adieu à la joie, traite les muses de séductrices, ne veut plus entendre parler que de ce qui entretient sa mélancolie, se change en un vaste hôpital.

Antonin fut un saint Louis pour le cœur et l’honnêteté, avec bien plus de jugement et de portée d’esprit. C’est le plus parfait souverain qui ait jamais régné. Il fut même supérieur à Marc-Aurèle, puisque les reproches de faiblesse qu’on peut adresser à ce dernier ne sauraient s’appliquer à lui[8]. Énumérer ses vertus, c’est énumérer les qualités dont l’homme accompli est susceptible. Tout le monde salua en lui une incarnation du mythique Numa Pompilius[9]. Ce fut le plus constitutionnel des souverains ; avec cela, simple, économe, tout occupé de bonnes œuvres[10] et de travaux publics, éloigné des excès, exempt de rhétorique et de toute affectation d’esprit. Par lui, la philosophie arriva vraiment au pouvoir ; les philosophes furent partout richement pensionnés[11] ; son entourage était déjà tout composé d’ascètes, et la direction générale de l’éducation de Marc-Aurèle fut son ouvrage[12].

Ainsi l’idéal du monde semblait atteint ; la sagesse régnait ; le monde, pendant vingt-trois ans, fut gouverné par un père[13]. L’affectation, le faux goût de la littérature tombaient ; on devenait simple[14] ; l’instruction publique fut l’objet d’une vive sollicitude[15]. Tout le monde s’améliorait ; des lois excellentes, surtout en faveur des esclaves, furent portées[16] ; le soulagement de ceux qui souffrent devenait le souci universel. Les prédicateurs de morale philosophique dépassaient même les succès de Dion Chrysostome[17] ; la recherche des applaudissements frivoles était l’écueil qu’ils avaient à éviter[18]. À la cruelle aristocratie romaine se substituait une aristocratie provinciale de gens honnêtes, voulant le bien. La force et la hauteur du monde antique se perdaient ; on devenait bon, doux, patient, humain. Comme il arrive toujours, les idées socialistes profitaient de cette largeur d’idées et faisaient leur apparition[19] ; mais le bon sens général et la force de l’ordre établi les empêchaient de devenir un mal public.

La similitude de ces aspirations avec celles du christianisme était frappante. Mais une différence profonde séparait les deux écoles et devait les rendre ennemies. Par son espérance d’une prochaine fin du monde, par les vœux mal dissimulés qu’il formait pour la ruine de la société antique, le christianisme était, au sein de l’empire bienfaisant des Antonins, un démolisseur qu’il fallait combattre. Toujours pessimiste, intarissable en lugubres prophéties[20], le chrétien, loin de servir au progrès rationnel, s’en montrait dédaigneux. Les docteurs catholiques regardaient presque tous la guerre entre l’empire et l’Église comme nécessaire, comme le dernier acte de la lutte de Dieu et de Satan ; ils affirmaient hardiment que la persécution durerait jusqu’à la fin des temps[21]. L’idée d’un empire chrétien, bien qu’elle se présente quelquefois à leur esprit[22], leur semble une contradiction et une impossibilité[23].

Pendant que le monde se reprenait à vivre, les juifs et les chrétiens s’obstinaient plus que jamais à vouloir qu’il fût à sa dernière heure. Nous avons vu le faux Baruch s’épuiser en annonces vagues. La sibylle judéo-chrétienne, pendant tout ce temps, ne cessait de tonner[24]. La splendeur toujours croissante de Rome était un sanglant outrage à la vérité divine, aux prophètes, aux saints. Aussi s’appliquait-on à nier effrontément la félicité du siècle. Tous les fléaux naturels, qui continuaient d’être assez nombreux[25], étaient présentés comme des signes d’une colère implacable[26]. Les tremblements de terre d’Asie, passés et actuels[27], étaient exploités dans le sens des plus sinistres terreurs. Ces calamités, au dire des fanatiques, n’avaient qu’une seule cause, la destruction du temple de Jérusalem[28]. Rome courtisane s’est livrée à mille amants qui l’ont enivrée ; à son tour, elle sera esclave. L’Italie, ensanglantée de guerres civiles, deviendra un repaire de bêtes féroces[29]. Les nouveaux prophètes employaient, pour exprimer la ruine de Rome, presque les images mêmes qui avaient servi au Voyant de 69 pour peindre sa sombre fureur[30].

Il était difficile à une société de supporter sans réponse de telles attaques. Les livres sibyllins qui les contenaient, ceux qu’on attribuait au prétendu Hystaspe, et qui annonçaient la destruction de l’empire[31], furent condamnés par l’autorité romaine, et il y eut peine de mort contre ceux qui les posséderaient ou les liraient[32]. La recherche inquiète de l’avenir était, à l’époque impériale, un délit ; presque toujours, en effet, sous ces vaines curiosités se cachaient le désir des révolutions et l’excitation à l’assassinat[33].

Certes, il eût été digne du sage empereur qui introduisit tant de réformes pleines d’humanité de mépriser des intempérances d’imagination sans portée véritable, et d’abroger les dures lois que le despotisme romain faisait peser sur la liberté des cultes et la liberté d’association ; mais personne évidemment n’y pensa autour de lui, pas plus qu’autour de Marc-Aurèle. Le libre penseur peut seul être tout à fait tolérant ; or Antonin observait et maintenait scrupuleusement les cérémonies du culte romain[34]. La politique de ses prédécesseurs avait été constante à cet égard. Ils avaient vu dans le christianisme une secte secrète, antisociale, rêvant le renversement de l’empire ; comme tous les hommes attachés aux vieux principes romains, ils crurent à la nécessité de le réprimer. Il n’était pas besoin pour cela d’édits spéciaux : les lois contre les cætus illiciti, les illicita collegia, étaient nombreuses. Les chrétiens tombaient de la manière la plus formelle sous le coup de ces lois. Il faut observer, d’abord, que le véritable esprit de liberté comme nous l’entendons n’était alors compris de personne, et que le christianisme, quand il fut le maître, ne le pratiqua pas mieux que les empereurs païens ; en second lieu, que l’abrogation de la loi des sociétés illicites eût probablement été, en effet, la ruine de l’empire, fondé essentiellement sur ce principe que l’État ne doit admettre en son sein aucune société différente de lui. Le principe était mauvais, selon nos idées ; il est bien certain, du moins, que c’était la pierre angulaire de la constitution romaine. On aurait cru les bases de l’empire ébranlées, si l’on se fût relâché de ces lois répressives, que l’on tenait pour des conditions essentielles de la solidité de l’État.

Les chrétiens semblèrent le comprendre. Loin d’en vouloir personnellement à Antonin, ils le regardèrent plutôt comme ayant adouci leur sort[35]. Un fait infiniment honorable pour ce souverain est que le principal avocat du christianisme osa s’adresser à lui avec une pleine confiance, pour obtenir le redressement d’une situation légale qu’il trouvait avec raison injuste et messéante en un règne si heureux[36]. On alla plus loin, et, sans doute dans les premières années de Marc-Aurèle, on fabriqua sous le nom d’Antonin différents rescrits censés adressés aux Larisséens, aux Thessaloniciens, aux Athéniens, à tous les Grecs, aux états d’Asie, et tellement favorables à l’Église, que, si Antonin les eût réellement contre-signés, il eût été bien inconséquent en ne se faisant pas chrétien[37]. Ces pièces ne prouvent qu’une seule chose, l’opinion que les chrétiens avaient gardée de l’excellent empereur. Envers les juifs, qui ne menaçaient plus l’empire, Antonin se montra non moins bienveillant. Les lois défendant la circoncision, qui avaient été la conséquence de la révolte de Bar-Coziba, furent abrogées dans ce qu’elles avaient de vexatoire. Le juif put librement circoncire ses fils ; mais, s’il pratiquait l’opération sur un non-juif, sa peine était celle de la castration, c’est-à-dire la peine de mort[38]. Quant à la juridiction civile à l’intérieur de la communauté, elle paraît n’avoir été rendue aux Israélites que plus tard[39].

Telle était la rigueur de l’ordre légal établi, telle était l’effervescence populaire contre les chrétiens, que, même sous ce règne, on a le regret de trouver beaucoup de martyrs. Polycarpe et Justin sont les plus illustres ; ils ne furent pas les seuls. L’Asie Mineure fut ensanglantée de meurtres juridiques très-nombreux, tous provoqués par des émeutes ; nous verrons le montanisme[40] naître comme une hallucination de cette ivresse du martyre. À Rome, le livre du faux Hermas nous apparaîtra comme sortant d’un bain de sang[41]. La préoccupation du martyre, les questions relatives aux renégats ou à ceux qui avaient montré quelque faiblesse, remplissent le livre tout entier[42]. Justin[43] nous décrit à chaque page les chrétiens comme des victimes qui n’attendent que la mort ; leur nom seul, comme du temps de Pline, est un crime. « Juifs et païens nous persécutent de tous les côtés ; ils nous privent de nos biens et ne nous laissent la vie que quand ils ne peuvent nous l’ôter. On nous coupe la tête, on nous attache à des croix, on nous expose aux bêtes, on nous tourmente par les chaînes, par le feu, par les supplices les plus horribles. Mais plus on nous fait souffrir de maux, plus on voit se multiplier le nombre des fidèles. Le vigneron taille sa vigne pour la faire repousser, il en ôte les branches qui ont porté du fruit pour lui en faire jeter d’autres plus vigoureuses et plus fécondes ; il arrive la même chose au peuple de Dieu, qui est comme une vigne fertile, plantée de sa main et de celle de Notre-Seigneur Jésus-Christ[44] »

  1. Digeste, XXVII, tit. i, l. 6.
  2. Irénée, III, iii, 3. (La Chronique d’Eusèbe et toutes les chronologies pontificales placent le commencement de Hygin, successeur de Télesphore, vers 138 ou 139.) Les autres Actes de martyrs se rapportant à ce temps sont sans valeur. L’inscription de Marius adolescens, Boldetti, Osserv., p. 233 ; Mabillon, Iter ital., p. 138 ; Greppo, Trois mém., p. 242, est fausse. Tout ce qu’on a fait pour donner de la solidité au martyre de saint Quirinus est entièrement gratuit. Les Actes de sainte Symphorose sont une imitation des Macchabées.
  3. Livre de Josué (samaritain), ch. 48, et dans les Talmuds.
  4. Marc-Aurèle, Pensées, X, 27. Cf. IX, 29.
  5. Spartien, Ælius, 5.
  6. Homo tristis et integer…… homo sanctus…… sanctus gravisque…… vir severissimus…… Capitolin, Ant. Pius, 1, 4.
  7. Capitolin, Ant. Pius, 3, 9.
  8. Il dissimula toujours ses douleurs privées. Cum animi dolore compressit. Capitolin, Ant. Pius, 3.
  9. Capitolin, Ant. Pius, 13.
  10. Puellæ faustinianæ, Capit., Ant. Pius, 8 ; médaille. Pueri alimentarii, inscriptions et médailles. Desjardins, De tab. alim., p. 29 ; Duruy, Hist. des Rom., IV, p. 435, note 1.
  11. Capit., Ant. Pius, 11.
  12. Capit., Ant. Pius ; Lucien, Démonax, 31.
  13. Aur. Vict., Epit., 15 ; Pausanias, VIII, xliii, 5.
  14. Voir, dans les Pensées de Marc-Aurèle, les nombreux passages où il met en opposition les rhéteurs du temps d’Adrien et les philosophes qui les ont remplacés. Lire, en particulier, tout le livre premier.
  15. Digeste, XXVII, i, 6 ; Capitolin, Ant., 11.
  16. Institut., I, viii, 2.
  17. Arrien, Dissert. Epict., III, xxiii, 19. Cf. Galien, Therap. meth., XIII, 15 ; Orig., Contre Celse, III, 50.
  18. Arrien, III, xxiii entier. Comp. I, xxi.
  19. Lucien, Epistolæ saturnales, en entier.
  20. Oracles sibyllins, à chaque page. « Christiani, Samaritæ et quibus præsentia semper cum enormi libertate displiceant » Vopiscus, Saturnin, 7. Voir aussi le Philopatris, en se rappelant que ce petit écrit est postérieur au temps où nous sommes.
  21. Justin, Dial., 39.
  22. Voir ci-après, p. 308-309, 370, 457-458, 489.
  23. Tertullien, Apol., 21.
  24. On peut rapporter à ces temps certains morceaux du paragraphe 3 du livre III de Carmina sibyllina. Minucius Felix, 11 : « Mundo cura sideribus suis minantur incendium. »
  25. Les tremblements de terre et les fléaux naturels continuaient d’être très-fréquents, depuis l’effroyable tremblement de terre qui bouleversa Antioche et tout l’Amanus en 115. Voir Dion Cassius (Xiphilin), LXX, 4 ; LXXI, 32 ; Eusèbe, Chron., ann. 6 et 11 d’Adr. ; Spartien, Adr., 21 ; Capitolin, Ant. Pius, 89 ; Aurelius Victor, Epit., 16 ; Eutrope, VIII, 13 ; faux rescrit d’Antonin, dans Eus., H. E., IV, 13 ; Chron. Alex., an 128, etc. ; Ælius Aristide, III, p. cxiii, cxlvi, édit. Dindorf ; Mém. de l’Acad. des inscr., nouv. série, t. XXVI, 1re partie, p. 242-245, 267-268 ; Tillemont, Emp., II, Marc-Aurèle, art. 24 ; Antonin, art. 6 ; index, p. 623 ; Mém., II, p. 383 ; Corpus inscr. gr., n° 1104.
  26. Carm. sib., III, 334-338.
  27. Ibid., v. 341 et suiv., 471-473.
  28. Carm. sib., v. 328 et suiv.
  29. Ibid., v. 350-362 ; 464-469. Comp. IV, 145-149.
  30. Ibid., III, 324 et suiv.
  31. Lactance, Div. inst., VIII, 15.
  32. Justin, Apol. I, 44. Celse place les sibyllistes à côté des sectes gnostiques les plus mal famées. Dans Orig., V, 61.
  33. Capitolin, Marc-Aurèle, 13 ; Lucien, Alexander, 32 ; Tertullien, Apol., 35. Cf. Spartien, Adrien, 2 ; Vopiscus, Aurélien, 19, 20 ; Florien, 16, 17.
  34. Capitolin, Ant. Pius, 13 ; Pausanias, VIII, xliii, 5 ; Orelli, 844.
  35. Justin, Apol. I, init. ; Méliton (Eus., H. E., IV, 26) ; Tertullien, Apol., 5 ; Xiphilin, LXX, 3. Cf. Eusèbe, H. E., VI, ch. xii, xiii, xxvi ; Orose, VII, 14 ; Sulp. Sév., II, 46.
  36. Comparez le cri du cynique idéal d’Épictète : Καῖσαρ, ἐν τῇ σῇ εἰρήνῃ, οἷα πάσχω. Arrien, III, xxii, 55.
  37. Méliton, dans Eus., H. E., IV, xxvi, 10. Une de ces pièces fausses nous a été conservée par Eusèbe (IV, ch. xiii). C’est une lettre prétendue de l’an 152, adressée au κοινὸν Ἀσίας. On l’a mise à la suite de la première apologie de saint Justin (§ 70). Peut-être la pièce à laquelle Méliton fait allusion était-elle d’une autre nature et authentique.
  38. Digeste, XLVIII, viii, 11. Cf. Digeste, L, ii, 3, § 3 ; Paul, Sent., V, xxii, § 3 et 4 ; Calendrier juif, 28 adar. Voir Grætz, IV, p. 185 et suiv., et ci-dessus, p. 241, 254.
  39. Derenbourg, Mél., p. 171, note 3.
  40. Eusèbe, H. E., IV, 12, 13.
  41. Comp. II Clem., 4, 5, 7, 10, 17.
  42. Voir surtout Sim. ix, 28, etc.
  43. Voir, par exemple, Apol. I, 39 ; Dial., 39, 110, 131 ; Apol. II, 12. Comparez Lucien, Peregr., 12, 13.
  44. Justin, Dial., 110.