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L’Amour et le Sablier/Frontispice

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L’Amour et le SablierFrançois Bernouard (p. 5-6).


Frontispice


 
Entre deux roses qui se fanent
L’Amour penche le sablier ;
Et la bouche qui souriait
Devient la bouche qui ricane.


« Écoute la chanson légère »
Que fait, en s’écoulant, le sable,
Et crispe ta main sur le verre
Pour maîtriser l’insaisissable.


Ma jeunesse fuit : ta beauté
S’efface. De nos deux images
Restera ce qu’il est resté
De l’ombre errante du nuage.


Le vent du soir courbe la flamme
Demeurons, Amour : il suffit
D’un baiser pour étouffer l’âme
Vaine quêteuse d’infini.