L’Encyclopédie/1re édition/AROBE, ou ARROBE

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 1p. 700).
◄  ARNSTAD
AROÉ  ►

AROBE, ou ARROBE, s. m. (Commerce.) en Espagnol, arobas, en Péruvien, aroue, poids dont on se sert en Espagne, en Portugal, à Goa, & dans toute l’Amérique Espagnole. Les Portugais s’en servent aussi au Bresil, où aussi-bien qu’à Goa on l’appelle arate : tous ces arobes n’ont gueres que le nom de commun ; & ils sont d’ailleurs assez différens pour leur pesanteur & pour leur évaluation au poids de France. L’arobe de Madrid & du reste de presque toute l’Espagne, à la réserve de Séville & de Cadix, est de vingt-cinq livres Espagnoles, qui n’en font pas tout-à-fait vingt-trois & un quart de Paris ; ensorte que le quintal commun qui est de quatre arobes, ne fait que quatre-vingt-treize de nos livres. L’arobe de Séville & de Cadix est aussi de vingt-cinq livres, mais qui en font vingt-six & demie poids de Paris, d’Amsterdam, de Strasbourg, & de Besançon, où la livre est égale. Quatre arobes font le quintal ordinaire, c’est-à-dire cent livres : mais pour le quintal macho il faut six arobes, qu’on peut réduire en livres de Paris, sur le pié de la réduction qu’on a faite ci-dessus de l’arobe de ces deux villes. Voyez Quintal.

L’arobe de Portugal est de 32 livres de Lisbonne, qui reviennent à vingt-neuf livres de Paris. Voyez Arate. (G)