L’Encyclopédie/1re édition/AVIVER

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Texte établi par D’Alembert, Diderot (Tome 1p. 879-880).
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AVIVER, v. act. en termes de Bijoutier & autres ouvriers en métaux ; c’est donner le vif ou le dernier poli ou lustre à un ouvrage, par le moyen du rouge d’Angleterre détrempé avec de l’esprit-de-vin, & de la pierre-ponce détrempée dans de l’eau-de-vie ou du vinaigre.

Aviver, terme de Doreur ; aviver une figure de bronze pour la dorer, c’est la nettoyer & la gratter légerement avec un burin ou autre semblable outil, ou la frotter avec de la pierre ponce, ou autre matiere semblable. Cela se fait pour la rendre plus propre à prendre ou recevoir la feuille d’or, qui ne veut rien de sale ou d’impur lorsqu’on l’applique dessus, après toutefois avoir chauffé la figure, ou ce qu’on veut dorer. Le mot d’aviver signifie donner de la vivacité, & rendre la matiere plus fraîche & plus nette ; & dans ce sens on s’en sert en diverses rencontres, quand on parle de joindre les métaux & de les souder ensemble. Voyez la figure de l’avivoir, Planche II. du Doreur, fig. 8.

Aviver, en Teinture, c’est rendre une couleur plus vive & plus éclatante, en passant l’étoffe, la soie, la laine, &c. teinte, sur un mêlange tiede d’eau & d’autres ingrédiens choisis selon l’espece de couleur à aviver. Voyez Teinture.