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L’Alcoran (Traduction de Du Ryer)/18

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Traduction par André Du Ryer.
Antoine de Sommaville (p. 278-289).



LE CHAPITRE DE LA CAVERNE,
contenant dix verſets,
eſcrit à la Meque.


AU Nom de Dieu clement & miſericordieux. Loüange ſoit à Dieu qui a envoyé l’Alcoran à ſon ſerviteur. Il n’y à point de contradiction dans ce livre, il enſeigne le droict chemin, il preſche aux impies qu’ils reſſentiront de grands tourments, & annonce aux gens de bien qu’ils joüyront d’une felicité éternelle, il preſche les tourmens de l’Enfer, principallement à ceux qui diſent que Dieu a un enfant, ils ſont des ignorans ſemblables à leurs predeceſſeurs, ils ſont orgueilleux en leurs diſcours, & ne proferent que des blaſphemes, te veux-tu perdre pour ſuivre leurs veſtiges ? s’ils ne croyent pas en l’Alcoran ils en auront un jour regret & s’en repentiront. Nous avons orné la terre de tout ce qui eſt ſur elle pour l’advantage des hommes, il y en a une partie heureuſe & abondante, & l’autre partie eſt inculte & deſerte. Ne croyez-vous pas que les dormans qui entrerent dans la caverne, & que le papier où eſtoit eſcrit leurs noms, ne ſoit de nos miracle ? Lors que ces hommes ont dict, Seigneur, donne-nous ta miſericorde, & nous conduit au droict chemin. Alors nous les avons endormys l’eſpace de quelques années, & les avons reveillez apres avoir demeurez quelque temps dans cette grotte, pour faire paroiſtre laquelle des deux Religions eſtoit la plus juſte ; Je te raconteray leur hiſtoire avec verité, ils eſtoient de jeunes hommes qui avoient la crainte de leur Seigneur devant leurs yeux, nous les avons fortifiés, & avons augmenté leur foy ; lors qu’ils eſtoient avec des infidelles ils diſoient, notre Dieu eſt le Seigneur du Ciel & de la Terre, nous n’adorons jamais qu’un ſeul Dieu, autrement nous nous eſloignerons de la verité, ce peuple a adoré des Idoles ſans raiſon ; qui eſt plus injuſte que celuy qui blaſpheme contre Dieu ? Lors qu’ils ont eſté ſeparez des infidelles, ils ont adoré un ſeul Dieu. Entrez dedans la caverne, Dieu vous fera paroiſtre ſa miſericorde, & vous conduira par un ſentier doux & agreable : Lors que le Soleil ſe levoit ; il jettoit ſes rayons au coſté droict de leur caverne, & au coſté gauche lors qu’il ſe couchoit, cependant qu’ils eſtoient dans le lieu le plus ſpacieux de cette grotte, c’eſt un des miracles de Dieu, celuy qu’il conduit eſt bien conſduit, & celuy qu’il devoye ne trouvera perſonne qui luy donne ſecours ny qui le conduiſe ? Croyez vous qu’ils fuſſent eſveillez ? aſſurément ils dormoient & ſe tournoient tantoſt ſur un coſté tantoſt ſur l’autre, conſidere comme leur chien eſtendoit ſes pieds dedans cette vieille habitation de pierre, ſi quelqu’un fut entré vers eux il les auroit fait fuïr, & les auroit effrayez. Enfin nous les avons reveillez ; & ont demandé l’un à l’autre en quel lieu ils eſtoient, & combien de temps ils y avoient demeuré, un. d’entr’eux a reſpondu qu’ils y avoient ſejourné un jour ou deux, alors ils dirent tous ; Dieu ſçait le temps que nous y avons ſejourné, envoyons un de nous à la ville avec de l’argent pour acheter du pain & de la viande, qu’il ne ſoit pas trop craintif, & qu’il ne ſe faſſe cognoiſtre à perſonne, ſi nous ſommes cognus, ils nous tueront où nous contraindrons de ſuivre leur Religion, en quoy nous ſerions eternellement malheureux ; Ainſi nous avons ſouſlevé le peuple contr’eux, afin qu’il cognoiſſe que ton Seigneur eſt veritable, lorſqu’il a dit qu’il fera reſſuſciter les morts, la reſurrection eſt indubitable, neantmoins les infidelles diſputent entr’eux de l’hiſtoire des dormans, & diſent qu’ils avoient baſty un lieu ſecret pour ſe retirer, Dieu en ſçait la verité. Les vray-croyans croyent qu’ils n’avoient point fait de baſtiment, les infidelles diſent qu’ils eſtoient cinqſ & que leur chien eſtoit le ſixieſme, ils en parlent par opinion, mais les vray-croyans diſent qu’ils eſtoient ſept & que leur chien eſtoit le huictiéme : dis leur, Mon Seigneur ſçait combien ils eſtoient hors Dieu peu de perſonnes le ſçavent, ne doute plus de l’hiſtoire des dormans, la choſe eſt averée & cognuë, n’en diſpute plus avec les Juifs, et ne dis pas, je feray cela demain ſans dire, s’il plaît à Dieu[1]. Souviens-toy de Dieu apres l’avoir oublié, & dis, le Seigneur me conduira & m’enſeignera l’hiſtoire des dormans, ils ont demeuré dans cette caverne trois cens ans, il y a des perſonnes qui diſent qu’ils y ont demeuré neuf cens ans ; Dis leur, Dieu ſçait le temps qu’ils y ont demeuré, il ſçait tout ce qui eſt au Ciel & en la Terre, il entend tout & void tout, il diſpoſe ſeul de toute choſe, & n’a point de compagnon ; Preſche ce que ton Seigneur t’a inſpiré, ſa parole ne reçoit point d’alteration, il n’y a point de refuge plus aſſure qu’en luy, habite avec ceux qui l’invoquent ſoir & matin, & qui deſirent de voir ſa face, ne t’eſloigne pas de leur compagnie, ſi tu deſire avoir contentement de la vie de ce monde, n’obeys pas à ceux deſquels nous avons endurcy le cœur, & qui ne ſe ſouviennent pas de nous, n’enſuis pas leur impieté, tout ce qu’ils font n’eſt qu’offenſe & peché ; Dis leur, la verité procede de voſtre Seigneur, qui voudra ſera vray-croyant, et qui voudra ſera infidelle, nous avons preparé le feu d’Enfer pour chaſtier les injuſtes, & des priſons pour les arreſter. Ils demanderont ſecours contre l’eſtaing fondu dans lequel ils ſeront plongez comme dans l’eau, il rotira leur face & fera leur breuvage ; je ne priveray pas de recompenſe ceux qui auront bien fait, ils joüiront des delices des jardins d’Eden où coulent pluſieurs fleuves, ils auront des bracelets de fin or ; ils ſeront veſtus de verd, d’eſcarlate, de couleur eſclatante, & ſeront aſſis dans des troſnes avec une eternelle felicité. Dis leur cette parabole, il y avoit deux hommes, j’ay donné à l’un d’eux, des jardins où, il y avoit quantité de fruicts, il a dit à ſon compagnon par meſpris qu’il eſtoit plus riche & plus puiſſant que luy, & eſt entré dans ſes jardins, il eſtoit infidelle & idolâtre & a dit, je ne penſe pas que cela finiſſe jamais, ils ſubſiſteront longuement ſans fleſtrir ; Son compagnon luy a dit, Si tu ne recognois que cela provient de Dieu, & ſi tu és envers celuy qui t’a creé de bouë, & t’a fait homme, tu trouveras bien toſt tes iardins ruinés ; cela proviendra de Dieu mon Seigneur qui n’a point de compagnon, toute force & verité procede de ſa divine Majeſté ; Si j’ay moins de bien que toy, Dieu me peut donner des fruicts plus beaux que ceux de tes jardins, ou envoyer le foudre qui les ruinera, il les rernplira d’eau de pluye qui les entourera & t’empeſchera d’en approcher ; Le matin cét infidelle a trouvé ſes jardins ruinés juſques aux racines, il a eſté extremément fâché de la deſpenſe qu’il avoit faite à les ajuſter, & a dit, Pleuſt à Dieu que je n’euſſe pas adoré les idoles ; Il ne trouvera perſonne qui le puiſſe proteger au jour du Jugement autre que Dieu, toute protection & grace procède de ſa divine bonté, & la fin des gens de bien ſera heureuſe ; Dis leur, cette parabole, la vie du monde eſt ſemblable à la pluye tombée du Ciel qui a rafraiſchy & fait reverdir les herbes de la terre, & le matin ont eſté ſeiches comme la paille que le vent emporte, Dieu eſt tout-Puiſſant, les riches & les enfans ſont l’ornement de cette vie, mais les bonnes œuvres ſont eternelles, elles ſont agreables à Dieu, & nous font eſperer ſa grace. ſouviens-toy du jour que les montagnes marcheront, & que tu verras la terre unie, ce jour j’aſſembleray les bons & les meſchans, & ne manqueray de parole à perſonne, ce jour les infidelles prieront le Seigneur de les ſauver, il leur dira, vous eſtes venus à nous nuds comme nous vous avons creés la premiere fois, & avez crû en terre qu’il n’y avoit point de reſurrection ; alors il donnera à chacun le livre ou ſera eſcrit le compte de leurs pechez : Tu verras les meſchans trembler de peur, ils diront, voicy noſtre perte, qui a-t’il dans ce livre ? il contient leurs pechez veniels & leurs pechez mortels, & deſcouvre leurs fautes, ils trouverront le nombre de tous leurs crimes devant leurs yeux ; Ton Seigneur ne fait injuſtice à perſonne ; ſouviens-toy que nous avons commandé aux Anges de s’humilier devant Adam, & qu’ils ſe ſont humiliez excepté le Diable qui eſtoit au nombre des Anges, il a deſobey à ſon Seigneur, neantmoins Adam & ſa poſterité luy ont obey encore qu’il ſoit leur ennemy découvert, & particulierement des infidelles. Ne conſiderez-vous pas que Dieu a creé le Ciel & la Terre, qu’il vous a creé, & qu’il n’a pas eu beſoin d’eſtre aydé de vous. ſouviens-toy du jour qu’on dira aux Idolaſtres, Appellez vos Idoles que vous avez adorées pour avoir pardon de vos peſchez ; ils les imploreront, mais perſonne n’exaucera leurs prieres , nous les avons ruinez, les meſchans verront le feu auquel ils tomberont & ne trouverront perſonne pour les ſauver. Nous avons enſeigné aux hommes dans l’Alcoran pluſieurs paraboles, neantmoins les impies abondent en queſtion & diſputent trop, qui empeſche le peuple de croire puis qu’il luy eſt venu un guide pour le conduire au droict chemin ? s’ils ne demandent pardon à Dieu il leur arrivera ce qui eſt arrivé à leurs predeceſſeurs & à Beder, ils ſeront-viſiblement chaſtiez, je n’envoye les Prophetes que pour annoncer les joyes de Paradis, & pour preſcher les tourmens de l’Enfer, les infidelles diſputent inutilement pour obſcurcir la verité, ils le moquent de mes commandemens & du feu d’Enfer, qui eſt plus iujulte que celuy qui ſçait les commandemens de ſon Seigneur & ne luy obeit pas, & oublie les pechez paſſez ? Nous avons eudurcy leur cœur, ils ne comprendront pas l’eſcriture, nous leur avons bouché les oreilles, ils n’entendront rien, ſi tu les appelle au droict chemin ils ne le ſuivront pas, ton Seigneur eſt clement & miſericordieux, s’il les chaſtioit ſelon leurs demerites, il les extermineroit promptement, il attend le temps qu’il a promis de les chaſtier, & ne trouveront perſonne qui puiſſe les proteger. Nous avons exterminé les villes lors que leurs habitans nous ont offenſé, & avons ordonné le jour de leur ruine. ſouviens-toy que Moïſe a dit à ſon ſerviteur, Je travailleray inceſſamment juſques à ce que j’aye veu le lieu où les deux mers s’aſſemblent quand je devrois cheminer un ſiecle : Lors qu’il a eſté arrivé en ce lieu, luy & ſon valet ont oublié leur poiſſon, il avoit pris ſon chemin dans la mer ; apres avoir cheminé quelque temps, Moïſe a eu appetit & a demandé à manger à ſon valet qui luy a dit ; As-tu veu ce qui eſt arrivé auprés du rocher ? j’ay oublié noſtre poiſſon, le Diable me l’a fait oublier, il a pris miraculeuſement ſon chemin dans la mer, ce rocher eſt le lieu que nous cherchons ; ils ſont retournez tous les deux ſur leurs pas diſcourant enſemble juſques à ce rocher, où ils ont trouvé un de nos ſerviteurs que nous avons gratifié de nos graces, & auquel nous avons inſpiré les ſciences : Moïſe luy a dit, permets-moi de te ſuivre, afin que tu m’enſeigne les ſciences & que tu m’inſtruiſe, Il a reſpondu, tu ne pourras pas patienter avec moy, comme patienteras-tu pour entendre une choſe que perſonne au monde n’a jamais ſçeu ? Moïſe a dit, tu me trouveras grandement patient, & ne te deſobeiray pas ; il luy a reſpondu, ſi tu me ſuis, ne me demande rien, & eſcoute ſeulement ce que je te diray ; Ils ſ’en ſont allez enſemble, & lors qu’ils ont eſté dans le bateau, a rompu une planche, Moïſe luy a dit, tu as rompu ce vaiſſeau pour nous faire ſubmerger, c’eſt une choſe eſtrange, il luy a reſpondu, ne t’ay je pas dit que tu ne pourras pas participer ſuce moy ? Moïſe luy a reſpondu, excuſe-moy, & ne m’afflige pas, j’avois oublié ce que tu m’avois ordonné alls ſ’en font allez tous deux juſques à ce qu’ils ont rencontré un enfant qu’il a tué ; Moïſe luy a dit, tu as tüé un innocent qui n’avoit tué perſonne, tu as fait une choſe hors de raiſon & qui ne doit pas eſtre approuvée ; il luy a reſpondu, ne t’ay-je pas dit que tu ne pourras pas patienter avec moy ? Moïſe luy a dit, excuſe-moy encore cette fois, ſi je te demande quelque autre choſe abandonne-moy ; Ils ont ſuivy leur chemin juſques à un village où les habitans leur ont refuſé du pain, en ce temps ils ont rencontré une muraille ruinée qu’il a relevée ; Moïſe luy a dit, tu aurois eſt payé pour refaite cette muraille ſi tu avois voulus il luy a repondu, or ſus voicy le lieu de noſtre ſeparation, neantmoins je t’expliqueray ce que tu as eſté impatient d’apprendre. Ce bateau eſt à deux pauvres hommes qui travaillent à la mer pour gagner leur vie, je l’ay voulu percer pour le conſerver à ces pauvres gens, par ce qu’il y avoit un Prince infidelle qui prenoit par force les bons vaiſſeaux pour ſon ſervice. Cét enfant que j’ay tué eſt un idolatre, enfant d’un vray-croyant homme de bien, nous avons eu peur qu’il fit pecher ſon pere, & le fit dévoyer dans ſon erreur & ſon infidelité, le Seigneur l’a voulu exterminer par la bonté pour delivrer ſon pere de ſa malice. La muraille eſt à deux enfans orphelins de la ville, il y a deſſous un treſor qui leur appartient, leur pere eſtoit homme de bien, Dieu leur veut conſerver ce treſor par la bonté juſques à ce qu’ils ſoient arrivez en aage de diſcretion; il a auſſi voulu que j’aye fait ce que j’ay fait : Voila l’explication de ce que tu as eſté imparient d’apprendre. ſi quelqu’un t’interroge d’Alexandre le Grand, raconte leur ſon hiſtoire. Nous luy avons donné en terre ce qu’il a deſiré, il eſt allé juſques, au Ponant où il a trouvé une fontaine gardéepar un homme qui luy a dit. O Alexandre, chaſtie les hommes par le meurtre de leurs perſonnes, par eſclavage & par rançon ; Il a reſpondu, je feray mourir les infidelles en ce monde, & le Seigneur les chaſtiera dedans l’Enfer, & les gens de bien jouyront de la gloire de Paradis, je diray aux meſchans que Dieu nous a donné ce que nous avons deſiré : Apres ce il a ſuivy ſon chemin juſques à ce qu’il eſt arrivé au lieu où le ſoleil ſe leve, il a treuvé qu’il ſe leve dans un pays où l’on ne trouve rien pour ſe couvrir de la chaleur, la choſe eſt ainſi. Nous avous enſeigné à Alexandre les moyens de s’en couvrir, il a ſuivy ſon chemin juſques à ce qu’il eſt arrivé entre deux montagnes habitées d’une nation qui parloit un langage qu’il avoit peine à entendre, ils luy ont dit. O Alexandre, Iagog & Magog ſaliſſent la terre ; peux-tu mettre entre eux & nous un obſtacle pour empeſcher qu’ils ne puiſſent venir à nous ? Dieu, dit Alexandre, ne m’a pas donné les moyens de le faire, mais aidez moy de voſtre pouvoir, je mettray entre eux & vous une forte ſeparation, donnez moy du fer qui puiſſe couper les pierres, afin que je baſtiſſe entre les deux montagnes, & que je fortifie le chemin qui les ſepare, ſoufflez lors que le fer frappera les pierres pour allumer du feu, & vuidez de l’airain fondu pour lier les pierres & le fer enſemble, s’ils viennent, ils ne pourront pas percer la montagne, ny trouver un chemin pour venir à vous, c’eſt une grace que Dieu vous fait, ſes promeſſes ſont infaillibles lorſque l’heure eſt arrivée, il eſt veritable en ce qu’il promet, Nous les avons laiſſez meſler les uns avec les autres, nous les aſſemblerons tous lors que la trompette ſonnera, alors nous ouvrirons l’Enfer aux impies & à ceux qui n’ont voulu ny voir ny eſcouter l’Alcoran ; penſent-ils que ceux qui m’adorent ſoient leurs Dieux ? nous avons prepare l’Enfcr pour les chaſtier ; Dis leur, vous raconteray-je ce qui arrivera aux gens perdus, leurs œuvres ſont inutiles en ce monde encore qu’ils penſent bien faire, les bonnes œuvres ſont inutiles à ceux qui meſpriſent les commandements de leur Seigneur, & qui ne croyent pas à la. reſurrection, il ne faudra point de balance pour eux au jour du Jugement, l’Enfer ſera leur habitation parce qu’ils ſe moquent de nos commandemens & de nos Apoſtres & Prophetes : Les gens de bien jouyront éternellemnt des delices de Paradis ſans diſcontinuation. Si la mer eſtoit ancre pour eſcrire les merveilles de mon Seigneur, elle finiroit pluſtoſt que ſes miracles : dis aux infidelles, je ſuis homme comme vous, Dieu m’a enſeigné qu’il n’y a qu’un ſeul Dieu, celuy qui croit en la reſurrection s’eſtudie à faire de bonnes œuvres, n’adorez qu’un Dieu ſeul qui eſt ſans compagnon.

  1. Voy Gelaldin.